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MATERIAUX
POUR SERVIR
A L'ÉTUDE DE LA FAMILLE DES MÉLANIENS
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A L'ÉTUDE DE LA FAMILLE DES MÉLANIENS
CATALOGUE SYSTÉMATIQUE
DFS ESPECES QUI COMPOSENT
LA FAMILLE DES MÉLANIENS
A.'BROT, D. M.
GENÈVE
IMPRIMERIE DE JULES-GUILLAUME FICK
1862
N\o\l
Il existe déjà plusieurs catalogues de Mélanies. Le plus ancien a été donné
par M. J. Lea dans le lO"'* vol. des Transactions de la Soc. de Philadelphie;
c'est un simple catalogue alphabétique sans indications bibliographiques;
Irès-complel pour l'époque à laquelle il parut, il se trouve naturellement au-
jourd'hui passablement vieilli. Un autre catalogue plus récent est celui qui a
été dressé par M. Binney et publié par le Smithsonian Institute, il ne
comprend que les espèces de l'Amérique du Nord. Enfin l'énumération la
plus complète que nous possédions des espèces de la famille des Mélaniens
se trouve dans le Gênera of Shells de MM. H. et A. Adams. Les auteurs
ont subdivisé la famille en 34 genres ou sous-genres, ajoutant pour chacun
d'eux la liste des espèces qui lui appartiennent. Mon intention n'est pas de
discuter ici la valeur des genres éiablis dans la famille qui nous occupe, je
ne dirai donc rien de la classification telle qu'elle est présentée par MM.
Adams : mais les espèces ne m'ont pas paru réparties d'une manière bien
conforme à leurs affinités naturelles, de sorte que lors même qu'on admet-
trait toutes les subdivisions génériques des auteurs, il faudrait procéder à
une nouvelle distribution des espèces enlr'elles. J'ai pensé qu'un nouvel essai
de classification des Mélanies ne serait pas inutile et c'est le résultat de ce
travail que je présente aujourd'hui au public conchyliologique.
Le nombre des espèces s'accroît tous les jours et il devient toujours plus
diflîcile de les comparer entre elles soit pour éliminer celles qui font double
emploi, soit pour décrire les formes nouvelles : et cependant j'estime que
le moment est venu de procéder à un travail sérieux d'élimination. Les ma-
tériaux ne manquent pas, mais il faut les mettre en ordre, et un catalogue
dans lequel les espèces voisines se trouvent réunies me paraît devoir faciliter
beaucoup une étude semblable. Mais pour cela il faut non-seulement énu-
mérer les espèces, mais encore citer pour chacune d'elles une bonne figure
ou tout au moins une description suffisante. Sous ce dernier rapport la difli-
culté est grande, car bon nombre d'espèces ne sont connues que par une
phrase linnéenne très-courte et souvent très-incomplète dont force est de se
contenter. Quant aux figures, nous possédons aujourd'hui, grâceà M. Reeve,
_ 6 —
une collection précieuse de figures parfaitement exactes et caractéristiques
qui ne laissent rien à désirer- C'est donc l'ouvrage de M. Reeve que j'ai cité
de préférence, d'abord parce que les planches sont de beaucoup supérieures
à toutes celles que nous connaissons, ensuite parce que celte monographie se
trouvera plus facilement à la portée des conchyliologistes que les diiïérenles
publications dans lesquelles sont disséminées les figures et les descriptions
originales : d'ailleurs l'auteur cite dans le texte, pour chaque espèce, l'ou-
vrage dans lequel elle a été décrite ou figurée et il sera toujours facile au
moyen de celte citation de remonter à la source quand cela sera nécessaire.
J'ajouterai cependant que je n'ai cité la figure de V Iconographie seule que
lorsque je l'ai trouvée parfaitement conforme à la figure originale, cher-
chant toujours à indiquer pour chaque cas particulier l'auteur qui me
paraissait avoir le mieux compris l'espèce. Ce travail de comparaison m'a
fourni l'occasion de relever quelques erreurs que j'ai cru trouver dans l'ou-
vrage de M. Reeve, erreurs bien excusables (|ijand on considère les difficultés
que présente l'étude des Mélanies. J'ai rencontré également un certain nom-
bre d'espèces qui m'ont paru ideniiques et que j'ai réunies comme syno-
nymes. Enfin j'ai dû introduire quelques dénominations nouvelles pour en
remplacer d'autres qui étaient communes à deux ou plusieurs espèces.
Quant à la classification générique que j'ai adoptée, elle est pour moi
toute provisoire. Je le répèle, je n'ai pis ici à m'occuper de la question des
genres ; le moment n'est pas encore venu de porter un jugement définitif sur
la valeur de ces divisions dans la famille qui nous occupe. Ce n'est pas sur
la coquille seule, surtout sur des caractères d'aussi peu de valeur que ceux
sur lesquels on a basé jusqu'ici les genres de Mdanions, qu'on peut établir
des coupes vraiment scientifiques. Il faut attendre ce que pourront nous
apprendre les travaux anatomiques et l'étude des animaux vivants pour con-
solider ou détruire l'édifice actuel. Pour le moment j'ai adopté les genres
les plus usuels, el par conséquent les plus commodes pour le but que je me
propose, tout en reconnaissant qu'ils ont une valeur fort inégale; ainsi les
genres Paludomus, Plrena, Melannpsls, MoJania me paraissent bien au-
trement solides que les genres Jo, Leptoxis, Gyrotoma. Le genre H emi-
sinns est une réunion de formes assez hétérogènes, et je ne doute pas qu'il
ne doive être subdivisé, ou même réuni au genre Melania. J'en auriiis moi-
même fait un simple groupe dans ce genre, s'il n'avait fallu clianj^er un
certain nombre de noms, ce qui m'a paru inutile pour le moment. D'ailleurs
le genre Hemisinus est assez généralement admis et connu, et il n'y a aucun
inconvénient à l'adopter provisoirement.
Je réunis dans la famille des Mélaniens toutes les espèces lurbinées d'eau
douce, à opercule corné (spiral ou concentrique) et à péristome non continu;
— 7 —
l'animal ayant un manteau frangé, du resle semblable à celui des Paludines.
C'est donc la famille des Mélaniens telle que l'entendait Lamarck, et le
genre Melania de Philippi dans son Handbuch der Conchyliologie. Je
serais même porté à considérer avec ce dernier auteur la famille des Méla-
niens comme ne constituant qu'un simple genre faisant partie de la famille
des Paludinacées, et divisé en sous-genres.
Le genre Melania contient à lui seul la grande majorité des espèces, aussi
l'ai-je subdivisé en groupes caractérisés par une espèce connue, mais sans
nom particulier. J'ai dû rechercher pour établir ces divisions quels sont les
caractères les plus stables dans la famille qui nous occupe et ce sont sans
contredit ceux de l'ouverture. Malheureusement si ces caractères sont fa-
ciles à saisir quand on considère les individus, ils sont très-difficiles à faire
sentir dans une figure et encore plus difficiles à exprimer par des mots. J'ai
cru cependant devoir faire précéder chacun de ces groupes par une courte
phrase caractéristique latine, outre l'indication d'une espèce considérée
comme type. Si ces phrases caractéristiques sont vagues, cela tient à ce que
les espèces du genre Melania forment, au moins sous le rapport de la co-
quille, un tout très-intimement lié et dont les diverses formes passent insen-
siblement des unes aux autres, ce qui rend très-difficile l'établissement, de
divisions bien tranchées dans tous les cas, et à plus forte raison de genres. Je
me suis servi en outre des caractères tirés de la forme générale et du système
de sculpture, qui offrent une certaine fixité ; car si la sculpture varie beau-
coup dans certaines espèces in quantitate, il n'en est pas de même in qua-
lilute. Enfin j'ai dû former un groupe malheureusement trop nombreux
d'espèces, ou qui me sont totalement inconnues, ou qui sont décrites avec
une telle parcimonie de détails qu'il est impossible de les reconnaître, ou
enl'in d'espèces même figurées, mais dont je n'ai pas très-bien comprB les
caractères.
Voici donc les divisions que j'ai admises dans la famille des Mélaniens :
1^ opercule concentrico
gen. Paludomus. Swain. (inclus. Tanalia Layard, Ganga Grdy, Philo-
puiamis Layard.)
2" operculo spirali vel subspirali
aperlura intégra : gen. Leptoxis Raf. (Anculotus Say, Anculosa Con.)
gen. Melania Lam.
Groupe A. typ. M. canaliculata Say
B.
G.
E.
F.
G.
H.
I.
M. curvilabris Anlh.
M. Haysiana Lea
'a. M. Virginica Say
ih. M. coslulata Lea
(c. M. perangulala
Conr.
d. M. simplex Say
^e. M.WarderianaLea
M. nupera Say
M. Holandri Fer.
a.M.IaevissimaSow.
b. M. glaphyra Mor
c. M. nigrilinaMor.
M. alra Rich.
M. asperala Lara.
K.
L.
M.
N.
0.
P.
Q.
R.
S.
T.
U.
V.
M.varicosaTrosch,
a. M. aculeus Lea
b. M. albescensLea
c. M. Pelitii Phil.
d.M. acuminataDkr.
M. fasciolala Oliv.
M. granifera Lam.
M.RiquetiiGratol.
M.Winleriv. d.B.
M. amarula Lam.
M. spinulosaLam.
M. Zanguebarica
Pelit
M. auriia Mûll.
M. tessellata Lea
MelanicB incerlae
bedis.
aperlura antice producta : gen. Jo. Lea
labio calloso. gen. Melanopsis Fer
aperlura anticè truncata j ^^^.^ ^-^^y^^. ^^^ Hemisi«us Swain.
aperlura posticè sinuata : gen. Gyrotoma Shuttlw.
aperlura anlicè et poslicè sinuala : gen. Pirena Lam.
Le genre Clionella de Gray est considéré par MM. H. et A. Adams
comme faisant partie de la famille des Mélaniens, et comme habitant les
rivières d'Afrique. J'ignore sur quelle autorité est basée cette assertion, qui
est en opposition avec les localités indiquées par les auteurs qui ont décrit
les espèces citées dans le Gênera of Shells. En effet, sur les 5 espèces que
MM, H. et A. Adams admettent dans ce genre (Pleurotoma buccinoïdes
Lam., semicoslala Kien, sigillata Reev,, slolida Hinds, slriata Kien.) quatre
proviennent du banc des Aiguilles, près du Cap de Bonne-Espérance, où
elles ont été draguées à une profondeur assez considérable, et celle origine
est confirmée par Krauss dans ses Sudafrikanische Mollusken, la cin-
quième espèce est de localité inconnue. J'ai donc considéré le genre Clio-
nella comme marin, et par conséquent comme ne faisant pas partie de la
famille dont nous nous occupons.
J'ai réuni à l'exemple de Reeve le genre Clea Ad. aux Hemisinus. Quant
au genre Pyrgula créé par Jan pour la M. Helvelica Michelin, je l'ai sup-
— 9 —
primé de même que le genre Tricula de Benson fondé sur une espèce de
l'Inde (Tricula monlaua), ces deux espèces me paraissant devoir être rangées
dans les Paludines. Enfin le genre Strephobasis créé récemment par Lea
(Proc. Ac. N. Se. Phil. avril 1861) pour trois espèces du Tennessee, m'a
paru trop brièvement décrit pour que j'aie pu m'en faire une juste idée, et
j'en ai parlé à la suite des espèces de Mélanies de l'Amérique du Nord.
Les Mélaniens peuplent les eaux douces des pays chauds, principale-
ment les eaux claires; ils s'y rencontrent en général en très-grande abon-
dance. Quelques espèces préfèrent les eaux courantes et même les torrents
rapides et rocailleux, par exemple certains Paludomus, d'autres les eaux
tranquilles des lacs, des étangs ou des marais. Il paraîtrait même que
certaines espèces vivent dans des eaux saumâtres. Ils se tiennent attachés
aux pierres, et autres objets immergés, ou sillonnent le sable ou le limon du
fond, ou rampent sur les plantes aquatiques, comme l'a observé Rossmâssler
à l'égard des Melanopsis d'Espagne. Leur nourriture est végétale. Il ne
paraît pas qu'ils puissent comme les Lymnées ramper à la surface de l'eau,
mais comme ces mollusques, ils peuvent facilement vivre hors de l'eau pen-
dant un certain temps. Layard qui a observé à Ceylan un certain nombre
d'espèces de Paludomus, dit que le P. svlcalus peut ramper de plusieurs
pieds hors de l'eau et sur l'herbe mouillée. Conrad {New Shells] parle d'une
espèce de Mélanie qui avec VA. tœniatus, perfore les rives molles et cal-
caires de Id rivière Alabama à la manière des Lithophages, et leur donne
ainsi l'apparence d'un gâteau de cire. Mais une particularité bien plus re-
marquable, est la faculté que possèdent certaines espèces (ainsi que quelques
Néritines et Paludines) de vivre dans des sources thermales d'une tempéra-
ture même assez élevée : ainsi la Melanopsis buccinoidea abonde dans les
sources chaudes de l'Algérie; la 3f. fasciolata s'y trouve également. La
M. Audebardi peuple les sources chaudes de Vossiau. Il ne paraît pas du
reste que cet habitat si spécial influe d'une manière particulière sur la
forme ou la coloration de la coquille.
Les Mélanies paraissent être vivipares, comme certaines Paludines, au
moins cela est prouvé pour un certain nombre d'entre elles; par exemple les
M. Guayaqiiilensis, sulcospira, granifera, fasciolata. J'ai également
trouvé de petites coquilles toutes formées à l'intérieur des M. crenocarina,
spinulosa, scabra, et d'une espèce indéterminée. Les jeunes individus de
M. crenocarina, que j'ai recueillis de cette manière, ont jusqu'à deux lignes
de long, et quatre tours et demi de spire; ils ont l'air de petits Buccins, sont
déjà solides, mais ne présentent pas de trace de la carène qui orne les adultes.
Les jeunes de la M. spinulosa que j'ai pu observer en grand nombre, avaient
tous une sculpture identique, quel que fût le degré de déve!op[)ement auquel
2
~ 10 —
ils étaient arrivés, et quoique les parents présentassent tous les intermé-
diaires entre les formes très-épineuses et des formes presque lisses. M. le
D' Raymond (Journ. Conchyl. 1852, p. 326) mentionne à l'occasion de la
M. fasciolata, un fait extrêmement curieux qu'il a observé en Algérie sur
des individus recueillis dans une source thermale de la province de Cons-
tantine. Il avait réuni un certain nombre de ces animaux dans un réservoir
artificiel et il remarqua peu de temps après une foule de petits, de taille très-
variable, qui couvraient les parois du vase et la spire des adultes; vers le soir
tous avaient disparu. En ouvrant la coquille de quelques adultes, il reconnut
que tous ces petits mollusques étaient rentrés dans une poche particulière
située en arrière du col de l'animal. Il s'assura du reste par un moyen irès'
simple, c'est-à-dire en attachant le lendemain de petits fils de soie aux jeunes
Mélanies qui étaient de nouveau sorties, que réellement les petits rentraient
le soir dans la coquille des adultes. Ce fait de protection maternelle est ex-
trêmement remarquable pour des mollusques qui ne passent pas en général
pour être très-développés sous ce rapport. Il serait curieux de savoir si ces
petits savaient retrouver la coquille maternelle, ou choisissaient la première
venue pour s'y réfugier !
Les Mélaniens passent pour être des animaux de sexes séparés ; c'est l'o-
pinion de M. de Blainville dans le Diction, des Se. Nat.. Philippi, dans son
Manuel, assigne ce caractère à la famille des Paludinacées qui renferme son
genre Melania. Cependant des observations précises manquent encore à cet
égard, et il serait bien à désirer que les naturalistes placés de manière à pou-
voir observer ces mollusques vivants, voulussent nous éclairer sur ce point.
M. le D"" Raymond, dont je viens de citer l'intéressante observation, est
porté à croire à l'unisexualité de la M. fasciolata, mais il déclare en même
temps n'avoir pas fait de recherches directes sur ce sujet. Je serais d'autant
plus désireux d'être fixé à cet égard, qu'il m'a semblé reconnaître dans cer-
taines espèces, deux formes assez différentes qui pourraient correspondre à
des différences sexuelles. On a trouvé de semblables différences dans les
coquilles de certains Unios de l'Amérique du Nord, et de quelques Palu-
dines ; il n'y aurait rien d'impossible à ce que ce fait se vérifiât aussi dans la
famille qui nous occupe. Les M. aurita, brasiliensis, nigritina, crenu-
lata, se trouvent dans les collections sous deux formes assez distinctes, l'une
ventrue, l'autre plus élancée. Ces deux variétés, si je peux les appeler ainsi,
sont suffisamment tranchées pour qu'on puisse les séparer facilement, mais
ne diffèrent du reste l'une de l'autre absolument que par les proportions de
la spire. C'est une question que les voyageurs ou les anatomistes pourront
seuls résoudre, et dont la solution pourra être fort utile pour l'appréciation
de certaines formes voisines, considérées comme spécifiques par les auteurs.
— 11 —
Les coquilles qui composent la famille des Mélaniens présentent deux
particularités qui leur donnent un faciès spécial, et les font presque recon-
naître à priori ; je veux parler des érosions et des troncatures qui en modi-
fient la spire, et de l'enduit étranger qui les recouvre souvent de manière à
en masquer tous les caractères. Ces deux phénomènes ne se rencontrent pas
toujours au même degré dans la même espèce; ils varient également de
nature suivant les cas, et résultent évidemment de l'action combinée de deux
ordres de causes, les lois physiologiques qui régissent le développement et
l'accroissement du mollusque, et les circonstances accidentelles dans les-
quelles il se trouve placé.
Nous parlerons d'abord des mutilations et érosions diverses que présente
la spire de certaines espèces. Elles sont dans le plus grand nombre des cas
purement accidentelles, en ce sens qu'elles ne sont nullement une consé-
quence nécessaire de l'état adulte de l'animal. Une même espèce peut par-
faitement se rencontrer avec sa spire intacte dans un cas, et réduite à deux
ou trois tours seulement dans un autre; les mots testa decollata d'une
diagnose ne signifient donc rien pour la caractéristique de l'espèce, mais ils
veulent dire simplement que les échantillons qui servent à la description se
trouvent privés d'un certain nombre de tours despire. Ce sont les circons-
tances extérieures qui déterminent cet état et en particulier la nature des
eaux dans lesquelles le mollusque est appelé à vivre. Ce fait s'observe aussi
dans d'autres familles de mollusques turbines d'eau douce ; je l'ai constaté
en particulier pour la L. peregra qui dans les environs de Genève se trouve
constamment avec sa spire intacte, tandis que tous les individus qui habitent
une source située au pied du mont Salève et sortant d'une carrière dans
laquelle on exploite des sables siliceux pour les verreries, sont décollés au
point de ressembler à de petites Mélanies, et de ne présenter que deux tours
de spire à peine, les autres étant complètement détruits. Ici c'est évidemment
la nature de l'eau qui produit ce résultat. Relativement à la forme que
revêtent ces érosions, nous trouvons de grandes différences suivant les
espèces que nous observons. Dans quelques cas la décollation est complète,
c'est-à-dire laissant une surface plane un peu comme dans le Bulimus
decollalus, ainsi dans les M. atra, ventricosa etc., ou d'une manière moins
parfaite dans la M. Petitii. D'autres fois la spire n'est pas franchement
emportée, mais rongée pour ainsi dire morceau par morceau, laissant des
testes irréguliers et de forme souvent bizarre, comme dans les M. rustica,
dlqitalis, confusa. Enfin il arrive que la paroi externe des tours est seule
rongée, de manière à laisser voir à l'intérieur les traces des cloisons succes-
sives formées par l'animal à mesure qu'il se relire (M. aspirans Hinds) ou
bien même de manière à ne laisser qu'une sorte de moule intérieur formé
— 12 —
par des dépôts pierreux sécrétés par le mollusque, et offrant assez bien la
forme d'un tire-bouchon [M. veruculum Mor.) Toutes ces formes parais-
sent être assez constantes pour chaque espèce, et révèlent en tout cas l'exis-
tence d'une intervention de l'individu au point de vue physiologique et au
point de vue de la structure de la coquille qui résiste d'une manière spéciale
à l'influence des agents extérieurs.
Quelle est la cause d'une destruction pareille? Plusieurs explications ont
été données. M. Gassies, à l'occasion d'une espèce de Lymnée dont le test
est toujours rongé, avait cru pouvoir attribuer ces érosions à l'action d'un
petit myriapode (?) qu'il avait trouvé niché dans ces cavités. M. de Saulcy
suppose que c'est le défaut d'élément calcaire dans l'eau, qui force le mol-
lusque à emprunter ce qui lui est nécessaire pour son accroissement, à la
coquille d'autres individus, et à en ronger la surface. M. Fischer (Journ.
Conch. 1852) a fait quelques expériences à cet égard qui sembleraient con-
firmer la théorie de M. de Saulcy, cependant il ajoute qu'on aurait tort de
comparer d'une manière trop stricte ce qui se passe dans une expérience, à
ce qui se passe dans la nature. Il pense qu'à cette cause possible pourraient
s'ajouter aussi l'action des chocs contre les graviers du fond, et celle des
plantes cryptogames aquatiques qui, se fixant sur l'épiderme, le fontéclateret
ouvrent ainsi la voie à des dégradations ultérieures. Il me semble que toutes
ces diverses circonstances, dont je ne nie point l'action, n'expliquent pas
la totalité du phénomène. Je possède une Hélix nemoralis qui présente des
érosions taillées à pic exactement comme certaines Mélanies ; ici ce ne sont
ni l'eau ni les chocs qui ont déterminé cette perte de substance. D'ailleurs
ces érosions ne se montrent pas seulement sur les gastéropodes, mais encore
sur les bivalves d'eau douce, et chez ces dernières elles présentent presque
toujours une parfaite symétrie sur les deux valves, symétrie que je ne m'ex-
pliquerais pas au moyen d'actions extérieures seulement, d'autant plus que
la partie la plus attaquée, les crochets, se trouvent précisément abrités
contre les chocs par la position de la coquille, enfoncée dans le sable ou la
vase du fond. Il y a ici une action individuelle plus importante encore que
celle des agents extérieurs. Selon moi la cause principale est un état maladif
du mollusque, ou plutôt de décrépitude indépendant de l'âge adulte, qui fait
que la vie s'affaiblit ou s'éteint dans les parties le plus anciennement for-
mées ; ces parties se détruisent alors soit par l'action directe des agents exté-
rieurs, soit par une sorte d'exfoliation graduelle présentant une forme et une
marche spéciale dans chaque cas particulier. J'ai dit état maladif, peut-être
cependant cet abandon des parties anciennes de la coquille se produit-il
d'une manière normale et physiologique par suite du retrait de l'animal dont
les organes se trouveraient trop à l'étroit dans les premiers tours de spire et
— 13 —
qui s'en retirerait en construisant une cloison pour se séparer de celte partie
désormais inutile. Quoi qu'il en soit le résultat serait le même, destruction
et chute plus ou moins complète de la portion de la spire inhabitée. Rien
n'empêche d'ailleurs que l'action évidente de la nature chimique des eaux
servant d'habitat, n'influe sur la coquille par l'intermédiaire de l'animal,
en sorte que cette coquille se trouve par suite d'une nutrition insuffisante de
son habitant et constructeur, plus ou moins solide, et plus ou moins apte
à résistera la destruction.
Si dans la grande majorité des cas cette érosion est accidentelle, je pense
qu'il existe des exceptions, et je serais porté à croire que quelquefois elle est
bien décidément caractéristique pour l'espèce ; elle constituerait alors pour
les Mélaniens un fait analogue à celui du Bulimus decollatus. C'est surtout
à l'occasion d'une espèce de Mélanie curieuse à d'autres égards, la M. tea-
sellata Lea que j'ai fait cette observation. Cette espèce, comme certaines
Cylindrelles, offre suivant l'âge auquel elleest arrivée deux formes différentes;
dans le jeune âge elle est pyramidale, à l'état adulte elle est presque cylin-
drique et décollée, sans que j'aie pu voir jusqu'à présent les deux formes
réunies sur le même individu. Il m'a donc semblé qu'il y avait ici autre
chose qu'une coïncidence fortuite dans cette séparation constante de deux
formes successives, et j'ai été porté à rapprocher ce fait d'autres, qui nous
sont connus et pour lesquels nous possédons môme une explication [au
moins pour le Bulimus decollatus). Peut être faudrait-il faire rentrer dans
la même catégorie quelques espèces que j'ai citées plus haut comme offrant
une troncature complète, par exemple la M. ventricosa, J. Moric. et la M.
a Ira Rie h.
Quant aux dépôts divers de matières étrangères que présentent la plupart
dos Mélaniens, ils sont, comme les érosions dont nous venons de parler, le
résultat de deux ordres de causes agissant simultanément. D'abord les
causes externes, c'est-à-dire ici, la composition chimique des eaux qui
détermine la nature du dépôt, sa dureté, sa coloration. Cette coloration n'est
pas toujours noire comme semblerait l'indiquer le mot Melania ; nous la
voyons quelquefois ferrugineuse, ocracée comme dans quelques Pirènes,
d'autres fois grisâtre, terreuse, siiriout dans les espèces de l'Amérique du
Nord, enfin quelquefois elle esl pailaitement noire comme dans la M. ama-
rula, et les espèces de l'Amérique du Sud. Ces différences n'ont pas d'im-
portance spécifique pas plus que le degré de solidité, ou de friabilité qui
sont purement accidentels. Mais il n'en est pas de même de la forme et lîu
mode de distribution de cette croule qui dépendent de l'action individuelle
du mollusque. Tantôt nous voyons une couche épaisse recouvrir toute la
coquille d'une manière uniforme, en masquant complètement la sculpture:
— 44 —
celte couche est plus ou moins adhérente à l'épiderme, de sorte que dans
certains cas elle se laisse facilement enlever par éclats, dans d'autres c'est
avec grand' peine qu'on parvient à découvrir une partie delà surface de la
coquille avec l'aide du grattoir. Tantôt cette matière étrangère semble dé-
posée en même temps que l'épiderme et faire corps avec lui, de manière à
modifier simplement la coloration, sans altérer le moins du monde la sculp-
ture même la plus délicate. Quelques espèces nous présentent des encroû-
tements particulièrement épais au sommet de la spire, de sorte qu'elles pa-
raissent renflées en cet endroit {M. nigrata Poey); d'autres, et c'est le plus
grand nombre, les ont uniformément distribués, et leur forme n'en est pas
sensiblement altérée. Cette croûte étrangère est particulièrement adhérente
sur le dernier tour de spire, tandis que généralement elle se laisse facilement
enlever sur les tours supérieurs, surtout sur les parties abandonnées par
l'animal, et les coquilles recueillies mortes sont presque toujours beaucoup
plus faciles à nettoyer. La surface de cette croûte est souvent assez polie
pour simuler tout à fait un épiderme; je suppose que c'est le contact suc-
cessif de toutes les parties de la coquille avec le pied du mollusque, et par
conséquent avec les mucosités qu'il secrète, qui produit cette apparence.
Toutes ces différences de forme ne peuvent être attribuées qu'à une action
directe de l'animal qui recouvre ainsi sa coquille d'un enduit protecteur, de
même que nous voyons les jeunes individus du Bulimus obscurus se revêtir
constamment d'une couche de terre, qui les fait ressembler plutôt à un
morceau de boue desséchée qu'à un mollusque, et qui est destinée à les pré-
server de l'action trop immédiate du soleil. Certaines incrustations semblent
cependant produites sans intervention du mollusque, parla simple précipi-
tation des sels calcaires contenus dans l'eau. Elles sont assez irrégulières,
disposées par plaques isolées, rugueuses et d'une couleur grisâtre en général ;
elles se laissent facilement enlever.
Je terminerai ces quelques généralités en essayant de donner une idée de
la répartition des Mélaniens sur la surface du globe, soit relativement à leur
nombre, soit aussi quant aux groupes divers qu'ils forment. Ce que j'aurai
à dire à ce sujet sera nécessairement très-court et très-incomplet, car une
grande partie des eaux douces du globe n'ont pas encore été explorées,
d'autres l'ont été très-superficiellement, enfin les notions que nous possé-
dons sur l'habitat, ou sur les divers habitats de chaque espèce, sont encore
trop incertaines pour qu'on puisse présenter des résultats un peu précis.
L'Europe est la partie du monde qui présente le moins d'espèces de la
famille des Mélaniens : toute la partie septentrionale et centrale en est com-
plètement dépourvue; ce n'est que dans la partie orientale et méditerra-
néenne, que nous voyons paraître les premiers représentants de la famille,
— 15 —
les M. Holandri, afra, etc, qui habitent le Danube et ses affluents et les
côtes de la Dalmatie, et la M. fasciolata Oliv. qui habite les eaux douces
des côtes orientales et méridionales de la Méditerranée. Cette dernière espèce
se retrouve encore dans l'Inde et à Java, elle a par conséquent un habitat
très-étendu. Le bassin méditerranéen est en outre la véritable patrie des
Melanopsis, dont les nombreuses variétés peuplent les eaux douces de la
Dalmatie, de l'Asie mineure, de l'Algérie et de l'Espagne ; une espèce a été
découverte dernièrement en Toscane (M. etrusca Villa). Il ne paraît pas
qu'elles se rencontrent en Sicile, en Corse et en Sardaigne. Il est curieux de
les retrouver avec le même faciès dans des contrées fort éloignées, la Nou-
velle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande. Nous aurions donc en Europe (y
compris le littoral méditerranéen) une douzaine d'espèces plus ou moins
distinctes de Melanopsis, et environ 6 espèces de Mélanies proprement dites.
Ces dernières appartiennent quant à leur forme à trois groupes : celui de la
M. fasciolata, qui se retrouve dans l'Inde, celui de la M. Holandri très-
voisin de certaines espèces des États-Unis, et enfin celui de la M. Esperi,
acicularis, que Férussac classait dans les Melanopsis à cause de leur colu-
melle tronquée, et qui me paraissent devoir être rangées dans les Hemisinus.
avec quelques espèces des Antilles qui ont une très-grande analogie de
forme avec elles.
L'Afrique peut se diviser en quatre régions : la région méditerranéenne
que nous avons réunie à l'Europe, la côte orientale, la côte occidentale, et
l'Afrique centrale. L'intérieur nous est encore fort peu connu; une seule
espèce a été rapportée du lac Tanganyika par le capitaine Speke, c'est la M.
nassa Woodw. Les Mélanies que nous connaissons du littoral proviennent
d'un petit nombre de localités : le Gabon et le Sénégal pour la côte occiden-
tale, Zanzibar et Mozambique pour la côte orientale. Il est fort à présumer
que soit les grandes étendues d'eau, lacs ou fleuves, qu'on a découverts
récemment dans l'intérieur de l'Afrique, soit les autres points du littoral
encore inexplorés, renferment bien des formes intéressantes qui nous sont
encore inconnues, et dont la découverte pourra modifier les caractères de la
faune africaine telle que nous nous la représentons aujourd'hui. D'après le
peu que nous en connaissons, elle paraît très-spéciale, et bien distincte de
celle des autres régions du globe. La côte occidentale (ou plus spécialement
le Gabon et le Sénégal) possède en propre un groupe remarquable de Méla-
nies, celui de la M. Byronensis, le plus beau peut-être de toute la famille,
et qui ne comprend jusqu'à présent que 5 espèces, auxquelles il faut ajouter
le groupe de la M. nigritina, comprenant deux ou trois espèces, et qui
paraît avoir un représentant sur la côte orientale, à Mozambique. Enfin la
M. tessellata, qui ofTre la particularité unique jusqu'à présent dans la fa-
— 46 —
raille doni nous nous occupons, d'avoir des côtes élevées décurrontes à
l'intérieur de l'ouverture, sur la paroi externe. M. Reeve cite deux espèces
de Pirènes comme provenant également de la même région. Le littoral
oriental (Zanzibar et Mozambique) possède encore moins d'espèces, environ
7, mais elles diffèrent totalement de celles de la côle occidentale, sauf une
seule la M. Inhambanica de Mozambique, qni se lie évidemment au groupe
de la M. nigritina. Les autres espèces sont assez bien caractérisées comme
groupe, par leur apparence paludiniforme, et une tendance à être ombili-
quées qui ne se rencontre guère ailleurs. Il est assez singulier de trouver en
outre sur cette côte orientale de l'Afrique, un Paludomus, le P. Ajanensis
Morelet, découvert à Hafoun au sud du cap Guardafui. C'est le représentant
le plus occidental de ce genre éminemment asiatique.
Quant aux îles qui se trouvent le long de la côte orientale d'Afrique, Ma-
dagascar, Maurice, les Seychelles, etc. qui au premier abord sembleraient
devoir lui être réunies par une analogie de productions, elles nous présen-
tent au contraire des formes tout à fait différentes, au moins en partie: ainsi
nous voyons paraître les premiers représentants des espèces épineuses du
groupe de la M. amarula, une Pirène, enfin deux espèces appartenant au
groupe desHemisinus. Maurice fournit aussi un Paludomus {P. punctatus
Reev.]. Mais nous sommes évidemment bien éloignés de connaître la faune
conchyliologique de ces pays, surtout de Madagascar, et l'avenir nous réserve
encore bien des découvertes intéressantes, en particulier dans la famille des
Mélaniens.
L'Asie, dans toute sa partie septentrionale et froide, ne paraît pas nourrir
de Mélanies ; la partie centrale n'a encore rien fourni à ma connaissance.
La partie occidentale qui se relie à l'Europe, est caractérisée par la présence
des espèces de Mélanopsis, dont le domaine paraît s'étendre jusqu'à l'Inde
exclusivement. Une seule espèce de Mélanie a été décrite, la M. Judaica
Roth de l'Asie mineure, du groupe de la M. fasciolata. La partie méridio-
nale comprenant l'Inde et le Bengale, avec Ceylan, est bien autrement riche.
Elle est caractérisée par la présence des Paludomus, dont les nombreuses
espèces peuplent particulièrement les eaux douces de Ceylan, et de \ï s'éten-
dent soit à l'Inde, soit au Bengale et à l'Empire Birman, jusqu'à Sumatra
et Timor. Nous avons vu qu'ils atteignent à l'ouest Maurice et la côte d'Afri-
que. On en compte aujourd'hui environ 60 espèces, dont les deux tiers au
moins sont propres à Ceylan. Le genre Melania est également assez riche-
ment représenté par une trentaine d'espèces, appartenant à plusieurs groupes
qui n'ont rien de spécial, mais qui se retrouvent soit en Chine, soit dans les
îles du Grand Océan. Les espèces du groupe de la M. spinulosa commencent
à se montrer. Nous voyons paraître ici le groupe de la M. aculeus, celui de
— 17 —
la M. variabilis, enfin quelques espèces des groupes de la M. granifera et
de la M. lirala.
Entre l'Inde et la Chine d'un côlé, Java, Sumatra et les îles du Grand
Océan de l'autre, il est difficile de tracer une limite. Cependant les Palndo-
mus paraissent bien ne pas dépasser la presqu'île de Malacca et Sumatra,
où ils deviennent beaucoup plus rares, puisque une seule espèce est décriiede
Sumatra, et une de Timor. Java n'en présente point. Quant aux Mélanies pro-
prement dites, elles ofTrent dans tous ces différents pays la prédominance des
mêmes formes. Depuis Java et les Moluques jusqu'aux îles Sandwich et aux
ilesde la Société, et tout le lonj^du littoral de l'Empire Chinois, nous trouvons
les 4 groupes principaux que nous avons signalés dans l'Inde, savoir: les
subulées (groupes de la M. aculeus, lancea, etc.), les lurriculées (M. aspera
Lam.), les épineuses (amarula, et spinulosa) et les espèces granulées voisines
de la M. granifera, auxquelles viennent cependant s'ajouter les espèces tor-
natelliformes (M. mitra). Ces quatre grands groupes atteignent ici leur
summum de développement soit pour le nombre, soit pour la taille des
espèces. Dans tout ce que nous venons de dire il faut exclure la Nouvelle
Hollande, qui avec la Nouvelle Guinée pourrait bien avoir une faune par-
t'culière; mais nous connaissons si peu les produits de ces deux pays en
fait de Mélanies, qu'il est difficile de rien conclure; trois ou quatre espèces
au plus ont été décrites, et encore la provenance de quelques-unes n'esl-elle
pas certaine. Je possède une espèce non décrite de la Nouvelle Guinée, qui
appartient évidemment au groupe de la M. granifera, et une de la Nouvelle
Hollande qui est voisine de la M. spinulosa. De toutes ces localités, les
Philippines et Java sont sans contredit les mieux explorées et les mieux
connues, soit par les voyages de M. Cuming, soit par les intéressantes
notices de M. le professeur Mousson, aussi ne s'étonnera-t-on point d'y
trouver un nombre considérable d'espèces. Les Philippines en ont fourni
plus de 58 et Java à peu près autant, outre des espèces de Pirènes, et un ou
deux représentants du groupe des Pachychilus, groupe que nous retrouve-
rons en Amérique. Les îles Fedjee, donnent une douzaine d'espèces, la Nou-
velle Irlande environ autant, Célèbes cinq à six, les Moluques quatre, enfin
la Nouvelle Calédonie environ une douzaine. Celte dernière localité fournit
aussi un certain nombre de vraies Melanopsis, parfaitement comparables à
nos espèces européennes. Ce fait est assez curieux, car ce genre ne paraît
pas se trouver ailleurs, sauf à la Nouvelle Zélande. La Chine produit une
vingtaine d'espèces, appartenant presque toutes aux formes subulées, sauf
un Pachychilus. Les Mélanies paraissent ici s'avancer passablement au
nord, car M. Gerstfeldt en a décrit une espèce du fleuve Amour, aux fron-
tières de la Sibérie.
3
-^ 18 —
Nous arrivons maintenant au pays des Mélanies par excellence, l'Amé-
rique et surtout les Étals-Unis de l'Amérique du Nord. Ici les recherches
ont été nombreuses et ont donné des résultats étonnants, aussi la liste des
Mélanies proprement dites, décrites aujourd'hui, dépasse-t-elle 300. Il me
paraît cependant que les auteurs américains qui les ont en grande partie
fait connaître, ont trop oublié que la variabilité est le caractère distinctif de
ce genre, et se sont montrés trop faciles pour l'admission des espèces, de
sorte que bon nombre de leurs espèces devront passer au rang de synony-
mes ou de variétés. Mais il n'en restera pas moins une grande quanlilé de
formes, bien spéciliques, qui feront toujours de l'Amérique du Nord le pays
le plus riche en Mélaniens, comme du resie elle est sans contredit la partie
du monde où la faune fluviatile, en général, offre la population la plus nom-
breuse. Les groupes auxquels appartiennent ces espèces me paraissent être
tous particuliers à ce pays, et ne pas se représenter ailleurs. Outre les Méla-
nies, les États-Unis possèdent en propre les quatre genres suivants . /oavec 9
espèces, Leploxis avec environ 70 espèces nominales que M. Haldeman
dans sa belle monographie a considérablement réduites, le genre Gyrotoma,
qui paraît habiter une localité très-restreinle et peut-être même une seule
rivière, la rivière Coosa dans l'Alabama. et qui compte aujourd'hui 33 es-
pèces, enfin le genre Strephobasis de Lea avec 3 espèces. Ce sont les Étais
du Sud qui fournissent la grande majurilé des espèces; le Nord et surtout
l'Ouest (côte du Pacifique) en produisent beaucoup moins.
L'Amérique centrale (avec le Mexique), sans êtreaussi riche que Ihs Étais
Unis, ne lais>e pas que de fournir un bon nombre d'espèces, une trentaine
environ, presque toutes appartenant au groupe des Pachychilus qui carac-
térise celle région du globe, et qui renferme les Mélanies les plus grandes
et les plus solides; elles ont élé en grande partie décrites par M. Morelet.
Certaines espèces allongées el de petite taille font le passage aux espèces des
États-Unis, avec lesquelles la parenté est évidente.
Nous trouvons aux Antilles, et plus spécialement à Cuba et à la Jamaï-
que, un petit nombre d'espèces, voisines en partie des formes de l'Amérique
centrale, c'est-à-dire des Pachychilus, tandis que les autres apparliennent au
genre Hemisinus que nous verrons caractériser l'Amérique méridionale. Il
est à remarquer qu'une partie de nos Mélanies européennes font également
partie de ce même groupe, el ressemblent même d'une manière fr;i()p;uiie à
quelques espèces desAnlilles. Je ne connais qu'une dizaine d'espèces pro-
venant de celte partie du monde.
L'Amérique méridionale ne nous est guère connue au point de vue des
Mélaniens que dans une partie seulement, comprenant la Guyane, le Pérou
et le Brésil. Je ne crois pas qu'on ait décrit des espèces provenant de la
— 19 —
partie méridionale. Nous trouvons deux types distincts, l'un celui des Hé-
misinus, que nous avons déjà vu paraître soit en Europe, soit aux Antilles,
soit encore dans les îles du Grand Océan, mais qui présente ici son plus
grand développement; l'autre qui est spécial à l'Amérique du Sud et com-
prend un certain nombre d'espèces très-caractérisées par la forme de l'ou-
verture, c'est le groupe de la M. atra ; en tout environ 25 espèces.
Je ne terminerai pas sans réclamer l'indulgence du lecteur pour les
erreurs ou omissions dont j'ai dû me rendre coupable dans cet opuscule. Il
aurait fallu pouvoir opérer le classement des espèces avec les échantillons
en main, et avec un grand nombre d'individus, or quelle est la collection
assez riche pour cela? En tout cas ni ma propre collection ni celles que j'ai
pu consulter, ne pouvaient me fournir une pareille abondance de matériaux.
Mais ce qui n'est pas possible à un seul devient possible avec le concours
de plusieurs, el je serai très-reconnaissant si mes collègues amateurs de
Mélanies, veulent bien me faire part de leurs observations et des critiques
que pourra leur suggérer la lecture de ce travail.
FAMILLE DES MÉLANIENS LAM.
OPERCULE A ÉLÉMENTS CONCENTRIQUES
Genre PALUDOMUS Swain. ^ ^ '^^^■
abbreviatus Reev Proc. Zool. Soc. Lond. 1852 Ceylan.
aculealusCii^flrT H. A. Ad.gen. rec. Moll. pi. 36. f.3 ^Icyiïût;-^
aculus Reev Proc. Zool. Soc. Lond. 1852 . . . . . Pondichéry. -^X-xaçuI^ i<^
Ajanensis Morelet Sér. Conch. pi. 6. f. 1 Hafoun (cap
Giiardafui)
baccula Reev Hanley. Conch. Mise. 63 Gange.
bicincliisReev. . . . Hanley. Conch. Mise. 42 Ceylan.
carinatus (Ane.) Layard. Ann. nat. hist. 1855 Bombay. o6W^^^^ ^ 4
"Chilinoides Reev Reev. 7 Ceylan.
clavatus Reev Proc, Zool. Soc. Lond. 1852 »
conicus Gray Reev. 14 Himalaya.
consiricius Reev Proc. Zool. Soc. Lond. 1852. ,.., . Ceylan. ^t^ft^^^
-crassus (Melania) V.d. B. Phil. Abbildg. pi. 1 . f. 1 0, 11 Bengale.
Cumingii Dohrn Proc. Zool. Soc. Lond. 1857 Ceylan. ^JtxuAktfv^
decussatus Reev Proc. Zool. Soc. Lond. 1852. , ... >>
dilalalus Reev » »
dislinguendus Dohrn. . . Proc. Zool. Soc. Lond. 1857 »
dromedariiis Dohrn » » ^ Jt^yktvi'i'^^
fulgiiralus Dohrn » » a^^6^'4^<^ "vt/
funiculalus Reev Reev. 11 » - à^^CAtu^ uhf
.GardneriReev Reev. 9. » * 3^mu/ÇÙ ^^
globulosus Reey Reev, 4 >^ -^In'cxJu^ i^iv
— 22 — •
globosus Gray H. A. Ad . gen. rec. Moll. pi. 36. f. 2b
Hanleyi Dohrn Proc. Zool. Soc. Lond. 18o8 Ceyian.
— labiqsus Bens Ann. nat. hist. 1858 Burmah.
laevis Layard Ann. nat. Iiist. 1853 Ceyian. ~okd^\i.
ff^ ■-—;■_ loricatiis Reev Reev. 1 »
erbwceus Reev ..... Proc. Zool. Soc. Lond. 1852 »
aereus Reev » »
■^^i^indotus Reev Reev. 2 »
. Lnynrdi Reev Proc. Zool. Soc. Lond. t832.
ma unis Reev » Gange.
modicella (Melania) Lea. Proc. Zool. Soc. Lond. 1850 Timor. cJ^JcAy\
nasiilus Dohrn Proc. Zool. Soc. Lond. 1857 Ceyian. z'>iU<'>o>t
1 — -> neriloides Reev Reev. 3 » xXu^kti-
, nigricans Reev Reev. 6... »
nodulosiis Dohrn Proc Zool. Soc. Lond. 1857 »
_. - obesus (Melania) Phil. . . Phil. Abbildg. pi. 4. f. 3 ? -X^'^
O olivaceus Reev Reev. 5 Sumatra.
' ornatus Bens Ann. nat. hist. 1858 Burmah.
paludinoides Reev Proc. Zool. Soc. Lond. 1852 Gange.
paluslris Layard Ann. nat. hist. 1855 Ceyian. ^ (^-^'^
parvus Layard » Bombay, s-f^'i-
phasianinus(Reev)oÊw.!ï^Hanley. Conch. mise. 62 Ceyian. -? ^^i^
^, I i.i pictus Reev Reev. 10 » = lonï
punciatus Reev Proc. Zool. Soc. Lond. 1852 Mîiurice.
pyriformis Dohrn Proc. Zool. Soc. Lond. 1858 Ceyian.
'7^ Reevei Layard . . Ann. nal. hist. 1855 »
n/ regalis Layard » » ^^
regulatus Benson Ann. nal. hisi. 1858 Burmah.
rudis Reev Proc. Zool. Soc. Lond. 1832.
rr\ similis Layard Ann. nnl. hist. 1835 Ceyian. ^ '^
Skinneri Dohrn Proc. Zool. Soc. Lond. 1857 » - ^^
solidus Dohrn » »
sphaericus Dohrn » »
,._^piralis Reev Reev. 15. _
spurcus Eyd. Soûl H. A. Ad. gen. rec. Moll. pi. 36 f. 2 =/<;ycv>'
/ Paludina lutosa Soûl. Voy. Bonite, pi. 31. f. 28.- JÛ 9*^^
_y — Stephanus Bens Reev. 1 1 .
Mel. coronata v. d. B. Phil. Abbildg. pi. 1 . f. 5 Bengale.
A. _ J - sulcatus Reev Reev. 8 Ceyian.
/ Swainsoni Dohrn Proc. Zool. Soc. Lond. 1857 » r^wW^
-^ 23 —
;;;;::Jennantii Reev Reev. 12 Ceyian.
Thwiiilesi Layard Aiin. nal. Iiisl 1855 »
torrenticola Dolirn Proc. Zool. Soc. Lond. 1858 »
,— Iril'ascialus Reev ... Proc. Zool. Soc. Lond. 1852 ... Gange.
violaceus Layard Ann. nat. hist. 1855 '. . Ceyian. ^p
Zeyianiciis (Melania) Lea Proc. Zool. Soc. Lond. 1850 » -^ur-^^-^
Les Paludomus caractérisent tout particulièrement la faune malacologique de
Ceyian; ils s'étendent de là, soit au Bengale et à l'empire Birman, et même jus-
qu'à Sumatra et Timor, soit d'autre part au continent indien. Une espèce paraît
avoir été trouvée à Maurice (P. Punctaius Reev); enfin M. Morelet en cite une
autre fP. Ajanensis), trouvée à Hafoun, à 30 lieues au sud du cap Guardafui. M.
, Layard, qui les a étudiés à Ceyian, a proposé de les diviser en quatre groupes
d'après la nature de l'opercule (Ann. mag. nat. hisl. ISbb) Paludomus, Ganga, la-
nalia et Philopotamis, et il énumère les espèces qu'il suppose devoir rentrer dans
chaque groupe. Je n'ai pas pu admettre pour le moment cette division, l'opercule
• m'élant trop souvent inconnu. Les P. Zeylanicus Lea Modicella, Lea, et acutus
Reev., ne me paraissent pas différer spécifiquement. La sculpture délicate qui orne
certaines espèces n'est pas toujours un caractère bien constant, car sur une grande
quantité d'individus de P. nigricans Reev. récoltés à Pundel-Oya Valley (Ceylan)^jMi«j.
par M. Humberl de Genève, la moitié étaient parfaitement lisses, tandis que les**
autres étaient ornés de stries granuleuses fines et serrées plus ou moins dévelop-
pées, la forme restant identiquement la même. La monographie qu'en a publiée
M. Reeve est déjà ancienne et ne contient qu'une très-faible partie des espèces;
le reste n'est en général connu que par des descriptions qui sont peu concluantes,
car dans ce genre, plus peut-être que dans aucun autre, des figures sont indispea-
sables.
' . 2** OPERCULE SPIRAL.
*nA/
(Anculolus Say. Anculosa Conr.) / (it-ii
I. Genre LEPTOXIS Raf.
affiiiis Hald Reev. 53 États du Sud
atnpla Anlh Ann. Lyc. N. Y. 1855. pi. 5. f. 22
et 23. . Xy.JOjr. U^T Alabama.
AnlhonyiBudd(Redfieid] Reev. 17 »
'^<^CfuriH,m Ci rmJ<^ii. />y/^.
1ïï
— 24 —
canalifera Anth ....... Reev. 30. . .79. 9:7. . C.irol. Sept.
carinala de Kay N. H. N. Y. pi. 7. f. 136 Cliamplain.
conlorta Lea Proc. Ac. N. S. Pliil. 1860. ?^<4^. Alabama.
COI puleiita Aiilh Reev 9. 7^. .IQ Carol. Sept
crassa Hald • . Keev. 1 4 /. ... Tennessee.
creiiata Say Hald. monog. f. 153 Carol. mér.
Paludma crenata Say
Paludina altilis Rav.
dilatala Conr Hald. monog. f. 120. /r.T.C.ilL, Virginie.
Mrlanla dilalata Conr Reev. 38.
M. Rogersii Conr. . . . Hald. monog. f. 112.
M. inflata Lea Tr. phil. S. Pliil. VI. pi. 23. f. 98. Virginie.
A71C. Kirtlandianus
Anth Reev. 29 »
Ane. solidula Hald?. . Hald. monog. f. 121 »
AmjJ^xinalus Anjh-r-^rt^ryj^ »
Ane. viridulus Aiilh. Reev. 34.
^SL^^^issimilis (Palud.) Say . Reev 27. X-. (û. i^/
^^m-Hel.subcarlnata Wood
Ane. nigrescens Conr, Conr. N. Sh. (éd. Chenu), pi. 4.
f. 10.
elegans Anth Reev. 49 Alabama.
formosa Lea Proc. Ac. N. S. Phil. 1860 »
fusca Hald Hald. monog. f. 83. 84 Orégon.
^ _ geniculaia (Lilli.) Hald . Reev. 7 /^ycx i/'h.jj'i'.J.'^.'k Tennessee.
intégra (Melania) Say.. . Reev. 35.
J\, c,i'iy^ l Ane. pumllus Conr . . Reev. 45 Alabama.
Ane. concolor Anth . .
isogona (Melania) Say. . Hald. monog. f. 155. Ohio. Ken-
c^^^j) -^ tucky. Indiana.
Amnicola isogona Lea.
Paludina palUda Lea.
Mudalia isogona Ilald.
ligata Anth Reev. 19 t< l'^FT. Alabama.
litlorina Hald ..-. Hald. monog. f. 110 Virginie.
Melania pilula Lea. . . Tr. ani. phil. Soc. Phil. VIII, pi. 6
f. 50 Tennessee.
meinnoides Conr Reev. 48. . .7Ï.S('.-^Z-. Alabama.
, monodonloides Conr Reev. 31 . . .Jt .S2î r.j.y. Virginie. C'Jî'
Ane. denlatus Couth . Reev. 36.
— 25 —
NiitUiliana (Paliidina) Lea Hald. monog. f. 156 Orégon.
Paludina seminalis
Hinds ? '. . . Voy. Sulph. pi. 16, f. 22 Californie.
_ obovala Say Hald. monog: f. 40-58. — Reev. 21 Ohio. ^^{f<c^:u'c ^'^
Melania obovata Say . New. Harm. Dissem. 2. p. 276.
juv. Melania Hlldre-
thiana Lea Tr. phil. S. Phil. VIII, pi. 5. f. 1 . Ohio.
patula Anth Reev. 32. . .X ./.-^^ Tennessee.
picta Conr 1^. .' .' Hald. monog. 74-80 — Reev. 20.. . Alabama.
Ane. flammata Lea . . Reev. 18 !*..'. 'J. »
Ane. Foremani Lea? . Tr. am. pliil. Soc. Phil. X
pisum Hald Hald. monog. f. 82 Tennessee.
^plicala Conr Reev. 22 Alabama.
^. l-i/- Tennessee.
Ane. tuberculata Lea.
Ane. smaragdinun ^
Reev Reev. 23 Alabama.
^ praerosa Say Hald. monog. f. 1-18. . . - Ohio. India-
"" "T^jc-h ù1 -loù- ''^^^ na. Tenn.
Melanopsis neritifor- Kentucky.
mis Des h.
Melania cruentata Mke Syn. melh. p. 134.
juv. M. Cincinnatien-
sis Lea Hald. monog. f. 1 .
Ane. angulatus Conr. Hald. monog. f. 3, 4.
Ane. virgalus Lea.
rapaeformis Hald Hald. monog. f. 123 Virginie.
rrubiginosa Lea Hald. monog. f. 59-70 .Tr.''.^ '/il . . Alabama.
— A. Griffilhiana Lea . . Hald. monog. f. 63, 67 »
--salebrosa (.\telania) Conr. Reev. 6 . . 1^/K ^.^/^ . ^: «^ . . . . Tennessee.
Showalterii Lea Proc. Ac. N. Se Phil. 1860.*^«r. Alabama.
solida Lea Tr. am. phil. Soc. Phil. X »
Spixiana Lea Reev. 33 Tennessee.
squalidaLea Tr. am. phil. S. Phil. X. pi. 9. f. 50 Alabama. 7i^ /^Z
-subglobosa (Melania)Say Hald. monog. f. 40-58. >C.^()'>^/. . Tennessee.
Ane. subglobosus Conr Reev. 10 »
Ane. gibbosa Lea .... Reev. 3 »
Melania globula Lea . Hala.^Monog. f. 50. 51 »
Melania virgata Lea»' Tr. am.phil.S. Phil. VIU. pi. 5.f.25 »
4
— 26 —
Ane. tinlinnabulum
Lea Reev, 13 Tennessee.
sulcosa Anih Reev. 44 Aliibama.
taeniala Conr Hald. nionog. f. 71-73. Z^. l^tMPl »
trilineala Say Hald. monog. f. ISo .Y^.%\^è^- Ohio.
^( i.|-lTfr rnymfff-r iIjti'^ . ^iild. monog. f. 140 . :^ . Cincinnati. *7'
Mel. viridis Lea Hald. monog. f. 136 Ohio.
M. occidentalis Lea . . Hald. monog, f. 1 40 »
Troosliana Lea Hald. monog. f. 81 . .T^/MHr Tennessee.
mrgida Hald Hald. monog. f. 151 Alabama.
variabilis Lea Hald. monog. f. 102-109 Ti^XïrlfJ. Virginie, ^ch'^i'
Ane. carinata Lea T^J J ^ ^^o
Mel. Nickliniana Lea ? Tr. am. phil.S. Ph. VIIL pl.S.f. 18. Tennessee.
virens Lea Hald. monog. f. 147-1o0
Paludinavirem Lea. Tr.am.phil. S.Ph. VI. pi. 23. f. 93.
Paludina nuclea Lea?
vil la la Lea Froc. Ac. N. S. Phil. 1860.^^4'?. Alabama.
zébra Anlh Reev. 52 . X^.US7 . ... »
Ce genre est un des plus mal caractérisés ; la même espèce, suivant son âge ou
ses variétés, pourrait également faire partie du genre Melania et du genre Lep-
toxis à la fois. Aussi renferme-t-il toutes sortes de formes différentes, mais plus
parliculièrement des espèces courtes et solides J'ai suivi principalement la mono-
graphie du genre Leptoxis de Haldeman, publiée dans, les Illust. Conch. de M.
Chenu. Cet ouvrage a le grand mérite d'avoir été fait sni place et avec l'aide d'un
grand nombre d'échantillons; il donne en outre de nombreuses figures pour cha-
que espèce. ."Malgré cela, il est souvent difficile de se reconnaître -a cause de l'éton-
nante variabilité des espèces. Les Leptoxis se trouvent exclusivement dans les
Etats-Unis et surtout dans le Tennessee et r.\labama. — L'Anculotus carinatus
Layard, de Bombay, est un véritable Paludomus.
On pourrait peut-être séparer avec avantage certaines espèces globuleuses, en
général minces et souvent transparentes, qui ont été décrites originairement sous
le nom de Paludina ou d'Amnico a; .elles présentent un faciès assez spécial et je
ne serais pas étonné que l'élude de l'animal ne justifiât une pareille séparation. Je
veux parler des espèces suivantes : L. isogona Say, intégra Say, crenata Say, Nut-
taliaiia Lea, et virens Lea. Elles paraissent d'ailleurs avoir un peristome continu
qui semblerait devoir les exclure de celte famille.
— 27
II. Genre GYROTOMA Shulllw. /i43
(Schizosioma Lea. Melalonia Anlh, in Gray.) W^5//4'-^'
Alabamensis Lea Reev. 20 Alabama .
ampla Anlh Roev. 16 »
Anilionyi Reev Reev. 12 »
^Babyloiiica Lea Reev. 6 »
Biiddii Lea Reev. 3 »
bulbosa Anlh Reev. 22 »
carinilVra Anlh Reev. 13 »
casianea Lea Proc. Ac. ÎN. S. Phil. 1860 »
-conica Shulllw ubi ?
ciiria G^Id Proc. Boston S. N. H. 1844.
cylindiwea Gould.. ... id.
deniissa Anlh Reev. 9 Etals du Sud
elliplica Anlh Recv. 21 Alabama.
• excisa (Melania) Lea... . Reev. 2 »
ovoidea ShutUw Millheilg. Nal. Oc s. Bern 1845. —
II. A. Ad. gen. Sh. pi. 32. f. 4.. »
funicnlala Lea Reev. 5 • »
glanduIaLea Proc. Ac. N. S. Phil. 1860 »
gliinsLea Proc. Ac. N. S. Phil. 1860 »
globosa Lea. Reev. 18 » •
Harlmanii Lea Proc. Ac. N. S. Phil. 1860 »
incisa Lea ... Reev. 4 • . »
quadrala Anth Reev. 7 a. b. 8 »
salebrosa Anlh Reev. 15 »
laciniala Lea Trans. am. phil. Soc X. pi. 9. f. 57 »
nucula Anlh Reev, 19. »
ornala (Anculosa) Anth. . Reev. Il Carol. Sept.
ovalis Anlh Proc. Ac. N. S. Phil. 1860 Alabama.
ij\jc~^''\^ disait/' ni -1 c V f^
pagoda Lea .,.4. Reev. 1 . — Trans. ap. Phil. S. X. ^
^^N. pi. 9. f. 52. ..'^^> »
covslricta Lea. • A • • • Trans. am. Phil. S. X. |)l. 9.f. 55. »
pumila Lea 1 .. Proc. Ac. N. S. Phil. 1860 »
-pyramidala Shulllw/. . . . Millh. Nalurf. Gesell. Bern 1845.. . »
recla Anlh Reev. 10 »
— 28 —
robusla Anih Reev. 14 Alabama.
Showallerii Lea Reev. 23 »
sphaerica Antli Reev. 8 »
Wetumpkaensis Lea.. . . Reev. 17 »
virens Lea Proc. Ac. N. S. Phil. 1860 »
Ce genre est encore peu connu en Europe, et peu répandu dans les collections,
les échantillons recueillis par les auteurs américains étant en petit nombre, et la
plupart des espèces étant considérées comme rares. J'avoue que celte rareté d'une
forme de Mélaniens me donne une certaine méfiance. Je crois à priori que si une
Mélanie peut être rare dans les collections, il n'en est pas de même dans l'endroit
où elle vit; d'ailleurs, j'ai toujours été frappé de la grande ressemblance que pré-
sentent les diverses espèces de Gyrotoma avec certaines espèces du groupe de la
M. Haysiana, qui vivent dans les mêmes localités, mais alors en très-grande abon-
dance. Ce fait est d'autant plus frappant, que les auteurs qui ont figuré des Gy-
rotoma les ont toujours représentés de face, c'est-à-dire dans une position où l'en-
taille caractéristique ne peut pas se voir, ou du moins pas complètement. Si l'on
compare, par cxehiple, dans la planche IX du 10'^ vol. des Trans. Am. Phil.
Soc. les figures 53 avec 45, et 52 avec 46, dont les unes représentent des Gyro-
toma, les autres des Mélanies, on trouve une identité parfaite. Je ne connais
qu'une seule figure dans laquelle l'entaille soit bien visible, l'échantillon étant
représenté de profil, c'est la figure 22 6 de Reeve. Mais, d'après les descriptions
que nous connaissons, elle est loin d'être toujours aussi caractérisée, et dans d'au-
tres espèces elle s élargit, devient moins profonde, et finit par être insensible.
Nous attendrons donc d'avoir vu un plus grand nombre d'échantillons, ou tout au
moins des figures plus décisives, pour nous prononcer sur la validité de ce genre.
Les Gyrotoma n'ont été trouvés jusqu'à présent que dans l'Alabama, et, à ce
qu'il paraît, exclusivement dans la rivière Coosa.
J'adopte le nom de Gyrotoma, malgré les remarques de M. Lea à cet égard
(Trans. Am. Phil. Soc. mai 1860). Le nom de Schisosloma, quoique passé au rang
de synonyme, n'en existe pas moins dans la science el ne me paraît pas devoir être
employé de nouveau pour un genre de Mollusques. Je suis du reste parfaitement
d'accord avec M. Lea pour repousser le nom de Melatoma Swainson, l'auteur
l'ayant établi pour une espèce qui n'appartient pas à ce genre. La paternité du
genre Melatoma est attribuée à tort à M. Anthony par M. Gray dans son Gen. of
rec. Mollusca, (Lea. loc. cit.)
— 29 —
III. Genre JO. Lea.
^armigera (Melania) Say. Reov. 11 Tennessee.
Diilloniana (Melania) Lea Reev. 9 • • »
fasciolata Reev Reev. 14.
fiiniculala Reev Reev. 8 Alabama.
fliivialilis Say Reev. 5 .Jhh'jlQf^'C^.^X 3, IX-- Tennessee. 9fc^UÂ/yt yyu^
tenfibrosa Lea Reev. 3 • ^
fvsiformis Say Reev. 6 • *
inermis Anlh Reev. 21 • ^..«.. • • »
^...^pinosa Lea Reev. 7 a^^- • • • »
spiroHnma Anth Reev. 1 r/ij/. . . »
brevis Anth Reev. 4 .%/C . »
rhombica A^ith Reev. 16 ^.Z'- ■ ■ Etals du Sud
gibbosa Anth Reev. 17 -^ ^ . . . »
^ recta Anth Reev. 18 .'^^ . . - Tennessee.
^turrlta Anth Reev. 19 . ■ ft.M.. »
Jayana (Mt'lania) Lea »
robulina {Mal.) Anth. Reev. 15 »
lurida Antli Reev. 20 ^.^ .^,S- Etais du Sud
rota Reev Reev . 1 .3 .
Spixiana (Melania) Lea • Tennessee.
Met. tuberculata Lea. Tr. am. pliil. S. IV. pi. 15. f. 31 . . »
Met. nodata Reev. . . . Reev. Melania 422 »
verrucosa Reev Reev. 2 •• . ■^'•^>-^-Pf ^ »
Le genre Jo n'est basé au fond que sur l'exagération d'un caractère : c'est le
type de la M. canaliculata Say dans lequel le canal serait prolongé en avant. Aussi
j'estime que ce genre devra être, ou supprimé, ou considérablement augmenté de
tout mon groupe A et peut-être même B, car ces deux groupes et Jo sont caracté-
risés par le canal, ou le sinus de la base, «Ile bord droit sinueux. Quant aux nou-
velles espèces décrites par M. Anthony, il m'est impossible de les considérer
comme autre chose que des variations accidentelles (sauf peut-être J. lurida); ce
ne sont pas même des variétés, loin d'être des espèces distinctes. Le genre Jo habite
exclusivement les Etats-Unis, particulièrement le Tennessee. Jo pagodula Reev. est
une Mélanie d'un tout autre groupe.
30 —
IV. Genre MELANIA. Lam.
/?.
JùmAnc0rtt
Testa elevato-conicn, spira aperturam siiperans, anfracliis haiid convpxi,
ullimo basi angulalo; apertura basi caiialiculala, lubrosiiiualo, versus basin
lalè profliiclo.
TypiJs M. caiialiculala Say.
Habile l'Amérique sepleulrionale.
, - alveare Conr.
pernod osa Lea
45J-U aniuilifera Conr
arala Lea .
exarnta Lea .
bicoslala Aiilb .
Bruinbyi Lea . .
^___, carialiculala Say
— exarata Mkc .
S aiiii Wood .
— -coiiica Say. . . .
curvala Lea. . .
Af\-elevala Sny
elongata Lea . .
i fasli<fiala Anih
filum Lea
Foremani Lea .
graiiala Anth. .
iiifrafasciata Au
livida Reev.. . .
-w-rarifo.sff Ward
Ib
Ordiana Lea. . .
planogyra Anih
^ pyrenella Conr.
— — regularis Lea . .
lessee.
âii/^ tpoth/**) ^
Hanley Conch. mise. f. 74 J/.hJ. . Tennc
Reev. Jo. 12.
Reev. 308. . .7^. ^1:2^ Obio.
Tr. am. pbil. Soc. VIIL pi. 6. f. 44
Reev. 246. . Ty <0. ,=: u^t^'fi^.c/y^ Tennessee.
Reev. 277 . .'^ ^.S^ Al.ibama.
Reev. 304 .7i\ r.hA^. Obio.
Syn. nielb. p. 135. — ■iri^^^^K^niA^''-^»^-
Wood, Ind. suppl. pi. 4. f. 24.
Reev. 252 Missouri.
Tr. am. pbil. Soc. X. 7^ /j^c
Reev. 442 . ^i T^r.8/ EtatsduSud
Tr. am. pbil. Soc. IV. pi. 15. f. 29
— Reev. 305? . ^. l^.-fikioAvw-' Alabama .
Reev. 302 — Ann. Lyc. N. \. VL
pi. 3. f. 13. .?^.^ • • Tennessee.
Tr. am. pbil. Suc. X. pi. 9. f. 41 —
(non R eev. 402 ). Tv l{-2,f
Reev. 432...^. S Alabama.
Reev. 261. .^'.^i ^ g^ »
Reev. 301 . .'^: t^J. Tennessee.
Reev. 434 Obio.
Hald. monog. couv. 3.
Tr. am. pbil. Soc. X.
Reev. 382. . .T.^.4 Alabama.
Reev. 303...;^.^./: »
Tr. am. pbil. Soc. VIIL pi. 5. f. 16.
Û'/u'a
3X2}
b/eô(4ci4i^
— 34 —
roralo Keev Reev. 306 Alabama.
soliJa Lea Reev. 454 Tennessee.
spinalis Lea Tr. am. pliil. Soc. X. pi. 9. f, i'i.^/iù
spurca Lea .. . Tr. am. pliil. Soc. X. pi. 9. f. 31 . ^
— R(!ev. 340?. Alabama.
sugillala Reev Reev. 319 ..l^..hr-. f^.<^V^.r*r'. . »
taeniolala Anlh. Reev. 392 »
torqiiala Lea Tr. am. pliil. Soc. X.A/^/f ^^4^ Tennessee.
irocliiformis Conr Conr. N. Sh. (Chenu), pi. 4. f. 8.
^undiilalaSay Reev. 307 .. .^^/^-/^ Oliio.
excurataConr Conr. N. Sh (Chenu) pi. 4. f. 14."^^^ *-^r"
^nobilis Lea Hanley, Conch. mise f. 4.?^.'^. Alabama.
veslila Conr Reev. 322 . .rV. //?,.// (^ »
Ce premier groupe est intimement lié au genre Jo, et il n'existe aucune limite
précise entre les deux. Il est du reste assez caractérisé dans son ensemble par la
forme conique des espèces, et l'angle qui règne à la base du dernier tour, outre la
forme de l'ouverture.
B
Testa saepius conica, anfraclus planulati vel convexiu.^culi, aperlura basi
effusa, labre valdè sinuato. OûkA^éd^ lu^ ^i»s
Typus. M. curvilabris Anlh
Habile l'Amérique septentrionale
acula Lea Reev. 274.. ÎV.^?Z Géorgie.
circincta Lea Reev. 289 .';^y.2.<r Tennessee.
curvilabris Anth Reev. 378 . % .HZ »
densa Anlh Reev. 250 »
cbenum Lea Reev. 350 . 7y. (^ S. t^/Ç »
hasiata Anth Reev. 394 Alabama.
iosloma Anlh Reev. 351 Tennessee.
lugubris Lea Tr. am. pliil. Soc. X. pi. 9. f. 29 Alabama.
pallescens Lea Tr. am. phil. Soc. X. pi. 9. f. 43
— Reev. i^\^1 . .T-. X'}k ?-Àt. . Caroline.
perfusca Lea Reev. 354. 'TP -2 47 -Ocnh'i^ ^'^
tenebro-cincta Anlh... . Reev. 271 Tf.^P.: Tennessee.
viridula Anth ..Reev. 243 »
Nous retrouvons ici le sinus de la base et le bord droit sinueux du groupe pré-
cédent, mais avec une forme générale moins conique.
— 32 —
Testa pleriimque ponderosa, ovoidea ; aperlura elliplica angusla, basi an-
gulalim producla, sœpècanaliculala. Ûonic^^iîâ ,fvMt v^^>z^
Typus. M. Haysiana Lea. ^
Habile rAmérique seplenlrionale.
abscidaAnlh Reev. 395. . .?^.^. ?.^ Alabama.
arclala Lea Tr. am. phil. Soc. X. pi. 9. f. 46.^ ii<j
auriculœformis Lea- . . . Reev. 409 Alabama.
basalis Lea Tr. am. phil. Soc. X. pi. 9. f. 33.
— Reev. 471? »
bilaeniata Conr Hanley. Conch. mise. 73 — Reev.
(Anciil.) 25 Tennessee.
brevis Lea Reev . 344 .
casia Anlh Reev .381 Alabama .
Clara Anib. (an adulla?) Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 3. f. 19.
cœlatura Conr Reev. 245 '. Géorgie.
compacla Anlh Reev. 343 Alabjma .
coronilla Anlh Reev. 418 Tennessee.
corpnlenla Anlh Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 3. f. 28
crebreslriala Lea Tr. am. phil. Soc. X. pi. 9. f. 47
crislala Anlh Reev. 413 Alabama.
ourla Hald Reev. 345.
cylindrica Conr Conr. N. Sh. (Chenu) pi 4. f. 11.
cylindracea Conr Reev. 311 Alabama.
oppugnota Lea Obs. gen. Unio.Jt^. pi. 30. f. 9. »
decorala Anlh Reev. 251 M'^A A'r'''':'M'^.^J Z^. Géorgie.
eleganlula Anlh Reev. 346 Kenlucky.
excavala Anlh Reev 385 Alabama .
grisea Anlh Reev . 390 »
barpa Lea Reev. 313 ^X^h<4i ^P.'^f.^.l^. .
Haysiana Lea Reev .310. .^^ 3 M rÀ l^ »
Holslonia Lea Tr. phil. S. VIII. pi. 6. f. 55. Tennessee.
Hydei Conr Reev. 248 Alabama.
impressa Lea Reev. 316 »
lachryma Anlh Reev . 473
lœia Jay Calai. Sh. pi. 7. f. 11.
Tobnsta Lea Tr. am. phil. Soc. X Alabama.
ligata Conr ubi ? • . Alabama.
lima Conr Reev. (Ane.) 5 »
nuclea Lea (Lithasia) . . Reev . 423 »
obesa Anlh Reev . 469 »
oliva Lea Tr. am. phil. Soc. X »
olivula Conr Hanley. Conch. Mise. f. 2. —
Reev. 455?! »
ovalis Lea Reev. 448, 309 »
plena Anlh Reev . 450 .^, . . »
prasinala Conr Reev . 403 f.iUi^U^ .'^(H MS^S. »
proteus Lea Tr . am . phil . Soe, X. pi . 9. f. 28 »
pumila Lea Reev . 446 »
pupoidea Anlh Reev. 249 »
semigradata Reeve Reev . 472 »
Showalleri Lea ( Lilh.) . Reev. 421 »
sordida Lea Reev. 449 . Z^.. .-î.-^fc-f/ »
Irivittala Lea Reev. 420 »
turgida Lea Tr. am. phil. Soc. X Tennessee.
valida Anlh Reev. 317 »
Vanuxemiana Lea Reev. 452 Alabaraa.
Les espèces de ce groupe sont en général solides, pesantes, grossièrement sculp-
tées de sillons décurrents; elles présentent une grande variabilité, et je ne doute
pas que la liste ci-dessus ne doive subir des réductions considérables. Leur forme
générale les rapproche beaucoup de certaines espèces de Gyrotoma.
Testa turrita elata, apertura ovata, basi oblusè angulata; labrum subsi-
nualum, basi produclum, subinerassalum. ^^^ An^Amu 0»^ ^/ f^^'^^
Habile l'Amérique septentrionale. i //^ /2 T
Ce groupe embrasse à lui seul la grande majorité des espèces américaines,
aussi ai-je cru devoir le subdiviser d'après la forme de la spire et le genre de
sculpture qu'elle présente. Ces subdivisions sont tout à fait artificielles et on peut
passer aisément des unes aux autres par des transitions insensibles. Le caractère
commun qui les relie est la forme de l'ouverture de la coquille, ovale terminée à la
base par un angle obtus, avec un bord droit légèrement sinueux et en général
épaissi.
a) Testa lœvigata vel spiraliter striata, nonnunquam plicis longitudinalibus de-
cussata.
Typus : M. virginica Say.
— 34 —
abjecla Hald Reev. 341.
allipela Anih Reev. 280. Ohio.
— arachnoidea Anlh Reev. 83 Tennessee.
athlelaAnlh.. Reev. 258 »
baculiim Anth Reev. 431 »
-=^ bicolor Anih Reev. 265.
.Boykiniana Lea Reev. 77.
Hallenbeckii Lea Reev. 332.
caliginosa Lea Reev. 293.
cancellata Say Descr, New. Sh. p. 16 Floride.
icalenaria Say Reev. 326 . :^.. J.^ rJ.TT^. Carol. Sud.
?calenoides Lea Reev. 298 .J^t.. .i<f r/A Géorgie.
-Clarkii Lea .... Reev. 356 . Tx. lkS~. Tennessee •
concinna Lea Tr. phil. Soc. V[II. pi. 6- f. 42.
costifera Hald Reev. 440 Illinois.
crenalella Lea Reev . 457 Alabama.
Deshaysiana Lea.
plicatula Lea Tr. am, phil, S. VIIL pi. 6. f. 41. Tennessee.
Deshaysii. Lea Reev. 330.
Edgariana Lea Reev. 430 Tennessee-
.^-^liminata Anth... .... Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 2. f. 15.
Eiowahensis Lea Reev. 426 Géorgie.
Floridensis Reev Reev. 334 Floride.
— grata Anlh Reev. 433 Alabama .
Haleiana Lea Tr. am. phil. Soc. X. pi. 9. f. 35. . Louisiane.
incrassata Anlh Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 2. f. 17 .
interrupla Hald Reev. 398.
inlerlexla Anth Reev. 296 Tennessee.
lalilans Anlh Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 2. f. 6.
Leaii mihi.
Icnvls Lea.
lœoigata Lea Reev. 459 Alabama.
nassula Conr Reev. 412 »
_ neglecld Anlh Reev. 247 . 9h^r.-^. . T'1."i Oliio.
nodulosa Lea Reev. 276 . . Tennessee.
occHia IIin(Js Reev. 267 Californie.
Sliasf,aensisi;rm Reev. 318.
...^pnpillosa Anlh Reev. 467 Floride.
Porlellii Lea ........ Reev. 427 Carol. Sud.
rugosa Lea , , „ . ^
— 35 —
corrugata Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 5. f. 30. Tennessee.
.striatula Lea Reev. 466.
striata Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 6. f. 49 Tennessee.
- subularis Lea Reev. 428 . i/^fe^^f^V.^.^-T Niagara.
-sulcosa Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 6. f. 48 Tennessee. ^ -^4/
symmelrica Hald Reev. 328 ? Virginie.
teres Lea ............ Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 5. f. 27 Tennessee
tracta Anth Reev. 429.
- Troosliana Lea Reev. 329 ... Tennessee.
^Virginica Say Reev. 321 a .Tk. .^ (::ijM Ohio.
auriscalpiiim Mke ... Syn. melh. p. 136.
strigillata Mhlf. ; , .
*^fasciata Mke Syn. melh. p. 136. . . / .^^
.^^ultiUneata Say.... Reev. 321 b. ^^ ^.CjQ -^^«^-^^ ^^l^.iû
curta Mke Syn. meth. p. 135.
BuddiiLea Reev. 324.
6) Testa costatt.
Typus : M. costulata Lea.
blanda Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 6. f. 34.
-rCarinocoslata Lea Reev. 333 Alabama.
cinnaïuomea Anth Reev, 379 »
coluiiiella Lea Reev. 441 ^ . Tennessee.
comma Conr Reev. 107 Alabama.
corneola Anth Reev. 456 '. . »
„ costulala Lea Reev. 360. 272 Tennessee.
-crebricoslala Lea Reev. 374.
Curreyana Lea Reev. 286 ^ Kenluoky.
_ curvicostala Anth Reev. 462 Fiuride.
décora Lea Reev. 292 Niagara.
densecoslata Reev Reev. 465 Floride.
dislucala Ravenel Réev. 380 Virginie.
formosa Anth Reev. 387 ^ Alabama.
glauca Anth Reev. 389 Teimessee.
intersila Hald Hald. monog. Couv. ii°4. (non Reev.
376) Indiana.
_ laqueala Say Phil. N.C. pi. 3. f. 13, 14. —Reev.
281 ? ..7y.X& Tennessee.
Lecontiana Lea Reev. 404 Géorgie.
— 36 —
lenliginosa Reev Reev. 222. •
nitens Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 6. f. 40. Tennessee.
paucicosta Anlh Reev. ^ig. »
— plicifera Lea Reev. 284 . 'h-.JÇ: X^!"^ }:f. Colombie.^''^^
producla Lea Tr. am. phil. Soc. X Tennessee.
scabriiiscula milii.
scabrella Anth Reev. 388 Géorgie.
siibslricla Hald Hald. monog. Couv n° 7 Tennessee.
Conradi niilii.
symwetrica Conr Journ. Ac. N. Se. 2*^. ser. vol. I.
. terebralis Lea Tr. am. ph. Soc. VIII. pi. 6. f. 32. Tennessee.
Je crois que les M. crebricostata et eostulata Lea doivent être réunies.
c) Testa uni vel pluricarinata, carinis acutis, anfractu ultimo seepius lœvigato.
Typus : M. perangulata Conr.
.. — =5gr aculocarinala Lea Tr. am. ph. Socf^III. pi. 6. f. 46.
_l^-approxima H;)ld Ilald. munog. couv. n° 4 Tennessee.
assimilis Anlh Reev. 464 »
Babylonica Lea . Tr. am. ph. Soc VIII. pi. 6. f. 43.
bella Conr Reev. 269 Géorgie.
bella crenala Hald Hald. monog. couv. n° 4 AUibama.
bicincla Anlh Reev. 327 . Tennessee.
carinifera Lam Reev. 273 . Géorgie.
congesta Conr Sillim. Journ. XXV. p. 343.
, — gracillima Anlh ...... Reev. 437 Carol . Sud .
hybrida Anlh Reev. 282 Tennessee.
subcarlnata Anlh.
imbricala Anlh Reev . 259 Alabama .
inlensa Anlh Reev . 371 .
iola Anlh Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 2. f. 4.
modesta Lea Reev, 297? — Tr. am. phil. Soc
X. pi. 9. I. 34 Géorgie.
nebulosa Conr Journ. Ac. Se. Ph. 2"^. ser. vol. I.
_-.« oblila Lea Obs. gen. Unio. V. pi. 30. f. 6. Tennessee."^
pagodiformis Anlh Reev . 260 »
perangulata Conr Reev. 285.
percarinala Conr Journ. Ac. Se. Phil. 2*^. ser. vol. I.
persiriala Lea • Obs. gen. Unio. V. pi. 30. f. 2.
Potosiensis Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 6.
f. 45. —Reev. 295? Missouri.
o
U-iu
— 37 —
pulcherrima Anth Reev. 336 Carol . Sud.
rigida Anth Reev. 270 Tennessee.
-rufescens Lea . . /A<i s . . ."^. if\0, .^./. SZ ■ »
rufa Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 5. f. 8.
subangulala Anth Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 2. f. 9.
— (non Reev. 242) Alabama.
snblirata Conr Reev. 339 .
Tailiana Lea Reev. 444 Alabama.
tecla Anih Reev. 233 Ohio.
torulo.sa Anlh Reev. 3" Tennessee.
triparlila Reeve Reev. 364.
uncialis Hald Reev. 435 Tennessee.
viitala Aiilh Reev. 262 Alabama.
Ce groupe est évidemment très-voisin du suivant; ainsi M. acuto-carinata Lea
ne me paraît pas différer de M. simplex Say, peut-être même devrait-on réunir à
M. simplex, M. oblila Lea et quelques autres.
Les M. percarinata Conr., perangulata Conr., bella Conr. me semblent devoir
être réunies sous le nom de iV. carinifera Lam.
d) Testa plerumque minor, minus elevata; anfractibus primis 2 vel 3 seepius ca-
rinatis.
Typus : M. simplex. Say.
abrupta Lea Reev, 397 Alabama.
adusla Anth Reev, 338 Tennessee.
Ale.Kaiidrensis Lea Tr. am. phil. Soc. X. pi. 9. f. 37.
angulala Anth. (an adul-
ta? ) Reev. 386 Tennessee.
angiislispira Anth Reev. 359 »
brevispira Anth Reev. 263 »
caslanea Lea Tr. am. phil. Soc. VIIL pi. 5. f. 2.
(non Reev. 337).
chalybaea Anth Reev. 424 Tennessee.
abbreviata Anth.
clavaeformis Lea Reev. 396.
depygis Say ... Reev. 373.
mu la ta mihi.
Deshaysiana Reev . . . Reev. 278. . . Tennessee.
dubiosa Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 5. f. 6.
elata Anth Reev. 331.
exilisHald Reev. 363?!
Kirtlandiana Lea.. . . Reev. 361.
futiebralis Anlh Proc. Ac. N. Se. Phil. 1860. — (non
Reev. 372) Tennessee.
furva Lea Obs. gen. Unio. V. pi. 30. f. 7.
gemma de Kay ubi ? New- York.
glabra Lea Reev. 439 Tennessee.
___ gracilisLea Tr. am. phil. Soc. VIIL pi. 5. f. 11 "^.^
— (non Reev. 369) »
gracilior Anth Ann. Lyc. N. Y. VL pi. 1. f. 5. — 7^£^^
Reev. 369 (nom. gracilis Lea).. . Ohio.
-^i-<-gracilis Anth Hald. monog. Couv. 4.
incnrta Anth. Reev. 300.
inornata Anlh Reev. 256 Ohio.
ittteFs+ta-ftald Hald. monog. Couv. n" i . — (non -^
RemtT-4ï6)-^ 4«ë+frfta.
larvaBformis Lea Reev. 357.
livescens Mke Reev. 229 . .^.^.«^r.^.^./ Erié.c^X^v^
Niagarensis Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 5. f. 21, Niagara.
Newberryi Lea Pr. Ac. N. Se. Phil. 1860 Orégon.
nigrocincla Anth ...... Reev. 264 Tennessee.
nigrostoma Anth Reev. 463, 367.
? Ocôoensis Lea Tr. am. phil. Soc. VIIL pi. 5. f. 13.
— (non Reev. 335) Tennessee.
occulta Anlh Reev. 254 Wisconsin.
opaca Anlh Reev, 384 Alabama.
ovoidea Lea Tr. am. phil. Soc. X. pi. 9. f. 38.—
(non Reev. 405) Louisiane,
pallidula Anlh Reev. 417 Tennessee.
piclurala Reev Reev. 290 »
picta Lpa . - Tr. am. phil. Soc. X.
plebeia Anlh Reev. 414.
proxima Say. Jour. Ac. N. Se. V. p. 126 Caroline.
carinata Ravenel.
pulchella Anth R^ev 257.
rhombica Anth Reev, 347 Alabama.
ju^ Safîordii Lea Reev. 365 Tennessee.
sculptilis Lea Obs. gen. Unio. V. pi. 30. f. 3 »
^^ semicarinata Say Reev. 368.
— simplex Say Reev. 1 48. , Virginie.
slrigosa Lea Reev. 320. Tennessee.
— 39 —
subcylindracea Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 5. f.
14.— Reev. 399?! Tennessee.
subsolida Lea Tr. am. phil Soc. VIII. pi. 5. f. 12.
— Reev. 299? »
tenebrosa Lea Tr. am. ph. Soc. VIII. pL 5. f. 26.
— Reev, 443?
lenera Anlh Reev. 407.
vicina Anlh Reev. 291 ? — Ann. Lyc. N. Y. VI.
pi. 3. f. H (haud adulta) Alabama.
e) Testa inflata, spira subito attenuata.
Typus : M. Warderiana Lea.
cognata Anlh Reev. 458 Tennessee.
consanguinea Anth Ann. Lyc. N. Y. VI pi. 3. f. 26. Indiana.
A. cojisanguineus Anth. Reev. (Ane.) 2.
correcla mihi .
cuspidata Anth Reev. 283 Ohio.
glandula Anlh Reev. 393 Tennessee.
gla7is Anth Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 3. f. 23.
rarinodosa Anth Reev. 268.
rufula Hald Moiiog. Couv. n*" 2.
labulala Anlh Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 3. f. 18. . Tennessee.
torla Lea Tr. am. phil. Soc. X. pi. 9. f. 30.
[non Reev. 377] »
undosa Anlh Reev. 447 Kenlucky.
Warderiana Lea Tr. am. phil. S. VIII. pi. 6. f. 47.
(non Reev. 353) Virginie.
Testa ovata, spira brevi, anfractu ultime amplo. Apertura basi subangur
lala vel subcanaliculata.
Typns : M. nnpera Say.
Habile. Amérique septentrionale.
ambiisla Anlh Reev, 352 Alabama.
ampla Anlh Reev. 312 »
brunnea Anlh Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 2. f. 10.
(non Reeve 419).
cubicoides Anth Reev. 445 Indiana.
— 40 —
expansa Lea Reev. 425 Tennessee.
■ — Florenliana Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 6. f. 53.
A. Florentianus Lea . Reev. (Ane). 4 Tennessee.
fuliginosa Lea Reev. 40 1 »
fusco-cincta Anth. (an
adulla?) Reev. 415?— Ann. Lyc. N. Y. VI.
pi. 3. f. 20 Alabama.
fusiformis Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 5. f. 9.
germana Anlh Reev. 383 . . Alabama.
gibbosa Lea Obs. gen. Unio. V. pi. 30. f. 12.
gravida Anth Reev. 451 Alabama.
grossa Anth Reev. 411 Tennessee.
inflata Hald Reev. 410 Alabama.
monozonalis Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 6. f. 31 Tennessee.
nucleola Anlh Reev. 348.
/. nupera Say Say. -Am. Conch. (Chenu), pi. 2.
"^^ i.Sa. d <7îr. Ohio.
A71C. 7inperus Say . . . Reev. (Ane). 1.
Melanopsis semigranu-
losa Des h .
paula Anlh ubi ?
pinguis Lea Reev. 355.
planospira Anlh Hanley. Conch. Mise. 67 Tennessee.
Slygia Say Reev. 400 Cumherl. R.
texlilosa Anlh Reev. 391 Géorgie.
virens Anlh Ann. Lyc. N. Y. VI. pi. 2. f. 11 . . Alabama.
-^ venusla Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 6. f. 52.
— Reev. 315. var Tennessee.
Avec ce groupe se termine la liste des espèces propres aux Etats-Unis. Elles
forment un tout distinct, et bien séparé des espèces des autres parties du monde.
J'ai eu plus de peine à les subdiviser entre elles. En effet, une fois qu'on a sé-
paré les groupes de la M. canaliculata et de la M. Haysiana, il reste une foule
d'espèces, de formes et de sculpture diverses, qui toutes présentent le même
type dans la forme de l'ouverture; je les ai réparties dans mes groupes D et E,
en faisant usage de la forme générale et de la sculpture. Mais il est facile de voir
que ces groupes sont très-voisins, et que leur séparation est basée sur des carac-
tères de très peu de valeur. Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé cette division commode
dans l'arrangement de ma collection, et je pense qu'elle peut faciliter la recherche
des espèces dans bien des cas ; c'est à ce litre que je la produis ici.
Je placerai ici comme supplément aux espèces américaines un genre nouveau,
récemment proposé par M. Lea (Proc. Àc. nat. Se. Phil. avril 1861), le genre
— 44 —
Strephobasis. Je n'ai point encore vu d'échantillon authentique, et j'avoue n'avoir
pas parfaitement compris le caractère sur lequel il est basé. Il renferme trois es-
pèces, S. Spillmanu Lea, S. cornea Lea, S. Clarkii Lea, toutes trois de la rivière
Tennessee; à en juger par la description latine qui les fait connaître, ces trois es-
pèces n'en feraient qu'une seule (J).
Testa ovata; apertnra ampla, labio incrassato, columella subtorla, labro
recto sabincrassato.
Typus : M. Holandri Fer.
Habite. Europe.
^.^gfpîiaca Benson Reev. 277 Egypte.
-Holandri Fer • . . Rossm. Icon. 664. 666 Autriche.
__^gnata Zgl. (JjM'^^eJ 2 % ^, 1 k .
costulata Schmidt . . . Syst. Verzeichniss prov. Krain Laybach.
elegans Schmidt id. — Rossm. Icon. 662, 663. —
Reev, 234 & »
__ coronata Kûst.
nodosa Stentz.
macilenta Parr Reev. 228. , Dalmatie.
afra Ziegl Rossm. Icon. 665. — Reev. 234.
cornea Kiist Reev. 233 Dalmatie.
crassa Parr.
parvula Schmidt Rossm. Icon. 667.
Ce petit groupe, qui appartient exclusivement à l'Europe méditerranéenne, est
évidemment voisin d'une part des espèces des Etats-Unis, et de l'autre des Pa-
chychilus.
G
Testa crassa ; aperlura ovata, basi subproducta, incrassata. JûdtU(4tPU0
Ce groupe se compose des espèces pour lesquelles Lea avait créé le genre Fà-
chychilusj que je n'ai pas cru devoir admettre.
(1) Genre Strephobasis. Testa cylindracea, apertura subquadrata, columella in-
fernè incrassata, et retro-canaliculata. Opercul. corneum inslar spirœ.
6
Vr^
— 42 —
a) Testa leevigata, vel tenuissimè spiraliter striata, ovoidea vel subelerata, spira
convexa.
Typus : M. leevissima Sow.
Habite principalement l'Amérique centrale.
? apis Lea Reev. 266. Mexico.
cinerea Morelet Reev. 235 Vera Paz.
coarctata Lam (non Phil.
neo Reev.) Anim. s. vert. VIII. p. 430.
agrestis Reev Reev. 1 40 Bornéo.
strangulata Encycl. . Encycl. melh. pi. 458. f. 26.
.,,-*- corvina Morelet Reev. 135. . . Guatejnala.
_, -crassilabrum Reev Reev. 221 Nov. Caléd. ^
fœda Lea Proc.^^dbl. Soc. Lond. 1850 Java.
Gassiesii Reev Reev. 236 Amer, cenlr.
Sallei Gassies.
graphium Morelet Hanley. C Mise. 35- — Reev. 150? Vera Paz.
-^^Gruneri Jonas Phil. N. C. pi. 4. f. 2 Venezuela.
Guineensis Reev Reev. 1 42 Guinée.
j^ intermedia. v. d. B . . . . Reev. 1 41 Nicaragua.
- — «Japoinica Reev Reev. 125 Japon.
lacunala Reev Reev. 136.
■^-^ Largillierli Phil Reev. 1 27. • Amer, centr.
rusticola. v. d. B Malac. Blalt. 1858. p. 36.
? laevigata Lam Chenu. III. C. pi. 2. f. 20 Timor.
. — — laevissima Sow. . Reev. 126 Mexico hifiUh
clava Mke.
Hellerii Parr.
Indorum Morelet Journ. Conch. 1853. pi. 5. f. 7 . Amer, centr.
inquinata Jan (juv.).. Catal. Coll. Cr. Jan Martiniq. (?)
Liebmani Phil Reev. 1 39 Mexico.
lumbricus Reev ....... Reev. 1 45 Para.
meretrix Reev Reev. 152 Taïti.
mexicana Reev Reev. 129 Mexico.
murrea Reev Reev. 138.
. nigrata Poey Reev. 362, 90 Cuba.
gemella Reev Reev. 91 »
conicad'Orb -. Hist. Nat. Cuba »
attenuata Anth. [juv.] Reev. 438 »
? nassa Woodw Reev. 216 Afriq. centr.
nucula Reev Reev. 21 Nov. Caléd .
— 43 —
Oerstedtii Morch Zeitsch. Malac. 1860. p. 79 Amer, centr.
pallens Reev, Reev. 153 Afriq. occid.
^arva Lea (Pachychilus) Proc. Ac. N. Se. Phil. 1856 Siam.
pluristriala Say Desc. New. Sh. Norlh. Amer Mexico.
porracea Reev Reev. 218.
renovata mihi.
Cumingii (Pachychilus.)
Lea Reev. 149 Amer, centr.
rubicunda Reev Reev. 206 .
SalleiReev Reev. 133.
■^ Saussure! Brol Rev. Zool. 1860. pi. 17. f. 11 Mexico.
^Schiedeana Phil Reev. 294. (101 mala) »
Sinensis Reev Reev. 70 Chine .
sulcospira Mouss Moll. Java. pi. 9.. f. 3 Java.
. ^ spadicea Reev Reev. 1 32.
- lestudinaria. V. d. B . . . Mouss. Moll. Java. pi. 11. f. 1-3.
— Reev. 154 »
Turali Villa Notiz. int. gen. Mel. 1855.
turgidula Phil Phil. N. C. pi. 4. f. 9. .....:... • Chine?
^ebra mihi. 7^' '^TW/j^^t^
brevis d'Orb Hist. nat. Cuba Cuba.
bj Testa solida, turrita, cingulis elevatis tuberculosis plus minus ve ornata.
Typus : M. glaphyra Morelet.
Habite : Amérique centrale.
_ glaphyra Morelet Reev. 8.— Reev. 5 (nom. lacuslris.
Morelet) Amer, centr.
obeliscus Reev Reev. 20 Honduras.
immanis Morelet ...... Reev. 238 Amer, centr.
lacuslris Morelet Hanley. C. Mise. 26 (non Reev. 5) . Guatemala.
maxima Lea Proc. /ool . Soc Lond . 1850 .... »
minuta mihi.
exigua Morelet Reev . 460 »
opiparis Morelet Reev. 241 »
panueula Morelet... . • • Reev, 131 »
polygonata Lea Reev .11 »
pyramidalis Morelet . . • Reev . 25 Tabasco .
subnodosa Phil Phil. N. C. pi. 4. f. 18 Amer, centr.
SdcJmxn. ^(^ 18.^^ — 44 —
c) Testa solida, Ijevigata, plerumque sub lente tenuissimè granulosa.
Typns : M. nigritina Morelct.
Habite. Afrique et Nouv. Guinée.
conulus Lea Proc. Zool. Soc. Lond. \ 850 . . . . Âfr . occid .
dimorpha Brot Rev. Zool. 1860. pi. 16. f. 6 Gabon.
^erosa Les?on Phil. N. C. pi. 2. f. 7 Nouv. Guin.
sculptilis Reev ....... Reev. 1 51 .
fœnaria Reev Reev. 134.
Frelhii Gray Hanley .^ Conch . Mise. 22.
___^ Inhambanica Maitens . . Malac. Blalt. VI. pi. 2. f. 10. ... . Mozambique
Morcbii Beck Reev. 108.
^ — «nigrilina Morelet . . . .. Séries. Conch. liv. I. pi. 3. f. 8. . Gabon.
nigrlta Morelet. ..... Journ. Conch. 1851 . pi. 5. f . 2. . . »
ir
H
Testa solida, ponderosa; anfractus ultimus demum ascendens, apertura
utrinque attenuala, incrassata; callo crasso in angulo supei'iore; margiue
exlerno ad basin peculiariler producto.
Typus : M. atra Rich.
Habite. Amérique méridionale.
atra Rich Reev. 1 95 a, b Guyane
semiplicata Encycl.. . Encycl. melh. pi. 458. f. 3. a. b.
(haud adulta).
— truncata Lam Phil. N. C. pi. 5. f. 2.
— brevior Trosch. ....... Phil. N. C. pi. 5. f. 4. — Reev. 197 Guyane.
Krantzii Charp in coll. Char p.
bullataLea Proc. Ac. N. Se. Phil. 1856 Brésil.
. ^hloris Trosch Schomb. Reise. Brit. Guyana. III.
p. 545. (haud adulta) Guyane.
circumsulcala. v, d. B. . Reev. 201 Amer, iriér.
decollata (Hélix) Gmel Chemn. f. 1258.
Hohenackeri Phil Zeitsch. Malac. 1851 . p 82. ... . Surinam.
lefîcala Reev Reev. 198. r 6"/»», /m/a'^
Macapa J. Moric. .... Journ. Conch. 1856. pi. 6. f. 7. —
Reev. 194 Amazone.
aqtiatiUs Reev Reev. 73. 193 Guyane.
, V^arpentieri Dkr. . . . Reev. 76. (haud adulta) »
— 45 —
Nicotiana Reev Reev. 202 Brésil.
pelechialisBrot Rev. Zool. 1860. pi. 17. f. 10.
tigrina mihi.
aspersa Reev Reev. 32o Pernambuco
transversa Lea Reev. 1 96 Guyane.
tuberculata Wagn Spix. test. Brasil. pi. 8. f. 4. .... . Brésil.
ventricosa J. Moric . . . Journ. Conch. 1856. pi. 6. f. 6 . • . Pérou.
Batesii Reev Reev. 203.
Ce groupe est certainement un des mieux caractérises par la forme de l'ouver-
ture et même par l'habitus général des espèces. 11 est spécial h l'Amérique du
Sud, particulièremeat au Brésil et à la Guyane. M. Reeve, dans sa monographie,
indique bien la M. atra comme provenant aussi de Burmali, mais j'avoue que
cela me paraît bien extraordinaire. Il faut qu'il y ait là quelque confusion de
noms ou d'étiquettes, car l'échantillon qui est tlguré et qui doit provenir de cette
localité, ne semble pas en effet différer essentiellement de la M. atra de la Guyane.
Je ne suis du reste pas bien svir que l'espèce figurée par Reeve soit identique avec
la M. atra, ou tout au moins avec la M. truneata Lam. Je ne connais malheureu-
sement pas la description originale du Bulimus ater Rich., mais il me semble que
la figure de l'Encyclopédie citée par Lamarck pour son espèce diffère notablement
de celle de Reeve; elle me paraîtrait se rapprocher davantage de la M. Nicotiana
Reeve.
Testa turrila, elata, costala, lineis elevalis ssepè muricatis cincla; aperlura
subrotunda.
Typus : M. asperata Lam.
Habite. Philippines, Java.
asperata Lam Reev. 2 (non Chenu 111. Conch.). . . Philippines,
- pulc/ira. V. d. B Reev. 19 »
baccata Gould Proc. Boston. S. N. H. 1847 Burmah.
daclylus Lea Reev. 7 Philippines.
inquinata Defr. Reev. 6. ■ : »
Reirioardii de Haan »
pagodulus Reev Reev. 72. — Chenu III. Conch.
■ A.//'/"Vr,i«'u J(^. pl_ 2_ f j2 (,)Q,^_ asperata Lam.)
Pernambucensis Reev . . Reev. 3 Pernambuco
perfecla Mouss Mouss. Moll. Java. pi. 22. f. 5. — .
Reev. 84 -JrW^ . Lclil^
— 46 —
K
Testa lurrila, elata, costata, coslis nonnunquammuricatis, (rarius nullis);
apertura basi angulatim producta, subletragona.
Typus : M. varicùsa Trosch.
Habile. Inde, Chine.
__- — Amurensis Gerstfeldl . . Moll. Sibir. pi. 1 . f. 14-24 Fi. Amour.
Heukelomiana Reev .. Reev. 123.
__^ Reevei mihi.
halteata Reet Reev. 144.
cireumstriata Metkalf . . Reev, 20.5 • Bornéo.
episcopalis Lea Hanley. Conch. mise. 27. Reev. 12 ?
infracostata Mouss. . . Reev .14 Java .
- Brookei Reev Reev . 207 Bornéo.
pontificalis v. d- B. .. Zeitsch. Malac. 1853. p. 178 »
sparsimnodosav.d. B. Reev. 208 »
?Hainesiana Lea Pr. Ac. N. S. Phil. 1856 Inde.
Henrieltae Gray Reev. 1 Chine.
reticulata Lea. ..... Proc. Zoo). Soc. Lond. 1850. ... »
Herculea Gould Reev . 4 Inde .
Menkiana Lea Reev. 13 Bengale ?
plicata Lea Tr. am. phil. Soc. VI. pi. 23. f. 95. »
spinosa Benson Hanley. Conch. Mise. 7.
y^^ y?,) .=^agodula Gould Proc. Boston S- N. H. 1847 Burmah.
(1yn2:S (^/f Jopagodula Gould. . . Reev. (Jo) 10.
Sooloensis Reev. ...... Reev .31 I . Sooloo .
Tourannensis Soûl. ... Voy. Bonite.pl. 31. f. 4-7 Cochinchine
variabilis Benson Reev , 204 .
I7idica Soûl .
__ varicosa Trosch Reev. 10 a. b. 67. (nom. corru-
gata Lam . ) Bengale .
..--Wallacei Reev. Reev. 66 Macassar.
Il me semble que la M. variabilis de Benson, figurée dans la monographie de
Reeve, ne diffère guère de la M. Herculea du même ouvrage.
— 47
Testa subulata, anfractibus numerosis.
a) apertura acuto-pyriformis, columella torta.
Typus : M. aculeus Lea.
Habite. Iles du Grand Océan, Chine, Inde.
aculeus Lea Tr. am. phil. Soc. V. pi. 19. f. 72.
— Hanley. Conch. Mise. 33 (non
40) Philippines.
acutissima V. d. B Reev. 57.
asrea Reev Reev . 64 Philippines.
albovillata Brot Rev. Zool. 1860. pi. 17. f. 7.
(nom . viltata) »
,^^anlhracina V. d. B Reev. 17.
Arroensis Reev Reev. 48 I. Arroo.
acuta Lea Obs . gen . Lfnio . IV . p. 70 .
^ aspirans Hinds Reev. 53. — Mouss. Moll. Java.
pi. 10. f. 5. pi. 22. f. 3 Java.
' fimbriata Thorp Hanley. Conch. Mise. 32-
— macrospira Morelet . . Reev. 240 Nouv. Caléd.
aterrima Cr. Jan Catal. Coll.
baculus Reev Reev. 130-
b££yIUaa-B j :û t , , ■■ R& AH^oaU4^60^ . 17. f. 8 . .. Pond tdrery.
biflammata Reev Reev. 85. 124.
blalta Lea Reev, 16 Philippines.
Buschiana Reev Reev 50 Californie (?)
bullioides Reev Reev. 65 . • • Philippines.
canalis Lea Reev. 63 »
carbonata Reev Reev. 88.
cincta Lea Reev. 35 Inde.
corrugata Lam Chenu. 111. Conch. pi. 2. f. 18.
(non Reev.).
semidecussata Encycl.
'^ostata Q. G Voy. Aslr. pi. 56. f. 34-37. (mala I) Vanikoro.
. — hastula Lea Reev. 28. 29 Philippines.
crenulala Desh Chemn. 135. f 1230.
torulosa Brug Dict. Se. nal. vol. 29. p. 464.
Tirouri Fer Voy. Astrol. pi. 56. f. 38. 39 Célèbes.
— 48 —
confusa Dohrn Pr. zool. Soc. Lond. 1858. p. 135.
— -^porcata Jonas Phil. N. C pi. 4. f. 19. — Reev.
37 a. (nom. semicancellata) Manille.
monilifera v. d. B. . . Reev. 112 I. Salomon.
1 Celehensis Q . G Voy. Astrol. pi. 56, f. 26-29 Célèbes.
Cumingii Lea Reev. 23 Philippines .
cuspidata Chem Chemn. f. 1228.
maculata Born.
macilenta Mke Syn . Meth.
suhulata Sow Gen . of Sh .
duplex mihi.
^australis Lea . . . Proc. Ac. N. S. Phil. 1856. Manille.
forulata Reev Reev . 122 .
'^^^"^'^'il.flammulala v. d. B Reev. 45 Java.
figurala Hinds Reev. 49 Nouv. Irl.
fraterna Lea Proc. Ac. N. S. Phil. 1856 ?
fulgida Reev. Reev. 24 Philippines.
furaosa Hinds Voy. Sulph. pi. 15. f. 11-12. (non
Hanl. Conch. Mise. 53) Nouv. Irl.
? obstricta Reev Reev .30 ?
funiculusQ. G Voy. Astrol. pi. 56. f. 43-44 Moluques.
.fuscata Desh Born. pi. 16. f. 17.
juncea Lea Reev. 33 Luçon.
lancea Lea Reev . 39 l. Société.
Melkalfei Reev Reev. 21 2 Bornéo.
subsuturalis Metk.
mucronata v. d. B Zeitsch. Malac. 1853. p. 177.
palimpsestos Reev Reev. 111.
perrimosa Reev Reev. 114.
Philippii Ad.
picta Phil Zeitsch Malac. 1848. p. 154 Manille.
?phlebotomum Reev. .. Reev. 105 Afriq.occid.
«s»- picta Hinds Reev. 43? — _ Voy. Sulph. pi. 15.
f. 3 Nouv. Irl.
.^Plutonis Hinds Reev. 36 I. Feejee.
pugioniformis Phil Zeitsch. Malac. 1851. p. 83.
punctata Lam Chenu. III. Conch. pi. 2. f. 14. —
Hanl. Conch. Mise. 28?
— pyramis Bens. . Reev. 51 . 1 02 Bornéo.
Martensi mihi.
— 49 —
rufescens Martens Malac Blâtt. 1860. p. 47 Japon.
ruslica Mouss Reev. 21 Java.
digllalis Mouss Journ. Conch. 1857. p. 160 »
- Sanioensis Reev Reev. 60 I. Samoë.
'semicancellata V. d. B.. Reev. 37 b. (non 37 a. j
spadicea Phil Zeitsch. Malac. 1848. p. 154 Manille.
subula Lea Reev. 62 Philippines.
subulata Lam Chenu 111. Conch. pi. 2. f. 19.
unilormis Q. G Voy. Astrol. pi. 56. f. 30-35. (non
Reev. 95) Célèbes.
punisulcata Reev Reev. 44.
Verreauiana Lea Proc. Ac. N. S. Phil. 1856 .. . • I. Sandwich
- verijculum Morelet Journ. Conch. 1851. pi. 5 f. 3.
(juv.) — 1856. p. 36. — 1852.
p. 262 1. Navigat.
BelonePhil Zeitsch. Malac. 1851. p. 81.
Scipio Gould Proc. Boston. S. N. H. 1847.
Les espèces de ce groupe nombreux sont très-difficiles à distinguer les unes des
autres, et il est très-probable que bon nombre d'entre elles devront passer au rang
de synonymes.
bj apertura acuto-pyriformis, columella haud torta.
Typus : M. albescens Lea.
Habite. Philippines, Iles de la Sonde.
-albescens Lea Reev. 42 Philippines .
arctecava Mouss. Reev. 71 Java.
• ? Bensoni Phil Zeitsch. Malac. 1851 . p. 82 Liew Kiew.
laevis Gray Reev. 40.
Htfindorensis Lea Reev. Si a. b Mindoro.
litigiosa Brot Rev. Zool. 1860. pi. 16. f. 4.
monile Mouss . Journ. Conch. 1857. p. 162 Java?
ornata v. d. B Reev. 146 Java.
_pantherina v. d. B.- Reev. 38 Philippines.
-rimala Reev Reev. 94.
Timorensis Reev Reev. 79 Timor.
irislis Reev Reev. 121 . Java.
— 50 —
c) apertiira ovata.
Typus : M. Petitii Pliil.
Habite. Iles du Grand Océan.
? clavus Larn Chenu. III. Coiicli. pi. 2. f. 21.
Commersoni Morelet . . . Sér. Conch. pi. 6. 1". 4. — Reev. 237 Madagascar,
corporosa Goulcl Reev. 68 Taïli.
ferrea Reev Reev. 9 Bornéo- At'r.
occid. (?)
bkolor Broi.. Rev. Zool. 1860. pi. 17. f. 12. . . . ïaïti.
crepiilinala Reev Reev. 1 20 Java.
?deeoilala Lam Reev. 78?! - Laiii. An. S. V . . . . Guyane (?)
divisa Phil Zeilsch. Mal. 1851. p. 81.
exusta Reev Reev. 74 I. Salomon .
Gouldiana Reev Reev. 115 Nov. Caléd.
huuiilis Phil Zeilsch. Mal. 1851. p. 82.
indelinila Lea Reev. 56 Lucon.
—NeiDcombli Lea Proc. Ac. N. S. Phil. 1856 I. Sandwich
Javanica v. d. B. Phil. N. C. pi. 4. 1'. 20 Java .
coarctata Lam. in Phil. Reev. 22.
lulûsa Gould Proc. Bost. Soc. N. H. 1847 . Upolu.
mauiula Reev Reev. 15 Guinée.
Moreleli Reev Reev. 239 '-. . Nov. Caléd .
speciosa Morelet Test- nov. Austral. 1857 »
obscura Broi Rev. Zool. 1860. pi. 17. f. 9
Pelilii Phil Zeitsch. Mal. 1848. p. 153. — Hanl.
Conch. mise. 46? ! [non Reev.) . Nov. Caléd.
? Erebus Reev Reev. 75 Bornéo (?)
recta Lea Reev. 41 Philippines.
semiornala Biot . Rev. Zool. 1860. pi. 16. f. 5 Java.
dj Testa minus elevata, plerumque minor; anfrnctu ultinio busi subangulato,
aperliira pyriformi.
Typus : M. acuminata Dkr.
Habile. Iles du Grand Océan.
-acuminala Dkr Phil. N. C. pi. 3. f. 5.
acus Lea Reev. 92. : Philippines.
cimeliuni Reev Reev. 52 I. Salomon.
coslellaris Lea Reev. 98 Siquijor.
— 54 —
florata Hinds. Reov. 89 Nov. Irlande
floricoma Reev Reev. 99.-
fdlgurans Iliiids Voy. Siilph. pi. 15. f. 6. — Reev.
55 ? Nov. Irlande
goudiosa Hinds Voy. Siilph. pi. 15. f. 19. ...... . »
? irapura Lea Reev. 116 Philippines.
lucliiosa Hinds Reov. 61 ■ I. Fedjee.
Papuensis Q. G Voy. Aslrol. pi. 56. f. 45-47 Papous.
plana v. d. B. (Cuming.
in sched) ubi? Philippines.
pyramidala Hinds Voy. Sulph. pi. 15. f. 20.
-Schombiirgki Hanlcy . . . Reev. 93. ^iWt^
-^ibria Lea Reev. 32. 80 Philippines.
— rar. M. cochlidium Lea Reev. 27 »
terebriformis niihi .
terebrav. d. B. .. Phil. N. C pi. 1 . f. 17. (juv.) —
Reev . 46 Java .
lurritella Sunl Voy. Bonile. pi. 31 . f. 8-11 Philippines.
?Zingana Morelet Morelet. Ser. Conch . pi. 6. f. 9. . Zanzibar.
M
Testa mediocris, turrita; anfracliis eonvexi, transversè striali, saepè longi-
tudinaliler costulati ; testa saepius tlaramnlala vel brnnnoo pnnctala; aper-
tiira ovatq, niargine dextro basi late producto.
Typiis : M. l'asciolata Oliv.
Habile. Asie oriiMilaleet méridionale. Iles du Grand Océan. Egypte.
adspersa ïrosch Phil. N. C. pi. 5. f. 6 Gange.
^{iammigera Dkr Phil, N. C. pi. 3. f. 11 »
beryllina Brol Rev. Zool. 1860. pi 17. f. 8 Pondichéry.
calcul us Reev Reev. 117 Chine.
cylindracea Mouss Moll. Java . pi. 1 1 . f. 9 Java.
Dembea Rùppel - Reev. 161 Ahyssinie.
eryllirostoma Q. G Voy. Aslrul. pi. 56. f. 15-18.. . . . Vanikoro.
fasciolata Oliv Phil. N. C pi. 1. f. 19 Egypte.
^ tnborculata Mull Reev. 87. 110. — Mouss. Moll. Java.
pi. 11. f. 6. 7 Java.
punctulnta Gratel. . . . Reev. 1 00 Egypte,
— 52 —
virgulata Fer Reev. 1 09 Ceyian.
-sirfontinalis Phil Reev. 119 Poulo-Pin.
Forlunei Reev Reev. 97 Shangaï.
genimulata Reev Reev. 86.
pyramis v. d. B Phil. N. C. pi. 4. f. 16.
Hanleyi Brol Mal. Blalt. 1860. p. 109.
cancellata Bens Ann. nat. hlst. 1842. p. 488 Chusan.
Bensoni Reev. Reev. 96.
incerla mihi.
lirata Mke Moll. Nov. Holl. n" 21 Nov. Holl.
incisa Reev Reev. 118 Taïli.
--.-ipl'Pnesta V. d. B Reev. 226. Java. ? ^ ,,
■^ Layardi Donrn Reev. 1 04 .' . . . Ceyian.
-^-^.Nicobarica Murch Reev. 54. sÀ\*hiiit^l-<^\^
— perpinguis Hinds Voy. Sulph pi. 15. f. 2. — Rv. 113. I. Fedjee.
turriculus Lea Hairl. Conch. Mise. 55. Luçon.
_,^rivularisPhii Phil. N. C pi. 4. f. 6 Java.
--^rudens Reev Reev. 224.
? scilula Gould Proc. Bost. S. N. H. 1847 Upolu,
?siliculaGouid Proc. Bost. S. IN. H. 1847 Orégon.
suluralisPhil Phil. N. C. pi. 4. f. 17.
_ Tamsii Dkr Tnd. Moll.Guin.pl. 2. f. 9. 10. (non
Reev. f. 106) I St.-Ant.
iruncatula Lam Voy. Aslrol. pi. 56. f. 2 I. de France
unifasciala Mouss Moll. Java. pi. H, f. 8 Java.
Ce groupe est principalement asiatique; il a cependant des représentants un
peu partout, sauf en Amérique; ainsi il se retrouve en Afrique, à Tlle de France
et en Europe. — La M. Layardi Dohrn, telle qu'elle est figurée dans Reeve, me
paraît être la grande variété de la M. fasciolata que M. Mousson a signalée égale-
ment à Java, et que je considère comme le type asiatique de cette espèce. Peut-
être faudrait-il lui réunir aussi ma M. beryllina.
N
Testa ovato-turrita ; granulis, vel cingulis elevatis plus minus ve granu-
lùsis ornala ; aperlura magna, labro sinuato, columella torla.
Typus : M. gra ni fera Lam.
Habile. Philippines. Inde. Java.
ambidextra Marlens Mal. Blalt. 1860. p. 46 Japon.
armillata Lea Proc. Zool. Soc. Lond. 1850 Inde.
— 53 —
Boninensis Lea Proc. Ac. N. S. Phil. 1856 I. Bonin.
coffeaPhil Phil. N. C. pi. 2. f. 4 Java?
crebra Lea Reev. 162 Philippines.
creni fera Lea Reev. 169 Java.
flavida Dkr Phil. N. C. pi. S. f. 15. — Mouss.
Moll. Java. pL 10. f. 5 »
granifera Lam Hanley. Conch. Mise. 13. — Reev.
225. (mala) Mariannes.
granospira Mouss Journ. Conch. 1857. p. 161 Java.
- lateritia Lea. . Reev. 164-166 Philippines.
^ lirata Bens Reev. 170 (?) Inde.
^Ipneata Trosch Mouss. Moll. Java. pi. 10. f. 6. —
Phil. N. C. pi. 3. f. 7 Java.
lineata Gray Wood. suppl. pi. 8- f. 68.
Luzoniensis Lea . Reev. 171 Philippines.
^Mauiensis Lea Proc. Ac. N. S. Phil. 1856 i. Sandwich
Moluccensis Q. G. ... Voy. Aslrol. pi. 56. f. 22-25. (non
Reev. 287) Moluques.
nana Lea Proc. Zool. Soc. Lond. 1850 ... , Philippines.
neutra mihi.
hy brida Reev Reev. Î63.
- scopulus Reev. ...... . Reev. 155.
. semigranosa V. d. B Phil. N. C. pi. 1. f. 13. — Reev.
167 Java.
verrucosa Hinds. ...... Reev, 168 Nov. Irland.
Testa fusiforrais, crassa, regulariler costala, basi transversè lirala ; aper-
tiira elongala, labro sinualo, columella torla.
Typus : M. Riquelii Gratel.
Habile. Philippines.
Broti Dohrn Reev. 160 Ceylan.
chocolatum Brot Rev. Zool. 1860. pi. 16. f. 2 »
lyraeformis Lea ... Proc. Ac. N. S. Phil. 1856 Manille.
Riquelii Gratel ... Mouss. Moll. Java. pi. 11. f. 10.
t'fy^- (uonReeve).
harpvla Dkr. . . ' Phil. N. C. pi. 3. f. 6 Java ?
triquetra Parr. , ^ , s^ /. ,
— 54 —
tornatella Lea Hanl . Conch . mise .56 Philippines .
mitra Dkr Phil, N. C. pi. 3. f. 9. — Reev.
173 (nom Riquelii).
rudis Lea Reev. 172 Amboyne.
microsloma Lea Hanl. Conch. mise 58 Philippines.
Ceyian.
sculpta Soûl Voy Bonite. [)l. 31 • f. 16-18 ... . Philippines.
Testa liirrita ; spira elatior, apertnram siiporans ; anfractibus modio spino-
sis vel luberciilatis ; columella toriu, hibrnm snbsinuatum.
Typus : M. Winteri v. d. B.
Habite. Philippines, Java, Nouv. Irlande.
cerea Brol Rev. Zool. 1860- pi. 17. f. 13.
jtollistricta Reev Reev. 158 Phili|)pines-
dimidiala Mke Zeitsch . Mal. 1854. p. 28.
(dura Reev Reev. 187.
I Herklotzi Petit Journ. Concli. 1853. pi. 7. f. 10. Java.
mirifica Ad Reev. 159 Noiiv. Irl.
orientalis Ad Reev. 181 .
hippocastami.m Brot. . Rev. Zool. 1860. pi. l6. f. 1.... N.Caléd.
-^ Winteri v . d . B Reev. 1 57 Java .
Les quelques espèces que j'ai réunies ici, forment le passnge entre les deux
groupes précédents et les espèces épineuses; elles se rapprochent rapme davan-
tage du type de la M. granifera et de la M. Riquetii que de celui de l'amarula. —
Je crois que les M. Herklotzi Pelit, dura Reev. et dimidiataMke. ne forment qu'une
seule et racme espèce.
Q
Testa ovato-turrila, majiiscnla ; anfractibus spinis coronalis : aperinra
spiram subœquans.
Typus : M. amarula L.
Habile. Philippines, Madagascar.
-s^ amarula L Reev. 177 (?) I. de France-
, coruiila I.ea Reev. 176 Madagascar.
^^ crenularis Desh Mag. Zool. 1844. pi. 83 Philippines.
— 55 —
CybeleGould Proc. Boslon. S. N. H. 1847 I. Fedjee.
__jlicidema Lea Reev. 174 Philippines.
^^jwitra Meusch Reev. 17o. (excl. synon.y Sumatra.
.— selosa Swain Reev. 185. 186 Philippines.
Sumatra.
_speciosa A. Ad Reev. 184 Nov. Caléd.
telrica Gould Proc. Boston. S. JN. H. 1847 I. Fedjee
^ihiarella Lam Schrôter. Fluss. Conch. pi. 9. f. 12
(non Reev.).
villosaPhil Zeilsch. Malac. 1848. p. 154 iNov. Caléd.
Le groupe de la M. amarula L. présente encore bien des incertitudes quant
à la détermination des espèces, et je crois qu'il mériterait d'être l'objet d'un travail
spécial. Il importerait d'abord de fixer ce qu'on doit entendre par les M. amarula
et tJiiarella, qui à cause de leur ancienneté ont servi de terme de comparaison
pour toutes les autres espèces décrites depuis. Or, quant à la première, je ne sais
trop quelle figure citer; celle de Reeve est tout à fait insuffisante (peut-être même
n'est-ce pas sans intention). On peut dire que chaque collection a sa M. amarula
particulière. Quant à la seconde, j'ai indiqué la figure de Sclirœter citée par La-
marck. Je ne connais malheureusement pas la figure de la M . mitra de Meuschen,
mais si elle est conforme à la figure de Reeve, elle représente certainement une
autre espèce bien distincte à laquelle j'ai laissé le nom de mitra, et n'a aucun
rapport avec la petite espèce figurée dans Schrœter. Cette dernière forme, qui est
assez répandue dans les collections, n'est pas mentionnée par Reeve.
R
Testa lurrita, minor, plerumque tenuis, spinis vel tuberculis coronata,
siriis decurrenlibus oriiaia, plerumque fusco elrubro variegata.
Typus : M. spinulosa Lam.
Habile. Maurice, Ceylan, Philippines, Nouv. Irlande.
coclilea Lea Proc . Zool . Soc . Lond . 1 850 .
corolla Gould Reev. 366 Nov. Zél.
dalura Dohrn Reev. 213 Ceylan.
denliculaki Lea Reev. 211 Philippines.
— decussaia raihi. vV^^
australis. Reev Reev. 82.
- eJegans Benson ....... Reev. 178 (?)
— r^ecjeensis Reev Reev. 179 L Fedjee.
..- granum v. d. B Reev. 219 Java.
myurus Brol Rev. Zool. 1860. pi. 16. f. 3.
— 56 —
pagoda Lea Reev. 182 (?) Philippines.
pugilis Hinds Reev. 180.— V. Sulph. pi. 15 f. 17.
18 Nov. Irl.
belUcosa Hinds Voy. Sulph. pi. 15. f. 15. 16 I. Fedjee.
acanthica Lea Haiiley. Conch. Mise. 8 Manille.
scabra Fer Reev. 183(?) — Chem. 135. f. 1259
(mala) Maurice.
aspera [Ilel] Dillw.
. scabrellaPhil Phil. N. C. pi. 4. f. 13 Java.
no dosa Parr.
-spinulosa Lam Voy. Astrol. pi. 56. f. 12-14.... Java-Ceyl.
Mouss. Moll. Java. pi. 11 . f. 11 .
— Reev. 156 (?)
turrita Parr.
Terpsichore Gould Proc . Roston . S . N . H . 1 847 1. Fedjee .
Testa laevigata, conica, subperforata ; anfractibus convexis, aperlura am-
pla infernè subproducta.
Typus : M. Zanguebarica Petit.
Habile. Afrique orientale, Java.
amoena Morelet Journ. Conch. 1851. pi. 5. f. 9.. Madagascar.
ferruginea Lea Reev. 147 Zanzibar.
retusaGray Griff. Cuv- pi. 14. f. 9.
terebra Rens Reev . 59 Java.
torquata v.d. B Mouss. Java. pi. 9. f. 2. pi. 22. f. 2 »
zonata Renson Reev. 217.
zonata v. d. B Phil. N. C. pi. 1. f. 12 Rengale.
Zanguebarica Petit Journ. Conch 1851 . pi. 7. f. 1 . . . Zanzibar.
T
VlUc ^ fsir
Testa turrita, crassa, tuberculata vel carinata; labrum sinuatum, ad basin
productum; columella subrecta.
Typus : M. aurila Mull.
Habite. Afrique occidentale. Sénégal.
aurita Mull Reev. 190 Sénégal .
Pirena aurita Lam .
— 57 —
. balteata Phil.
zonata Phil Phil. N. C. pi. 5. f. 5 Sénégal.
Byronensis Gray . . . . . . Hanley. Conch. Mise. 14 Sénégal.
Oweniana Gray . Wood Wood. Suppl. pi. 24. f. 23.
tuberculosa Rang. ■ . . Reov. 191 .
Rangii Desh Mag. Zool. pi. 13.
-.fasligiella Reev Reev. 189.
.fuscaGmel Reev. 200 Sénégal.
Listeri Anton. ■ v
Matoni Gray Hanley. Conch. Mise. t.
^?mutans Gould Reev. 215 • etrnrrah (?) û^, ÛrJftu^ ^^
Ce groupe, uii des plus beaux et des plus caractérisés, n'a été trouvé jusqu'à
présent qu'au Sénégal; les espèces ont une certaine analogie de forme et de sculp-
ture avec les Cérites de la section des Potamides (C. muricatum, radula).
u
Testa turrita, apertura basi canaliculata, intùs costis deeurrenlibus prae-
dita.
Habite. Gabon. 7 ^ r
. tessellata Lea Proe. Zool. Soc. Lond. 1850 Gabon. /'/"^ ^
Cette espèce forme à elle seule un groupe très-caractérisé par la présence à
l'intérieur de la coquille de deux lames saillantes placées contre la paroi exté-
rieure. Ces lames n'atteignent pas le bord droit, elles s'arrêtent même longtemps
avant, de façon qu'elles peuvent facilement passer inaperçues ; mais elles se sen-
tent très-distinctement au moyen d'une épingle introduite dans l'ouverture de la
coquille. — M. Reeve considère la M. tessellata comme synonyme de M. rudis
Lea, dont elle me paraît parfaitement distincte à tous égards. — Les plis de la
paroi externe ne se prolongent pas à l'intérieur de la spire.
Melaniae incerlaB sedis.
œqualis Hald Hald. monog. Lymn. couv. n" 4. . . Amer. bor.
aelhiops Beek.
affinis Lea Proc. Ac. N. S. Phil. 1856 Manille.
angulosa Mke Syn. Melh. p. 135 Amer. bor. rJu^/m^^
angusta Phil Phil. N. C. pi. 5. f. 9 ?
aspersa Cr. Jan Catal. Coll. (in collect. Crist. Jan ^
deest ) Amer, austr.
8
aiislralis Lea
balana Goulcl . . ■
-bizonalis (It K*v
bicarinata Gralel.
^ bicolorata Anth . .
U) û bulbosa Goiild. .
Carolinœ Giay .
conus Jacq.
coracina Anth . ,
eostata Rav(Mi. . . .
Duisabonis Gratol
dolorosa Gould.. .
eburn(;a Mhif. .
^^ -, ,'/. exijTua Conr
— 58 —
Proc, Zool. Soc. Lond. 1850 Australie.
Proc. Boston. S. I. p. 144. (1843) Biirmah.
S-^ exiinia Anth
fluctuosa Gould.
fluminalis Mbif
,J^ Ci. Fraseri v. d. B
furfurosa Gould
gibbosa Raf
glabrata MhIf.
gracilina Gould
hiana Lea.
yhippocastanum Reev. . .
a£ à Housei Lea
humerosa Gould
insequata Fisch
inemla Anlh.
inermis Gray.
inermis Sow.
lalebrosa Hinds . . . . .
libertina Gould
Hgata Cr. Jau
-'^igata Mke
lineata Say.
maculala Parr.
Madagascariensis Grat..
magnifica Conr.
moesla Hinds
Calai. Smithson. Insl Amer, bor.^
Proc. Boston. S. N H. 1847 ColumbiaR.
Catal. Smilhsou. Inst.-;rrA^/q<?^^r^ Amer. bor.
Calai. Coll. Raven. 1834 Virginie.
Lea . Catal . Mel , J\U jc< Lu ^^? (H ( ^J ^'*^^
Proc. Bost. S. N. H. VII. 1859.. Plakodadi.
Lea. Calai. Mel.
Proc. Ac. Phil. VII. p. 269 ?4^ Californier^
Ann. Lyc N. Y. VI. pi. 3. f. 7 —
Reev. 408 Amer. bor.
Proc. Bost. S. N. H. 1847 Burmah.
^Lea. Catal. Mel.
Proc. Zool. Soc. Lond. 1859 Equateur.
Proc. Bost. S. N. H. 1847 Manille.
Calai. Smilhson. Inst.
Proc. Bost. S. N. H. VII. (1859). Taïti.
Reev. 1 88 Bornéo .
Proc. Ac. N. S. Phil. 18.56 Siam.
Proc. Bost. S. N. H. 1847 Burmah.
Lea. Calai. Mel.
Calai. Smilhson. Insl yyf^lf'^/^ . . . Amer, bor,
Voy. Sulph. pi. 15. f. 21 Nov. Irlande
Proc. Bosl. S. N. H. VII. (1859) . . Chine.
Catal. Collecl. Crist Amer. mér.
Syn. meth. p. 136 .'U^iV'^ Ohio.
Lea. Catal. Mel. Ujc^ ^^c^^ /% ^fl ^^^
id. (TsÂkM» 1
Voy. Sulph. pi. 15. f. 4 ... I. Fedjee.
h
Où^.
r
vfc/X^^^^^ /^^/
^^^v^W^^^
V
V
\ \
\
— 59 —
mullilata Say Lea. Catal. Mel.
'^ Myersiana Lea Proc. Ac. N. S. Pliil. 1856 . I. Fedjee.
napilla Antli Calai. Smithson. lx\?,l .r: C<>i4t^'*^.4^ Amér. bor.
^ Ningpoensis Lea Proc. Ac. N. S. Phil. 1856 Chine.
obrula Lea Proc. Zool. Soc. Lond. 1830 ?
L oblusa Lea Tr. am. phil. Soc. VIII. pi. 5. f. 28 Tennessee.
ochracea Cr. Jan. ..... CalaL Coll. Crist. ^in niuseo deest). Martinique.
pallida Lea
pirenoides Reev Reev. 128. Fernando Po
plicata Mke Syn. Melh. p. 137 ?
plicatula Desh Lea . Catal. Mel.
portalis Rssm id.
j2? ponderosa Anth . Proc. Ac. N. S. Phil. 1860 Tennessee.
proscissa Anth Reev. 342. . .-z.CAyjMÙ-?.. Alabama .
pygmaea Hoch Desh . . . Lea. Catal. Mel.
' quadriseriata Gray. . . . Lea. Cat. Mel. — Gray. Zool. Mise.
rybida Lea . Proc. Ac. N. S. Phil. 1836 Mexico.
Ç se^o'^sï^t^ferrTTrrL^'C^rairMel. ^^^^
solula Phil id.
spinigera Lea.
strobilus Reev Reev. 214 ." c^A£i^\ . ■ Séville.
subcarinata Gray Lea. Calai. Mel.
subulata Chera.
succinulala Anth Calai. Smilhson. Inst.='.*^*^«^/*^.V^Amér. bor.
sulculosa Mke Syn. meth. p. 136 Cincinnati.
sulcnlata Mawe Wood. suppl. pi. 8. f. 73.
p suturalis Hald Hald. suppl. n° 1 . p. 1 .
j/^ tenuisulcata Dkr Moll. Japon, pi. 2. f. 13. (juv.) Japon.
tenuis Lea.
terebella Mbif.
tuberculala v. d. B. , . . Lea Catal. Mel.
Wahiamatensis Lea. . . . Calai. Smithson. Insl. . Ainér. bor.
.^ Vainafa Gould Proc Bost. S. N . H. 1847 • . . . ^ . Upolu.
variegala Mus. reg. Ber. Mke. Syn. Meth. p. 43 r JciH^cû^ji
^ versipellis Anth Reev. 436 Tennessee.
zonalis Raf Catal . Smithson . Inst Amér. bor.
.»!» vV
V»-
n
— 60 —
V. Genre PIRENA Lam.
^^^ atra L Reev. 5 Philippines.
Moluques.
terebralis Lam.
pagodus Reev Reev. 4. fmonstr.)
Cantori Reev Reev. 2 Penang.
_. CecilleiPhil Zeilsch. Malac. 1849. p. 28-
^^^fluminea Gmel Roov . 1 -». . a^:h^ //^ . / 3 Madagascar.
,jbi ■^' granulosa Lam.. Deless. pi. 31 . f. 1 a, 6. , n^.y^.^^^
'j^(j^ lingulata Reev Reev . 7. T. . . . . . •/. . . . .'. Afr. occid .
niaura Reev Reev .6 »
nana Reev. Reev. 1 Nov. Caléd.
nitida v. d. B Malac. Blalt. 1858. p. 36 Philippirres.
picta Reev Reev. 3 Ceyian.
Mpsis prijiceps Lea . . . Tr. am. phil. S. V. pi. 19. f. 74.
plicafa Reev Reev. il Afriq. occid.
M. subimbricata Phil. Phil. N. C. pi. 5. f. 3. —Reev.
199.
sinuosa Phiî Zeilsch. Malac. 1851 . p. 91 .
spinosa Lam Reev. 9 Madagascar.
MadagascariensisEnc. Encycl. meth. pi. 458. t. 2 a. b.
Ce beau genre est répandu sur une assez vaste étendue de pays, et les mêmes es-
pèces se rencontrent dans des localités très-différenles, aussi présentent-elles
beaucoup de variétés qui rendent souvent la détermination difficile. Je ne doute
pas que par la suite la liste que je donne ici ne doive subir de notables réduc-
tions. — J'ai réuni aux Pirènes la Melanopsis princeps Lea. qui est un jeune in-
dividu probablement de P. picta Reev., et la Melania subimbricata Phil., qui est
le jeune âge de la P. plicata Reev. La Pirena plana Jan. (collect. Crist.) est une"
Mélanie de ^'Amérique du nord, probnblement M. canaliculata Say. Pirena aurita
Mail, est une Mélanie; enfin P. iostoma Pf., scalariformis Say et temiis Pf.
sont des Potamides. Je considère P. pagodus Reev. comme une monstruosité qui
n'est pas rare dans l'espèce, quoique je ne l'aie jamais rue aussi caractérisée que
dans l'échantillon figuré par Reeve.
— 61 —
VI. Genre HEMISINUS, Swain^ IStrô
(Basistoma Lea.) "
. acicularis (Mpsis) Fer . . Rossm. Icon. 672 Autriche.
. Melanopsis cornea Mhlf.
,_^M. Audebardi Fer.
M.pyramidalis Lang. Isis 4833. p. 430.
amabilis(Mel.j v. d. B.. Reev. (Melania) 223.
M.pulchrav. d. B. . . Malac. Blatt. 1858. p. 35 Célèbes.
.„^ehnii Reev Reev. 8 . Pernambuco
bicinclijs Reev Reev. 2 Brésil.
M. oingulaiaJ. Moric. Journ. Conch. 1860. pi. 12. f. 6 . , »
buccinoides Reev Reev. 3 • • Jamaïque?
j^r'-Brasiliensis (Mpsis) Mor. Reev. 5 Bahia .
var. M. scalaris Wag'f Spix. Test. Brasil. pi. 8. f. 5 Brésil.
Cambojiensis (M.) Reev. Reev. (Melania). 468 Camboge.
conlractus (Melania) Lea Proc. Zool. Soc. Lond. 1850. —
Reev. 19 Seychelles.
- crebricostis (Mel.) Bens. Ann. nat. hist. 1842. p. 488 Chusan.
- — crenocarina (Mpsis) Mor. Reev. 16 Brésil.
M. cingulata Jonas.. Zeilsch. Malac. 1844. p. 51 .
- -- Cubanianus (Mel.) d'Orb Reev. (Melania)3.58 Cuba.
M. pallida Gundl. . . . Reev. (Melania) 220 »
dermestoideus (M.) Lea. Reev. 9 Seychelles.
Edwarsii (Basist.) Lea . . Reev. 7 Pernambuco
,„^-^Esperi (Mpsis) Fer Rossm. Icon. 668-671. —Reev. 14 Autriche.
- — M. pardalis Mhlf.
GuayaquiIensis(Mel.)Pel Reev. 23 Guayaquil.
. Helena (Mpsis) Meder. , Reev. 24 ..... Java.
M. Theminckiana Pet. Journ. Conch. 1853. pi. 7. f. 11-
■? hislrionicus(Mel.)Reev. Reev. (Melania) 192 Cap.
Kochii (Mel.) Bernardi. Reev. 21 Brésil.
. lineolalus Wood. Gray.. Reev. 4. .fK''. .'f^;-. .^^ /-? Venezuela. ,7'"
__^,„,jHgricans (Clea) Ad . . . Reev. 25 Bornéo.
obesus Reev Reev. 17 Brésil.
olivaceus Behn Reev. 12. . . Pernambuco
„^^ ornatus (Mel.) Poey Reev. 20 Cuba .
. — Osculati (Mel.) Villa . . . Notiz. int. gen. Melania 1855 Quito.
L k^i^uM^S. Cflu Lu Ls"^ C^-'-^/
— 62 —
M. fusco punctata vdB Proc. Zool. Soc. Lo'id. 1859 . ... Equateur.
//. aspersus Reev Reev, 10 . . Brésil.
pulcher Reev Reev. 1 -5 ... . Pernambuco
puiiclatus Reev Reev. 1 »
ruginosus (Mel.) Morelet Test. nov. Cuba Yzabal.
rStrigillalus (Mel.) Dkr . . Reev. 11 Brésil.
tenellus Reev Reev. 6 Pernambuco
tenuilabris Reev. .... Reev, 22 Brésil.
Venezuelensis (M.) Dkr. Reev. (Melania). 81 Venezuela.
zébra Reev Reev. f. \o. c. d Brésil.
zoster mihi.
ruginosus Behn Reev. 13. Brésil.
glans(Mel.)v. d. B Phil. N. C. pi. 1. 1. 8. Ô. —Reev.
232 Java.
Hugelii (Mel.) Pbil .... Phil. N. C. pi. 2. f. 8 Nouv. Hol-'^
M. breviformis Parr .
? M. siphonata Reev. . Reev. 1 43 ?
siccata (Mel.) v. d.B... Phil. N. C. pi. 2. f. 9 fjuv.^-Reev.
230 '^ Java.
.l'ai réuni aux Hemisinus, sur l'autorité de Reeve, le genre Clea .4d., ou du
moins une espèce, la Clea nigricans ; une seconde espèce a été décrite par Ben-
son (Ann. Mag. N. H. 1860), c'est la Clea Aimesleyi de Quilon, côte de Malabar,
mais elle ne me paraît pas appartenir à ce genre, ni même à la famille des Méla-
niens. Son opercule la rapprocherait plutôt des Buccins, car l'auteur dit « oper-
cu\o unguiculato, parvo, corneo, nucleo marginali dextrali^ siibbasali, rostro basali
elerato munito. » Cette espèce habite des eaux saumatres en compagnie de Cérites
et d'une Cyrène.
Le genre Hemisinus, tel qu'il est aujourd'hui constitué, réunit nn grand nom-
bre d'espèces qui ont pour caractère commun une columelle tronquée ou un canal
il la base. Sa séparation du genre Melania rappelle tout à fait celle des Achatines
et des Bulimes, et, comme le genre Achatine, il devra être transformé. Il a déjà été
séparé des Melanopsis et des Pirènes, mais il contient encore des formes qui pour-
raient bien motiver de nouvelles coupes. Ainsi VH. Heleiia n'a guère d'analogie
avec H. lineolalus ; les espèces brésiliennes forment de leur côté un petit groupe
assez distinct; enfin peut-être devra-t-on conserver le genre Clea.
•l'ai ajouté, comme appendice, un petit groupe qui peut-être devrait se placer
ailleurs; les trois coquilles qui le composent n'ont pas positivement la columelle
tronquée des Hémisinus, mais elles présentent à la base de l'ouverture une espèce
de sinus qui m'a engagé à les placer ici. Les figures que donne M. Reeve ne pré-
sentent pas ce caractère que je retrouve cependant sur tous les échantillons de ma
collection.
63 —
VIL Genre MELANOPSIS Fer.
affinis Fer.
— ? nodosa Fer Fer. Mon. Mel. pi. 1 . f. 13. (foss.) ^</^^^
^brevis Morelel Test. nov. Austral. 1857 Nov. Caléd.
cariosa L Rossm. Icon. 680. 846 (var.) Espagne.
^ — coslellata Fer »
— — Seviliensis Gralel . ■ . ■ Rossm. Icon. 846 »
^ costata Fer Rossm. Icon. 678. 679 »
Jordanica Roth Moll. spec. pi. 2. f. 12. 13 Asie min.
„ — Dufourii Fer . Rossm. Icon. 83.T -839 Espagne.
Etrusca Villa !v. min.) Toscane.
Maroccnna Chem .... Gassies. Desc. coq. Alg. f. o. 6 . . . Algérie.
fiilgurans Gassies Journ. Conch. Vil. p. 371 Nov. Caléd.
frustulura Morelel Test, nov. Austral. 1857 »
,..-^— Graellsii Villa Rossm. Icon. 841 Espagne.
Hammanensis Gassies. . Gassies. Descr. coq. Alg. f. 9. 10. Algérie.
Kotschyi v. d. B Reev. 7 Perse.
— ^Henliginosa Reev Reev. 9 Nov. Caléd.
Llineolata Gassies Journ. Conch. VM. pi. 9. f. 9. 10. »
Lorcana Guirao Rossm. Icon. 84o Espagne.
neritoides Gassies Journ. Conch. VII. p. 371 Nov. Caléd.
ovata Dkr Mal. Blâlt. 1861 . p. 130 N. Zélande.
— Parreyssii Mhlf Reev. 5. - Hongrie.
^^ praerosa L Rossm. Icon. 676. 677 Algérie.
buccinoidea Fer . . .. Fer. pi. 1 . f. 1 . 3. etc. . . Espagne.
erosa Roth. Asie min.
— Ferussaci Roth Wiegm. Arch. 1840. II. 209.
fusiformis Sow. ..... Fer. Monog. Melanops.
lœvigata Lam
olivaCr.Jan Catal. Coll Ara.mér(?!]
Saulcyi Bourg Reev. 8.. Syrie.
scalaris Gassies Gassies Desc coq. Alg. f. 7. 8... Algérie.
Strangei Reev Reev. 3 N . Zélande.
turcica Parr ubi.
truncata Cr. Jan Catal. Coll.
^ Irifasciata Gray ubi ? A/r
variabilis v. d. B Reev. 6 Perse.
— 64 —
variegata Morelet Test. nov. Austral. 1857 Nov.Caléd.
-Wagneri Roth Roth. Voy. Orient.
Zelandica Gould Reev. 2 N. Zélande.
zébra Cr. Jan Catal. Coll.
Ce genre est bien nettement circonscrit, aujourd'hui qu'on en a sorti les Herai-
sinus. Son habitat est assez curieux, car il caractérise d'une part la faune médi-
terranéenne, et il se retrouve d'autre part avec le même faciès à la Nouvelle Calé-
donie et à la Nouvelle-Zélande, sans que jusqu'à présent on l'ait signalé ailleurs.
J'estime qu'il y aura quelques réductions à lui faire subir parmi les espèces euro-
péennes et surtout dans les espèces de la Nouvelle-Calédonie, qui sont trop multi-
pliées. — Les Melanopsis Tachitensis Fer et fulqurans Born du Catal. Cristof. et
Jan, sont le Bankivia varians dans la collectian Cristoforis ; les Melanopsis truncata
et zébra de Jan du même catalogue ne se retrouvent pas dans la collection.— La Me-
lanopsis maculata Lea est probablement un jeune âge d'une espèce de Mélanie, la
figure qu'en donne l'auteur (Trans. am. phil. Soc. V. pi. 19. f. 75) n'est pas de
nature à dissiper l'incertitude. — Il faudra probablement joindre à la M. Dufourei,
la M. scalaris Gassies.
«■^sTCvae-sa?*-*—
TABLE ALPHABETIQUE
ESPECES DU GENRE MELANIA.
Les espèces du genre Melania se trouvant réparties dans un grand nombre
dégroupes, j'ai cru devoir en donner un catalogue alphabétique qui per-
mette de les retrouver plus facilement. Ce travail était inutile pour les autres
genres qui ne sont pas subdivisés, et dont les espèces sont déjà disposées
suivant l'ordre alphabétique.
(Les dénominations passées au rang de synonymes sont en lettres ita-
liques).
Page
abbreviata Anth 37
abjecta Hald 34
abrupta Lea 37
abscida Anth 32
acanthica Lea 56
uculeus Lea 47
acuminata Dkr 50
acus Lea 50
acuta Lea 31
acuta Lea 47
acutissima v. d. B. ... 47
acutocarinata Lea .... 36
adspersa Trosch 51
adusta Anth 37
./Egyptiaca Bens 41
œqualis Hald 57
aerea Reev 47
œthiops Beck 57
affinis Lea 57
Page
afra Zgl 41
agnata Z-gl 41
agrestis Reev 42
albesceus Lea 49
alboviUata Brot 47
Alexandrensis Lea ... 37
altipeta Anth 34
alveare Conr 30
amahilis v. d. B 61
amarula L 54
ambidextra Martens . . 52
ambusta Anth. 39
amoena Morelet 56
ampla Anth 39
.imurensis Gerstf 46
angulata Anth 37
angulosa Mke 57
angusta Phil 57
angustispira Anth. ... 37
annulifera Conr 30
anthracina v. d. B. . . 47
apis Lea ... 42
approxima Hald 36
aquatilis Reev 44
arachnoHi'ea Anth. ... 34
arata Lea 30
arctata Lea 32
arcte-cava Mouss 49
armigera Say 29
armlllata Lea 52
Arroensis Reev 47
aspera Dillw 56
asperata Lam 45
aspersa Crist. Jan.... 57
aspersa Reev 45
aspirans Hinds 47
assimilis Anth 36
athleta Anth 34
9
Page
aterrima Cr. Jan 47
atra Rich 44
attenuata Anth 42
auriculceformis Lea ... 32
auriscalpium Mke. . . . 35
aurita Miill 56
australis Lea 58
australis Lea 48
australis Rfev 55
Babylonica Lea 36
baccata Gould 45
baculum Anth 34
baculus Reev 47
balteata Phil 57
balteata Rcev 46
basalis Lea 32
batana Gould 58
Batesii Reev 45
bella Conr 36
bella-crenata Hald ... 36
bellicosa Hinds 56
Belone Phil 49
Bensoni Phil 49
Bensoni Reev 52
beryllina Brot 51
bicarinata Gratel 58
bicincia Anth 86
bicolor Anth 34
bicolor Brot 50
bicolorata Anth 58
bicostata Anth 30
biflanimata Reev. ... 47
bitaeniata Conr 32
bizonalis de Kay 58
blanda Lea 35
blatta Lea 47
Boninensis Lea 53
Boykiniana Lea 34
Brasiliunsis Moric. ... 61
breviformis Parr 62
brevior Trosch 44
brevis Lea 32
brevis d'orb 43
brevispira .^.nth 37
— 66 —
Page
Brookei Reev 46
Broti Dohrn 53
Brumbyi Lea 30
brunnea Anth 39
Buddii Lea 35
bulbosa Gould 58
bullata Lea 44
buUioides Reev 47
Buschiana Reev 47
Byronensis Gray 57
calculus Reev 51
caliginosa Lea 34
Cambojiensis Reev. .. 61
cnnaliculata Say 30
canalis Lea 47
cancellata Say 34
cancellata Bens 52
carinata Raveii 38
carbonata Reev 47
carinifera Lara 36
carinocostata Lea 35
Carolinae Gray 58
casta Anth, 32
castanea Lea 37
catenaria Say 34
catcnoides Lea 34
Celebensis Q.G 48
cerea Brot 54
chalybaîa Anth 37
Charpentieri Dkr 14
chloris Trosch 44
chocslatum Brot . . . . 53
cinielium Reev 50
cinerea Morelet 42
cincta Lea • 47
Cincinnatiensis Lea. ■ . 25
cingulata J. Moric ... 61
cingulata Jonas 61
cinnamoniea Anth .... 35
circincla Lea 31
circumstriata Metk, . . 46
circumsulcata v. d. B. 44
elara Anth 32
Clarkii Lea 34
Page
clava Mke 42
clavœformis Lea.. . . . . 37
clavus Lam 50
coarctata Lam 42
coarctata Lam. {Phil.^. 50
cochlea Lea 55
cochlidium Lea 51
coelatura Conr 32
coffea Phil 53
cognata Antli 39
coUistricta Reev 54
cohimella Lea 35
coninia Conr 35
Commersoni Morelet. . 50
compacta Anth 32
concinna Lea 34
confusa Dohrn 48
congesta Conr 36
conica Say 30
conica d'Orb 42
Couradi mihi 36
consangiiinea Anth. . . 39
conus Jacq 58
contracta Lea 61
conulus Lea 44
coracina Anth 58
cornea Kiist 41
corneola Anth 35
cornuta Lea 54
corolla Gould 5S
coronata v. d. B 22
coronata Kiist 41
coronilla Anth 32
corpoi'osa Gould 50
corpulenta .\nth 32
correcta mihi 39
corrugata Lara 47
corrugata Lea 35
corvina Morelet 42
costata Q.G 47
costata Rav 58
costellaris Lea 50
costifera Hald 34
costulata Lea 35
67 —
Page
costulata Schmidt 41
crassa v. d. B 21
crassa Parr 41
crassilabrum Reev. ... 42
crebra Lea 53
crebreslriata Lea 32
crebricostata Lea 35
crebricostis Bens . . . . . 61
crenatella Lea 34
crenifera Lea . 53
crenocarina Moric .... 61
oî'eniilaris Desh 54
crenulata Desh 47
crepidinata Reev 50
cristata Anth 32
crutntata Mke 25
Cubaniana d'Orb 61
cubicoides Anth 39
Cumingii Lea 48
Cumingii Lea 43
Curreyana Lea 35
curta Hald 32
curta Mke 35
curvata Lea . . 30
curvicostata Anth 35
curvilabris Anth 31
cuspidata Chem 48
cuspidata Anth 39
Cybele Gould 55
cylindracea Conr. ... 32
cylindracea Mouss. .. 51
cylindrica Conr 32
dactylus Lea 45
datura Dohrn.' 55
decollata Lam 50
decollala Gmel 44
décora Lea 35
decorata Anth 32
decusaata mihi 55
Dembea Riippel 51
densa Anth. 31
densecostata Reev. . . . 35
denticulata Lea 55
depygis Say 37
derraestoidea Lea 61
Deshaysiana Lea 34
Deshaysiana Reev 37
DeshaysiiLeain Reev. . . 34
diaderaa Lea 55
digitalis Mouss 49
dilatala Conr 24
dimidiata Mke 54
dimorpha Brot 44
dislocata Raven 35
divisa Phil 50
dolorosa Gould 58
dubiosa Lea 87
Duisabonis Gratei .... 58
duplex mihi 48
dura Reev 54
Duttoniana Lea 29
ebenuni Lea ... 31
eburnea Mhlf 58
Edgariana Lea 34
Edwarsii Lea 61
elata Anth 37
elegans Bens, 55
elegans Schmidt 41
elegantula Anth 32
elevata Say 30
elirainata Anth 34
elongata Lea 30
episcopalis Lea 46
Erehus Reev 50
erosa Less 44
erythrostonia Q. G. . . . 51
Etowahensis Lea 34
exarata Lea 30
exarata Mke 30
excavata Auth 32
excisa Lea 27
excurata Conr 31
exigua Conr 58
exigua Morelet 43
exilis Hald 37
eximia Anth ... .^. ... . 58
expansa Lea 40
exusta Reev 50
Page
fasciata Mke 35
fasciolata Oliv . 51
fastigiata Anth 30
fastigiella Reev 57
Feejeensis Reev 55
ferrea Reev 50
ferruginea Lea 56
figurata Hinds 48
filum Lea 30
fiinbriata Thorp 47
flavimigera Dkr 51
flammulata v. d. B... 48
flavida Dkr... 53
Florentiana Lea 40
florata Hinds 51
floricoma Reev 51
Floridensis Reev 34
fluctuosa Gould 58
fluminalis Mhlf 58
fœda Lea 42
fœnaria Reev 44
fontinalis Phil 52
Foremani Lea ...... 30
formosa Anth 35
forulatn Reev 48
Fortunei Reev 52
Fraseri v. d. B 58
fraterna Lea 48
Frethii Gray 44
fulgida Reev 48
fulgurans Hinds 51
fuliginosa Lea 40
fumosa Hinds 48
funebralis Anth 38
funiculus Q. G 48
furfurosa Gould .58
furva Lea 38
fusca Gmel 57
fuscata Desh 48
fusco-cincta Anth . ... 40
fusco-punctata v. d. B. 62
fusiformis Loa 40
Gassiesi Reev 42
gaudiosa Hinds 51
— 68 —
gemella Reev 42
gemma de Kay 38
geramulata Reev 52
germana Anth 40
gibbosa Lea 40
gibbosa Raf 58
glabra Lea 38
glabrata Mhlf ... 58
glandula Anth 39
glans V. d. B 62
glans Anth 39
glaphyra Morelet 43
glauca Anth 35
globula Lea 25
Gouldiana Reev 50
gracilina Gould 58
gracilior Anth 38
gracilis Lea ........ 38
gracilis Anth 38
gracillima Anth 36
gradata Anth 30
granifera Lâm 53
granospira Mouss ... 53
granum v. d. B 55
graphium Morelet 42
grata Anth 34
gravida Anth 40
grisea Anth 32
grossa Anth 40
GruneriJonas 42
Guayaquilensis Petit . 61
Guineensis Reev . . . . 42
Hainesiana Lea 46
Haleiana Lea 34
Hallenbeckii Lea 34
Hanleyi Brot 52
harpa Lea 32
harpula Dkr 53
hastata Anth 31
haslula Lea 47
Haysiana Lea 32
Helena Meder 61
HeUerii Parr 42
Helvetica Mich 8
Page
Henriettse Gray 46
Herculea Gould 46
Herklotzi Petit . 54
Heukelomiana Reev . . . 46
hians Lea 58
Hildrethiana Lea 25
hippocastauura Reev. . 58
hippocastanumBrot. . . 54
histrionica Reev 61
Hohenackeri Phil 44
Holandri Fer 41
Holstonia Lea 32
Housei Lea 58
Hugelii Phil 62
humilis Phil 50
hunierosa Gould 58
hybrida Anth 36
hybrida Reev 53
Hydei Conr 32
mbricata Anth 36
mmanis Morelet 43
mpressa Lea 32
mpura Lea 51
neequata Fisch-Wald. . 58
ncerta mihi 52
ncisa Reev 52
ncrassata Anth 34
ncurta Anth 38
ndefinita Lea 50
Indica Eyd. Soûl. ... 46
Indorum Morelet 42
nemta Anth 58
nermis Gray 58
nermis Sow 58
nflata Lea 24
nflata Hald 40
nfracostata Mouss ... 46
nfrafasciata Anth .... 30
'nhambanica Martens. 44
nhonesta v. d. B 52
nornata Anth 38
nquinat^,Defr 45
nquinata Cr . Jan .... 42
ntegra Say 24
intensa Anth 36
intermedia v. d. B. . . . 42
interrupta Hald 34
intersita Hald 35
intertexta Anth 34
iostoma Anth 31
iota Anth 36
isogona Say 24
Japonica Reev 42
Javanica v. d. B 50
Jayana Lea 29
juncea Lea 48
Judaica Roth '-
Kirtlandiana Lea 38
Kochii Bernardi 61
Krantzii Charp 44
lachryma Anth 32
lacunata Reev 42
lacustris Morelet ..... 43
l6eta Jay 32
Isevigata Lara 42
lœvigata Lea 34
lœvis Gray 49
lœvis Lea 34
laevissima Sow 42
laqueata Say 35
lancea Lea 48
Largillerti Phil 42
larvgeformis Lea 38
latebrosa Hinds 58
lateralis Lea. . . "'^
lateritia Lea 53
latitans Anth 34
Layardi Dohrn 52
Leaii mihi 34
Lecontiana Lea 35
lentiginosa Reev 36
libertina Gould 58
Liebmani Phil 42
ligata Conr 33
ligata Cr. Jan 58
ligata Mke 58
lima Conr 33
lineata Say 58
— 69
lineata Gray 53
lineata Trosch 53
lineolata Wood 61
lirata Bens 53
lirata Mke 52
Listeri Anth 57
litigiosa Brot 49
livescens Mke 38
livida Reev. ., 30
loricata Reev 44
luctuosa Hinds 51
lugubris Lea 31
lumbricus Reev 42
lutosa Gould 50
Luzoniensis Lea 53
lyrœformis Lea 53
Macapa J. Moric 44
macilenta Mke 48
macilenta Parr 41
macrospira Morelet ... 47
maculata Parr 58
maculata Born 48
Madagascariensis Gr. 58
magnifica Conr 58
marginata Raf 72
Martensi mihi 48
Mat ont Gray 57
Mauiensis Lea ^3
maurula Reev 50
maxiraa Lea 43
Menkiana Lea 46
meretrix Reev 42
Melkalfei Reev 48
Mexicaaa Reev 42
microstoma Lea, 54
Mindorensis Lea 49
minuta mihi 43
miriflca A. Ad 54
mitra Meusch 55
mitra Dkr 54
modesta Lea 36
modicella Lea 22
monilifera v. d. B. . . . 48
mœsta Hinds 58
Page
Mœrchii Beck 44
Moluccensis Q. G,. . . . 53
monile Mouss 49
monozonalis Lea 40
Moreleti Reev 50
mucronata v. d. B 48
multilata Say 59
multilineata Say 35
murrea Reev 42
mutans Gould 57
mutata mihi 37
Myersiana Lea 59
myurus Brot 55
nana Lea 53
napilla Anth 59
nassa Woodw 42
nassula Conr 34
nebulosa Conr. 36
neglecta Anth 34
neutra mihi 53
Newberryi Lea 38
Newcombii Lea 50
Niagarensis Lea 38
Nickliniana Lea 26
Nicobarica Mœrch. . . 52
nicotiana Reev 45
nigrata Poey 42 | pagoda Lea
nigrita Morelet 44
nigritina Morelet 44
nigrocincta Anth 38
nigrostoma Anth 38
Ningpoensis Lea 59
nitens Lea 36
nobilis Lea 31
Page
obeliscus Reev 43
oblita Lea 36
obovata Say 25
obruta Lea 59
obsciira Brot 50
obstricta Reev 48
obtusa Lea 59
occata Hinds 34
occidentalis Lea 26
occulta Anth 38
ochracea Cr. Jan 59
Ocœoensis Lea 38
Oerstedtii Mœrch 43
oliva Lea 33
olivula Conr 33
opaca Anth 38
opiparis Morelet 43
oppugnata Lea 32
Ordiana Lea 30
orientalis A. Ad 54
ornata v. d. B 49
ornata Poey 61
Osculati Villa 61
ovalis Lea 33
ovoidea Lea 38
Oweniana Gray 57
56
pagodiformis Anth ... 36
pagodula Gould 46
pagodulus Reev 45
palimpsestes Reev. .. . 48
pallens Reev 43
pallescens Lea 31
pallida Gundl 61
nodata Reev 29 | pallida Lea 59
nodosaParr 56 pallidula Anth 38
nodosa Slenlz 41 pantherina v. d. B 49
nodulosa Lea 34 panucula Morelet 43
nuclea Lea 33 î papillosa Anth 34
nucleola Anth 40 Papuensis Q. G 51
nucula Reev 42 parva Lea 43
nupera Say 40 : parvula Schmidt 41
obesa Anth 33 paucicosta Anth 36
obesa Phil 22 : paula Anth 40
— 70 —
Page
perangulata Conr 36
percarinata Conr 36
perfecta Mouss 45
perfusca Lea 31
Pernambucensis Reev 45
pernodosa Lea 30
perpinguis Hinds 52
perrimosa Reev 48
perstriata Lea 36
petechialis Brôt 45
Petitii Phil 50
Philippii Ad 48
phlebotomum Reev... 48
picta Hinds 48
picta Phil 48
picta Lea 38
pictiirata Reev 38
pilula Lea 24
pinguis Lea 40
pirenoides Reev 59
plana v. d. B 51
planogyra .4.nth 30
planospira Anth 40
plebeia Antli 38
plana Anth 33
plicata Mke 59
plicata Lea 46
piicatula Desh 59
pUcatula Lea 34
plicifora Lea 36
plurialriata Say 43
Plulonis Hinds 48
polygonale Lea 43
ponderosa Anth 59
pontificalis v. d. B. . . . 46
porcata Jonas 48
porracea Reev 43
portails Rossm 59
Portellii Lea 34
PotosiensisLea 36
prasinata Conr 33
producta Lea 36
proseissa Anth 59
proteus Lea 33
Page
proxima Say 38
pugilis Hinds 56
pugioniformis Phil... 48
pulchella Anth 38
pulcherriraa Anth. .37
piilchra V. d. B 45
pulchra v. d. B 61
pumila Lea 33
punclata Lam 48
punctulata Gratel 51
pupoidea Anth 33
pygmaea Desh 59
pyramidalis Morelet . . 43
pyramidata Hinds ... 51
pyramis Bens 48
pijramisv. d. B 52
pyrenella Conr 30
quadriseriata Gray. ... 59
Rangii Desh 57
rarinodosa Anth 39
recta Lea 50
Reevei mihi 46
regularis Lea.. 30
Reirvmrdii de Haan. . . 45
renovata mihi 43
reticulata Lea 46
letusa Gray 56
rhombica Anth 38
rigida Anth 37
Riquetii Gratel 53
riraata Reev.. 49
rivularis Phil 52
robulina Anth 29
robusta Lea 32
Rogersii Conr 24
rorata Reev 31
rubiounda Reev 43
rubida Lea . . 59
rudens Reev 52
rudis Lea 54
rufa Lea 37
rufescens Lea 37
rufescens Martens . . . . 49
ruftila Hald 39
Page
niginosa Morelet 62
rugosa Lea 34
rustica Mouss 49
rusticula v. d. B 42
Saffordii Lea 38
salebrosa Conr 25
Sallei Reev 43
Sallei Gassies 42
Samoensis Reev 49
Saussurei Brot 43
Sayii Wood 30
scabra Fer 56
scabrella Phil 56
scabrella Anth 36
scabriusciila mihi .... 36
scaldris Wagn 61
Schiedeana Phil 43
Schomburgki Hanley . 51
Scipio Gould 49
scitula GouTd 52
scopulus Reev 53
sculpta Soûl 54
seulptilis Lea 38
sculptais Reev 44
Sellersiana Lea. .... 72
semicancellata v. d. B. 49
semicarinata Say 38
semicostata Conr 59
semicostata Phil 72
semideciissata Encycl. . 47
semigradata Reev 33
semigranosa v. d. B. . . 53
semiornata Brot 50
semiplicata Encycl . ... 44
setosa Svvain • 55
Shastaensis Lea 34
Showalterii Lea 33
siccata v. d. B 62
silicula Gould 52
simplex Say 38
Sineusis Reev 43
siphonata Reev 62
sobria Lea.' 51
solida Lea 31
— 71 —
• Page
soluta Phil 59
Sooloensis Reev 46
sordida Lea 33
spadicea Phil 49
spadicea Reev 43
sparsimnodosav. d. B . 46
speciosa A. Ad 55
speciosa Morelet 50
spinalis Lea 31
spinigera Lea 59
spinosa Bens 46
spinulosa Lam 56
Spixiana Lea 29
spurca Lea 31
Stephanus Bens. (Pal.) 22
slrangulata Enc-gd. ... 42
striata Lea 35
striatula Lea 35
strigillata Dkr 62
strigillata Mhlf 35
strigosa Lea 38
strobilus Reev 59
Stygia Say 40
subangulata Anth. ... 37
subcarinata Gray 59
subcarinata Ànth 36
subcylindracea Lea . . 39
subglobosa Say 25
subimbricata Phil 60
siiblirata Conr 37
siibnodosa Phil 43
subsolida Lea 39
substricta Hald 36
subsuturalis Metk 48
subula Lea 49
subularis Lea 35
subulata Lam 49
bubulata Chein 59
suhulata Sow. ....... 48
succinirlata Anth. ... 59
sugillata Reev 31
sulcosa Lea 35
sulcospira Mouss 43
sulculosa Mke 59
sulculata Mawe 59
suturalis Phil 52
suturalis Hald 59
symmetrica Hald 35
symmetrica Conr .... 36
tabiilata Anth 39
tœniolata .4.nth 31
Taitiana Lea 37
Tamsii Dkr 52
tecta Anth 37
tenebrocincta .inth.. . . 31
tenebrosa Lea 39
tenera Anth 39
tenais Lea 59
tenuisulcata Dkr 59
terebella Mhlf -59
terebra Bens 56
terebra v. d. B 51
terebralis Lea 36
terebrifonnis raihi .... 51
teres'Lea 35
Therpsichore Gould. . . 56
tessellata Lea 57
testiidinaria v. d. B. . . 43
tetrica Gould 55
textilosa Anth 40
Theminckiatia Petit. ... 61
thiarella Lam 55
tigrina mihi 45
Timorensis Reev 49
Tirouri Fer 47
tornatelia Lea 54
torquata v. d. B 56
torquata Lea 31
torta Lea • 39
torulosa .inth 37
torulosa Bnig 47
Tourannensis Soûl. . 46
tracta Anth 35
transversa Lea 45
trilineata Say (Lept.) . 26
triquetra Parr 53
tristis Reev 49
triparti ta Reev 37
Page
trivittata Lea 33
trochiformis Cour 31
Troostiana Lea 35
truncata Lam 44
truncatula Lam 52
tuberculata Wagn 45
tuberculata v. d. B, .. 59
tuberculata Mûll 51
tuberculata Lea 29
tuberculosa Rang 57
Turati Villa 43
turgida Lea 33
turgidula Phil 43
turricului Lea 52
turrita Parr 56
turritella Soûl 51
uucialis Hald 37
undosa Anth 39
undulata Say 31
unifasciata Mouss 52
uniformis Q. G 49
unisulcata Reev 49
Wahlamatensis Lea. . . 59
Vainafa Gould 59
valida Anth 33
Wallacei Reev 46
Vanuxemiana Lea .... 33
Warderiana Lea 39
variabilis Bens 46
varicesa Ward 30
varicosa Trosch 46
variegata M. reg. Ber.. 59
Venezuelensis Dkr. ... 62
venusta Lea 40
ventricosa J . Moric ... 45
Verreauiana Lea 49
versipellis Anth 59
verrucosa Hinds 53
veruculum Morelet . . 49
vestita Conr 31
vicina Anth 39
viilosa Phil 55
Winteri v. d. B 54
virens Anth 40
— n
Page
virgata Lea 25
Virginica Say 35
virgulata Fer 52
viridis Lea 26
viridula Anth 31
vittata Anth 37
vittata Brot 47
Zanguebarica Petit. . 56
Page
zonatav. d. B 56
zonata Bens 56
zonalis Raf 59
zébra mihi 43 | Zeylanica Lea 23
zonata Phil 57 I Zengana Morelet 51
TABLE DES GENRES.
Page
Anculosa Conr ; . . 23
Anculotus Say . . ^ 23
Basistoma Lea 61
Clea Ad 62
Clionella Gray 8
Ganga Gray 7
Gyrotoma Shuttlw 27
Hemisinus Swain 61
Jo Lea 29
Leptoxis Rafin 23
Melania Lara 30
Melanopsis Fer 63
Melatoma Anth 27
Melatoma Swain 28
Pachychilus Lea 41
Paludomus Swain 21
Philopotamis Layard 7
Pirena Lam 60
Pyrgula Jan 9
Schisostoma Lea 27
Strephobasis Lea 41
Tanalia Layard 7
Tricula Bens 8
ERRATA ET ADDENDA.
Page 32, après M. harpa Lea, ajoutez : synon. M. lateralis Lea. Recv. 314.
38, ligne 14, effacez : M. intersita Hald.
41, après M. agnata Zgl., ajoutez : Pot. Mich. GaL pi. 27. f. 3-4.
47, ligne 22. effacez : M. beryllina Brot.
,,-^ 52, ajoutez au groupe M. : M. Judaica Roth. Malac. Blaîtt. 1855. pi. 2.
f. 1-3.— Reev. 103.
53, après M. Riquetii Gratel., ajoutez : synon. M. semicostata Phil. N. C.
pi. 4. f. 12.
58, ajoutez au groupe V. : M. marginata Raf. Catal. Smiths. Inst.
59, ajoutez au groupe V. : M. Sellersiana Lea. Obs. gen. Unio. V. pi. 30.
f. 8.
60, ajoutez : Pirena (Mpsis) Lamarckii Val. in Pot. Mich. Gai. pi. 31.
f. 5. 6. Madag.?
MATERIAUX
POUR SERVIR
A L'ÉTUDE DE LA FAMILLE DES MÉLANIENS
II
AVEC TROIS PLANCHES
MATÉRIAUX
POUR SERVIR
A L'ÉTUDE DE LA FAMILLE DES MÉLANIENS
ADDITIONS ET CORRECTIONS
CATALOGUE SYSTÉMATIQUE
DES ESPÈCES QUI COMPOSENT
LA FAMILLE DES MÉLANIENS
A. BROT, D. M.
GENÈVE
CHEZ GEORG, LIBRAIRE-ÉDITEUR
1868
Depuis longtemps déjà je désirais rectifier certaines erreurs
qui s'étaient introduites dans mon Catalogne des Mékmiens,
réparer quelques omissions importantes et faire connaître les
diverses modifications que six années écoulées ont pu apporter
dans ma manière de voir relativement aux espèces qui composent
cette famille nombreuse. Ce sont ces corrections que j'ai réunies
dans les quelques pages qui suivent, et que j'adresse spéciale-
ment à ceux qui ont bien voulu accueillir le premier cahier
de mes Matériaux pour servir à l'étude des Mélaniens ; elles
sont groupées suivant le même ordre que j'avais adopté dans
mon premier travail, il sera donc aisé de les introduire dans
mon ancien Catalogue. J'ai profité de cette occasion pour men-
tionner les espèces décrites récemment dont j'ai pu avoir con-
naissance, et pour décrire quelques formes de ma collection qui
m'ont paru nouvelles, ou tout au moins que je n'ai pas cru pou-
voir assimiler d'emblée à des espèces déjà connues. Dans les
cas où j'ai eu quelques doutes sur leur identité avec des espèces
décrites antérieurement, j'ai préféré créer un nom nouveau, au
risque de grossir encore les synonymies, car j'estime cet incon-
vénient moindre que celui qui résulte d'assimilations erronées.
Les figures qui accompagnent mon travail permettront d'ailleurs
toujours aux auteurs lésés de reconnaître facilement leurs espèces
et de réclamer à f occasion leur droit de propriété: elles ont été
exécutées sous mes yeux d'après des épreuves photographiques,
et me paraissent donner une idée aussi exacte que possible des
coquilles qu'elles représentent. J'avais espéré pouvoir livrer les
— VI —
épreuves photographiques elles-mêmes, mais j'ai dû renoncer à
cette idée en raison du coût encore trop élevé de ces sortes de
reproductions qui d'ailleurs ne présentent pas toujours une net-
teté suffisante, surtout dans les parties ombrées. J'ai eu de la
peine à obtenir du photographe des épreuves exécutées exac-
tement de grandeur naturelle, ce qui explique quelques désac-
cords entre les dessins et les mesures que je donne dans le texte;
mais ces différences étant peu considérables sont sans impor-
tance et rentrent complètement dans la limite des variations
de taille individuelles.
Guidé par des considérations purement conchyliologiques,
j'avais réuni dans mon Catalogue les espèces des Etats-Unis en
un certain nombre de genres et de groupes que je regardais
comme distincts et exclusivement américains. Aujourd'hui cette
division est généralement admise , et les naturalistes américains
ont même établi une famille des Strepomatidœ, qui comprend
toutes les Mélanies des Etats-Unis. C'est Haldeman qui le premier
l'a proposée (Proc. Ac. N. S. Phil., 4863), en la motivant sur le
fait que dans toutes ces espèces le manteau est simple, tandis
que dans les autres Mélanies, il est lacinié ou dentelé. Plus tard,
Stimpson (Amer. Journ. of Se, vol. 38, 1864) a apporté un nou-
veau caractère distinctif qui consiste en ce qu'elles sont ovipares,
tandis que les Mélanies proprement dites sont ovovivipares. Sui-
vant le même auteur (loc. cit.), les sexes sont séparés, mais le
mâle ne paraît pas avoir d'appareil copulateur extérieur. Cette
absence d'organe mâle n'ayant été constatée jusqu'à présent que
dans la seule famille des Ctenohranchcs chez les Vermetidœ,
l'auteur cité réunirait. les Vermets et les Mélanies américaines
(peut-être même celles de l'ancien monde présen tent-elles la même
particularité anatomique) dans une tribu distincte, qu'il nomme
Anandria. J'avoue ne pas être très-partisan de ce rapprochement
que je trouve un peu hasardé. Quant à la famille des Strepoma-
tidœ, je la considère comme basée sur des caractères d'une im-
portance bien secondaire. Les naturalistes américains semblent
— VII — .
partir du principe qu'en raison du grand nombre d'espèces que
renferme le genre Mélania, il convient de le subdiviser et d'éta-
blir des genres ou même des familles toutes les fois qu'on en
trouvera la possibilité. Je ne peux pas me placer à ce point de
vue ; la famille des Mélaniens me paraît très-naturelle et bien
circonscrite, sous le rapport de la coquille, il est vrai. Quant au
genre Melania, s'il contient trop d'espèces, ce que je ne nie pas,
la faute en est peut-être moins à la nature qu'aux naturalistes.
Quoi qu'il en soit , voici les genres qui composeraient aujour-
d'hui la famille des StrepomatidcB, d'après Tryon (Am. Journ.
Conch., I, p. 124):
1. Ouverture prolongée en avant en un canal plus ou moins marqué.
(Section Trypanostomoïde.)
1) Coq. fusiforme, renflée à la périphérie.
Spire et canal prolongés, columelle sans / ^ ^ ^
,, , , } Gen. Jo Lea.
dépôt de nacre V
Spire conique ou ovale, canal moins ) ^ , ,„ „ ,
, , > Subg. Pleurocera Raf.
prolongé j °
2) Coq. ovale, turbiniforme, ou fusiforme, J
avec une rangée spirale de nodules à f ^ . tt 1 1
,.,,., > Gen. ANGiTREMAHald.
la périphérie; canal court; columelle i
épaissie au sommet et à la base. • . • )
Coq. ovale, ou oblongue, plus petite, j
lisse ou armée de nodules à la partie > Subg. Lithasia Hald.
supérieure du dernier tour '
Canal recourbé en arrière Subg. Strephobasis Lea.
2. Ouverture simplement anguleuse en avant, sans canal ; la columelle non
tordue, souvent avec un cailus supérieur.
(Section Goniobasique.)
3) Coq. ovoïde, pesante, noduleuse et an-
guleuse (nodulosely angled) , ouver- ^ ^^^ Euryc^lon Lea.
ture auriforme, columelle ovale (oval
sic ?) tronquée
— VIII —
4) Coq. pesante, ovale tronquée, oblongue \
ou turriculée; ouverture entière en | Gen. Goniobasis Lea.
haut ^
5] Ouverture avec une entaille suturale ) r^ c t
' , , , , . , . l Gen. ScHizosTOMA Lea.
pleurotomoïtie a la partie supérieure )
6) Entaille située au milieu de la lèvre. . . Gen. Meseschiza Lea.
3. Ouverture entière et arrondie en avant.
7] Coquille ovale, pesante; collumelle avec ) ^ * c
'' ^ ' ' . , . [ Gen. Anculosa Say.
un callus à la partie supérieure. . . . J
Dans mon Catalogue, les groupes A et B correspondent au
genre Pleiirocera Raf. fTnjpanostoma Lea), et les groupes G et
D au genre Goniobasis Lea. Les espèces des genres Euricœlon
et Strephohasis sont confondues avec les Leptoxis, et les espèces
de Lithasia et d'Angitrema sont réunies au genre Jo ou au
groupe E. Quant au genre Meseschiza, il est nouveau, et m'est
encore inconnu. Les espèces américaines ont été étudiées der-
nièrement avec beaucoup de soin par M. Tryon qui en a publié
d'abord un Synopsis (Synonimy of the Spec. of Strepomatidœ,
in Proc. of Acad. Phil., 4863), puis une monographie accompa-
gnée de dessins sur bois représentant toutes les espèces (dans
Americ. Journ. of Conch., vol. I et II). Etant en relations person-
nelles avec Lea, Anthony, Haldeman, etc., et pouvant consulter
leurs riches collections, il était admirablement placé pour dé-
brouiller le chaos de ces innombrables espèces; aussi a-t-il fait
passer au rang de synonymes bon nombre de soi-disant noms
spécifiques; il y en a encore à mon avis bien d'autres à supprimer,
mais je serais mal placé pour venir contrôler un travail aussi
consciencieux et fait dans des conditions aussi exceptionnel-
lement favorables; je préfèt^e laisser ici complètement de côté,
au moins pour le moment, toutes ces espèces américaines, ren-
voyant le lecteur aux travaux cités de Tryon pour tout ce qui
les concerne.
J'ai déjà dit que je ne trouvais pas des motifs suffisants pour
adopter la nouvelle famille des Strepomatidœ, pas plus que je
— IX —
n'ai adopté celle des Melanopidce. Je ne vois nullement la néces-
sité de multiplier les familles mdéfiniment, et dans mon opinion
celle des Mélaniens n'est au fond qu'une subfamille des Paludi-
nacées (telles que Philippi les a envisagées dans son Handhtich
der Conchyliologie). Quant aux genres proposés, je suis très-
disposé à les adopter, au moins en partie, car ils correspondent
à des groupes assez naturels, et dans le plus grand nombre des
cas, facilement reconnaissables.
Le genre Jo, pris dans le sens restreint que lui donne Tryon,
ne renferme pour moi qu'une seule espèce, Jo fl,uviatilis, et je
ne vois dès lors pas pourquoi on le séparerait de Pleiirocera avec
lequel il a une parenté intime. Angitrema et Lithasia ne diffè-
rent réellement pas l'un de l'autre et me paraissent devoir être
réunis ; Strephobasis me semble pouvoir être réuni à Pleuro-
cera sans inconvénient. Eurycœlon peut subsister pour toutes
les espèces habituellement comptées parmi les Leptoxis, qui
n'ont pas l'ouverture entière et arrondie à la base. J'admets donc
pour toutes les espèces américaines (Etats-Unis) les genres sui-
vants: 4» Pleurocera Raf. (inclus. Jo Lea, Trypanostoma Lea
et Strephobasis Lea); 2° Lithasia Hald. (inclus. Angitrema
Hald.); 3° Goniobasis Lea; 4*^ Gyrotoma Shuttlw. {Schizostoma
Lea); 5" Meseschiza Lea (ce genre m'est complètement inconnu);
6*^ Eurycœlon Lea; 7» Leptoxis Raf. (Anculosa Say).
Il ne sera pas inutile d'avertir le lecteur en terminant, que
dans mes descriptions j'appelle longitudinale la direction paral-
lèle à la suture, et par conséquent transversale celle qui va
d'une suture à l'autre, parallèlement aux stries d'accroissement.
Cette manière de voir me paraît la plus rationnelle, en ce qu'elle
est d'une application plus générale , quelle que soit la forme
d'une coquille.
►W-Tft^<a^
lATERIAUX
POUR SERVIR
A L'ÉTUDE DE LA FAMILLE DES MÉLANIENS
Genre PALUDOMUS.
Le genre Paludomus a été l'objet de recherches spéciales qui ont eu pour
résultat de réduire considérablement le nombre des espèces, comme il était
facile de s'y attendre. M. H. Blanford a consigné dans deux intéressants
mémoires publiés dans les Transact. Soc. Zool. de Londres, les observa-
tions qu'il a pu faire sur les espèces de Ceylan, soit en collectant lui-même,
soit en étudiant les riches collections de Ceylan et de Londres. Il admet les
divisions proposées par Layard, sauf le genre Ganga qui, selon lui, a été
établi sur des échantillons de Tanalia dont l'opercule paraît avoir été acci-
dentellement modifié. Le mollusque ayant perdu son opercule normal en
aurait reconstruit un nouveau, mais «d'après un autre type commun à
toutes les coquilles operculées en pareil cas. » M. Blanford possède des
échantillons d'opercules qui, ayant été brisés en partie seulement, ont
été réparés par le mollusque môme, et présentent réunies la forme d'oper-
cule de Tanalia et celle de Ganga. Celle observation ne me paraît pas de
nature à inspirer une bien grande confiance dans la valeur absolue des
caractères dislinctifs tirés de l'opercule, d'autant plus que l'auteur cité
mentionne la grande variabilité de cet organe non-seulement d'une espèce
à l'autre dans le même genre, mais encore dans une même espèce ; aussi
serait-il porté à n'attribuer aux genres Tanalia, Philopolamis et Paludo-
mus que la valeur de simples sections dans le genre Melania. Leurs carac-
tères distinctifs seraient les suivants : Paludomus, opercule strié concentri-
quemenl, apex supérieur , nucléus subcentral gauche; habite les eaux
tranquilles. Tanalia, opercule lamelleux, apex latérjd, nucleus latéral droit;
habite les torrents des montagnes. Philopolamis, opercule paucispiré, apex
supérieur, nucléus subbasal droit; habile les torrents rocailleux.
— 2 —
Quanl aux espèces, M. Blanford, comme je l'ai dit, en réduit considéra-
blement le nombre, et je partage en grande partie sa manière de voir à cet
égard.
Voici les synonymies que je crois devoir introduire dans la liste que j'ai
donnée :
Les P. loricatus, erinaceus, aereus, undatus, Layardi, picttis, funi-
culatus de Reeve, nodulosus, Swainsojii, Skinneri de Dohrn, similis de
Layard ~- P. (Tanalia) aculeatus Gmel. — Les P. Gardiieri, neritoides de
Reeve, Cumingii et dromedarius de Dohrn =^ P. (Tanalia) Tennantii
Reev. — P. regalis Layard = Reenei (Tanalia) Layard. — P. globulosus
Reev. =P. (Philop.) bicinctus Reev. — P. acutusJ{ee\., modicella Lea,
spiralis Reev . , spurcus Soûl., lu tosu s G ou\à, parvus Lsy Stvô, palustris
Layard, obesus Phil., Zeylanicus Lea= P. Tanjoriensis (Blanf.) Gmel. ^
— P. constrictus Reev., phaaianinus Layard (non Reeve), lœvis Layard,
fulguratus Dohrn, nasutus Dohrn, = P. (Pal.) ChilinoidesReew
Cette synonymie diffère en quelques points de celle qu'avait proposée
Blanfovd : d'ahord cet auteur réunit le P. Tennantii et tous ses synonymes
au P. aculeatus Gmel. Ces deux formes m'ont paru devoir rester séparées
à cause du mode d'enroulement de la spire. Dans le P. aculeatus et ses
synonymes nous trouvons une spire héliciforme, dont les tours croissent
régulièrement, tandis que dans le P. Tennantii le dernier tour enveloppe
les précédents et les cache en grande partie. Ce caractère me semble avoir
une certaine importance, et ne pas devoir être négligé, surtout dans un
genre où les caractères distinclifs n'abondent pas. Blanford prétend que ces
deux modes d'enroulement présenlenl des intermédiaires et passent insensi-
blement de l'un à l'autre. Je ne nie pas qu'il ne puisse se trouver des indi-
vidus embarrassants pour la déierminalion, mais dans la grande majorité
des cas la distinction me semble possible, sinon facile. Ces deux espèces
forment sous le rapport de leurs variétés de sculpture deux séries parallèles,
cependant je ne connais pas de forme squameuse du P. Tennantii analogue
au P. erinaceus Reeve. En second lieu, je réunis P. Zeylanicus Lea au
P. l'anjoriejisis Gme]., tandis que Blanford le réunit au Chilinoides; du
reste ces deux espèces sont très-voisines et n'en forment peut-être qu'une
seule et unique. Enfin P. regalis Layard me paraît devoir être réuni au
P. Reevei Layard plutôt qu'au P. sukatus Reev., du moins d'après d^
échantillons reçus de Cuming.
Il faut ajoutera la liste que j'ai donnée précédemment les espèces sui-
vantes :
1 Ce nom est proposé par Blanford au lieu de Tanschaurinus Gmel., comme
étant plus grammatical,
— 3 —
P. petrosiis(P<iliidina)Gould. Froc. Bost. S. N. H- 1843..
macLilalus(Mel.) Lea ... Proc. A. N. S. Pliil. 1856.
— Obs. G. Unio.XI, pi. 22,
fig. i Inde (Ahmed-
nugger).
cyanoslomiis Morelel.. , . Journ. Conch. 1864 . . - ... Siam.
= Pachychil. parvus Lea (an Paludomus?)
stomatodon Henson Ann. Mag. N. H. 1862 (ciim
(Taiialid? ) figura) Travancore
(Inde).
Celte dernière espèce qui m'est inconnue présente un caractère assez
singu!ier,vc'est-à-dire une dent au bord columellaire; l'auleur estime qu'elle
pourrait bien constituer un genre nouveau pour lequel il proposerait le nom
de Stomatodon.
Le Paludomus cyanostomus Morelel est une espèce assez problématique
et dont la place n'esl pas encore fixée d'une manière bien positive, car l'oper-
cule est, à ce qu'il paraît, inconnu. Elle a été décrite et figurée par Reeve,
sous le nom de Melania crassilabrum (Monogr., fig. 221), comme prove-
nant de la Nouvelle-Calédonie. Elle avait été déjà antérieurement décrite
par Lea, sous le nom de Pachychilus parvus (Proc. A. N. S. Pbil., 1856)
de Siam; l'auteur en a donné plus lard une figure dans le vol. XI de ses
Observations (pi. 22, fig. 14). C'est donc Lea qui a la priorité.
Paludomus carinatus [Anculotus] Layard. Celte espèce a été décrite
brièvement d'après des échantillons de la collection Cuming, provenant de
Bombay (Ann. Mag. N. H., 1855, vol. XVI); la structure de l'opercule
n'étant pas indiquée, je l'ai classée dans mon Catalogue parmi les Paludo-
mus, à cause de sa forme générale et de la sculpture de sa surface, analogue
à celle qu'on retrouve dans quelques espèces de ce genre. Reeve dans son
Iconographie la figure par erreur sous le nom de A. carinatus Anth.,
comme provenant des chutes de la Kanawha aux Etats-Unis; cette dernière
espèce est toute différente d'après la figure que donne l'auteur dans le Bosion
Journ. of N. H. (vol. III, 1840) et paraît être synonyme de M. dilatata
Conr. J'ai moi-même commis l'erreur de ciler la figure de Reeve pour
l'espèce d'Anthony dans mon Catalogue syst. des Mélaniens. Benson [Ann,
Mag., 1864, p. 210) la regarde comme une Melania et non un Anculotus.
Depuis lors, j'ai reçu deux échantillons de celte espèce, pourvus de leur
opercule, et j'ai pu me convaincre qu'elle ne pouvait pas faire partie du
genre Paludomus, car l'opercule est bien réellement spiral. Mais je ne crois
pas davantage qu'elle doive être regardée comme un Anculotus ou une
_ 4 —
Mélanie. En elTct, si on examine la région columellaire, on voit qu'elle
offre une structure toute particulière et étrangère à la famille des Mélaniens;
la columelle est aplatie, et bordée par une dépression ombilicale circons-
crite, comme celle que j'ai observée dans certains Lithoglyphus, et en
particulier dans le L. tricarinatus que j'ai décrit dernièrement. La forme
générale de la coquille est tout à fait celle des Lithoglyphus, et la structure
de l'opercule est conforme à celle de l'espèce que je viens de citer. Je crois
donc que c'est dans le genre LU.hoglyphus que devra être placée cette petite
coquille. Mais l'examen du mollusque pourra seul trancher la question d'une
manière définitive.
Genre MELANIA/
F
Groupe de la M. Holandri Fer,
Melania Mgijpiiaca Bens. (Reeve, 227), comme j'ai pu m'en assurer
par des échantillons de la collection de V. de Busch, n'est autre chose que
Paludina bulimoides Oliv. Cette coquille paraît destinée à être ballottée d'un
genre à l'autre, car M. Bourguignal l'a décrite autrefois sous le nom de
Cyclostoma [Leonia] Gaillardoli (Amén. Mal.,I, p. 333) et Benson la re-
garde comme un Paludomus (Ann. IVIag. N. H., 1862).
M. jmrvula Schmidl est une bonne espèce et doit être conservée; elle
présente même, suivant Troschel, une radula diflerente de celle de M.
Holandri. Quant aux autres espèces énumérées dans mon Catalogue,
elles ne sont que des variétés de M. Holandri, et peuvent se classer en deux
groupes, dont l'un renfermerait les formes aspire élevée, l'autre les formes
globuleuses; ces deux groupes présentent également des formes lisses et des
formes ornées de tubercules. Nous aurions donc la synonymie suivante : '
M. Holandri Fer. = costulata Sclim. )
_^ elegans Schm. i °'"^'^- ^^;^ 4 ^-23
_afraZieol. ) ^^
^. ,, . inornatœ.
ae;nata Ziecl.'
CjiR.ùrx'dM, vvif
* Comme je l'ai annoncé dans mon Introduction, je passe ici sous silence les
groupes A à E de mon Catalogue , dont les espèces habitent exclusivement les
Etats-Unis d'Amérique.
Var. globosa
— 5 —
. coronata Kiist.
nodosa Slenlz
macilerita Parr.
crassa Parr.
cornea Kùst.
loiiHn
ornatae.
inornala3.
D'après les échantillons que j'ai reçus à diverses reprises, les formes glo-
buleuses, raccourcies, habiteraient plus spécialement la Dalmatie.
G
Groupe de la M. laevissima Sow.
Ajoutez :
M. variegata M.reg.Berol. (Wiegm.Mss.) = Schiedeana Phil.
Godmani Tristram . . Pr. Zo. Soc. Lond. 1862 . . LacPeten,VeraPaz.
» » »
» » »
» Rio de la Paçion.
» LacPeten,V"eraPaz.
Pr.Ac. N.S. Phil.'l858.—
Obs.G.Un.XI,pl.22,flg.26. Honduras.
Obs.G.Un.XI,pl.22,fig.27. I. Sandwich (?)
Proc.Ac. N.S. Phil. 1856.
gracilis Tristram . .
Petenensis Tristram
Salvini Tristram . .
tumida Tristram . .
Planensis Lea ....
Verreauxiana Lea . .
Verreauiana Lea
Suivant M. Morelel (in lill.) M. intermedia v. de Busch = M. Largil-
lierti Phil.; Pachychilus Cuniingii Lea (M. renovata mihi] = M. gra-
phium Morelet. La figure 150 de Reeve devrait être plutôt rapportée à une
variété de M. cinerea Morelel; enfin M. polygonata Lea = M. immanis
Morelet. M. Morelet m'écrit également qu'il considère M. Hellerii Parr.
comme distincte de M. lœvisslma Sow. ; les échantillons de ma collection,
provenant de M. de Charpentier, présentent en effet une forme d'ouverture
différente de celle de M. lœvissima, relativement plus petite, rétrécie encore
avec l'âge par l'épaississement des bords, plus arrondie à la base, et avec
un angle supérieur moins aigu. Par contre, il me semble impossible de
distinguer la M. Sallei Reev. (non Gassies) de la M. lœvissima. — Je crois
qu'il faut ajouter encore au groupe dont nous nous occupons la M. sipho-
nata Reev. que j'avais réunie à tort à VHemisinus Hugelii, dans mon
Catalogue (p. 62).
La M. nigrata Poey présente quelquefois une particularité assez singu-
lière. Dans les échantillons bien adultes, l'ouverture de la coquille tend à
— 6 —
se rétrécir, en oiilre il se forme sur le bord gauche, ou plutôt au haut de la
columelle, un petit tubercule dentifoniie ; je retrouve cette anomalie sur cinq
des individus de ma collection.
Je n'ai pas encore vu d'échantillon de M. coarctata Lam. [agrestis Reev.),
mais je regarde comme très-probable que celle Mélanie n'appartient pas au
groupe G, et qu'elle doit plutôt être réunie au groupe K, dans le voisinage
de M. Brookei ou sparsimnodosa v. d. B.
Quelques auteurs considèrent M. brevis d'Orb. {zébra mihi) comme étant
un Paludomus ; c'est une erreur à mon avis. Cette coquille possède un
opercule de Mélanie parfaitement normal, spiral, à spire rudimentaire, nu-
cléus basai, gauche, bien différent de la forme qu'on rencontre dans les
P hilopo tamis ; par contre, il est très-douteux qu'elle doive rester dans le
groupe auquel je l'ai réunie, et dans lequel on trouve généralement un oper-
cule formé de plusieurs tours croissant moins rapidement, avec un nucléus
subcentral.
M. Japonica Reev. me paraît devoir passer dans le groupe de la M. lirata
Bens.; elle est, pour le moins, extrêmement voisine des M. ambidextra
Martens et tenuisulcata Dkr. — J'avais réuni les M. spadicea Reev. et sul-
cuspira Mouss., mais évidemment à tort; cette dernière espèce est bien
distincte par la forme de l'ouverture, la structure des tours supérieurs, sa
suture profonde et sa coloration. — Un échantillon authentique de M. Oers-
tedtii Morch que j'ai eu l'occasion d'examiner, est absolument identique
avec ce que Cuming m'a envoyé sous le nom de M. Mexicana Reev.
M. fœnaria Reev. est certainement une M. nigrltina Morelet non revêtue
de l'enduit noir qu'elle porte habituellement. Celle espèce, quoique parfai-
tement distincte, est souvent méconnue et se trouve dans les collections
sous des noms Irès-difTérenls. Elle est cependant peu variable, sauf dans
le mode d'enroulement de ses tours de spire qui a lieu souvent d'une
manière plus lâche, et au-dessous de la ligne médiane ou dorsale, d'où
résulte une forme générale un peu cylindracée, et dans ses dimensions qui,
pour les échantillons de ma collection, varient entre 29 et 43 millim. de
hauteur.
M. TuRATi Villa (pi. m, fig. M, 12). (Villa, Giornale di Malac, VIII,
p. 113, 1854. — Notizieint. al. gen. Melania, 1835). T. turrita, sub-
crassa, epidermide nigro - castaneâ, apice cariosa ; anfract. 6-7
elongatis, convexis, sutura dlstinctâ. Apertura ovata, columella
callosa; incurva, latè sinuata. Hab. St- Louis [Luigiana] [Villa).
Dimens. Alt. 36, lat. il Vs^ «perf. ait. i6, lat. 9""". [Specim.
authent.)
Celte Mélanie, bien distincle des autres espèces du même groupe, n'a pas
été figurée jusqu'ici; elle est suffisamment caractérisée par la phrase latine
ci-dessus, que j'emprunte aux Notizie int. al gen. Melania. C'est une
coquille assez solide, de couleur brun-marron foncé, formée de tours con-
vexes, séparés par une suture linéaire bien distincte. Les trois ou quatre
premiers tours sont rongés superficiellement. L'ouverture est relativement
petite, ovale-aiguë, prolongée à la base en une pointe arrondie et un peu
avancée par suite de la torsion do la columelle. La paroi aperturale présente
un callus bien marqué; le bord externe est peu ou pas épaissi. La M. Turati
est certainement voisine de la M. cori^wa Morelet; elle en diffère par sa
forme générale, l'enroulement plus lâche de la spire, ce qui rend les tours
plus convexes et plus élevés, et la spire moins conique. Elle diffère delà
M. Largillierti par l'absence des lignes fines longitudinales, et la forme
moins élevée. L'épiderme n'est pas lisse et luisant comme dans la M. lœvis-
sinia, et si on l'examine à la loupe, on découvre à sa surface une foule de
granulations irrégulières un peu vermiculées qui lui donnent une apparence
chagrinée. Ces granulations ne sont pas toujours également développées, et
ne recouvrent souvent qu'une partie de la surface de la coquille, mais j'en
retrouve les traces sur tous mes échantillons. Elles ne sont pas spéciales à la
M. Turati, mais existent également dans la M.corvina Morelet, et paraissent
bien appartenir à l'épiderme et être produites par une sorte de froncement
ou de décollement partiel, plutôt que par un dépôt de matières étrangères.
La figure 11 représente un individu authentique. Je rapporte à cette espèce
une coquille (pi. III, fig. 12) dont j'ai reçu de nombreux échantillons de
M. Wessel de Hambourg, et qui m'a été envoyée dernièrement par
M. Beadie de Philadelphie, comme provenant deJamapa Riv., Vera Cruz.
Elle ne diffère absolument que par ses dimensions moindres; la coloration,
la forme des tours, celle de l'ouverture, la structure de l'épiderme sont iden-
tiques; en particulier les granulations dont je viens de parler sont extrêmement
développées. Elle paraît d'ailleurs être adulte, car le callus pariétal existe.
Ses dimensions sont: ait. 25, lat. 13; aperl. ait. 12, lat. eVsraillim. L'oper-
cule est formé de 2 à 3 tours de spire croissant rapidement; le nucléus sub-
central gauche.
H
Groupe de la M. atra Rich.
Ajoutez: M. milkpunctata Tryon Am. Journ. Conch. I, pi. 22, fig. 3,
de l'Amazone. Il faut, par contre, effacer : M. loricata Reev. qui appartient
3
— 8 —
au groupe U, et M. tuberculala Wagn. que je considère comme un He-
misinus.
M. bullata Lea (Obs. G. Unio. XI, pi. 22, fig. 29) est synonyme de
M. ventricosa J. Moric. Les deux espèces ont été publiées la même année,
en 1856; j'ignore donc auquel des deux noms il faut donner la préférence.
Groupe de la M. asperata La m.
Ajoutez: M. Wallacei Reev. Reev. 66 Macassar.
conslricta Mouss. Mss Célèbes.
Je place ici cette espèce que j'avais confondue à tort avec le jeune âge
de certaines variétés de jI/. varicosa Troscli. Je ne connaissais alors cette
coquille que par la figure de Reeve, et je m'étais laissé tromper par sa res-
semblance avec la fig. 67 de la même planche qui représente une M. varicosd
jeune. Elle est évidemment extrêmement proche parente de M. perfecta
Mouss.
Les M. asperata Lam. et inquinata Defr., qui paraissent bien distinctes
au premier abord, se rapprochent tellement quand on considère un grand
nombre d'individus, qu'il devient impossible de tracer une limite entre les
deux formes. La il/, fngwinatoestgénéralemenl plus petite, avec des tubercules
moins développés; en outre, les côtes transversales distantes qui ornent les
tours supérieurs des deux espèces, persistent plus longtemps, mais ces carac-
tères sont de peu de valeur et insuffisants pour établir un peu clairement sa
séparation d'avec M. asperata Lam.; je crois donc que ces deux espèces
devront être réunies. M. dactylus, quoique voisine, me semble toujours facile
à distinguer.
K
Groupe de la M. varicosa Trosch.
M. Amurensis Gerslf. (syn. M. Heukelomiana Reev.). D'après L. v.
Schrenk (Reisen u. Forscbungen im Amur Lande, 1867, II, p. 627), il faut
réunir à celte espèce comme synonymes, M. Fortunei Reev. qui en serait
le jeune âge ou tout au moins une forme non décollée, et M. calculus Reev.
qui correspondrait à la variété lisse. En outre, l'auteur cité serait porté à
ajouter M. cancellataBens. ( = M. Bensoni Reev. = M. Hanleyii Brol).
Cependant il remarque que la figure donnée par Reeve n'est pas très-salis-
— 9 —
faisante et que d'ailleurs la description qui l'accompagne ne concorde pas
avec celle de Benson; enfin Reeve indique l'Inde pour patrie de son espèce,
tandis que Benson cite Chusan. La description originale de M. cancellata
correspond, par contre, tout à fait à la M. Aniurensis, et la figure donnée par
Hanley (Conchol. Miscell., II, 11) pour la M. cancellata Benson représente
exactement la M. Amurensis. Je n'hésile donc pas à réunir les deux espèces,
en excluant toutefois pour le moment la M. Bensoni Reeve. J'ajouterai que
M. Ningpoensis Lea (Obs. G Unio, XI, pi. 22, fig.20) n'en diffère pas non
plus; c'est même cette dernière dénomination qui devra en détlnilive être
adoptée pour l'espèce, puisque le nom de cancellata est déjà employé pour
une espèce de Say, et que l'espèce de Lea a été décrite en 1856 dans les
Proceed. de l'Ac. de Philad., c'est-à-dire trois ans avant la publication de
l'ouvrage de Gerstfeld.
M. pagodula Gould paraît avoir un opercule arrondi, multispiré, et
appartiendrait à la famille des Cerithiidœ suivant H. Adams qui établit
pour cette coquille un nouveau genre Brolia (Proc. Zool. Sot. Lond.,
1866).
Il faut effacer ici M. Wallacei qui passe au groupe précédent.
M. Herculea Gould. La sculpture de cette espèce est extrêmement variable,
et on s'en ferait une idée très-incomplète si on ne considérait que la figure
donnée par Reeve, qui représente la forme la plus habituellement répandue
sous ce nom. Je figure ici trois des variétés les plus marquées que je possède
dans ma collection et que je choisis comme s'éloignant le plus du type
connu.
La première (pi. III, fig. 3) se fait remarquer par l'aplatissement de ses
tours de spire, et leur forme imbriquée. Les côtes sont obsolètes au sommet,
lisses et dépourvues de tubercules sur les tours suivants, et terminées brus-
quement à la périphérie qui est très-anguleuse. Les stries longitudinales se
voient seulement au-dessous des sutures où elles sont faibles, et à la base où
elles sont beaucoup plus saillantes, nombreuses et serrées. L'ouverture est
fortement prolongée à la base et son bord droit présente un angle très-mar-
qué correspondant à l'angle du dernier tour. Celte forme imbriquée et angu-
leuse des tours de spire rappelle un peu l'espèce figurée par Reeve sous le
nom de M. polygonata Lea, qui du reste appartient à un autre groupe.
L'échantillon figuré provient de l'ancienne collection Menke sans indication
de loi'.alité. Il ne présente pas de fascies à l'extérieur, mais l'intérieur de
l'ouverture en montre deux obsolètes à la base.
La seconde variété (pi. III, fig. 2) s'éloigne moins du type connu. Elle est
relativement de petite taille, couverte d'un mince pigment noir; les tours
sont convexes, un peu étranglés au-dessous de la suture; ils présentent à
— 10 —
leur partie supérieure des plis nombreux , peu saillants qui se perdent gra-
duellement avant d'atteindre la périphérie, et quatre lignes élevées obsolètes,
équidistanles dont les deux supérieures forment de petits tubercules à leur
passage sur chaque côte; la moitié inférieure du dernier tour porte en outre
six lignes élevées équidistanles. Cette sculpture est peu accentuée, elle l'est
peut-être un peu davantage sur le dernier tour ; la columelle n'est pas tout à
fait aussi prolongée ni aussi tordue que dans la variété précédente^ et le
bord droit est arrondi. Les deuxfascies basalesà l'intérieur sont peu visibles.
Enfin la troisième variété (pi. III, fig. \), la plus éloignée du type, est
complètement dépourvue de côtes ou de tubercules. Je l'ai reçue de M. H.
Blanford, sous le nom de M. Herculea var., et j'avoue que, au premier
abord, cette détermination me parut un peu hasardée, mais l'examen de
nombreux échantillons m'a convaincu qu'elle était juste. Elle a d'ailleurs
pour elle l'autorité d'un savant qui a récolté lui-même et observé sur les
lieux, qui a pu par conséquent recueillir bien d'autres variétés intermédiaires
que celles que j'ai vues moi-même, et se former une opinion établie sur des
bases solides. Cette forme remarquable provient de Awaken Hills ( Inde).,
Un des échantillons de ma collection porte des stries longitudinales assez ser-
rées, les deux autres n'en présentent que des traces sur quelques tours; tous
les trois ont à la base une dizaine de lignes élevées. Les tours de spire sont
régulièrement convexes; la suture est moins sensiblement appliquée et margi-
née que dans les autres variétés, au moins dans deux de mes échantillons. Le
dernier tour étant arrondi, l'ouverture ne présente pas d'angle à son bord
droit; elle offre du reste la forme typique avec deux fascies à la base, sauf
dans un exemplaire. Il est plus que probable que la M. gloriosa Anth. (Amer.
Journ. Conchol., I, pi. 18, fig. 3) n'est autre chose que cette variété, seule-
ment l'échantillon figuré est passablement plus grand que ceux que j'ai eu
l'occasion de voir.
Suivant les naturalistes de l'Inde, la M. Herculea Gould est synonyme
de M. variahilis Rens. Je ne connais malheureusement pas la description
originale publiée dans le Journal Asiatic. Soc, 1835, mais d'après la figure
204 de Reeve, je serais très-disposé à admettre ce rapprochement que j'avais
du reste déjà supposé dans une note de mon Catalogue. M. Indica Eyd.
Soûl, viendrait s'ajouter également en synonyme. Enfin je ne vois aucune
possibilité de séparer M. varicosa Troschel. Cette dernière espèce est géné-
ralement moins robuste, non décollée, et sa columelle est moins prolongée,
mais ces caractères distinctifs sont de peu de valeur. Il en est de même de
celui qu'indique Reeve à propos de sa M. corrugata Lam. (= varicosa
Troschel), c'est-à-dire la présence d'une fascie colorée au-dessus de la
suture. Presque toutes les espèces du groupe ont deux fascies basales visibles
— 11 —
en général seulement à l'inlérienr de l'ouverture ; quand l'épiderme est de
couleur claire, elles paraissent aussi à l'extérieur, et c'est la fascie supérieure
correspondant à la périphérie des tours qui se montre en partie au-dessus
des sutures.
M. iNsoLiTA sp. nov. (pi. lïT, fig. 4). T. conlco-turrita, soUdiusciila,
lœvigata, fiisco-olivacea, nltida, obsolète livido-fasciata; anfr. 7-8,
convexiusculi, rapide crescentes , sutura iwpressâ, submarginatâ
divisi, ultimo magna , lineis longitudinalihus subevanidis non-
nullis, basi eminPAitioribus circumdato; apertura acuminato-ellip-
■ tica, basi angulatim producta, intùs trifasciata; columella pau-
luluni torta, alba, margine dextro simplici, oblusulo. Alt. 28, lat.
18; apert. ait. 12, lat. 7""". Habit. Inde?
Coquille lisse, luisante, de couleur vert olive plus ou moins enfumé,
et présentant sur ses tours supérieurs une fascie livide peu distincte. Le
dernier tour est relativement grand, et porte des traces de quelques lignes
.élevées longitudinales plus distinctes à la base. Les tours de spire croissent
rapidement et sont séparés par une suture un peu imprimée et submarginée.
Celle petite espèce, qui offre au premier abord quelque ressemblance
avec certaines formes des Etals-Unis d'Amérique, vient se placer par la
forme de son ouverture, la nature de son épiderme et son ornementation, à
côté de il/, variabilis, quoique présentant une forme générale bien diffé-
rente. Je ne saurais trop à quelle autre espèce la comparer, et elle me paraît
suffisamment caractérisée par le fait de posséder une spire peu élevée, coni-
que, avec une forme d'ouverture identique à celle des grandes espèces turri-
culées de l'Inde. J'en possède quatre échantillons avec lesquels se trouvait
un opercule détaché exactement semblable à celui de M. Herculea; je ne l'ai
pas mentionné dans la diagnose, parce que je n'étais pas bien sûr qu'il
appartînt réellement aux coquilles qu'il accompagnait.
M. ciTRiNA spec. nov. (pi. III, hg. 13). T. elevato-turrita, pallidè lutea,
solida, apice intégra, obtusula. Anfractus 10 convexiusculi: supremi
sex ad septem lœvigati, fasciis lividis tribus ornati, ultimi canco-
lores, liris filiformibus distantibus, ad basin anfractus ultimi emi-
nentioribus, instructi. Apertura acutè ovalis, intùs nannunquam
basi obsolète bifasciata, basi producta, angulata, margine dextro
regulariler arcuato, subcrenulato; columella torta, salmonia,nitens.
— Operculum? — Alt. 39-45, lat. là-iS ; apert. ait. 15, lat. 7^1^-
8^lçimillim. Habit. Siam (Cuming).
J'ai entre les mains trois échantillons de celle Mélanie envoyée il y a plu-
sieurs années par Cuming comme étant une espèce nouvelle. Ils ne présentent
15
au premier abord rien de bien saillant, sauf leur épidémie jaune clair et la
coloration de la columelle, deux caractères d'ailleurs peu importants, et qui
pourraient bien n'être pas constants. Les premiers tours de spire croissent assez
rapidement et présentent trois fascies très-indistinctes qui disparaissent gra-
duellement sur les suivants. Les lignes élevées longitudinales, nulles au som-
met, ne deviennent bien apparentes que sur le dernier tour ou l'avant-dernier;
elles sont bien marquées à la base et plus ou moins serrées, car sur l'un de
mes échantillons j'en compte huit régulièrement espacées sur tout le dernier
tour, tandis que sur un autre il y en a huit au-dessous de la périphérie seule-
ment, la partie supérieure du tour étant lisse. La' suture est bien marquée;
les tours nucléolaires sont violets et forment un sommet remarquablement
obtus. L'intérieur de la bouche présente à sa base les deux fascies qu'on
retrouve dans d'autres espèces du même groupe, mais elles sont peu dis-
tinctes et ont une tendance à se dédoubler en formant quatre lignes étroites
correspondant aux lignes élevées de l'extérieur. Celte Mélanie ne peut guère
se comparer qu'à la ilf. varicosa Troschel, dont elle a un peu le faciès;
elle s'en dislingue du reste facilement par sa spire moins élevée et ses tours
moins convexes croissant plus rapidement. En outre, dans la M. varicosa
Trosch. ( — variabilis B.) les tours nucléolaires forment une pointe très-
aiguë et croissent lentement, tandis que dans notre espèce l'extrémité de la
spire est tout à fait émoussée, el paraît légèrement tronquée au premier coup
d'œil; si on l'examine à la loupe on reconnaît qu'elle est intacte, mais que
cette apparence est produite par l'accroissement rapide et un peu héliciforme
des deux premiers tours. Par sa forme générale et son mode d'enroulement,
elle rappelle un peu la M. Largillierti Phil., qui du reste appartient à un
tout autre groupe.
L. a.
Groupe de la M. aculeus Lea.
Il faut ajouter à ce groupe quelques-unes des espèces du Voyage de la
Coquille que j'avais complètement oubliées dans mon Catalogue. Au reste,
les espèces décrites par Lesson n'ont jamais été figurées, et sont décrites en
des termes qui ne permettent guère de les reconnaître.
M. Blossevilliana Lesson Voy. Coquille II, p. 358. Nouv. Guinée.
?fauna Lesson » II, p. 353. Nouv. Irlande.
Offachiensis Lesson » II, p. 356. I. Waigiou.
Fraseri v. d. B. Froc. Zool. Soc. Lond. 1859. Equateur?
Manillaensis Lea. Obs. Gen. Unio XI, pi. 22, fig. 24^ duplex Brot.
— 13 —
(Lea propose ce dernier nom pour australis Lea déjà employé, que j'avais
changé en M. duplex; je ne suis, du resle, pas sûr que celte espèce appar-
tienne réellement à ce groupe: elle a été décrite d'après un seul échantillon
en mauvais état.)
plicaria Brug. (ubi?) Chenu. Man. Conch. fig. 1985 (= hastula Lea).
latronnmTarnier (in sched.jl. des Larrons (=aculissima v. d.B?).
plicatilis Mouss. (Mss.) Catal. Godeffroy I. Ovalan.
terebriformis Brot
terehra v. d. B. Reev. 46 Java.
Par contre, il faut effacer ici M. pyramis Benson (renvoyée au groupe
L d); M. Celebensis Q. G. (groupe N), M. Verreauiana Lea (groupe G),
M. beryllina Brot (= tuberculata Mûll. var.) et M. fraterna Lea
(= Pirena spec). Il faut effacer également : M. acuta Lea que je donnais
comme synonyme à M. Arroensis Lea; elle n'a aucun rapport avec elle,
et appartient au groupe B. Le nom de M. acuta avait été donné d'abord
par Reeve à sa Mélanie n° 48 ; il l'a remplacé dans son Errata par celui
d'Arroe72sis.
M. Fraseri v. d. B., d'après un échantillon de l'auteur, me paraît à peine
distincte de M. terebra v. d. B. M. mucronata v. d. B., d'après l'unique
échantillon de l'auteur, est extrêmement voisine de M. hastula Lea; M. Scipio
Gould a la priorité sur le nom de veruculum Morelet.
Potiez et Michaud (Gai. des Moll. Douai, pi. 27, fig. 15, 16) figurent
sous le nom de M. punctata Lam. une espèce différente de celle qui est
figurée par Chenu, et qui n'est probablement pas autre chose que M. tuber-
culata Mûll. Ils lui donnent pour synonyme M. torulosa Fer. ex fide ipsâ (?)
et lui attribuent dans leur description de légères côtes longitudinales avec
des sillons transversaux, et une longueur de 18 à 20 mill., tandis que l'es-
pèce de Lamarck est testa glabrâ, et longue de 21 Va lignes.
M. aspirans Hinds. J'ai eu tort de réunir à celte espèce la M. macrospira
Morelet; je crois qu'il convient de réserver le nom de M. aspirans aux for-
mes représentées dans le Voyage du Sulphur et dans Reeve, caractérisées par
une ouverture obliquement dilatée vers la base et une spire étroitement subu-
lée, cylindracée, subconcave. Quant à M. macrospira M., elle ne m'est
connue que par les deux figures de Reeve et de Gassies (Nov. Caled.,
pi. VI , fig. 3) qui me paraissent représenter deux formes un peu diffé-
rentes, quoique dessinées toutes deux d'après des échantillons authen-
tiques.
— 44 —
M. canalis Lea, figurée dans Gassies [Nov, Caled., pi. VI, fîg. 2), repré-
senle une forme que je ne peux reconnaîlre, mais qui dans tous les cas
diffère complètement de celle que nous trouvons dans Reeve (Icon. 63); la
description que je lis dans le texte (p. 98) est imitée de celle de Reeve et se
rapporte assez bien à l'espèce originale, mais nullement à la figure donnée
par M. Gassies.
M. Bernardii sp. nov. (pi. II, fig. 13). T. abbreviatn-mbulata, solidula;
spira convexa, omnino lœvigata, subintegra, corneo-olivacea, apice
flammulis angustis picta; strato nigro tenui et pollto obducta. An-
fract. circa 10, rapide crescentes, primi planulati, uUimi con-
vexiusculi, supernè lemter coarctati, sutura distincte marginatâ,
sublacerâ, divisi. Anfr. ultimus magnus. Apertura ovato-pyri-
formis, supernè acuta, basi latè effusa, columella alba tortaquc;
margo exterrms simplex, acutus, haud sinuatus. AU. 43, lat. 'li'^j^;
apert. ait. 15, lat. 7"^^. Operculurn elo7igatum, semiovatum, pau-
cispiratum, nucleo basait, marginali . Habit. ?
La petite espèce que je décris ici est assez répandue dans les collections
sous divers noms qui ne me paraissent pas lui convenir. Elle est principa-
lement caractérisée par sa forme subulée raccourcie, sa spire plutôt un peu
convexe, sa suture fortement marginée, et l'absence de toute sculpture même
au sommet. Les tours de spire croissent assez rapidement; les premiers sont
aplatis, séparés par une suture distincte; les quatre derniers qui forment
environ les ^\^ de la coquille sont légèrement convexes, un peu étranglés à
leur partie supérieure, et la suture est bordée par un bourrelet saillant.
L'ouverture est ovale, aiguë au sommet, largement versante à la base; la
columelle est blanche, tordue. Toute la coquille est recouverte d'un enduit
noir, mince et brillant, sous lequel on découvre un épiderme olive clair,
orné au sommet de linéoles transverses brunes ondulées, quelquefois inter-
rompues. Les stries d'accroissement sont assez marquées et serrées sur le
dernier tour.
Cette forme est évidemment très-voisine de M. uniformis Q. G. et je l'ai
longtemps confondue avec elle, mais elle ne présente pas de stries ni de côtes
au sommet, et à en juger par la figure du Voyage deV Astrolabe, ses tours
croissent d'une manière moins régulière. Les mêmes différences la séparent
de M. fulgida Reev. ou du moins d'une petite variété que j'ai reçue comme
venant des Philippines, car le type est beaucoup plus grand que notre es-
pèce. Au reste, je dois dire que M. fulgida Reev. correspond assez exac-
tement à la description de la M. uniformis Q. G. Les figures se ressem-
— 45 —
blent moins, mais celles du Voyage de VAsti'olabe ne me paraissenlpas d'une
fidélité irréprochable.
J'ai reçu cette cocfuille de différentes personnes, avec des indications de
localité différentes, mais toutes également douteuses.
M. FCMOSA HiNDs. (pi. II, fig. 12).* T. elato-subulata, solidiuscula, longi-
tudinaliter obsolète et sparsim striata, fusco-olivacea, flammulis
transversis angustis et punctis brumieis ornata {in speeimine de-
picto, luto atro-ferriigineo omninb obtecta). Spira apice truncata ;
anfractus incolumes iO, supremi subplanulati , sequentes sensim
convexiores, supernè latè constrlcti, subexcavatl, sutura distinctâ,
perobliquâ, filomarginatâ divisi ; ultimo basi inflato et striato.
Aperlura ovata supernè biangulata, basi latè excisa, intùs cœru-
lescens; columella torta incrassata; callo parietali crasso albo.
Alt. [anfr. 10] ii5 : lat. S5. Apert. ait. 26, lat. /i""". Habit. T. Bat-
jan[Landauer]; Moluques [Bernardi] ; Nov. Irlande [Hinds.].
Celte espèce présente un faciès tout particulier, dû à l'obliquité inusitée
des sutures qui , peu prononcée dans le jeune âge, devient toujours plus
marquée à mesure que la coquille s'accroît; en même temps les tours de
spire deviennent plus convexes et l'élraiiglemenl de leur partie supérieure
se fait sentir davantage au point de produire, sur le dernier tour, à son tiers
supérieur un angle bien marqué. La surface est presque complètement lisse
jusqu'au sommet, sauf quelques plis irréguliers formés par les stries d'ac-
croissement et quelques stries fines écartées et généralement peu visibles.
La base du dernier tour est un peu gibbeuse, et présente une dizaine de
stries assez distinctes; la columelle est très-tordue et l'ouverture relativement
petite est largement échancrée à la base et terminée en haut par un sinus
étroit; le bord pariétal est recouvert d'une callosité blanche assez épaisse.
L'échantillon qut^ je figure ici offre des dimensions vraiment colossales; je
l'ai reçu de M. Landauer avec un autre tout à fait semblable, plus petit seu-
lement de quelques millimètres. Ces deux coquilles provenaient de l'île
Batjan. Malgré la différence de taille, il est évident pour moi qu'elles appar-
tiennent à l'espèce décrite par Reeve (Conch. Icon., fig. ,30) sous le nom de
M. obstricta,^ qui ne me paraît pas différer de M. fumosa Hinds. Cette
' r. elongata, crassiuscula, lœvigata, oUvaceo-fnsca uniculore. vel junioribus infrà
suturam strigis longitudinalibus rufis ornata Anfractihus patdisper rolundatis, SM-
pernè latè subconcavè coarctatis, lineis impressis sparsim et obsolète cinctis ; spira
erosa apud anfractum quartum. Aperturâ cœrulescente f Hinds. J.
* r. acutè subulatd, tenuiculâ, ad basin constrictà et truncata, lateo-olivaceâ,
corneâ, castaneo irregulariter longitudinaliter punctato-flammatd, anfr. 10-12, su-
pernè peculiariter constrictis, lœvibus, ad suturas mbplicatis ; aperturâ breviusculâ
labro effuso. Hab î (Reev.J
i
— 16 —
dernière est seulement fortement décollée et réduite à quatre tours, mais les
caractères que lui assigneHinds s'appliquent parfaitement à notre espèce et la
figure qu'il en donne s'accorde également bien.Reeve, dans sa Monographie
du genre Melania, ne parle pas de la M. fumosa. Hanley (Conch. Mise,
fig. 53) figure sous ce nom une Mélanie qui ne me paraît pas tout h fait
conforme à la description et à la figuredu Voyage du Sulphur; les tours de
spire sont trop aplatis et trop étroits, ceux de la M. fumosa croissent beau-
coup plus rapidement; en outre, les stries longitudinales sont également trop
fortes. M. funiculus Q. G. pourrait bien être synonyme ûeM. fumosa. Elle
provient également des Moluques et les mots : «anfractibus obliquis con-
vexis, tours très-obliques ressemblant à ceux d'une corde, » conviennent
parfaitement à notre espèce; elle offre aussi des stries transverses (longitu-
dinales pour moi), très-déliées, écarlées, et une forme de suture seml)lable;
cependant la figure que nous trouvons dans le Voyage de VAstrolabe
(pi. 56, fig. 43, 44) ne serait pas tout à fait conforme à nos échantillons de
M. fumosa, si toutefois elle est exacte, car elle ne me paraît pas correspondre
à la description d'une manière complètement satisfaisante. ^
je possède dans ma collection deux autres échantillons moins grands que
celui que j'ai fait figurer; l'un ressemble tout à fait pour la coloration à la
fig. 30 de Reeve, il est de provenance inconnue; l'autre provient des Mo-
luques, suivant M. Bernardi ; il a conservé sa spire presque intacte et pos-
sède treize tours; on distingue également à sa surface les flammes brunes
dont parle Reeve, mais elles sont rendues indistinctes par la coloration fon-
cée de l'épiderme. Quant à l'exemplaire figuré, il est entièrement revêtu
d'une couche noirâtre tenace qui masque complètement l'épiderme.
M. RUSTiCA Mouss. D'après les nombreux échantillons que j'ai pu voir
dans la collection de M. le prof. Mousson, cette espèce paraît être exirême-
ment variable pour la convexité des tours, leur forme plus ou moins étran-
glée à la partie supérieure et même pour les proportions de sa spire et son
angle spiral. La M. digitalis Mouss., de l'aveu même de son auteur, n'en
est qu'une forme jeune. J'en figure ici (pi. Il, fig. 1 1) une encore plus jeune,
intéressante en ce qu'elle présente les premiers tours de spire et servira à
compléter la diagnose de l'espèce. Elle m'a été donnée par M. le prof.
Mousson, sous un nom de colleclion. comme provenant de Java et pouvant
être le jeune âge de sa M. rustica, en quoi je suis complètement de son
avis. L'échantillon que je possède mesure 48'""" sur 12""" pour 12 tours de
1 2'. lurrita longissima, subulata, obsolète transi'ersim striata, albida vel s\ibrubro
apice maculata; anfr. obliquis convexis ; idlimo inflalo ; aperturâ ampld subovali,
albidâ aut eœriilesccnte. Hab. Moluques. Long. 2 p. 8 lin. (l'extrémité de la spiro
étant rongée) (Qiioy.).
— 17 —
spire. Les premiers tours jusqu'au huitième environ sont ornés de côtes
transverses régulières croisées par des stries longitudinales serrées (onze à
treize pour sept côtes transverses) ; cette ornementation disparaît graduelle-
ment et les derniers tours en sont complètement dépourvus. Les tours de
spire sont faiblement convexes, mais le dernier commence à présenter un
léger étranglement à la partie supérieur», caractère qui devient souvent
très-marqué dans la coquille adulte; il est, en outre, un peu anguleux à la
périphérie, comme cela arrive habituellement pour les coquilles jeunes. L'es-
pèce figurée parReeve (Conch. le. Mel.,lig. 111) sous le nom de M.palimp-
sestos Reev., de provenance inconnue, offre beaucoup de ressemblance avec
la coquille que nous figurons ici et pourrait bien être la môme chose. La
M. rustica présente souvent, à cause de l'étranglement du haut des tours et
de ses fortes dimensions, une certaine ressemblance avec M. fumosa Hinds,
mais elle se reconnaîtra toujours à la direction moins oblique des sutures
et à la forme de son ouverture moins évasée à la base. Elle est en outre
beaucoup plus solide et pesante, et présente dans le jeune âge une sculpture
qui manque totalement à la M. fumosa jeune.
L. b.
Groupe de la M, albescens Lea.
M. albescens Lea paraît présenter des variations de taille très-considéra-
bles, tout en gardant toujours le même faciès général , les mêmes caractères
de forme de spire et d'ouverture, et la même ornementation. Les plus grands
échantillons de ma collection ont environ 53 •""" de hauteur sur un diamètre
de 14-17"°^ je possède par contre trois petites Mélanies qu'il m'est impos-
sible de ne pas considérer comme appartenant à la même espèce, et qui me-
surent seulement 31 '"""sur 9-10 pour le même nombre de tours de spire; ils
proviennent soi-disant de Chine. Enfin un exemplaire provenantde la Malai-
sie, et que je tiens du D*" van den Busch, ne mesure que 26 sur 8 '"™. Tous
ces différents échantillons présentent absolument les mêmes caractères, sauf
peut-être que la coloration ponctuée est un peu plus apparonle sur les plus
petits. M. monile Mousson et pantherina v. d. B., d'après des spécimens
authentiques, ne s'en distinguent que par des caractères de bien peu d'im-
portance.
— 18 —
L.c.
Groupe de la M. Petitii Phil.
J'ajouterai à ce groupe les espèces suivantes :
M. affinisLea Proc. Phil. 1856. Obs. g. Unio XI,
pi. 22, f. 23 • Manille.
brunnescens ïryon.. Am. J. Conch. I. pi. 22, f. 1.. Philippines
? circumsulcala Gassies. Jour. Conch. 1865. p. 212 Nov.Caled.
Graeffei Mouss. (mss.) Calai. Godeffroy , I. Ovalan.
interpositaMouss.(mss.) iJ I. Ovalan.
Landaueri Brol Malac. Blâil. 1865 Moluques.
laxa Mouss. (mss.) ..• (graliosa Mouss. Catal. Godefîroy.) Upolu.
luteola Dkr Verh. Zool. Bol. Ges. Wien 1866 Tahiti.
Tahitensis Dkr id. {= corporosa Gould,
juv.) Tahiti.
? Mageni Gassies Nov. Caled. pi. VI, f. 10 Balade.
Matheroni Gassies. . . iNov. Caled. pi. IV, f. 5 Balade.
Montrouzieri Gassies. Nov.Caled. pi. V, f. 10 Art, Balade.
minuta Tryon Am. Jour. Conch. II. pi. 20, f. 3. . Tahiti.
peregrina Mouss. (mss.) Calai. Godeffroy Upolu.
relifera Tryon Am. J. Conch. I. pi. 22, f. 4... Japon.
Myersiana Lea Obs. g. Unio XI. pi. 22, f. 21 . . . . Fidji.
paulla Dkr (Coll. mea, vend. Hohenacker) ubi? I. Sandwich.
subfasciata Mouss. (mss.) Calai. Godeffroy Upolu.
unicolor Tryon Am. J. Conch., I. pi. 22 f. 2 . . . Tahiti.
M. circumsulcala Gassies doit changer de nom à cause de circunisulcata
V. d. B. ; je propose de la nommer sulcata.
M. Maurula Beev. in Gassies Not. Caled., pi. •'), f. 9, n'a aucun rap-
port avec la coquille figurée par Reeve sous ce nom. La description latine
est la copie quelque peu modifiée de celle de Reeve, et ne s'accorde par
conséquent pas avec la figure qui l'accompagneet que je rapprocherais plutôt
de M- exusta Reev.
Il faut effacer M. clavus Lam. qui me paraît plutôt devoir être placée dans
le groupe suivant. Enfin d'après des échantillons authentiques que j'ai reçus
dernièrement de M. Zelebor, M. Tahitensis Dkr. est identique avec le jeune
âge de ma M. bicolor = corporosa Gould ; la M. luteola Dkr. provenant
également du voyage de la Novarra. pourrait bien n'être qu'une simple
variété ou plutôt une variation morbide de il/. Tahitensis, caractérisée par
un épidémie de couleur pâle.
— 49 —
MELAMAPETiTiiPhil. (pi. II, fig.7.)— T. cijliïidracea, decollata, lœvius-
cula, fusca; ahfractibtis convexis, ad suturam marginatis, aper-
tura angusta, semiovata ; anfractus ad summum très, tune testa
45^1^"' long.; diam. 6^k'" ; apert. ait. ô^j.J" ; lai. 3'U "'• Habit.
Non. Caledon. (Ph.l
Je crois devoir figurer ici celle Mélanie, parce qu'elle me paraîl avoir
élé en général méconnue ou mal représenlée. La diagnose originale que j'ai
transcrile ci-dessus, donne à ce qu'il me semble une idée irès-claire de celle
espèce remarquable; cependanl il faul ajouler qu'on observe à sa surface
des lignes longitudinales élevées, croisées par des stries d'accroissement ser-
rées, donl quelques-unes sont plus accentuées el variciformes; celle sculp-
ture est généralement peu marquée et irrégulière. En outre, il est évident
que l'épitliète cylindracea ne s'applique qu'à la coquille adulte et décollée,
el il serait peul-être plus exact d'ajouter les mots : in adultis. La M. Petitii
est solide quoique médiocrement épaisse ; les sutures sont bien marquées,
marginées, et deviennent plus obliques par rapport à l'axe à mesure que la
coquille grandit; les tours sont alors légèrement étranglés à la partie su-
périeure ; l'épiderme est d'une couleur olive enfumée; l'intérieur est géné-
ralement livide assez foncé. Hanley dans son Conchological Miscellany
(fig. 46) donne avec doute sous ce nom une figure qui est totalement
manquée ou représente une autre espèce ; les tours de spire sont trop aplatis
et trop élevés. Reeve dans sa Monographie du genre Melaniaûgare (pi. IX,
fig. 47) sous le nom de M. Petitii une coquille d'une tout aulre forme, voi-
sine de M. crenulata Desh. Enfin Gassies dans sa Faune de la Nouvelle
Calédonie (pi. V, fig. 11] la décrit comme nouvelle sous le nom de
M.Droueti, et en donne une figure très-reconnaissable d'après un grand
échantillon. Reeve me paraît figurer la vraie M. Petitii sous le nom de
M. Ere^us (fig. 75).
Aucun auteur n'indique la forme de cette espèce dans son jeune âge;
nous ne la connaissons donc qu'à l'élat adulte, ou du moins à l'étal tronqué,
réduite à trois tours de spire, avec des dimensions assez variables, car mon
plus petit échantillon a 25"'™ de hauteur, le plus grand 33, tandis que celui
que figure Gassies a 43 """, toujours pour le même nombre de tours. ^ Je
possède dans ma collection une coquille provenant de la Nouvelle Calédonie
que je considère comme le jeune âge de la M. Petitii (pi. II, fig. 8) ; elle
est subulée, d'une texture remarquablement solide pour sa grandeur et com-
parée à celle des autres espèces subulées que je connais ; ses tours sont con-
^ J'en ai reçu depuis lors deux échantillons au moins aussi grands que celui de
Gassies.
— 20 —
vexes, faiblement striés longitudinalement, et je retrouve sur le dernier tour
les mêmes stries d'accroissement variciformes que j'ai signalées plus haut.
La forme des sutures et celle de l'ouverture, la nature de l'épiderme et sa
coloration sont tout à fait conformes au type adulte. La spire présente
\\ tours (il en manque peul-êlre deux au sommet); les trois premiers
sont régulièrement striés longitudinalement ; ces stries s'effacent à la
partie supérieure des deux ou trois tours suivants et disparaissent presque
complètement en s'espaçant, sur le dernier. L'intérieur de l'ouverture est
livide violacé.
Melania decollata Lam. — Cette espèce m'a toujours beaucoup em-
barrassé ; je n'ai jamais pu la reconnaître avec certitude dans aucune des
Mélanies qui m'ont passé sous les yeux, et cependant il n'existe peut-être
pas de collection qui ne possède sa'M. decollata, et elle est constamment
citée dans les catalogues comme devant être connue de tout le monde. Si
j'en parle ici, ce n'est pas, je le regrette, pour fixer les idées à cet égard,
mais simplement pour avertir les coiichyliologistes des incertitudes qui ré-
gnent à son sujet, et les engager, quand ils voudront la désigner, à indiquer
en même temps une figure connue, sous peine de n'être pas compris. La
phrase caractéristique originale^ est très-brève et très-élastique. Chenu figu-
rant les coquilles de la collection de Lamarck représente une forme qu'on
serait naturellement tenté de regarder comme authentique; malheureusement
Philippi dans ses Abbildungen fait observer que cette figure ne correspond
pas à la description de l'auteur, ce qui est vrai , mais il en propose une
autre à sa place qui, de son aveu même, ne cadre pas non plus complètement
avec les expressions de Lamarck, et il ajoute que malgré cela il ne doute pas
de l'authenlicité de l'échantillon, sans du reste donner d'autres raisons à
l'appui. Par contre, il reconnaît dans la coquille figurée par Chenu la
M. erosa Lesson, probablement d'après des individus authentiques, car il
serait à mon avis difficile de reconnaître cette espèce au moyen seulement
de la description de Lesson. Potiez et Michaud donnent comme M. decol-
lata celte même M. erosa comme provenant de la Guyane et de l'Egypte.
Lesson la décrit comme trouvée à la Nouvelle Cruinée : voilà un assem-
blage d'habitats bien étrange ! Drouei dans ses Mollusques de la Guyane
cite la M. decollata, mais n'indique aucune figure : il la compare à
M. atra dont elle différerait par ses tours plus convexes; elle serait érodée
et tronquée comme elle, mais dépourvue de côtes et de plis ; c'est peut-être
la M. erosa mais non pas la M. decollata de Philippi, car personne ne pen-
1 F. cylindraceâ, apice decollato-truncatd, glahrà, fuco-nigricante ; anfr. convexius-
culis; ultime obsolète plicato. Hab. Rivière de la Guyane {Richard). Long. 11 lignes.
— Mi-
serait à la comparer à M. atra, et je lui trouve au contraire une étonnante
ressemblance avec quelques individus de M. lœvififtima ou corvina forte-
ment érodés et carrément tronqués que je possède dans ma collection. Reeve
figure sous le nom de M. decollata une forme qui me paraît devoir être rap-
portée à M. nigritina ^lorelel; il ajoute, il est vrai, qu'il n'est nullement
certain de la justesse de la détermination. Enfin Morelet (Ser. Conchyl.,
p. 116) cite la M. decollataham. comme se trouvant à Nossi-Bé; il ajoute:
«C'est bien réellement la M. decollata connue depuis longtemps aux Antilles
et à la Guyane. Elle est finement granulée comme celle d'Amérique, et pré-
sente les plis obsolètes à la base. » Il est bien à regretter qu'il n'ait pas cru
devoir donner une figure, ou du moins qu'il n'en cite aucune ; je suppose
qu'il a en vue la M. erosa Lesson dePhilippi. En attendant, voilà une espèce
qui habite à la fois la Guinée, la Guyane, l'Egypte, les Antilles et Madagas-
car. Ce rapprochement de localités aussi diverses prouve évidemment, ce
me semble, que sous le nom de M. decollata Lam. se cachent plusieurs
espèces différentes.
M. Landaueri Brot. (PI. II, fig. 2 et 3.) Malac. Blatt. 1865, p. 176. —
T. turrita, solida, nigra ; adulta valdè decollata. Anfr. superst.
4^J^ {testœ integrœ circa iSJ, convexinsculi, transversè regulariter
costati, longitudinaliter lirati. Sutura angustè canaliculata, cre-
nulata ; apertura parva, ovato-piriformis, ba>iL paiilnlum effusa,
intùs livida, callo parietali livido, conspicuo. AU. (anfr. 5) 30,
lat. H ; apert. ait. W, lat. JVa"""- Habit. Halmaheira ou les îles
Arrow. ? ^
La M. Landaueri est une coquille assez solide, recouverte d'un épiderme
noir un peu encroûté par un dépôt ferrugineux. Elle est ornée de côtes
Iransverses étroites en nombre variable (15-22 sur le dernier tour), croisées
par des lignes élevées quelquefois obsolètes, au nombre de 6à 7 ; la suture
est canaliculée et crénelée par la saillie des extrémités des côtes. L'ouver-
ture est plutôt petite, piriforme, arrondie et légèrement évasée à la base,
livide à l'intérieur. La coquille jeune, vue par transparence, présente une
couleur olivâtre, avec une fascie brune à la base ; elle possède jusqu'au
sommet la même sculpture que l'adulte. Cette espèce intéressante offre une
vague ressemblance extérieure de sculpture et de coloration avec certaines
Mélanies de l'Amérique méridionale [Macapa, transversa, etc.), mais par
la forme de son ouverture elle appartient à un tout autre groupe, et c'est
' Par suite d'une confusion d'étiquettes, il m'est impossible de préciser l'habitat
de cette espèce, mais ce doit être l'une des deux localités indiquées, d'après M.
Landauer qui me l'a envoyée.
— 22 ~
auprès de M. recta Lea qu'elle me paraît devoir se placer. Elle possède
en effet le môme type d'ouverture et le même mode d'enroulement des tours
de spire.
Melania Moricandi, sp. nov. (PI. III, fig. 6 et 7.) — T. turrlta, rufescente-
olivacea, fiparsim brunneo-ftammulata, liris crebria longitudina-
libus, infrà saturam et ad basin prœcipuè conspicuis ornata. An-
fract. 6-8 incolumes {test, integr. circa 41] convexiusculi, medio
paululum planulati, sutura simpllci divisi; anfractibus primis
eroso-poUtis, atro-violaceis, ultimo obscure biangulato, œtate vari-
cibus nonnullis validis instructo. Apertura ovata subpatula, basi
latè effusa, margine dextrn arcuato supernè sinuoso, peristomate e.x-
pansiusculo, œtate continua, callo parietali crasso. — Opercul. ?
— Habit. ? — Alt. [Anfract. S.) 39-ii ; lat. 43 ^j.2-4i ; apert. ait.
42^1^-43 ; lat. 7V3 millim. — Specim. peraclult. [anfr. 6.] Alt. 38 ;
lat. 46 ; apert. ait. 4i '/s ^«^- ^ *^'^^^-
Cette espèce est principalement caractérisée par l'aplatissement de ses
tours de spire dans leur milieu, d'où résultent sur le dernier tour deux
angles peu marqués, l'un un peu au-dessous de la suture, l'autre corres-
pondant à l'angle supérieur de l'ouverture. Les lignes élevées nombreuses
qui recouvrent toute la surface de la spire sont bien marquées au-di ssous
des sutures et à la base, tandis qu'elles sont presque obsolètes sur la partie
médiane des tours. On découvre à la loupe des stries d'accroissement fines
et serrées. L'ouverture est un peu évasée, de sorte que les varices produites
sur le dernier tour par les péristomes successifs sont très-saillantes et tran-
chantes ; j'en compte trois sur un de mes échantillons évidemment très-
adulte. Le bord droit est un peu arqué, et présente une échancrure
prononcée à sa jonction avec l'avant-dernier tour ; le bord pariétal est
recouvert d'un callus qui devient assez épais avec l'âge, de sorte que dans
l'individu très-adulte dont je viens de parler (fig. 7), le péristome est continu.
L'épiderme est d'une couleur olive rougeàtre avec des flammules transver-
sales brunes, éparses, visibles seulement à l'intérieur, et par transparence.
Les deux ou trois tours supérieurs sont dépourvus d'épiderme et comme
usés superficiellement ; ils présentent une coloration violette noirâtre.
La M. Moricandi me paraît devoir se placer à côté de M. javanica
V. d. B., mais cette dernière espèce a des tours de spire beaucoup plus
renflés, croissant plus rapidement et non aplatis à leur partie médiane.
L'échancrure qu'on remarque à la jonction du bord droit avec l'avant-
dernier tour n'est pas spéciale à cette espèce, car je retrouve ce même
caractère plus ou moins marqué dans certains individus de M. asperata
Lam. et Inquinata Defrance.
— 23 —
Melania compressa sp. iiov. (pi. m, fig. 5.) — T. turrita, solidiuscula,
atro-ferruginea; spira vix truncata; anfr. superst.8, (testœ integrœ
circa H) plano-convexl, regulariter accrescentes, longitudinaliter
crebrè inciso-striati, sutura profundè canaliculatâ divisi, ultimo a
lateribus compresso, humeroso. Apertura compressé pirlformis,
basi rotundata, vix effusa ; columella arcuata, margo externus
simplex acutus, rectè descendens. Opercul. paucispiratum, nucleo
basait, sinistro, submarginali. AU. 29; lat. iO. Apert. ait. 9 ;
lat. é^/^millim. Habit.?
J'ai reçu autrefois celte Mélanie sous le nom de M. Cumingii Reev. Elle
est considérablement plus petite et ne peut décidément pas en être le jeune
âge. Sa forme me paraît très-spéciale et je ne connais pas d'espèce qui lui
ressemble; aussi je n'bésile pas à la décrire ici, quoique je n'en possède que
trois échantillons, du reste parfaitement sembrables. Les premiers tours de
spire sont assez convexes, les deux derniers sont comprimés latéralement de
manière que leur partie supérieure paraît comme géniculée ; la suture est
profondément canaliculée ; toute la coquille est couverte de stries longitudi-
nales serrées. L'ouverture est livide intérieurement, obtusément atténuée à
la partie supérieure, et arrondie à la base qui est à peine versante ; le bord
droit descend verticalement. Celte espèce a quelques rapports avec maM.obs-
cura, pour la coloration, l'apparence générale et la sculpture, mais celle
dernière a des tours moins convexes, une spire plus atténuée, un dernier
tour plus grand relativement, et non comprimé. Pour le dire en passant,
c'est à tort que Reeve la réunit à la M. Mindoriensis, elle en est parfaitement
distincte.
L. d.
Groupe de la M. acuminata Dkr.
Ajoutez à ce groupe les Mélanies suivantes :
M. albizonala Mouss. (mss.).. Calai. Godeffroy Ovalan.
Housei Lea Proc. Phil.ISSe.— Obs. G. Unio
XI, pi. 22, fig. 22 Siam.
pyramis Bens. (non v.d. B.) Reev. 51 (non 102) Bornéo
clavus Lam Chenu 111. Conch., pi. II, fig. 21.
Par contre il faut effacer M. ter ebr if or mis Brot fterebra v. d. B.^ qui doit
être transportée au groupe L. a.
5
— 24 —
Melanu Christobalensis sp. nov. (PI. II, fig. 1.) — T. valdè decol-
lata, subcylindrica, solida, lœvigata, fasco-olivacea, Into aterrlmo
obducta. Anfract. superst. quatuor, lente accrescentes, planulati,
lœvigati, sutura distinctâ, fîln-marginatâ, divisi. Apertura parva,
acutè ovata, intùs cœrulescens, hast effusa et rotundata ; coluniella
subtorta, alba. Margo externus simplex, acutus, rectè descendens.
AU. [anfr. 4) 23, lat. îO^l^-il ; truncat. 5; apert. ait. ^Vs' f^^- ^
millim. — Habit. S. Chrlstoval (/. Salomon).
J'avais d'abord considéré cette coquille comme se rapportant à la M.mau-
rula Gass. (non Reev.), avec laquelle elle a assez de ressemblance au pre-
mier coup d'oeil, mais en lisant la description qu'en donne l'autenr, j'ai
reconnu qu'elle ne pouvait pas lui convenir. La coquille de Gassies a des
tours convexes (ils sont, il est vrai, aplatis sur la figure : Gass. Nov. Galed.,
pi. V, fig. 9j, une ouverture rougeâtre à l'intérieur, et des stries transver-
sales marquées (longitudinales pour moi), croisées par des côtes irrégulières
qui n'existent pas dans mes trois exemplaires de M. Christobalensis; cette
dernière a une ouverture moin.5 largement arrondie à la base que les M. niau-
rula Gassies et exusta Reev. Elle aurait plus de rapports avec ce que je
considère comme M. Papuensis Q. G., dont elle serait une variété décol-
lée, mais cette espèce (que je possède également de l'île S. Christoval) a une
ouverture plus allongée, plus aiguë au sommet, et un mode d'enroulement
un peu différent. Cette petite coquille n'a point de caractère saillant, mais je
ne peux la réunir à aucune des espèces qui me sont connues. Elle est quel-
quefois couverte d'un dépôt très-noir, mince et tenace; les trois échantillons
que je possède sont fortement décollés, et ne présentent aucune sculpture,
sauf des stries d'accroissement serrées qu'on voit à la loupe. Les tours de
spire croissent très-lentement; ils sont plats et séparés par une suture étroite,
imprimée, bordée d'un bourrelet très-étroit et filiforme.
M.
Groupe de la M. tuberculata Mull.
J'ajouterai ici :
M. Judaica Rolh ....... Mal. Bl. 1855, pi. II, fig. 1-3.
Reev. 103 Judée.
Rothiana Mouss Coq. lerr. fluv. Pal. (Rolh) 1861,
p. 61 Val. de Ti-
(an = tuberculata Mull. var?) bériade.
? terebra Lesson Voy. Coquille, II, p. 354 Nov. Guinée.
— 25 —
M. clavulusMouss Journ. Conch. 1865 Fidji.
nodicincia Dohrn. . . Proc. Zool. Soc. Lond. 1865 Lac Nyassa.
rubropunctata Trislr. Proc. Zool. Soc. Lond. 1865 Près de la
(an = tuberculata Mûli. ?) mer Morte.
Peasei Tryon Am. Journ. Concii., II, pi, 20, fig. o Fidji.
Vicloriae Dohrn.... Proc. Zool. Soc. Lond. 1863.... Victoria
(Zaïnbèse)
Oualancnsis Pease. . Am. Journ. Conch. II, pi. 20, fig. 4 I. Ovalan.
Ocalanensis Monss. (mss) Catal. Godeffroy I. Ovalan.
Il faut effacer : M. calculus Reev. = Amurensis Gerstf. var.
Fortunei Reev. = Amurensis Gerstf.
cancellala Bens. = Amurensis Gerstf.
incerta Brol (lirala Mke.) transportée au groupe P. a.
rudens Reev. transportée au groupe D. a.
silicula Gould. id.
M. tuberculata Mùll. (c'est le nom que doit porter l'espèce), malgré sa
grande variabilité, due à sa distribution géographique étendue, conserve
cependant un certain faciès, difficile il est vrai à bien caractériser, mais qui
finit toujours par la faire reconnaître. Je lui réunis sans hésitation ma M.
beryllina dont j'ai reçu des échantillons vraiment colossaux par l'entremise
de Blanford (ils mesurent jusqu'à 42™"" de hauteur sur 13 de largeur pour
9 tours de spire; il en manque environ 3). M. Layardi Dohrn n'en est éga-
lement qu'une variété, et je crois qu'il en est de même des M. rubropunc-
tata Trislr. et Rothiana Mouss. Parreyss envoie la même espèce sous dif-
férents noms que je signale ici parce qu'ils circulent dans les collections :
M. muricata Z. du Sennaar, Moreleti Mich. d'Alger, BisAarft Terv. et
incontaminata Parr. du Sennaar. La M. tuberculata présente habituel-
lement des côtes transversales plus ou moins développées, qui cependant
manquent souvent complètement, tandis que les stries longitudinales parais-
sent être constantes. La taille présente de grandes différences, et paraît être
généralement moindre pour les formes africaines que pour les asiatiques.
Celle règle est cependant loin d'être absolue, car autant que je m'en sou-
viens, Bourguignat figure de très-grands individus d'Algérie, et j'en possède
par contre de Ceylan qui sont très-petits. La coloration est quelquefois uni-
formément verdâlre [M. beryllina), ou parsemée de taches brunes {punc-
tata Grat.l, ou flammulée (virgulata Fer.). Quelquefois ces taches se réu-
nissent en une fascie basale distincte, qui dans certaines variétés envahit
toute la largeur des tours, sauf une ligne élroile le long des sutures et à la
base. M. Desor a rapporté d'Algérie de très-beaux spécimens de cette va-
— 26 —
riélé trouvés dans l'Oued Rhin. Ils présenlenl à la base une fascie brune,
distincte malgré la couleur uniformément foncée du test. Cette fascie basale
paraît être spéciale aux variétés africaines, qui en présentent presque tou-
jours au moins quelque trace, tandis que je ne l'ai pas encore observée dans
les formes de Ceyian ou de l'Inde que j'ai eues entre les mains.
Moreiet (Ser. Conch., p. Il 3) réunit à la M. tubercnlatah M. pyramis
v.d. B. (non Benson) que je considère cependant comme suffisamment dis-
tincte; il lui réunit également la il/, truncatula du Voyage de VAstrolabe,
d'après des échantillons authentiques; celle de Lamark proprement dite,
provenant de Mahé, lui paraît très-voisine mais peut-être distincte.
M. perpinguis dans Gould (Explor. Exped., pi. 10, tlg. 160) ne me pa-
raît pas être la vraie M. perpinguis du Voyage du Sulphur; outre les dimen-
sions qui paraissent être beaucoup plus fortes, le dernier tour est régulière-
ment convexe, tandis que dans l'espèce de Ilinds el dans la M. turriculus
Lea il est un peu aplati à sa partie supérieure et comme gibbeux à la base.
N.
Groupe de la M. granifera Lam.
Ajoutez :
M. Baliensis Dkr. . . . (ubi ?) Lac Bator. (Bali)
Helenae Tryon, . . . Proc. Ac. Phil. 1863, pi. I, fig. 7 Philippines,
plumbea Brol.... Journ. Conch. 1864. pi. II, fig. 1 Nov. Guinée?
Tahitensis Pease . [test. v. d. Busch) (ubi?) Tahiti.
Celebensis Q. G.. Voy. Astrol. pi. 56, fig. 26 29. Célèbes.
Japonica Reev.. . . Reev. 125. Japon.
tenuisulcata Dkr.. Moll. Jap., pi. II, fig. 13 Japon, Formose
(an = Japonica Reev. juvenis?)
La figure de M. granifera Lam. dans Reeve est assez mauvaise, celle de
l'Encyclopédie l'est également; celle de ïlanley (Conch. Mise 13) est dou-
teuse el me paraîtrait plutôt représenter une variété de M. lateritia Lea.
La figure 1 946 du Manuel de Conchyliologie de Chenu est bonne, mais c'est
la figure du Voyage de VAstrolabe (pi. 56, fig. 19) qui me paraît donner
la plus juste idée de l'espèce, caractérisée par une spire atténuée, subcon-
cave, des tours aplatis et un dernier tour renflé. La M. Mauiensis Lea,
figurée dans Obs. G. Unio, vol. XI, pi. 22, fig. 19, s'en rapproche beau-
coup, el pourrait bien n'être qu'une .)/. granifera. Je dois dire cependant
que les échantillons que j'ai reçus à plusieurs reprises sous le nom de
M. Mauiensis ont des proportions différentes et sont, à ce qu'il me semble,
distincts de l'espèce de Lamarck.
— 27 —
Melania nana Lea (pi. I, fig. 8). Proceed. Zool. Soc. Lond. 1850.
T. granulatâ, conlcâ, fusifnrmi, tenui, diaphanâ, vel corneâ vel
fuscâ, rufo-maculatâ ; spirâ depressâ, granulatâ. Anfr. sex subpla-
nulatis, ad basin siriatis, suttiris irregidariter impressis ; aperturâ
magna elUpticâ intiis vel albidâ vel fuscâ; columellâ tortâ. Long.
.(], diam. .3 poil. — Habit. Ile Negros (Lea).
L'auteur ajoute que la couleur varie suivant le nombre de taches brunes
qui est très-variable. Les plus forts granules sont immédiatement sous la
suture et celte partie est en général plus claire. L'ouverture égale la moitié
de la longueur totale.
Cette petite espèce a été décrite d'après des échantillons de la collection
Cuming, et n'a, à ce que je crois, jamais été figurée; il ne sera donc pas
inutile d'en donner ici une figure exacte d'après un exemplaire de ma col-
lection, provenant également de Cuming. La coquille est assez solide, quoi-
que peu épaisse, d'une couleur de corne claire ; cette coloration dans mes
deux échantillons est presque entièrement masquée par deux larges fascies
confluentes d'un brun violacé, qui ne laissent libres qu'une zone étroite au-
dessous de la suture et le pourtour de la columelle; elles s'arrêtent long-
temps avant d'avoir atteint le bord externe de l'ouverture. La spire est
modérément élevée, formi'e de tours plats, étages, obscurément plissés à leur
partie supérieure ; ces plis sont croisés et rendus un peu granuleux par des
lignes élevées longitudinales qui régnent sur toute la coquille. Ce mode de
sculpture est bien dilTérenl de ce qu'on voitdans les M. Riquetii. tornatella,
etc., avec lesquelles Reeve veut la réunir. Dans ces dernières espèces les
tours supérieurs sont côtelés, et le dernier est orné de côles bien distinctes
à sa partie supérieure, sans aucune strie longitudinale , la moitié inférieure
étant ornée de lignes élevées, tandis que la M. nana paraît entièrement
couverte de stries longitudinales, un peu granuleuses sous les sutures.
Melania granospira Mouss. (pi. I, fig. 10). Journ. Conch. 1857, p. 161.^
T. ovato-turrita, solidiuscula, luteo-viridis, apice erosa; anfr. in-
columes 7 [spirœ integrœ 9-WJ convexi, sutura profimdâ dlvisi,
cingulis granosis longitudinalibus 4 ornati, interstitiis sub lente
transversè crispato-striatis. Anfractus ultimus magnus, cingulis
1 r. breviter turrifa, tenuis, ruditer granulatâ, interstitiis transversim costidato-
striatis, griseo-cornea. Spira apice subintegro, sutura profundd, lineari. Anfr. 9,
quorum 2 déficientes, satis convexi, ornati seriebus 4 granorum decussatim disposi-
torum ; ultimus subeffusus, de linea dorsali sidcis levibus 8 in basin vix minoribus,
circumdatus. Aperturâ ovato-oblonga infra subeffusa. Perist. tenue, margine libero
recto, arcuato, producto , basali lacteo, retracto : columellari angulatim concavo. 1
Diam. spec. int. 32 fdecollati 28). — ^^2 diam. 11,7 millim. — 3 diam. 10 mill. Rat.
anfr. 1 ; 3,5 - Rat. apert. 3 ; 2 (Mousson),
— 28 —
i2 ornatus quoymm quatuor supremi granosi. Apertura ovata, basi
subeffusa, margine dextro arcualo, producto; columella incurva,
torta. —Opercul.?—Alt. fanfr. 7J 28, lat. /S'"'"; apert.alt. //Va,
lat. S">". Habit. Balle.
Coquille couverte de granules égaux allongés, moins marqués sur les tours
supérieurs où ils sont disposés en quinconce; sur les trois derniers tours ils sont
placés régulièrement les uns au-dessous des autres. Les tours de spire sont as-
sez convexes et présentent au-dessous de la suture une coloration plus claire.
M. le professeur Mousson a bien voulu me confier l'échantillon qui avait
servi à la description originale, et qui se trouve dans sa collection. Cette
espèce ressemble beaucoup à la M. granifera Lam. par ses proportions
générales, la forme allongée des granules et les caractères de l'ouverture.
Elle en diffère essentiellement par la forme de la spire qui est moins atté-
nuée, plutôt convexe au lieu d'être concave comme dans l'espèce de La-
marck, et par la convexité des tours. M. armillata Lea a aussi des tours
de spire convexes, mais la forme de son ouverture est tout autre.
Melania armillata Lea? (pi. I, fig. i2) Proc Zool. Soc. Lond. 1850. ^
T. ovaùo-turrlta, crassiuscula, luteo-vlridis, obsolète fusco-trifas-
ciata. Spira elevata, apice paululum erosa; anfractus mculumes
8, convexiuscull, supernè angulati, ad suturant crenatam angustè
coarctati, longitudlnaliler tenuissimè striati, costis obliquis etliris
longitudlnalibus granoso-decussati; série granulorum in angulo
posita, eminentiore; anfractus ultimus basi liratus. Apertura ovata,
supernè acutè angulata, basi subexcisa, effusa, margine dextro
sinuato, basi latè producto, columella subrectâ, incrassatâ, infernè
angulata. Alt. fanfr. 8) 30, lat. max. 42. — Apert. ait. iSYs.
lat. J"". Habit. Javal
Le haut des tours porte deux rangées de granules plus saillants, séparées
par un étranglement ; l'une borde la suture et l'autre suit, ou plutôt forme
l'angle supérieur des tours. Elles sont d'autant plus apparentes qu'elles sont
séparées par une fascie brune étroite; une seconde fascie se voit à la base
et contourne la columelle, et une troisième suit le milieu des tours; ces deux
dernières sont au reste peu marquées. Toute la coquille est finement striée
1 T. cancdlata, ovato-turrita, crassiuscula, granifera, viridescente, spira elevata
siibovata, apice acuta, sutura parva, crenala; anfr. Il plaiiatis prope suturam supe-
riorem angulatis, supernè albidis, costis longitiidinalibus ohliquis graniferis ci-ebris,
granulis rolundatis albidis : anfr. ultimo supernè compressa infernè subturgido, basi
transversè striato. Apertura ovata supernè acutè angulata infernè rotundata et effusa.
Labro infernè producto, columella infernè angulata, supernè recta. Long. 1.4. Diam,
,5 p. (Lea),
— 29 —
longitudinalement, et en outre ornée de lignes élevées longitudinales et de
cotes transversales plus fortes et plus écartées. La M. armillata Lea n'a
jamais, que je sache, été figurée, et je n'en connais pas d'échantillon au-
thentique ; aussi n'est-ce pas avec une parfaite certitude que je lui rapporte
la coquille que j'ai sous les yeux et qui fait depuis longtemps partie de ma
collection. Cependant la description de Lea me semble lui convenir très-
bien ; en particulier la forme de la columelle est clairement indiquée et c'est
là le caractère le plus important de notre espèce qui la sépare de toutes les
autres du même groupe.
C'est avec les M. granifera Lam., lirata Bens. et lateritia Lea que cette
espèce a le plus de rapports, mais elle diffère de toutes trois par ses tours
convexes et surtout par la forme de l'ouverture. La columelle en effet, au
lieu d'être tordue et de se continuer sans interruption avec le bord basai, est
droite et terminée en pointe; le bord basai est lui-même fortement échancré
et comme tronqué; le bord droit a la même forme que dans les autres es-
pèces du groupe, il est sinueux et fortement avancé à sa jonction avec le
bord basai. Enfin les côtes transverses étant plus fortes et plus espacées que
les sillons longitudinaux qui les croisent, la coquille paraît plutôt côtelée que
granuleuse.
Lea indique l'Inde comme patrie de sa M. armillata. L'échantillon que
je figure doit provenir de Java.
Melania Celebensis Q. g. (pi. 1, fig. 13). Voy. Astrolab., p. 152, pi.
56, fig. 26-29. T. solida, turrita, apice truncata, longitudinaliter
transversimque sulcata, granosa, flava, subrubromaculata (suh
luto atroj, granis quadratis, planis ; aperturâ cœruleo-albicante
(QuoyJ. Long, truncat. 11 lignes. Hab. Manado (Célèbes).
Je dois réparer une erreur que j'ai commise dans mon Catal. systém.,
p. 48, en plaçant cette espèce à la suite des synonymes de M. crenulata
Desh. Reeve, dans sa Monographie, fait la même confusion; Mousson
(Moll. Java, p. 74) l'avait beaucoup mieux jugée en la rapprochant de M.
semigranosa v. d, B. Je m'étais laissé tromper par certains échantillons
de M. monilifera v. d. B. (= crenulata Desh. var.) très-fortement dé-
collés, réduits à 3 ou 4 tours de spire, et qui présentent une très-grande
ressemblance avec la M. Celebensis; cependant, en les examinant plus
attentivement, on remarque que les séries de granules sont moins nombreu-
ses, plus espacées, et la forme de la columelle est plus tordue à la base. J'ai
reçu depuis lors deux échantillons d'une Mélanie provenant de Ternate que
je n'hésite pas à rapporter à l'espèce de Quoy; l'un est fortement décollé
et n'a plus que trois tours, l'autre a une spire intacte, c'est celui que j'ai
— 30 —
figuré. Les tours de spire sont plats, étages, séparés par une suture bien
marquée, au nombre de 8-9 sur l'individu non décollé. Toute la coquille
est couverte de granules carrés, réguliers, produits par le croisement de plis
transverses et de sillons longitudinaux de même force à peu près, et dispo-
sés aussi bien en séries transversales qu'en séries longitudinales ; ces gra-
nules se perdent vers la base de la coquille qui ne présente que des stries
longitudinales. L'ouverture est ovale-allongée, aiguë au sommet, un peu
versante à la base; le bord droit légèrement sinueux, est avancé dans sa
partie inférieure. La couleur de l'épiderme est olive verdàtre sous un dépôt
noir tenace. Cette espèce a le plus grand rapport avec M. granifera Lam.;
elle n'en difïèreguèreque parla forme moins ventrue, plusallongéedu dernier
tour et par sa spire non concave. M. laterltia Lea a une spire moins élevée,
un dernier tour plus grand, un bord droit plus sinueux et une sculpture
différente.
M. ASPERULA nov. spcc. (pi. I, fig. 11). T. ovaùo-acuminata, soUdius-
cula, olirvacea, nonnunquam lalè trifasciata. Spira brevis pler uni-
que erosa; anfr. circa 7, convexiuscuii, longitudinaliler iirati, liris
subnodulosis striis incrementi irregularibus decvssatis. Apertura
ovato-acuniinata basi rotundala, margine dextro haud sinuato
rectè descendente ; columella crassa, alba, subtorta. Opercul. an-
gustum, acumlnato ellipticum, unispiratum, nucleo basait, sub-
marginali. AU. iS (erosa anfr. 4^/2), lat. PVs! apert. ait. 11,
lat. 5 millim.
J'avais jusqu'ici considéré cette petite coquille comme étant la M. semi-
granosa v. d. B., mais en examinant soit la description originale de cette
espèce, soit la figure qui la représente dans les Abbildungen de Pbilippi,
je me suis convaincu que la M. semigranosa v. d. B. ne diffère pas de la
M. lineata Troscb. (= lirata Bens.) du même ouvrage. Le nombre et le
plus ou moins de développement des granulations ne peuvent pas servir de
caractère distinctif entre les deux espèces, car on trouve tous les degrés
intermédiaires possibles, depuis des formes bien plus granulées que la M.
semigranosa figurée dans Pbilippi, jusqu'à des formes presque complète-
ment lisses. Le caractère distinctif de la M. lineata Trosch réside, à mon
avis, dans les lignes colorées longitudinales que je retrouve dans toutes les
variétés de ma collection, granuleuses ou non; van den Busch, dans sa
description delà M. semigranosa, les mentionne spécialement; les autres
caractères indiqués s'appliquent également aux deux espèces. La M. lineata
figurée dans Pbilippi représente une petite variété, telle que celle qui se
trouve à Calcutta. L'espèce que je décris ici diffère de la M. lineata Troscb.
— 31 —
et de la semigranosa v. d. B. à la fois, par la forme de sa spire moins
élevée, son ensemble plus ovoïde, la forme moins élagée des tours de spire,
son épidémie mat et non lisse et luisant, enfin par l'absence complète des
lignes colorées longitudinales. La forme de l'ouverture est à peu près la
même, seulement un peu plus largement arrondie à la base. Elle ressem-
blerait davantage à la M. Luzoniensls Lea, quoique moins grande que la
figure donnée par Reeve, mais la spire est moins élevée, les tours sont
moins convexes, moins étages, la suture beaucoup moins marquée, le der-
nier tour est moins renflé; en outre, je ne retrouve pas les nombreuses rides
à travers les sillons dont parle Lea dans sa description. [Je crois que M. Luzo-
niensis ne diffère guère de g r uni fer a La m.)
La M. asperula est, comme la ]/. lineata, plus ou moins granuleuse;
quelquefois le haut du dernier tour porte quatre rangées de granules forte-
ment développés, mais souvent ils sont faiblement indiqués, ou manquent
complètement; la coquille est alors simplement sillonnée longitudinalemenl.
Trois échantillons de ma collection présentent trois larges fascies brunes
placées sous la suture, au milieu du tour et à la base. Je crois que la M.
semigranosa v. d. B. figurée dans Mousson (Moll. Java, pi. X, fig. 7)
doit se rapporter à l'espèce que je viens de décrire, quoique plus grande et
avec une spire un peu plus élevée.
Melania Damonis nov. spec. (pi. I, fig. 9). T. oblongo-ovoidea, breviter
turrita, solida, luleo-olivacea, nitida, apice erosa. Anfr. 5-6 pla-
nulati, gradati, supernè subcorcmati, transversè crebrè plicati,
striis incisis, longitudinalibus, decussati; sutura distincta, crenu-
laio-marginata. Apertura angustè ovata, basi effusa, supernè acu-
tissima, columellâ subtorlâ, mcrassatâ, albâ, margine externo
simplici, rectè descendente. Opercul. ellipticum, angustinn, unispi-
ratum, nucleo basait, marginali. Alt. 20, diam. max. 8-9 ^Jq.
Apert. ait. iO-iO^l^, lat. 5 ^'"\ Habit. S. Christoval, archipel des
îles Salomon (Damon).
Coquille assez solide, oblongue, à tours étages, de couleur olive jaunâtre
uniforme, ornée de plis transversaux nombreux (environ 20 sur le dernier
tour] qui rendent la suture profondément crénelée. Ces plis ne dépassent
pas le milieu du dernier tour; ils sont croisés par des stries longitudinales
au nombre de 3 ou 4 sur les tours supérieurs, qui donn(îlii à la coquille une
apparence un peu granuleuse; les intervalles sont en outre quelquefois
comme finement froncés. L'ouverture est étroite, allongée, très-rélrécie et
aiguë au sommet, un peu versante à la base qui est régulièrement arrondie;
la columelle est épaisse, blanche et un peu tordue. Le bord droit ne pré-
6
— 32 —
senle pas de sinuosilé, mais descend verlicalement; il est mince, el quel-
quefois légèrement dentelé par les stries longitudinales de la surface. L'in- ^
lérieur de la coquille est bleuâtre. La hauteur de l'ouverlure égale environ
la moitié de la hauteur totale de la coquille. J'ai eu entre les mains un assez
grand nombre d'é«;hanlillons qui ne m'ont point présenté de variations ap-
préciables.
Cette espèce est voisine de ma M. asperula; elle en diffère par sa forme
plus oblongue, moins ventrue au dernier tour, la forme étagée des tours de
spire, son ouverture plus étroite, enfin par la prédominance des plis trans-
versaux et son épidémie lisse et luisant. L'opercule a le nucléus tout à fait
marginal, tandis qu'il est submarginal dans la M. asperula. M. flavida Dkr.
(in Phil. Abbildg., pi. III, fig. 15) est beaucoup plus petite, a une ouver- I
ture subelliptique atténuée à la base, et ne présente pas les plis transversaux
de notre espèce. La M. flavida Dkr. dans Mousson (Moll. Java, pi. X, fig.
5, p. 75) me paraît être une simple variété de M. lirata Benson.
Groupe de la M. Riquetii (jrat.
Melania Riquetii Gratel. J'ai confondu sous ce nom, dans mon Cata-
logue, deux formes qui me paraissent distinctes. La première devra porter
le nom de Riquetii Gratel. ; c'est naturellement celle dont nous trouvons la
figure et la description dans (irateloup (Mémoire plus. esp. coq., pi. III,
fig. 28). Elle a évidemment pour synonyme M. harpula Dkr. (in Philippi
Abbildg., pi. III, fig. 6); c'est également à cette espèce que se rapporte la
M. Riquetii Gratel. de Mousson, Moll. Java, pi. XI, fig. 10 (exclus, synon.).
La seconde forme doit garder le nom de semicostata Phil. (Abbildg., pi.
IV, fig. 12).
La M.'semicostataVhi]. à'iiïere deh M. Riquetii par sà forme pluscylindra-
cée, moins ventrue au dernier tour, sa texture plus épaisse, plus solide; elle
porte généralement à la partie supérieure des tours une fascie plus foncée
interrompue par les côtes Iransverses; sa sculpture, quoique analogue à celle
de M. Riquetii, est plus grossière, le bord droit de l'ouverture est beau-
coup moins sinueux.
Benson confond avec M. Riquetii la M. tornatella Lea qui en est bien
distincte; cette dernière a peut-être une certaine ressemblance à l'état jeune
avec M. semicostata, mais en tout cas pas avec M. Riquetii; à l'état
adulte elle est toujours reconnaissable à sa columelle fortement tordue et
évasée à la base; elle est en outre toujours plus grande, beaucoup plus
— 83 —
solide, el la partie supérieure des tours où se remarquent les côtes transver-
sales ne présente pas de stries longitudinales. Reeve, dans son Iconogra-
phie, décrit au n° 173 la M. tornatella Lea el la figure très-exactement
(pi. XXIV, fig. 173 a, b) ; il lui donne pour synonyme M. mitra Dkr. (non
Meuschen.). En cela il est, à mon avis, parfaitement dans le vrai; malheu-
reusement, dans un Errata placé à la fin du volume, il revient sur cette es-
pèce, change son nom en M. Riquelli Gratel., faisant passer M. tornatella
au rang de synonyme, et il ajoute encore M. fiarpula Dkr., sculpta Soûl.
einana Lea. Je viens de dire ce que je pensais des M. harpula el Riquetii.
La M. nana Lea me paraît suffisamment distincte en ce qu'elle n'est pas po-
sitivement côtelée, mais simplement granulée. Quant à la M. sculpta Soûl.,
je n'en possède pas d'échantillon authentique, aussi je n"ose rien affirmer à
son égard ; d'après la figure du Voyage de la Bonite, elle paraîtrait plus
voisine de M. semicostata Phil. que de M. Riquetii; en toul cas, elle ne
peut pas être confondue avec M. tornatella Lea. Je possède sous ce nom
trois Mélanies qui m'ont été données autrefois par M. Petit, el qui concor-
dent parfaitement avec la description et la figure du Voyage de la Bonite ;
elles sont, à mon avis, distinctes de toute autre espèce, étant encore plus
cylindriques que M. semicostata, avec une spire plus élevée, des côtes plus
espacées; elles sont d'ailleurs notablement plus petites, mais je n'ose me
fier à leur détermination, d'autant plus qu'elles sont censées provenir de
Cochinchine. La question reste donc indécise relativement à la M. sculpta
el je préfère pour le moment la laisser subsister comme espèce distincte.
Il me reste à dire un mot de M. triquetra Parr. qui figure dans mon Cata-
logue syst. comme synonyme de M. Riquetii. Je l'avais inscrite sur la foi
de Mousson qui la cite dans ses Moll. de Java; je ne connais pas celle espèce
el comme elle n'a probablement jamais été décrite, je ne peux pas dire si
elle doit être réunie à M. Riquetii ou à M. semicostata.
Melania rudis Lea var. (pi. I, fig. 7). La coquille que je figure ici esl
de provenance inconnue el se trouve dans ma collection depuis longtemps.
Elle esl solide el épaisse, de couleur olive brunâtre; ses tours supérieurs
sont développés d'une manière normale, et reproduisent exactement tous les
caractères de la M. rudis Lea. A partir de l'avant-dernier tour, on voit la
seconde rangée de granulations au-dessous de la suture devenir plus mar-
quée, [)ius saillante, de sorte que sur le dernier tour les granules sont trans-
formés en de véritables épines coniques, courtes, robustes et dirigées en
dehors ; celle partie de la coquille ne diflere dès lors absolument en rien de
la M. Broii Dohrn [chocolatum Brot). Si d'ailleurs on considère que les
M. rudis et Broti proviennent toutes deux de Ceylan,i q,^ ggj naturellement
* M. rudis a été recueillie en abondance à Colombo par M. Humbert ; quant à
— 34 —
amené à supposer que ces deux formes ne seraient que des variétés locales
d'une seule et même espèce, et nous aurions ici un échantillon intermé-
diaire, servant de trait d'union entre les deux. Les échantillons de M. Broti
que j'ai vus étaient tous décollés et réduits à environ 4^/2 à 5 tours; j'ignore
donc quelle est la forme des premiers lours ; mais déjà sur les deux échan-
tillons de ma collection je peux constater que, sur le tour le plus voisin de
la troncature, les épines n'existent plus et sont remplacées par de simples
tubercules. Je suis donc très- porté à admettre la réunion des deux formes
citées en une seule qui devra porter le nom proposé par Lea.
La ^J . rudis Lea proprement dite paraît avoir une distribution géogra-
phique assez étendue, car elle a été décrite originairement d'après des
échantillons de Cuming, provenant d'Ambuiiie; M. Humbert l'a recueillie
à Colombo (Ceylan) ; j'en ai reçu dernièrement de beaux échantillons qui
avaient été récoltés à Almaheira (Moluques); enfin la M. microstoma Lea
qui ne parait pas en différer et que Reeve lui réunit comme synonyme, est
originaire de l'Ile Negros (Philippines). Tous mes échantillons de Ceylan
sont fortement décollés, tandis que ceux d'Almaheira ont leur spire par-
faitement intacte.
J'ajouterai ici que c'est certainement par erreur que Reeve, dans l'Errata
de sa Monographie, cite M. tessellala Lea comme synonyme de celle espèce;
elle en est complètement distincte.
P
Groupe de la M. Winteri v. d. B.
Il faut ajouter : M. strobilus Reev.=^ dimidiata Mke. juv. =- M. Her-
klotzi Petit. M. dura Reev. est également synonyme. Je crois que c'est ici
qu'il convient de placer un petit nombre d'espèces provenant toutes de
l'Australie et qui forment un groupe assez naturel que je distinguerai sous
le titre de :
P. a.
Groupe de la M. australis Lea.
M. australis^ Lea Reev. Icon.82 Australie sept.
Victoria Riv.
M. Broti, j'ignore sa localité exacte, en tout cas elle ne parait pas habiter la même
partie de l'île, car elle n'a pas été observée par le naturaliste que je viens de
citer.
• J'avais changé ce nom par erreur en M. decussata. Il n'y a pas de motif
— 35 —
M. decussala Brol .... Catal. syst. p. -55.
M. cerea Brol Rev. Zool. 1860, pi. 17.
lig13
incerta Brot
lirata Mke. (i»on Beiis.] Moll. Nov. Holl. n» 2! . . . Nov. Hollande.
telrica Conr Am. Journ. Concli., II,
pi. 1, tjg. 9 AustralieS.-Est.
Balonnensis Conr Am. J. Concli. pi. 1,fig. 10 »
Onca (Melasma) Ad. Aiig. Pr. Z. S. Lond. 1863... Adelaid Riv.
(Australie).
Ces coquilles oOVenl au premier abord une certaine ressemblance avec les
espèces du groupe de M. spinulosa Lam. Elles ont généralemenl une colo-
ration analogue, c'est-à-dire des ponctuations brunes ou rougeâtres sur un
fond clair. Si on les examine de près, on voit qu'en réalité elles ne sont pas
épineuses, mais ornées de tubercules dirigés en dehors et formant quelque-
fois plusieurs séries parallèles. — Je ne possèdequ'un très-jeune échantillon
de M. australis Reev. provenant de Cuming, mais je ne serais pas étonné
que ma M. cerea fût la même espèce. Quant aux M. Balonnensis et tetrica
Conrad, quelque difïérenles que paraissent les figures du Journal Améri-
cain, elles pourraient bien n'êlre que des variétés locales d'une même es-
pèce. J'ai eu entre les mains un assez grand nombre de Mélanies provenant
de Wide Bay et de Clarence River, N . S. W. , que je rapporte à ces deux
espèces et qui me paraissent présenter des transitions insensibles de l'une
à l'autre. Aussi je m'abstiens, pour le moment, de changer le nom de M.
tetrica Conr,, qui ne peut pas être admis à cause de M. tetrica Gould.
Q
Groupe de la M. amarula L.
Effacez : M. telrica Gould Proc. Bost. S. N. H. 1847. . . I. Fidji.
Melania thiarella Lam. (pi. III, fig. 10.) T. oblongâ, tenui, glabrius-
culâ, diaphanâ albidâ ; costulis longitudinalibus obsoletis ; spirâ
conico-acutâ ; anfract. supernè angulato-planis, angulo denticulis
instructo (Lam.). Long. 1 poil.
Lamarck ajoute qu'elle est très-distincte de la M. amarula L., tant par
les proportions de la spire que par les petites dents qui couronnenl ses
pour le faire, puisque M. australis Reev. n'est autre cliose que l'espèce de Lea du
même nom et que l'autre australis Lea a été déjà déliaptisée.
— 30 —
tours. Deshayes fait observer que le nom proposé par Lamarck doit être
remplacé par celui de M. mitra (Hélix) Meuschen (Mus. Gronov., p. 128,
11° 1363) syn. amarula L. in Rom, t. XVI, f. 21. Reeve , dans sa Mono-
graphie , adopte cette manière de voir et donne le nom de M. thiarella
comme synonyme de M. mitra Meuschen. Je n'ai malheureusement pas
pu me procurer l'ouvrage de Meuschen , mais si la figure donnée par
Reeve correspond à la description de cet auteur, elle ne me paraît nullement
correspondre à l'espèce de Lamarck , ni aux figures citées de Born et de
Scliroter. La M. thiarella, en efTct, doit être une coquille oblongue, mince,
diaphane et blanchâtre (dépouillée de son épiderme, sans aucun doute),
d'un pouce environ de longueur, c'est-à-dire plus petite que la M. ama-
rula et plus oblongue, tandis que cette dernière est ovato-conoidea ; or
nous trouvons dans Reeve, fig. 175, une coquille de près de deux pouces
de hauteur, quoique fortement décollée, par conséquent la plus grande
du groupe, et évidemment épaisse et solide, garnie de véritables épines
courtes et robustes, mais qui certainement ne peuvent pas s'appeler den-
ticiili. Je ne peux donc pas admettre la réunion des deux espèces. La
coquille que je figure ici me paraît au contraire correspondre de tous points
à la description de Lamarck, et autant qu'il est possible d'en juger, aux
figures de Schrœteret de Born, qu'il cite pour son espèce. Chenu, dans son
Manuel de Conchyliologie (fig. 1 939), me paraît également figurer la même
forme sous le nom de tiarella Lara. C'est une coquille ovale oblongue,
mince et blanche sous un épiderme olive-verdâtre; elle est habituellement
recouverte d'un pigmentum noir et épais, très-tenace. Tous les échantillons
de ma collection présentent une spire intacte ou presque entière, composée
de 7 à 8 tours de spire, qui portent à leur partie supérieure une rangée
d'épines courtes ou plutôt de denliculations pliciformes, serrées (environ 14
à 16 sur le dernier tour). La surface de l'épiderme est presque lisse, et pré-
sente seulement quelques traces de lignes élevées longitudinales qui devien-
nent plus marquées à la base ; les trois ou quatre premiers tours sont forte-
ment striés. L'ouverture est subovale, arrondie et largement versante à la
base; la columelle est épaisse et se continue sans interruption avec le bord
basai. Sur un de mes échantillons la columelle et le bord basai sont forte-
ment colorés en rouge brun. La M. thiarella est habituellement de petite
taille, et peut être considérée comme la forme la plus petite du groupe auquel
elle appartient. Cependant, je possède un exemplaire qui atteint 42""" de lon-
gueur ; il ne dilTère du reste absolument pas des autres, dont les dimensions
varient entre 24 et 28 "'™ de longueur (toujours avec une spire intacte). J'ai
reçu cette espèce à différentes reprises et de différentes sources, sans que je
puisse indiquer son habitat avec quelque certitude.
— 37 —
J'ai menlionné, dans la description qne je viens de donner, la forme de
la base de l'onverlure. Celte partie de la cocjuiile est en effet très-importante
à considérer dans l'élude des Mélaniens, el une de celles qui présentent le
plus de constance dans leur structure. En particulier dans le groupe qui
nous occupe, ce caractère permet de diviser les espèces qui le composent
en deux séries : dans la première, qui comprendrait les M. cornuta, ama-
rula et thiarella, la columelle se continue sans interruption avec le bord
basai, en se contournant légèrement; la base de l'ouverture est par suite
régulièrement arrondie et légèrement évasée ; dans la seconde, comprenant
les M. diadema, mitra f= Cijbele Gould?), crenularia Desli. et villosa
Phil., la columelle se termine assez brusquement en se contournant en
avant, et ne se continue pas insensiblement avec le bord basai ; la base de
l'ouverture esl un peu atténuée, étroitement versante en forme de gouttière
étroite. {M. setosa et speciosa se distinguent suffisamment par la nature
molle el sétacée de leurs épines.) Cette distinction n'est bien évidente que
sur les échantillons adultes; elle est très peu marquée dans le jeune âge,
mais elle me paraît conduire à un résultat rationnel en réunissant justement
les formes les plus voisines sous d'autres rapports. Ainsi les cinq espèces de
la seconde série sont très-difficiles à distinguer les unes des autres, el leur
valeur spécifique est très-contestable; elles ne diffèrent guère que par la soli-
dité plus ou moins grande du test et la présence d'un épiderme velouté dans
la dernière fM. villosa). Or je retrouve des traces de cet épiderme dans
toules ces formes, surtout au.x abords de l'ouverture, dans les endroits où le
pigmentum épais qui les recouvre habituellemenl n'a pas eu le temps de se
déposer.
Reeve réunit, sous le nom de M. setosa Swain., deux formes bien diffé-
rentes, provenant l'une des Philippines, l'autre de Sumatra; j'ai peine à
croire qu'elles appartiennent bien réellement à la même espèce. Quant à la
coquille figurée sous ce nom dans le Voyage de V Astrolabe (pi. 56, fig. 8-H)
et qui a été recueillie à Amboine, elle appartient évidemment à un autre
genre, car l'auteur lui attribue un opercule non spire, à lames appliquées.
Serait-ce un Paludomus? Elle a quelque ressemblance avec P. regalis
La yard.
R.
Groupe de la M. spinulosa La m.
Ajoutez :
M. spinescens Lesson Voy. Coquille, TI, p. 3o3 Nov. Guinée.
tetrica Gould.... Pr.Bost. 1847.— Exp. Shells. pl.IX,
fig. 153 Fidji.
— 38 —
M. furfurosa Gould.. Proc. Bost 1847.— Exp. Shells. pi.
X, f. 162 Manille.
Effacez : M. decussata Brol (= australis Lea), qui est renvoyée au
groupe P. a.
La M. furfurosa Gould pourrait bien n'être qu'une simple variété non
épineuse de M. spinulosa Lam., dans laquelle l'épiderme habituellement
un peu villeux de cette espèce serait plus apparent. 1/. FeejeensU Reev.
est évidemment synonyme de M. tetrica Gould et je suis porté à considérer
M. Therpsichore Gould comme une variété non épineuse, correspondant
à la M. Feejeensis Reev. var. (Icon. f. 179 c).
M. SPINULOSA Lam. ^ T. ovaio-turrlta, longitudinaliter tenue et creber-
rimè striata, teiiuiuscula, cornea, brunneo punctata tel varié stri-
gala. Anfr. 9-10, spinulis crebris deorsum vix prolungatis, in an-
fract. ultimis nonnunquam evanidis, ornati. Apertura dimidiam
testée subœquans, basi attenuata, angustè effusa, columella tenuis
subrecta.
La phrase caractéristique de Lamarck est aujourd'hui évidemment insuf-
fisante, et pourrait s'appliquera presque toutes les espèces du même groupe.
J'ai cherché à la compléter, mais je dois avouer qu'il est bien difficile de
caractériser une coquille aussi remarquablement polymorphe. Les dimensions
varient énormément pour le même nombre de tours de spire, et tandis que
certains individus de l'Inde ne mesurent que 12 à 13""" de hauteur, d'autres
provenant de Ceyian atteignent 26""". La forme générale est tantôt conforme
au type de Lamarck, c'est-à-dire lurriculée, tantôt ovale-turriculée avec un
dernier tour renflé et quelquefois môme plus haut que le reste de la spire.
La longueur des épines, leur direction, varient également, sans qu'il soit
possible de trouver des limites un peu précises à ces variations, el par con-
séquent de scinder l'espèce. Certains caractères paraissent cependant moins
inconstants, ainsi la texture de la coquille qui est mince, quoique solide, la
coloration cornée parsemée de taches ou de linéoles brunes plus ou moins
serrées; les épines sont nombreuses, généralement courtes et ne se prolon-
gent pas en côtes saillantes qui embrassent les tours; les stries longitudinales
sont toujours fines et serrées, enfin la forme de l'ouverture me paraît être
constante, et jouer un rôle important dans la distinction des espèces du
groupe. Elle est rétrécie à la base, le bord droit ne descend pas plus bas que
la columelle qui est presque droite^ et à leur point de réunion se trouve une
* r. oblongd, scabriusculà, longitudinaliter costulatâ, transvemè striatd, fusces-
cente ; spird ultimo anfractu longiore; anfr. numerosis supernè angulato-spinosis.
Long, environ 10 lignes.
^ Cette structure de la columelle a déjà été mentionnée par Mousson à propos
de M. granum (Moll. Java, p. 77).
— 39 —
espèce de sinus étroit plus ou moins coloré en brun. Cette teinte brune,
quelquefois peu apparente, est toujours très-foncée dans toutes les coquilles
embryonnaires que j'ai retirées des formes adultes, et tranche vivement sur
la couleur corné-clair du test; elle n'a du reste aucune valeur spécifique.
Je figure ici deux variétés de cette espèce qui m'ont paru intéressantes.
La première (pi. III, fig. 8) provient de Peradenia (Ceyian) où elle a été
recueillie en abondance par M. Humbert. Elle est éminemment caractérisée
par la disparition complète des épines et des côtes transversales sur les der-
niers tours, et la décollation habituelle de la spire à l'état adulte; elle est
simplement ornée de stries longitudinales fines masquées par un pigment
noir uniforme. Sur quelques échantillons (et en particulier sur celui qui est
figuré) on voit encore quelques traces de côtes et d'épines au tour supérieur,
mais sur d'autres elles ont entièrement disparu, et il est alors difficile de se
figurer qu'on a devant soi une M. spinulosa. Les coquilles jeunes sont, par
contre, ornées d'épines et tout à fait conformes au type.
La seconde variété (pi. II, fig. 6) provient de l'île d'Almaheira ; elle a
une forme cylindracée, est fortement décollée comme la précédente, et ne
présente pas d'épines, mais par contre des côtes transversales fortement
développées, généralement peu nombreuses, croisées par des stries longitu-
dinales fines; le test est un peu plus épais et solide que dans le type, et pré-
sente une coloration noire uniforme; les jeunes individus sont épineux et
entièrement semblables à ceux de la variété précédente.
Dans les deux formes que je viens de décrire, la base de l'ouverture pré-
sente exactement les caractères que j'ai indiqués pour le type, et les coquilles
embryonnaires que j'ai trouvées à l'intérieur des adultes sont toujours épi-
neuses, et identiques avec celles que j'ai pu recueillir dans les autres variétés
de ma collection. Je suis donc porté à regarder comme constante et carac-
téristique pour l'espèce la présence d'épines sur les tours supérieurs; c'est
ce qui m'engage à séparer la forme suivante que j'avais jusqu'à présent con-
sidérée comme une simple variété.
M. CALCiTRAPA sp. uov. (pi. III, fig. 9). T. pavvula, conico-turritay cras-
siuscula, solida, cornea, apice intégra. Anfract. 9, longitudinaliter
crebrè striati, supreml convexi, transversè costulati, sequentes in-
fra suturam angulati, subspinosi, spinis sensim majorihus , in
anfr. ultlmo longis, rectia, horizontaliter extrusis. Apertura basi
anguslèeffiisa, coliiniellâ subrectâ, margine dextro Jeviter arcuato.
, Alt. U, lat. 7-8 ; apert. ail. 6, lat. 3-3^1^ mill.
Cette petite espèce se fait justement remarquer à l'inverse de la précé-
dente par l'absence complète d'épines sur les tours supérieurs, tandis qu'elle
7
— 40 —
en présente de fortes sur les derniers. C'est une coquille dure et solide pour
sa grandeur, à spire acuminée à peu près intacte, composée de tours con-
vexes ornés de côtes transversales nombreuses qui deviennent graduellement
épineuses; sur le dernier tour, el quelquefois aussi sur l'avant-dernier, ces
épines sont fortes, peu nombreuses et dirigées tout à fait en dehors, de sorte
que la coquille placée sur une table bascule indifféremment du côlé de l'ou-
verture ou du côté de la spire. La forme de l'ouverture ne diffère en rien
de celle de la M. spirmlosa. J'ignore d'oîi provient celte forme intéressante
qui m'a été envoyée autrefois par Verreaux; elle est évidemment très-voi-
sine de M. splnulosa, et je ne l'en aurais pas séparée, malgré la direction
horizontale de ses épines, sans la circonstance que son ornementation, au
lieu de s'etïacer graduellement avec l'âge, ne se prononce au contraire que
sur les derniers tours, à l'inverse de ce qui se voit généralement dans les
Méianies de l'ancien monde, et en particulier dans la M. spinulosa.
Parmi les espèces du groupe dont nous nous occupons, les suivantes pré-
sentent la même forme d'ouverture que la M. spinulosa : M. cochlea Lea (?),
scabra Fer., elegans Bens. ( = spinulosa var.), dakira Dohrn, granum
V. d. B. et scabrella Phil.; toutes ces Méianies sont très-voisines les unes
des autres et bien difficiles à distinguer dans la plupart des cas. M. scabra
Fer., si on s'en tient strictement à la description de l'auteur dans Lamarck
et à la figure citée de Cliemnitz, ne diffère nullement de M. spinulosa;
celle de Reeve me paraît être autre chose. > .'
Les M. bellicosa Hinds. (acanthica Lea), pagoda Lea, myurus Brot,
denticulata Lea, Feejeensis Reev. ( = tetrica Gould) ont une base d'ouver-
ture arrondie, largement versante, et leur columelle se continue sans inter-
ruption avec le bord basai. M. spinescens Lesson m'est inconnue.
J'ai reçu de Godeffroy à Hambourg, deux spécimens de M. Feejeensis,
dont l'un présente un caractère non mentionné dans la diagnose de l'espèce
et qui me paraît avoir quelque importance s'il est constant. Cet échantillon
est fortement décollé et réduit à cinq tours; les trois derniers sont ornés d'é-
pines rares et fortes, mais le tour supérieur porte deux rangées parallèles de
petits tubercules spiniformes également développés. Cette disposition est
tout à fait inusitée dans le groupe de la M. spinulosa.
Melania corolla Gould (Proc. Bost, Soc. N. H., 184-7, vol. II, p. 223.—
Exped. Shells, pi. IX, fig. 149). T. parva, ovato-conica, fusca, spira
acuta, anfr. ad 6 ventricosis, posticè constrictis, angulo subme-
diano aculeos numerosos ordinatim radiantes gerente instructis,
sutura haud impressâ, aperturâ rotundatâ, labiis continuis. Long.
^liQ, lat. -/lopoll. Hab. péninsule de Banks, Nov. Zél. (Gould).
— 41 —
Cette petite coquille n'appartient pas au genre Melania; la diagnose ori-
ginale que je transcris ici renferme en effet certaines particularités qui le
prouvent, ainsi les mots aperturâ rotundatâ, labiis continuis. Elle est
voisine de la M. spinifera Ad. et doit rentrer dans le genre Amnicola;
c'est l'opinion de Fischer (Journ. Concli. 1860, p. 363) et de Frauen-
feld. Stimpson (Amer. Journ. Conch., vol. I) crée pour cette coquille le
genre Potanwpyrgus. Reeve (Conch. Icon. Mel., pi. 49, fig. 366) décrit
et figure sous le nom de M. corolla une coquille qui par contre est une vraie
Mélanie,^ peut-être le jeune âge de quelque grande espèce épineuse; cepen-
dant je possède dans ma collection six échantillons d'une forme tout à fait
semblable, que malgré sa petite taille j'ai peine à considérer comme non
adulte; elle est également sans localité et m'a été envoyée autrefois par Ver-
reaux. La spire un peu tronquée est composée de cinq tours (environ 7 pour
la coquille entière); elle est ornée de lignes élevées longitudinales alternati-
vement plus fortes, au nombre de dix- sept environ sur le dernier tour et
deux à trois sur les précédents, et d'une couronne d'épines aiguës (dix sur
le dernier tour). Le test est relativement épais et solide, l'ouverture est un
peu atténuée et étroitement versante à la base, le bord droit est parfaitement
solide, et la columelle est robuste et un peu épaissie; le bord columel-
laire porte un dépôt calleux évident. Les dimensions sont plus fortes que
celles de la coquille de Reeve (ait. 6, lat. 4""").
S.
Groupe de la Melania zonata Sens.
Melania amoena Morelet (Journ. Conch., 1851, pi. V, fig. 9). J'ai eu
l'occasion d'observer l'opercule de cette espèce sur une demi-douzaine
d'exemplaires de ma collection, et j'ai pu constater qu'il diffère complète-
ment par sa structure de l'opercule des Mélaniens, et qu'il est formé d'élé-
ments concentriques, dont le nucleus est subcentral, plus rapproché du
bord gauche, et situé vers le milieu de sa hauteur; il ne diffère en aucune
façon de celui de Vivipara. Il est donc évident que la M. amœna ne peut
pas continuer à être placée parmi les Mélaniens; on pourrait peut-être
penser à la faire passer dans les Pàludomus proprement dits, si elle ne
présentait d'ailleurs une fente ombilicale, peu apparente il est vrai, mais
1 T. ovatâ, tenuij pellucidd, pallidè olivaceâ, anfract. 5-6 supernè latè angulatis,
ad angulum spinosis ; aperturâ subquadrato-ovatâ. Hab. ? Long, (ex figura) 3
millim.
— 42 —
bien positive, qui la rapprocherait plutôt de Vivipara. La connaissance de
la structure du manteau et de la radula pourrait lever tous les doutes à cet
égard.
M. Zanguebarica VeM (Journ. Concli. 1851, pi. VTI, fig. 1) est une
espèce très-voisine de la précédente, sinon la même; mes échantillons sont
privés d'opercule, mais ils sont pourvus d'une fente ombilicale distincte.
Elle devra donc probablement suivre le sort de la M. amœna.
Enfin il existe une troisième espèce de Mélanie qui paraît présenter une
perforation ombilicale, c'est la M. exigua Morelet de l'Amérique centrale
(Test, noviss., II, p. 23. — Reev. Conch. le, fig. 460). L'auteur n'a re-
cueilli que des exemplaires morts, aussi ne parle-l-il pas de l'opercule ;
serait-il par hasard aussi concentrique ? En tout cas, le fait d'avoir une fente
ombilicale me paraît propre à faire naître des doutes sur le genre auquel
doit appartenir celle coquille.
La M. ferruginea Lea, qui présente une grande ressemblance extérieure
avec les M. Zanguebarica et amœna, demanderait également à être exami-
née de nouveau, au moins au point de vue de l'opercule qui est encore
inconnu.
Ces trois espèces me paraissent devoir être rapprochées de Paludina bu-
limoides Oliv., avec laquelle elles forment un petit groupe très-naturel et
assez distinct de Vivipara, pour motiver peut-être l'établissement d'une
coupe générique ou sous-générique.
M. ZoLLiNGERi nov. spec. (pi. II, fig. 4). T. turrita, solidiuscula, oliva-
cea, apice truncata; anfract. superst. 5, inflato-convexi, sutura
utrinque marginatâ divisi, obliqué validé et subdistanter costati,
costis arcualis suturas vix attingentibus, sparsim nodulosis. IHtimo
anfractu basi ecostato, liris eleratis distanlibus circa 5 instructo.
Apertura parvula, ovalis, columellâ tortâ, margine dexlro basi
arcuatim producto. Alt. [anfr. 5) 23 ; lat. il. Apert. ait. 9 ; lat.
ôyi^millim. Habit. Java (Zollinger).
Coquille turriculée, plutôt mince, quoique assez solide, tronquée au som-
met, et réduite à quatre ou cinq tours très-convexes, ornée de côtes arquées,
obliques, fortes^ au nombre de quatorze sur le dernier tour. Ces côtes n'at-
teignent pas tout à fait la suture supérieure et s'arrêtent brusquement avant
d'arriver à la suture inférieure, ce qui fait que la suture est bordée de cha-
que côté par une bandelette aplatie étroite. Elles sont croisées par quelques
lignes élevées qui ne se font guère apercevoir que par le petit tubercule
qu'elles produisent à leur passage sur chaque côte ; dans les inter-
— 43 —
valles elles sont en général presque obsolètes. Les côtes transversales se
terminent brusquement à la périphérie du dernier tour, et sont remplacées
par des lignes longitudinales élevées, distantes, au nombre de cinq sur mon
échantillon. L'épiderme est lisse, assez luisant.
Je dois cette jolie espèce à l'obligeance de M. le professeur Mousson; elle
provient de Java, où elle a été recueillie par M. Zullinger. Elle ressemble
beaucoup pour l'ornementation à la M. Fortunei Reev. (= M. Ningpoen-
sis Lea) ; cependant elle a une spire plus conique, moins élevée, des tours
plus renflés; les cotes sont plus obliques, plus arquées et moins nombreuses,
l'ouverture est relativement plus grande, enfin le test est moins solide. Sa
plus proche parente me paraît être une Mélanie qui certes n'a pas au pre-
mier coup d'oeil beaucoup de rapport avec elle, la M. torquata v. d. B.
( ^= terebra Bens.) également de Java. Cette espèce présente en elîet les
mêmes proportions de spire, la même forme d'ouverture, les mêmes tours
convexes, comme étranglés par les sutures, les mêmes stries à la base, quoi-
qu'un peu moins distinctes. Je retrouve également des traces de deux lignes
longitudinales au-dessous des sutures et une troisième située immédiate-
ment au-dessus. Les lignes d'accroissement sont sinueuses, et ont la même
forme que les côtes de la M. ZolUngeri. Elle ne diflere donc à mon avis de
celte dernière que par l'absence des côtes transverses. Il ne me paraît pas
impossible qu'on retrouve plus lard des formes intermédiaires qui rappro-
chent encore davantage ces deux Mélanies si différentes au premier abord.
T.
Groupe de la M. aurita Miill.
M. suBAURiTA nov. spcc. (pi. I, fig. 1, 2, 3). — T. pyramidali-turrita,
solida,crassa, lœtè luleo-olivacea, fasciârubro-castaneâinlerruptâ
ornata, vel unicolor rubro-castanea ; spira subintegra, anfr. ii-
i2 planis, longitudinaliter Uratis, supremis transversè arcuatim
plicato-costaf.is, ultimis modo inermibus, modo basi série unicâ
tuberculorum ornatis : tuberculis breviorlbus, compressis, obliquis,
crebris; sutura impressa. Apertura basi effusa, columellâ calloso-
reflexâ, subrectâ; margine dextro valdè sinualo, ad basin producto,
intùs tricoslato. OpercuL angustum, elUplicum. , subarcuatum,
nucleo basait, margine externo intùs callo crasso confirmato. Alt.
i5, lat. 40-17; apert. ait. 14, lat. 6 millini.
Je possède trois échantillons adultes de celle belle Mélanie, qui présentent
chacun des caractères particuliers : le premier est complètement dépourvu
_ 44 —
de tubercules; ses tours sont plats et striés longitudinalement; les six ou
sept premiers portent en outre des côtes transverses régulières", sinueuses
et obliques; sa coloration est jaune clair, avec une large fascie brune inter-
rompue. Le dernier tour est obtusément anguleux à la péripbérie, et légè-
rement étranglé à la partie supérieure; il porte une seconde fascie étroite
autour de la région columellaire. Le second échantillon (fig. 2) présente la
même coloration que le précédent, sauf qu'il a trois fascies sur le dernier
tour; il est orné au-dessus de la sulure d'une rangée de tubercules serrés,
courts, obliquement comprimés, qui se développent graduellement à partir
du sommet jusqu'à l'avant-dernier tour, et disparaissent sur le dernier. En-
fin le troisième (fig. 1) présente à peine quelques tubercules sur le dernier
tour, mais les côtes transversales du sommet persistent jusqu'à la base; sa
coloration est d'un brun rougeâtre qui masque en partie les fascies. Sur les
trois échantillons les stries longitudinales, qui sont bien marquées au som-
met, disparaissent graduellement sur les tours suivants. Cette espèce offre
incontestablement une très-grande affinité avec M. aurita Miill. ; la forme
générale, le système de coloration, la forme de l'ouverture, et jusqu'à un
certain point le mode de sculpture sont les mêmes. Cependant les tubercules
sont plus nombreux, plus serrés, beaucoup plus courts; quand ils existent,
ils disparaissent sur le dernier tour, ce que je n'ai jamais observé dans la
M. aurita. Les tours supérieurs sont plats, étages et régulièrement côtelés,
tandis que dans la M. aurita ils sont convexes et granuleux, par le fait que
les stries longitudinales sont plus grossières. Les tours de spire croissent
plus rapidement dans la M. subaurita,(\e sorte que pour onze tours de spire
je trouve une hauteur totale de il)""", tandis qu'elle est de 54""™ dans la
M. aurita, pour le même nombre de tours, le diamètre de la base étant dans
les deux cas le môme. Enfin mes trois échantillons adultes et surtout trois
jeunes, semblables à celui que j'ai figuré (fig. 3), présentent à l'intérieur de
l'ouverture, sur la paroi externe, des plis longitudinaux saillants, bien mar-
qués, profondément situés comme dans la M. tessellata, tandis que je n'en
trouve que de faibles traces sur mes huit spécimens de M. aurita. La patrie
de cette espèce est inconnue, mais il est évident qu'elle ne doit pas être fort
éloignée de celle de la M. aurita. Cette coquille présente une certaine
ressemblance avec quelques Mélanies d'un tout autre groupe, les M. ex-
curata Conr., moriilifera Lea, etc. de l'Amérique du Nord. Elles sont
également pesantes, solides et ornées de tubercules à la périphérie; leur
ouverture a également un bord droit fortement sinueux et avancé à la base,
mais les tubercules soûl allongés transversalement, la columelle est plus
tordue et se recourbe eu arrière, enfin lorsque les tours supérieurs sont
conservés, ils ne présentent pas de traces de côtes transverses.
45
Melania tessellata Lea (pi. I, fig. 4, 5). Proc Zool. Soc. Lond. 1850.
T. granulata, elevato-conica, crassa, tenebroso-fusca, spira elevata
crebrè granulata, anfractlb. planulatis ad basin striatis, suturls
irregulariter impressis; apertura parva, elliptica, co7istricta, crenu-
lala, intùs tricostata, ad basin canaliculata, columella subrecta.
Habit.? Long. i,iO; diam. .4 poil. (Lea).
J'ajouterai à la diagnosede Lea que l'opercule est mince, elliptique, uni-
spiré, à nucleus basai submàrginal. Hab. Gabon.
Celle Mélanie n'a, à ma connaissance, jamais élé figurée, mais la descrip-
tion originale que je cite textuellement est suffisamment complète et men-
tionne d'ailleurs des caractères tellement spéciaux que je n'ai aucun doute
sur la détermination de mes écbantillons. La M. tessellata est une coquille
solide, de forme conique élevée dans le jeune âge, généralement fortement
décollée et subcylindrique à l'état adulte, de couleur olive jaunâtre le plus
souvent obscurcie par un dépôt très-mince et tenace de matière noirâtre
ferrugineuse. Elle présente quelquefois des fascies brunes très-apparentes
à l'intérieur de la bouche ; l'un do mes spécimens en a quatre dont trois
étroites correspondant aux stries élevées du baut des tours et une large près
de la base. Les tours de spire sont plats, séparés par une suture bien mar-
quée, ornés de côtes transverses croisées par des stries longitudinales. Cette
sculpture produit sur chaque tour quatre rangées de granulations régulières;
la première rangée au-dessous de la suture est souvent plus saillante. Les
côtes ne dépassent pas la quatrième strie, de sorte que toute la partie infé-
rieure du dernier tour est simplement striée. L'ouverture a une forme très-
particulière, elliptique atténuée aux deux extrémités, surtout à l'angle supé-
rieur; la columelle est presque droite et présente un sinus léger à sa jonction
avec le bord basai; le bord droit est légèrement avancé à la base, mais ce
qui caractérise tout particulièrement cette espèce, c'est l'existence de trois
plis longitudinaux parallèles à la suture et placés profondément à l'intérieur
de la bouche sur la paroi externe; ces plis dentiformes ne se prolongent pas
à l'intérieur de la spire; ils existent à tous les âges et sont par conséquent
résorbés et reproduits au fur et à mesure que la coquille grandit.
J'ai élé curieux de savoir si ce caractère était spécial à la coquille qui
nous occupe, et en examinant quelques autres espèces voisines j'ai reconnu
que ce n'était pas le cas ; la M. fusca Gmel. en présente des traces quelque-
fois bien évidentes; M. balteata Phil. et M. aurita Mûll. également. Enfin
ce caractère est extrêmement développé dans M. mutans Gould que j'ai eu
occasion d'examiner depuis peu. Contre mon attente, je n'en ai pas trouvé
— 46 —
de traces dans six échantillons de M. Byronensis Gray ( tuberculosa
Rang).
Reeve, dans l'Erraia placé à la fin de sa Monographie du genre Melania,
considère M. tessellata Les comme synonyme de M. rudis Lea, mais évi-
demment à tort; ces deux espèces n'ont entre elles qu'une vague ressem-
blance pour la sculpture de leur surface. Par contre, je crois que le nom
imposé par M. Lea devra céder le pas à celui de M. quadriseriata Gray
(Gray, Zool. Mise). Je n'ai pas à ma portée l'ouvrage cité, mais la figure
que donne Hanley(Conch. Miscell., pl.I, fig. 9), quoique assez médiocre il est
vrai, me paraît pouvoir s'appliquer parfaitement à notre espèce. Je lui réu-
nirai également sans hésiter comme synonyme M. loricata Reev. (Conch.
Icon., fig. 198) de provenance inconnue.^ Faut-il ajouter encore à celle
liste de synonymes la M. mutans Gould? C'est moins évident, mais je suis
très-porlé à le faire. Gould, en décrivant son espèce, ajoute qu'elle pourrait
bien être synonyme de M. quadriseriata. C'est l'opinion de Hanley (Conch.
Mise), et Morelet m'écrit également qu'il considère!/, loricata Reev. comme
synonyme de M. mutans Gould. Celle dernière espèce est en vérité par-
faitement nommée. J'en ai reçu dernièrement quatre échantillons provenant
de l'ancienne colleclion Beilknap; ils sont tous difTérenls les uns des autres.
Dans l'un, les trois derniers tours portent une carène et sont dépourvus de
côtes Iransverses; les deux premiers sont conformés exactement comme
M. tessellata. Dans un autre, tous les tours sont ornés de côles transverses
et de stries longitudinales et en oulre pourvus à leur parlie supérieure d'une
carène tuberculeuse. Dans le troisième, les deux premiers fours sont sim-
plement striés longiludinalement, les deux suivants sont en outre ornés de
côles transverses, les deux derniers sont de nouveau simplement striés; une
carène non interrompue règne sur les deux derniers tours. Enfin dans le
quatrième échantillon le dernier tour seul est simplement sirié et pourvu
d'une carène, les six tours supérieurs sont exactement conformés comme la
M. tessellata, c'est-à-dire ornés de quatre rangées de granules. La figure
215 de Reeve, qui représente celte espèce d'après un échantillon de fo col-
leclion de van den Busch, offre une carène seulement sur l'avanl-dernier tour
et sur celui qui le précède, les tours supérieurs ainsi que le dernier étant
simplement ornés des côles et des stries caractéristiques. Il esl, pour moi, évi-
dent qu'en l'absence complète d'autres caractères distinciifs, la présence
d'une carène qui présente tant d'irrégularités ne peut pas suffire pour moti-
ver la séparation spécifique de ces deux formes; lai/, mutans Gould ne
serait donc qu'une variété locale de la M. tessellata. Qi^'ant à la M. fusca
* Tryon (Am. Joiirn. Concli., l, p. 218) la considère comme synonyme de Hemi-
sin. olivaceus Belin.
— 47 —
Gmel., qui offre de très-grands rapports avec M. mutons, et avec laquelle
je l'avais confondue dans mon Catalogue, elle me paraît se distinguer suffi-
samment par sa forme plus conique, moins cylindracée, par ses carènes
moins irrégulières, plus tranchantes, enfin par le faible développement de
ses plis intérieurs. Ces caractères sont sans doute d'une valeur secondaire,
mais je dois ajouter que je n'ai pas jusqu'à présent rencontré de spécimen
douteux. Je crois donc que, pour le moment du moins, la M. fusca Gmel.
doit être conservée.
Nous aurions en résumé pour l'espèce qui nous occupe la synonymie
suivante :
-typica : M. quadriseriata Gray.. Zool. Mise. — Grifî. Cuv. —
Hanley Concli. Mise. fig. 9.
tessellata Lea .. Proc. Zool. Soc. Lond. 1850.
loricataReev.. . . Conch. Icon., fig. 198.
var. carinata: miitans CjO\\\d ... Proc. Boston S. N. H. 1843.
Reev. Conch. Icon., fig. 215.
Il résulte de ce que je viens de dire que mon groupe U est superflu et doit
être réuni au groupe de la M. aurita Mull., dont toutes les espèces parais-
sent présenter le caractère des plis à l'intérieur de l'ouverture, sauf peut-être
M. Byronensis; j'ai cependant peine à croire qu'on ne finisse pas par en
constater l'existence également dans celte dernière, peut-être dans des spé-
cimens non adultes. Le groupe me paraîtrait dès lors très-nettement circon-
scrit aussi bien au point.de vue de la forme générale et de la forme de l'ou-
verture que de celui de l'habitat, et je lui accorderais volontiers une valeur
générique sous le nom de Vibex Oken. Ce genre établirait le passage aux
Potarnides par l'intermédiaire des Pirazus , à l'intérieur desquels j'ai
constaté la présence de plis denliformes (Journ. Conch. 1861, p. 152).
MelanisB incertœ sedis.
Il*faut ajouter :
M. aspera Lesson ^ Voy. Coquille, II, p. 357 Nov, Guinée.
costula Raf Atl. Journ. and Friend of Know-
ledge, n° 5, 1833 Ganges.
Doreyiana Lesson . . Voy. Coquille, II, p. 358 Nov. Guinée.
graciosa Lesson. .. . » 359 Id.
inermis Lesson .... » 352 Waigiou.
Mauricise Lesson. . . » 354 1. Maurice.
pireniformisv.Mart. Mal. Blâtt. 1863 I. Buru.
8
— 48 —
M . praemordica Tryon Am. Journ. Conch., II, pi. X, f. 3. Burmah.
psorica Morelet Journ. Conch. 1864, p. 287.... Madagascar.
soriculata Morelet . Id. Grand Bassan
tossula Raf Atl. Journ. of Knowledge (Philad.)
no5, 1833 Bengale.
Waïgiensis Lesson. Voy. Coquille, II, p. 355 I. Waigiou.
Les espèces suivantes, qui me sont aujourd'hui mieux connues, peuvent
être effacées et transportées à leurs groupes respectifs : •
M. aequalis Hald. appartient au groupe D. b.
affînis Lea Obs. G. Unio, XI, pi. 22, f. 23 (groupe L. c).
angulosa Mke. = Anculotus prœrosus ex spec. Menkeano.
auslralis Lea (groupe P. a.).
bizonalis de Kay = Virginica Say.
bicarinata Gratel. = Pirena sp.
bicolorata Anth. = semicarinaia Say.
bulbosa Gould (groupe D. d.].
coracina Anth. -^ Sellersiana Lea.
Duisabonis Gratel. = Pirena sp.
exigua Conr. = Amnicola prolea Gould.
Fraseri v. d. B. (groupe L. a.)
Housei Lea Obs. G. Unio, XI, pi. 22, iig. 22 (groupe L. d.).
inemla Anth. = Virginica Say.
ligata Mke. = Virginica Say.
Madagascariensis Grat. = Pirena sp.
magnifica Conr. Ne serait-ce pas la Paludina magnifica de cet auteur?
Myersiana Lea Obs. G. Unio, XI, pi. 22, fig. 21 (groupe L. c).
napella Anth. = livescens Mke.
Ningpoensis Lea (groupe K.).
oblusa Lea (groupe D. b.].
ponderosa Anth. (groupe A.).
proscissa Anth. = Ancul. canalifera Anlh.?
quadriseriala Gray (groupe U.).
semicoslala Conr. (groupe D. b.].
succinulata Anlh. = semicarinata Say.
suturalis Hald. (groupe D. b.].
lenuisulcaia Dkr. (groupe N.).
variegata M. R. B. (Wiegman mss). = Schiedeana Phil.
versipellis Anlh. (groupe D. b.].
strobilus Reev. — dimidiata Mke. juv. = Herklotzi Petit.
— 49
Genre PIRENA Lam.
Il faut ajouter à ce genre : Pèrena acus Lesson (Voyage Coquille, II, p.
360) de la Nouvelle Irlande, = P. atra L. jeune, et Pirena Deheauxiana
Crosse (Journ. Conch., 1862, pi. 13, fig. 6) de l'Afrique occidentale, bien
voisine de P. maura Reev. Enfin Melania fraterna Lea (Proc. Ac. Phil.,
1856. — Obs. G. Unio, XI, pi. 22, f. 28) est la forme adulte de Pirena
subimbricata (Melania) Pliil-
Les Melania Madagascariensis Gratel. (non Encyclop.) (Mém. plus,
espèces coq., 1840, pi. IV, fig. 7), Duisabonis Gratel. (Ibid., fig. 8), bica-
rinata Gratel. (Ibid., fig. 9) sont évidemment des Pirènes ; la dernière
espèce pourrait bien n'être qu'une variété accidentelle de la précédente.
Melanopsis Lamarckii Val. (non Desh.) in Potiez Mich. (Mus. de Douai,
pi. 31, fig. 5, 6) est également une Pirène. Suivant Morelel (Séries Conch.,
p. 127), P. Cecillei Phil. serait synonyme de celle espèce; je ne trouve
pas cependant que la description donnée par l'auteur dans la Zeitsch. fur
Malac. corresponde bien exactement à la figure de Potiez Michaud.
Pirena granulosa Lam. D'après la figure que donne Delessert (pi. 31,
fig. 1), qui correspond bien à la description de Lamarck, j'ai peine à croire
qu'elle appartienne réellement à ce genre; au reste, l'ouverture est évidem-
ment incomplète. Quant à la figure donnée par Chenu dans son Manuel de
Conchyliologie, elle en difi'ère complètement et se rapporte tout à fait à
P. plicata Reeve. — La Melanopsis princeps Lea, comme il est aisé de s'en
convaincre en examinant la figure donnée par l'auteur, est une Pirène jeune;
M. Gill (Proceed. Phil., 1863) propose pour celte coquille un nouveau genre
Faunopsis qui se dislingue de Faunus par l'absence de sinus postérieur,
et dans lequel il fait rentrer J/psis aciciUaris Fer. ! C'est un rapprochement
qui me paraît bien étrange.
Pirena ASPER.4. spec. nov. (pi. I, fig. 6). — T. cylindraceo-turrita,
solida,atra, luto rubro-ferrugineo sparsim obducta, valdè decollata;
anfr. supersl. 5^2, convexiusculi, longitudinaliler crebrè et acutè
elevato-striati, transversè costati; cosùœ validœ circa 4i in anfractu
penultimo, supernè série unicâ spinularum asperatœ. Anfract. ul-
timus, costis evanidis, supernè spinis acutis brevibus inris instruc-
tus, basi cingulis validis nodosis cinctus. Aperlura parva, ovato-
rotundata,peristomate continua, rub7'o, nigro-marginato. Siiius
— 50 —
super ior parvulus, bamlis subnullus. Alt. fanfr. S^j^J 53, lat. 49;
npert. ait. /5, lat. /O""».
J'ai bien quelques doutes sur la valeur spécifique de celte forme, mais
incertain sur l'espèce à laquelle je devais l'assimiler, j'ai cru préférable
de créer un nouveau nom plutôt que de préjuger une question d'identité.
Elle me paraît intéressante en ce qu'elle semble établir un passage en-
tre Pire^m fluminea Gmel. et P. plicata Reeve. Sa surface grossière-
ment sculptée, âpre au toucher, les lignes élevées rugueuses et noueuses de
sa base, les épines rares et fortes, quoique très-courtes, du dernier tour la
rapprochent de la P. fluminea (iinel. Elle en diffère par sa forme plus
cylindrique, son dernier tour beaucoup moins renflé, son ouverture plus
petite, son bord droit beaucoup moins développé, moins sinueux, et le peu
de profondeur de ses sinus. Si nous la comparons à la P. plicata Reeve,
nous trouvons qu'elle a à peu près la même forme générale, les mêmes
proportions d'ouverture et le même mode de sculpture; mais d'après les
échantillons de ma collection, l'espèce de Reeve est moins rude, moins
grossièrement sculptée, ses côtes transversales sont plus nombreuses, plus
régulières, moins anguleuses; elle ne présente pas ces petites épines très-
courtes qui dans la P. aspera arrêtent le doigt lorsqu'on le passe le long
de la coquille ; le dernier tour est presque lisse, enfin le sinus supérieur est
beaucoup plus développé et le bord droit forme au-dessous de lui une lan-
guette prononcée.
La Pirena Cecillei Pbil. serait aussi très- voisine de notre espèce; elle
n'a malheureusement jamais été figurée, mais elle paraît, d'après la des-
cription, présenter un sinus supérieur profond et des nodosités rapprochées
de la suture au dernier tour; enfin les mots omnino inermis et exquisitè
plicato-costata qu'ajoute l'auteur ne conviennent pas tout à fait à la forme
que je décris. ^
Genre HEMISINUS Swain.
Il faut ajouter aux espèces d'Hemisinus mentionnées dans mon Cata-
logue :
' Suivant J.-E. Gray (Ann. Mag. N. H. 1867), P. atra, terebralis, Cantori, pa-
goda ne forment qu'une seule espèce ; P. fluminea et plicata ne sont que des
variétés de P. spinosa Lani,
— 51 —
H. Binneyii Tryon. . . Ain. Journ. Conch. II, pi. 2, f. 8 Nov. Grenade.
Pazi Tryon » pl.20, f. 6 Quito.
simplex Tryon » pi. 20, f. 7 Quito.
Petenensis Trislr. . Proc. Zool. Soc. Lond. 1863 (=ru-
ginosus Morelet) LacPeten,Vera
Paz.
Wesselii Brot. ... Journ. Conclu 1864, pi. II, iig. 2.
? tuberculatus (Mel.j
Wagner Spix, Test. Brazil. pi. 8, fig. 4 Brésil.
Hemisinus Osculati Villa (pi. II, fig. 9). Mel. OsculatiWWa, G'\orn.
Mal. VIII, p.1l3 (1854). — Villa, Noliz. int. gen. Mel. (1855]. — MeL
fus co-pun data v. d. B. Proc. Zool. Soc. Lond. (1859).^ — Hemis. as-
persusReev. Conch. Icon. Hemis. n° 10 (1860). ^ — Hemis. Binneyii
Tryon, Amer. Journ. Conch. , vol. II, p. 8, pi. II, fig. 8. ^
T. elongato-conicâ, crassiusculâ, glabrâ, olivaceo-lutescente, punctis ru-
bris seriatim piclâ , sœpè-sœpiùs fasciis obscurioribus ornatâ;
anfr.5 subconvexis, sutura parum impressâ ; aperturâ obovatâ,
labro acuto, simplici , columellâ leviter incurva {Villa). Habit.
Quito.
Coquille assez solide et un peu ventrue quand elle est adulte, lisse et bril-
lante, présentant cependant quelquefois des traces de stries. Vue à la loupe,
elle paraît couverte de stries longitudinales, serrées ondulées, excessivement
fines. Elle porte en général trois à quatre fascies d'une couleur livide à l'ex-
térieur, mais brunes et bien marquées à l'intérieur de la bouche; elle est en
outre ornée d'un nombre variable de séries longitudinales de points rouges
allongés. L'ouverture présente un bord droit tranchant, un peu épaissi à
l'intérieur dans les individus bien adultes. Celle jolie coquille n'a pas été
figurée par l'auteur, aussi a-t-elle subi le même sort que beaucoup d'autres
* r. ovato-turrita j tennis, lœvis , nitida, lutea cum numerosis punctis ftiscis in
seriebus transversis circnmdata : anfr. 4 parum convexis; margine cohimellari albo,
apertura ovata, alha, intiis maculis fnscis nonnullis ornata. Long. 8'" , diam. b'";
apert. long. 4'". lat. 3'". — Hab. Ecuador.
2 r. ovatd, subvenir icosâ, semipellucido-olivaced, castaneo-trifasciatâ, punctis ru-
fis linearibus undique tœniatâ; anfr. 5 obsolète sulco-striatis, ultimo subinflato; aper-
tura ovatd, vix canaliculatâ. Hab. Brésil.
' Shell ovale, somewhat thin ; spire moderately elevated, apex obtuse suture well
impressed ; tvhorls 5, a Utile convex, the last large, smooth; aperture more than half
the length of the shell, angulate above and helow, columellâ curved, slightly notched
al the base. Bright olive, wilh four darker bands of tvhich the second is widest, and
about ftfteen revolving rows of small, numerous transverse dark red dots ; bands red
wilhin the aperture. Length. 13, diam,. 7 millim. Hab. New Granada.
— 5^ —
espèces qui, introduites dans la science avec une courte diagnose, n'ont
pas été reconnues, et ont été décrites de nouveau sous d'autres noms.
L'échantillon que je figure ici est authentique et m'a été donné par Villa
lui-même. Mon échantillon de H.aspersus R. provient de Cuming; j'ai
eu l'occasion de le comparer avec la M. fusco-punctata dans la collec-
tion même du D"" van den Busch, et j'ai reconnu leur parfaite identité.
Quant à l'espèce de Tryon, je n'en ai pas vu de spécimen authentique, mais
tant la description que la figure du Journal ne me laissent aucun doute sur
l'opportunité de sa réunion avec ÏH. Osculati.
L'H. Guayaquilensis Petit est très-voisin de l'espèce dont nous venons
de parler, cependant on le reconnaît aisément à sa forme plus ventrue, rela-
tivement moins élevée, son ouverture plus grande, sa coUimelle plus large
et aplatie; enfin le sinus de la hase est plus marqué.
Hemisinus thermalis Tilius (?J (Parreyss) (pi. III, fig. 1 4-15). T. parvula,
solida, turrita, intense rufo-castanea, lœvlgata, nitida, apice erosa.
Anfract. incolumes 4-6 ftestœ integrœ circa 8J, convexi, infra su-
turam paululum coarctati; sutura simplex pallidior. Apertura
parva, ovata, intùs castanea, basi emarglnala, margine dextro re-
gulariter arcuato, deorsuni paululum producto ; columella parum
arcuata, castanea, subtruncata, incrassata, callo parie tali nullo .
Ait. [anfr. 4) 8, lat. 4. Apert. ait. S^l^, lat. 5V4°""- Habit. Carpazi
(Issel), Miskolz (Parreyss], Hongrie (Parreyss).
J'ai reçu cette petite coquille de MM. Issel et Parreyss sous le nom
indiqué; j'ignore si elle a été décrite quelque part. Elle m'a paru présenter
des caractères propres qui ne permettent pas de la confondre avec les
espèces voisines. Relativement à sa petite taille, c'est une coquille épaisse
et solide, d'apparence hien adulte; le hord droit n'est pas tranchant, la colu-
melleestépaissie. Sa couleur est brun foncé uniforme, sauf lessutures qui sont
plus claires ; les tours de spire sont assez convexes, et l'ouverture est ovale,
complètement privée de callus pariétal. L'échancrure basale est peu pro-
fonde. Elle est moins conique que M. Audebardi Fer, ses tours sont plus
convexes, et le dernier relativement moins grand. Sa forme générale est plus
semblable à la M. acicularis Fer., mais avec des dimensions considérable-
ment plus petites ; elle en diffère également par la convexité de ses tours
de spire, qui sont d'ailleurs moins nombreux.
Le genre Hemisinus renferme des formes assez différentes pour motiver
rétablissement de quelques coupes. H. Adams propose le genre Canidia
(Proc. Zool. Soc. Lond. 1861) pour les espèces semblables à MpsisHelena,
et je suis tout disposé à adopter cette manière de voir.
53 —
Genre CANÏDIA H. Ad.
Opercul. parvum, unguiculatum, corneum, nncleo marginali, rostro
basait elevato nmnitum. — Testa fusiformis, spira longiore quam
apertura, apice eroso , anfractib. convexiuscuUs, transvershn pli-
catis ; apertura elongato-ovata, anticè valdè emarginata ; colu-
niella truncata, suhrecta, labro simplici, anticè sinuato (Adams).
Ce genre comprendrait les espèces suivantes :
C Helena (Mpsis) Meder. . . . Reev. 24. — Mousson Java, pi.
X, fig. 2 Java.
_ Theminckiana(Mel.) Petit.. Journ. Conch. 1853, pi. VII,
fig. 11 Java.
fusca H. Ad Proc. Zool. Soc. Lond. 1861.. . Camboje.
Baudoniana (Hemis) Mabille Journ. Conch. 1866, pi. VII,
fig. 1 Camboje.
Ces quatre espèces sont évidemment extrêmement voisines les unes des au très;
je ne connais que les deux premières, que j'avais réunies dans mon Cata-
logue; mais en examinant les échantillons de C. Helena, de la collection
de M. le prof. Mousson, et en les comparant à mon unique spécimen authen-
tique de l'espèce de Petit, il me semble que ces deux formes sont suffisam-
ment distinctes. Le genre Canidia est irès-voisin de Clea Ad. pour la
forme de l'ouverture, et à ce qu'il me paraît également pour la structure
de l'opercule, au moins dans la Clea Annesleyii. Peut-être des recherches
ultérieures démontreront la nécessité de réunir ces deux genres ; pour le
moment je crois qu'il conviendra d'adopter également le genre Clea comme
distinct d'Hemtsiyius, et comprenant les espèces suivantes :
Genre CLEA Ad.
Clea nigricans Ad. . . . Proc. Z. S. Lond. 1855. — Reev.^<K*"'
25 (Bornéo) . -.'l^Wf .^.«V. Malacca(Ad)
Annesleyii Bens. . Ann. Mag. N . H. 1 860 Quilon, côte
de Malabar,
funesta H. Ad Proc. Zool. Soc. Lond. 1861 Malacca.
— 54 —
J'avais placé dans mon Catalogue, à la suite des Hemisinus, un certain
nombre d'espèces qui, sans présenter complètement les caractères de ce
genre, possèdent cependant une espèce de sinus à la base de l'ouverture, et
paraissent établir un passage aux véritables Mélanies. Van den Buscb estime
qu'elles ne doivent pas être séparées de ce dernier genre et je me range à sa
manière de voir. Ce sont les M. gkms v, d. B., Hugelii Phil., et siccata
V. d. B.; peut-être faudrait-il ajouter encore M. crassa v. d. B. que j'avais
réunie aux Paludomus ; ces espèces formeraient dans le genre Melania un
petit groupe distinct conduisant aux Hemisinus.
J'avais donné M. siphonata Reev. comme synonyme de Hugelii Phil,;
je crois que c'est une erreur et que ces deux espèces sont non-seulement
distinctes, mais appartiennent à des groupes différents. Il faut donc effacer
ici la M. siphonata et la reporter au groupe G. Enfin M. siccala v. d. B.,
d'après un échantillon de la collection de Menke tout à fait semblable à
celui qui est figuré dans Philippi, me paraît être simplement le jeune âge
de M. glans v. d. B.
Il faut ajouter à ce groupe l'espèce suivante que je considère comme
nouvelle :
M. pisuM sp. nov. (pi. II, fig. 5). 7'. globosa, solida, mmiino lœvigata,
fusco-olivacea ; spira parvula, paululum erosa. Anfr. circa 5, ra-
pide crescentes, sutura subimpressâ divisi; anfr. ultimus maximus,
inflatus, supernè declivi-j)lanulatus, basi angulatim prodiictus.
Apertura maxinia, obliqué subtetragona, basi angulatim producta,
intùs violaceo-fusca , fasciâ basali columellam transgrediente ;
margo dexter simplex,acutus, intùs latè albolimbalus; paries aper-
turalis callo conspicuo prœdita; columella torta, incrassata, alba.
Alt. iS; lat. 10. Apert. ait. 10 ; lat. 6^1^ millUn. Hab. Java?
Je possède depuis longtemps dans ma collection cette espèce sous le nom
de M. crassa v. d. B. de Java, qui ne peut évidemment pas lui convenir.
Dans la figure donnée par Philippi (Abbild. I, -10, 11], les tours despire
sont anguleux à leur partie supérieure, tandis que ceux de notre espèce sont
aplatis dans cette partie et subanguleux à la périphérie; l'espèce de van
den Busch présente des stries distinctes à la base, moins accusées sur le
reste de la coquille, je n'en trouve aucune trace sur ma M. pisum, même
au moyen de la loupe. La forme de la columelle est tout autre, et le sommet
de l'ouverture est très-aigu, tandis que van den Busch dit : supernè rotun-
data. Enfin la M. crassa vient du Bengale, tandis que mon espèce doit pro-
venir de Java. Cette petite coquille a une forme très-spéciale et je ne sais
trop à quelle espèce je pourrais la comparer; elle est éminemment caracté-
— 55 —
risée par sa surface enlièremenl lisse, même à la loupe, sa spire rudimen-
taire, son dernier tour très-grand, aplati et déclive à la partie supérieure,
subanguleux à la périphérie ; cet angle se fait sentir naturellement au bord
droit de l'ouverture, ce qui donne à cette partie une forme tétragonale allon-
gée. Tout l'intérieur, sauf une large zone le long du bord droit, offre une
couleur brune violacée, qui se prolonge sous forme de fascie basale au tra-
vers de la columelle. Le callus pariétal et la columelle sont d'un blanc
d'émail pur. Un de mes échantillons renfermait un certain nombre de co-
quilles embryonaires d'environ un millimètre de diamètre, ayant deux tours
de spire et une couleur olive jaunâtre avec trois fascies brunes, dont une
basale, une subsulurale et une médiane.
Genre MELANOPSIS Fer.
Les espèces du genre Melanopsis présentent une étonnante variabilité de
forme, tout en gardant un certain faciès général qui permet de les grouper
à la suite de quelques types peu nombreux ; aussi est-il très-difficile de se
faire une idée un peu nette de ce qu'on doit considérer comme espèce ou
comme variété. Leur nombre a énormément augmenté, et il serait bien temps
que quelque naturaliste ayant à sa disposition les matériaux nécessaires,
entreprît de les mettre en ordre. Je suis bien persuadé que nous verrions le
nombre des espèces réelles diminuer considérablement. Rossmassier, Reeve
et d'autres conchyliologistes sont d'avis de réunir la Mpsis. Grœllsii à la
Mpsis.Dufourii à titre de variété; ce rapprochement, qui me semblait d'a-
bord un peu forcé, me paraît aujourd'hui beaucoup plus admissible, depuis
que j'ai pu examiner des échantillons plus nombreux et plus variés, prove-
nant entre autres du voyage de Rossmassier en Espagne; je reconnais qu'il
est bien difficile de tracer une limite quelque peu précise entre les deux
formes, mais alors il me semble qu'il faut aller plus loin et réunir également
Mpsis. prœrosa L., car je ne vois pas davantage où finit la Mpsis. Dufourii
et où commence la prœrosa [buccinoidea Fer.). L'espèce Linnéenne se pré-
senterait dès lors accompagnée d'un cortège de synonymes assez respectable,
car de proche en proche on finirait par être obligé de lui réunir toutes les
espèces européennes ou asiatiques lisses ou à ornementation longitudinale,
soit environ vingt-deux dénominations différentes! D'un autre côté, toutes
les espèces à ornementation transversale ou côtelées se réuniraient facile-
ment en deux ou peut-être même un seul groupe comprenant tout le reste
des formes européennes ou asiatiques, et encore dois-je ajouter qu'il existe
9
— 56 —
des espèces appartenant à ce groupe dans lesquelles les côtes sont obsolètes
ou nulles, de même qu'il existe des formes de Mpsis. prœrosa qui présen-
tent des plis ou des côtes transversales. On voit donc que la réunion de
Mpsis. Grœllsii à Mpsis. Dufourii pourrait nous conduire bien loin. Si l'on
considère que les trois Melanopsis de la Nouvelle Zélande sont probable-
ment une seule et unique espèce, et que celles de la Nouvelle Calédonie
doivent de toute nécessité un jour subir de nouvelles réductions, les soixante
dénominations spécifiques qui composent le genre Melanopsis se réduiraient
facilement à peut-être sept ou huit espèces véritables. Pour opérer une pa-
reille révolution, il faut des matériaux que je suis loin de posséder; je me
bornerai donc pour le moment à indiquer les espèces proposées nouvelle-
ment, laissant à l'avenir le soin de décider sur leur valeur réelle. Je cite
également quelques espèces de Parreyss qui, bien que n'ayant jamais été
décrites, n'en sont pas moins connues dans les collections. Voici les noms
qu'il faut ajouter à ceux que j'avais mentionnés dans mon Catalogue:
Mpsis. Ammonis Tristr • • Pr. Z. S. Lond. 1865. Ammon (Jour-
dain).
bullio Parr. (in sched.) an = costata Fer.?.. Syrie.
Charpenlieri Parr. (in sched.) Schiraz.
Doriae Issel Miss. Ital. in Persia (in
Mem. Ac.Torino, Ser. 2,
vol. 23) Perse.
eremita Tristr Proc. Zool. Soc. 1865. Près de la mer
Morte.
insignis Parr. (in sched.). . an = nodosa Fer? Tigre.
Maresi Bourg Moll. Sahara Duveyrier \
1864 [Tunisie mérid.
Mal. Alg. XVI, f. 22-24'
Mingrelica Bayer Mouss. Coq. Schlafli ,
II, 1863 Mingrélie.
brevis Parr. (in sched.) Val de Bka, an-
cien Léonthes.
scalaris Parr. (in sched.) Deva.
subcostata Parr. (in sched.) . Rhodes.
Tingitana Morelet Journ. Conch. 1864. . Maroc.
aperta Gassies Nov. Caled.pl. VII, f.11 Nov. Caled.
carinata Gassies Id. f. 13 Id.
Deshaysiana Gassies Id. f. 12 Id.
Gassiesiana Crosse Journ. Conch. 1867,
pi. XII, f. 7 Id.
— 57 —
Mpsis. livida Gassies Nov. Caled. pi. VII,
f, 9 ( r= lineolata
Gassies) Nov. Caled,
Retoutiana Gassies Nov. Caled. pi. VI, f. 9 Id.
Les Mpsis. fulgurans Gassies el lentiginosa Reev. ^=^ Mpsis. variegata
Morelet. — Mpsis. scalaris Gassies d'Algérie ne me paraît pas différer de
Mpsis. Wagneri Roth de Smyrne et de Rhodes (Parreyss).
Melanopsis obesa Guirao mss. (pi. I, fig. 14-15). î'. cylindracea, iœvi-
gata, crassiuscula, rufo-olivacea; spira brevis, tahulata. Anfract.
circa sex, infra suturam geniculati dein cylindracei; supremi erosi,
ultimus obliqué descendens, supra médium lemter constr ictus. Aper-
tura ovata, callo parietali maximo coarctata, supernè in sinum
angustissimum producta, basi dilatata, margine dextro sinuato .
Columella perincrassata, subrectè descendens, basi obliqué truncata;
sinus basalis profundus. Alt. 26, lat. 42; apert. ait. 18 [intùs /2),
lat. ômillim. Habit, prope Cehejin. Prov. Murcica (Guirao) .
Celte forme intéressante m'a été envoyée par le professeur Guirao avec
prière de lui conserver le nom manuscrit qu'il lui avait donné; elle me pa-
raît bien distincte, quelle que soit l'idée qu'on pourra se faire de sa valeur
comme espèce. Il est évident, en effet, qu'elle fait partie du groupe de la
Mpsis. Dufourii, mais je ne connais pas jusqu'à présent de formes intermé-
diaires qui autorisent sa réunion pure et simple avec cette espèce. Les quatre
échantillons que j'ai devant moi, et d'après lesquels j'ai tracé ma descrip-
tion ne diffèrent nullement entre eux, sauf pour la grosseur; le plus petit
ne mesure que 18""" de hauteur. Ils sont tous également caractérisés par leur
forme cylindrique, par l'angle qui règne un peu au-dessous de la suture et
produit la forme géniculée, et par le large sillon qui resserre le dernier
tour vers son milieu ; ils présentent tous un callus pariétal extrêmement dé-
veloppé, et une columelle très-épaissie.
Avec ces échantillons s'en trouvait un cinquième (pl.l, fig. 15) plus grand,
d'une apparence un peu différente, mais due très-probablement à un état
plus adulte. La spire est assez rongée, et les quatre tours restants sont com-
plètement dépourvus d'épiderme, quoique la fraîcheur de l'émail à l'inté-
rieur annonce une coquille recueillie vivante. Le dernier tour descend
très-obliquement du côté de l'ouverture et présente à sa surface trois ou
quatre fortes stries d'accroissement variciformes ; l'angle supérieur est ob-
solète, mais la constriction du milieu du tour est très-marquée, de sorte
que la base de la coquille est comme gibbeuse. L'ouverture est fortement
— 58 —
dilatée à la base, el le bord basai largement arrondi dépasse de beaucoup
l'extrémité de la columelle. Ses dimensions sont : ait. 31, lat. 15; apert.
ait. (extùs) 20, (intùs) 12, lat. 8 millim. Cet échantillon est assez sembla-
ble à la ligure au trait n° 16 de la pi. I de Férussac (Monogr. Melanops.),
qui représente une forme fossile provenant des environs de Dax et rapportée
par Férussac à la Mpsis. Dufourii. D'autre part, il offre une ressemblance
frappante avec une forme de Mpsis. cariosa Rossm. (recueillie à Cordoue
par Boissier), caractérisée justement par l'étranglement du dernier tour, sa
direction oblique, descendanle, la gibbosilé de la base et le grand dévelop-
pement du bord basai. La présence des quelques varices simulant des côtes
transversales, que j'ai signalées, augmente encore la ressemblance. Y aurait-
il ici plus qu'une similitude accidentelle, el faudrait-il y voir une variété à
côtes obsolètes de la M. cariosa? c'est ce qu'il est impossible de décider
avec un seul échantillon. Je me borne pour le moment à signaler le fait.
Melanopsis FASEOLARiA Parr. (in sclied.) (pi. II, fig. 10^). T. j)arTula
fusiformi-turrita, tenuis, pallidè oornea , obsolète fasciata; spira
decollata, anfract. superstit. 3-3^1^, planulati, transversè plicati,
plicis in anfractu ultimo evanidis; sutura undulata. Apertura ovata,
supernè angusta, basi parum dilatata, columella leviter torta; pa-
ries aperturalis callosa. Long. 't0^l^2> ^^^- ^- A.pert. ait. 6, lat. 3
millim. Habit. Persepolis fParregssJ.
Celte petite espèce, que j'ai reçue de Parreyss, est évidemment tout à fait
voisine de Mpsis. variabilis v. d. B. var. minor (Phil. Abbildg., pi. IV,
fig. 1 0) et provient de la même localité. Les fascies sont cependant beaucoup
moins distinctes et on n'en voit guère qu'une un peu au-dessous de la suture
sur les échantillons que je possède. Je l'aurais réunie purement et sim-
plement à l'espèce citée, si elle ne présentait un caractère que je n'ai ob-
servé jusqu'ici sur aucune variété de la M. prœrosa L., c'est-à-dire des
plis Iransverses sur les tours supérieurs. Ces plis sont réguliers, bien mar-
qués, assez distants les uns des autres et ils s'étendent d'une suture à l'autre;
ils disparaissent graduellement sur le dernier tour qui esl lisse, sauf quel-
ques stries d'accroissement un peu variciformes. Les Mpsis. Ammonis et
eremita Tristram, de Judée, paraissent présenter le même caractère, mais
avec des proportions de spire difTérentes el des dimensions plus considéra-
bles ; je ne les connais, du reste, que par la description de l'auteur.
1 La forme de la columelle n'est pas bien rendue, elle est trop arquée.
TABLE
DES ESPÈCES CITÉES
CaNIDIA :
Baudoniana Mab ... . 53
fusca H. Ad 53
Helena Med 53
Theminckiana Petit. . . 53
Clea :
Annesleyii Bens 53
funesta H. Ad 53
nigricans Reev 53
Hemisinus :
aspersus Reev 51
Binneyii Tryoa. . . 50, 51
fuscopunctatus v. d. B. 51
Guayaqiiilensis Petit. . 52
Hugelii Phil 5
OsculaH Villa 51
Pazi Tryon 50
Petenensis TriStr 51
ruginosus Morelet .... 51
simplex Tryoa 50
thermalis Titius 52
tuberculatus Wagn 51
Wesselii Brot 51
Melania :
acanthica Lea ,-. 40
«cuta Lea 13
Page
jEgyptiaca Bens. . . .'. . 4
œqualis Hald 48
affinis Lea 18, 48
afra Z 4
agnata Z 4
agrestis Reev 6
albescens Lea 17
albizonata Mouss 23
amarula L 37
ambidextra Mart 6
amœna Mor 41
Amurensis Gerstf 8
angulosa Mke 48
armillata Lea 23
asptra Lesson 47
asperata Lani 8
asperula Brot 30
aspirans Hinds 13
aurita Miill 44
australis Lea . 13, 48, 34
Baliensis Dkr 26
Balonensis Conr 35
balteata Phil 45
bellicosa Hinds 40
Bensoni Reev 8
Bernardii Brot 14
beryllina Brot 13, 25
bicarinata Gratel. . 48, 49
Biskara Terv 25
bizonalis de Kay 48
Blosseviliiana Lesson. 12
brevis d'Orb 6
Broti Dohrn 33
brunnescens Tryon ... 18
buibosa Gould 48
bullata Lea 8
Byronensis Gray, .... 46
calcitrapa Brot 39
calculus Reev 8, 25
canalis Lea 14
cancellata Bens... 8, 25
Celebensis Q. G.. 13, 29
cerea Brot 35
Christobalensis Brot.. 24
cinerea Mor 5
circumsulcata Gass.. . . 18
I citrina Brot 11
I clavulus Mouss 25
clavus Lam 18, 23
, coarctata Lam 6
[ cochlea Lea 40
1 compressa Brot 23
1 constricta Mouss 8
1 coracina Anth 48
: cornea Kiist 5
I coronata Kiist 5
— 60
Page
corniita Lea 37
corolla Gould 40
costula Raf 47
costulata Schm. ..... 4
crassa Parr 5
crassa v. d. B . 54
crassilabrura Reev. ... 3
crenularis Desh 37
Cumingii Reev 23
Cybele Gould 37
dactylus Lea 8
Damonis Brot 31
datiira Dohrn 40
decollata Lam 20
decussata Brot 35
denticulata Lea 40
diadema Lea 37
dimidiata Mke 34
Doreyiana Less 47
Droueti Gassies 19
Diiisabonis Grat. . 48, 49
duplex Brot 13
dura Reev 34
elegans Bens 40
elegans Schm 4
Erebus Reev 19
erosa Less 20
exigua Mor 42
exigua Conr 48
fauna Less 12
Feejeensis Reev.. . 38, 40
ferruginea Lea 42
flavida Dkr 32
fœnaria Reev 6
Fortunei Reev. ... 8, 25
Fraseri v. d. B. 12, 13, 48
fraterna Lea 13, 49
fumosa Hinds 15
furfurosa Gould 38
fusco-punctata v. d. B. 51
funiculus Q. G. . . 16
fusca Gmel 45
glans v. d. B 54
gloriosa Anth 10
Page
Goldraani Tristr 5
gracilis Tristr 5
graciosa Less 47
GrœFei Mouss 18
granifera Lam 26
granospira Mouss 27
granum v. d. B 40
graphium Mor 5
gratiosa Mouss 18
harpula Dkr 32
Hanleyii Brot 8
Heukelomiana Reev.. 8
Helenee Tryon 26
Hellerii Parr 5
Herculea Gould 9
Herklotzi Petit 34
Holandri Fer 4
Housei Lea 23, 48
Hugelii Phil 5, 54
immanis Mor 5
incerta Brot. 25, 35
incontaminata Parr. . . . 25
Indica Eyd. Soûl 10
inemta Anth 48
inermis Less 47
inquinata Defr 8
insolita Brot 11
intermedia v. d. B. . . . 5
interposita Mouss.. .. . 18
Japonica Reev. ... 6, 26
Judaica Roth 24
laevissima Sow. 5
Landaueri Brot ... 18, 21
Largillierti Phil 5
latronum Tarnier 13
laxa Mouss 18
Layardi Dohrn 25
ligata Mke 48
lineata Trosch 30
lirata Bens 6
lirata Mke 25, 35
loricata Reev 7, 46
luteola Dkr 18
Luzooiensis Lea ..... 31
Page
macilenta Parr 5
macrospira Mor 13
Madagascariensis Grat.
48, 49
Mageni Gass 18
magnifica Conr 48
Manillaensis Lea .... 12
Matheroni Gass 18
Mauiensis Lea 26
Mauriciee Less 47
maurula Reev 18
Mexicana Reev 6
microstoma Lea 34
millepunctata Tryon.. 7
minuta Tryon 18
mitra Dkr 33
mitra Meusch 36
monile Mouss 17
Montrouzieri Gass.... 18
Moreleti Mich , 25
Moricandi Brot 22
raucronata v. d. B ... 13
muricata Z 25
mutans Gould 46
Myersiana Lea ... 18, 48
myurus Brot 40
nana Lea 27
napella Anth 48
nigrata Poey 5
nigritina Mor 6
Ningpoensis Lea. . 9, 48
nodicincta Dohrn 25
nodosa Stentz 5
obscura Brot 23
obstricta Reev 15
obtusa Lea 48
Offachiensis Less 12
Oerstedtii Mœrch. ... 6
Onca Ad. Ang 35
Oualanensis Pease. ... 25
Ovalanensis Mouss... 25
pagoda Lea 40
pagodula Gould 9
palimpsestes Reev. .. . 17
— 61 —
Page
pantheriD'i v. d. B 17
parvula Schm 4
paulla Dkr 18
Peasei Tryon 25
peregrina Mouss 18
perpinguis Hirids 26
Petenensis Tristr 5
Fetitii Phil 19
pireniformis Mart 47
pisum Brot. 54
Planensis Lea 5
plicaria Briig 13
plicatilis Mouss 13
plumbea Brot 26
polygonata Lea 5
ponderosa Anth 48
preemordica Tryon .... 48
proscissa Auth 48
psorica Mor 48
punctata Lani 13
pyramis Bens 13, 23
pyramis v. d. B 26
quadriseriata Gray 46, 48
renovata Brot 5
retirera Tryon 18
Biquetii Grat 82
Rothiana 3Iouss . . 24, 25
rubropunctata Tristr. 25
rudens Reev 25
rudis Lea. 33
rustica Mouss 16
Sallei Reev 5
Salvini Tristr 5
scabra Fer 40
scabrelia Phil 40
Scipio Gould 13
sculpta Soûl 33
semigranosa V. d. B 30
semicostata Phil 82
semicostata Conr 48
setosa Swain 37
siccata v. d. B 54
silicula Gould 25
siphonata Reev 54
Page
soriculata Mor 48
spadicea Reev 6
spinescens Less.. 37, 40
spinulosa Lam 38
strobilus Reev. . . . 34, 48
subaurita Brot 43
subfasciata Mouss 18
succinuinta Anth 48
sulcata Brot 18
sulcospira Mouss 6
suturalis Hald 48
Tahitensis Dkr 18
Tahitensis Pease 26
tenuisulcata Dkr. 6, 26, 48
terebra v. d. B 13. 23
lerebra Bens 43
terebra Less 24
terebriformis Brot 13, 23
tessellata Lea 45
tessula Raf 48
tetrica Conr 35
tetrica Gould 35, 40
Therpsichore Gould... 38
thiarella Lam 35
tornatella Lea 32
torquata v. d. B 43
torulosa Fer 13
trjquetra Parr 33
truncatula Lam 26
tuberculata Wagn 8
tuberculosa Rang 46
tumida Tristr 5
Turati Villa 6
turriculus Lea 26
unicolor Tryon 18
variabilis Bens 10
varicosa Trosch 10
variegata M, R. Berol.
5, 48
ventricosa J. Moric... 8
Verreauxiana Lea 5, 13
versipellis Anth 48
veruculum Mor 13
Victoriœ Dohrn 25
villosa Phil 37
Wallacei Reev 8
Waïgiensis Less 48
Zanguebarica Petit ... 42
zébra Brot 8
Zollingeri Brot 42
Melanopsis :
Ammonis Tristr 56
aperta Gass 56
brevis Parr 56
bullio Parr 56
carinata Gass 56
cariosa Rossm 58
Charpentieri Parr 56
Deshaysiana Gass 56
Doriœ Issel 56
Dufourii Fer 55
eremita Tristr 56
faseolaria Parr 58
fulgurans Gass 57
Gassiesiana Crosse 56
Grœllsii Villa 55
insignis Parr 56
Lamarckii Val 49
lentiginosa Reev 57
livida Gass 57
Maresi Bourg 56
Mingrelica Bayer 56
obesa Guirao 57
prserosa L 55
princeps Lea 49
Retoutiana Gass 57
scalaris Gass 57
scalaris Parr 56
subcostala Parr 56
Tingitana Mor 56
variegata Mor 57
Wagneri Roth 57
Pachychilus :
Curaingii Lea 5
gracilis Tristr 5
parvus Lea 3
Page
Paludomus :
aculeatus Gmel 2
acutus Reev 2
«ereus Reev 2
bicinctus Reev 2
carinatus Layard 3
chilinoides Reev 2
constrictus Reev 2
Cumingii Dohrn 2
cyanostomus Mor 3
droraedarius Dohrn. . . 2
crinaceiis Reev 2
fulguratus Dohru 2
funiculatiis Reev 2
Gardaeri Reev 2
globulosus Reev 2
— 62 —
Pagei
Iseris Layard 2
Layardi Reev 2,
loricatus Reev 2,
lutosus Gould 2
raaculatus Lea 3
raodicella Lea 2
nasutus Dohrn 2
neritoides Reev 2
nodulosus Dohrn 2
obesns Phil 2
palustris Layard 2
parvus Layard 2
petrosus Gould 3
phasianinus Layard. . . 2
! pictus Reev 2
Reevei Layard 2
Page
regalis Layard 2
similis Layard 2
Skinneri Dohrn 2
spiralis Reeve 2
spurcus Soûl 2
stomatodon Bens 3
Tanjoriensis Blanf 2
Tennantii Reev 2
undatus Reev 2
Zeylanicus Lea 2
PlRENA :
acus Less 49
aspera Brot 49
CecilleiPhil 49, 50
Debeauxiana Crosse... 49
granulosa Lam 49
EXPLICATION DES PLANCHES
Planche I.
1. 2. 3. Melania siibaurita spec. nov. (p. 43).
4. 5. M. tessellata Lea (p. 45).
6. Pirena aspera spec. nov. (p. 49).
7. Melania rudis Lea var. (p. 33).
8. M. nana Lea (p. 27).
9. M. Daraonis spec. nov. (p. 31).
10. M. granospira Mouss. (p. 27).
11. M. asperula spec. nov. (p. 30).
12. M. armillata Lea? (p. 28).
13. M. Celebcnsis Q. G. (p- 29).
14. 15. Melanopsis obesa Guirao (p. 57).
Planche 11.
1. Melania Christobalensis spec. nov. (p. 24).
2. 3. M. Landaueri Brot (p. 21).
4. M. Zollingeri spec. nov. (p. 42).
5. M. pisum spec. nov. (p. 54).
6. M. spinulosa Lara. var. (p. 39).
7. M. Petitii Phil. fp. 19).
8. Id. jeune (p. 19).
9. Hemisinus Osculati Villa (p. 51).
10. Melanopsis faseolaria Parr. (p. 58).
11. Melania rustica Mouss. jeune (p. 16).
12. M. fumosa Hinds (p. 15).
13. M, Bernardii spec. nov. (p. 14).
64 —
Planche III.
1. 2. 3. Melania herculea Gould var. (p, 9).
4. M. insolita spec. nov. (p. 11).
5. M. compressa spec. nov. (p. 23).
6. 7. M. Moricandi spec. nov. (p. 22).
8. M. spinulosa Lam. var. (p. 39).
9. M. calcitrapa spec. nov. (p. 39).
10. M. thiarella Lam. (p. 35).
11. M. Turati Villa (p. 6).
12. Id. var. (p. 7).
13. M. citrina spec. nov. (p. 11).
14. 15. Hemisinus therraalis (Mpsis) Titius (p. 52),
IM.
PL.n
PIJII.
Lih^Jkidkj-
y
MATÉRIAUX
POUR 8KKV1K
A L'ETUDE DE LA FAMILLE DES MÉLANIENS
III
(avec quatkl planches)
MATÉRIAUX
POUR SERVIR
A L'ÉTUDE DE LA FAMILLE DES MÉLANIENS
NOTICE
LES MÉL4NIES DE LAMAUCR
CONSERVEES
DANS LE MUSEE DELESSERT
QUELQUES ESPÈCES NOUVELLES OU PEU CONNUES
A. BROT, D. M.
GENÈVE
CHEZ GEORG, LIBKAIKE-ÉDITEUR
4872
NOTICE
LES MÉLANIES DÉCRITES PAR LAMARCK
CONSERVÉES DANS LA COLLECTION DELESSERT
Les Mélanies Je Lamarck sont encore aujourd'liui pour la plupart
imparfaitement connues, malgré les figures qu'en ont publiées Delessert
et Chenu dans leurs magnifiques ouvrages (Recueil de coquilles^ etc. et
Illustrations concliyliologiques). Les descriptions originales, admirable-
ment claires et précises malgré leur brièveté, pouvaient bien suffire à une
époque où le genre Melania ne renfermait qu'un très-petit nombre d'es-
pèces, mais elles sont évidemment insuffisantes aujourd'hui que ces
espèces se comptent par centaines. D'autre part, les figures des Illustra-
tions conchyliologiques et du Recueil de coquilles ne présentent éga-
lement pas le degré de précision nécessaire, en particulier pour ce qui
concerne la forme de l'ouverture , caractère extrêmement important,
mais malheureusement très-difficile à faire comprendre, aussi bien parle
dessin que par la desci-iption. Occupé du classement de la Collection
Delessert qui fait aujourd'hui partie du Musée de Genève, grâce à la
munificence de Madame François Delessert et de ses filles, j'ai eu l'oc-
casion d'examiner à loisir les coquilles mêmes de Lamarck, et il m'a
pai'U qu'il ne serait pas superflu de revenir sur ce sujet, en ajoutant quel-
ques détails aux courtes descriptions qui nous ont été laissées, et sur-
tout en donnant des figures aussi exactes que possible des coquilles
types de la collection de Lamarck. J'ai donc fait photographier de
grandeur naturelle ces coquilles, de manière à fournir au dessinateur
une esquisse parfaitement juste qui pût servir de base à son travail. Les
épreuves photographiques ont très-bien réussi | malheureusement le
- 6 —
dessin lithographique n'a pas donné des résultats aussi ^satisfaisants que
je l'aurais désiré, l'artiste chargé de ce travail n'ayant pas l'expérience
de ce genre de dessin; malgré cela et moyennant quelques petites recti-
fications que j'ai introduites dans mon texte, les figures qui accompa-
gnent cette notice donnent une idée juste des coquilles de Lamarck, telles
qu'elles existent aujourd'hui dans la collection Delessert, et dans leur
état actuel de conservation. Pour faciliter la comparaison avec les des-
criptions originales, j'ai reproduit in extenso à propos de chaque espèce
le texte même de V Histoire des animaux sans vertèbres.
Quant à l'authenticité des échantillons figurés, je crois qu'elle ne peut
pas être mise en doute. Les coquilles sont fixées sur des cartons marqués
d'une L, et qui portent sur leur face inférieure l'étiquette originale de
Lamarck, de sorte qu'elles n'ont pas pu se déplacer accidentellement;
en outre, nous possédons un exemplaire de l'Histoire des animaux sans
vertebreSj sur lequel est inscrit, en regard de chaque espèce et proba-
blement de la main de Lamarck, le nombre d'échantillons que ren-
fermait la collection de l'auteur; ce document est souvent très-utile
comme moyen de contrôle, car il paraît que dans certains cas il a été
ajouté sur les cartons originaux des coquilles que Lamarck n'avait jamais
possédées. Enfin la comparaison attentive des échantillons avec les des-
criptions, et en particulier la concordance des dimensions ne me laisse
aucun doute sur l'authenticité des individus que j'ai fait figurer.
Toutes les espèces de Mélanies de Lamarck ont été conservées, ainsi
que les Pirènes ; quant aux Mélanopsides, je ne les ai pas retrouvées,
ou tout au moins elles ne portaient pas de désignation qui permît de
les reconnaître ; je n'en parle donc pas. Au reste, cela a peu d'impor-
tance, car Lamarck n'en cite que deux espèces qui sont suffisamment
connues, les Mpsis. costata Fer. et lœvigata Lam. {iJrœrosa L.) ; il en
possédait cependant une troisième dans sa collection, mais il ne la
reconnut pas, c'est la Mpsis. Grœllsii Villa qui est décrite st)us le nom
de Buccinum trîcarinatum Lam., et dont l'unique spécimen est con-
servé sous ce nom dans la collection.
L'échantillon authentique unique de Turritella virginica Lam. est
également une espèce de Mélanie de l'Amérique du Nord, probablement
M. fPIeuroc.J subularis Lea, mais il est jeune et en trop mauvais état
pour pouvoir être déterminé d'une manière certaine.
Enfin trois des échantillons originaux de i>?7^orMia nebidosa Lam. sont
des Paludomus Tanjoriensis Blanf., usés et dépourvus d'épiderme, mais
du reste parfaitement reconnaissables ; dans cet état ils ressemblent
assez à la Littorina nebidosa pour que leur mélange soit jusqu'à un
certain point explicable.
- 7 -
Je crois devoir faire observer de nouveau que dans mes descriptions
j'appelle longitudinale la direction parallèle aux sutures, et transver-
sale celle qui est parallèle aux stries d'accroissement ; il va sans
dire que lorsque j'ai cité une diagnose originale, je n'en ai pas changé
les termes.
Genre MELANIA.
1. M. ASPERATA (Mélanie aspérulée). PI. 1, f. 5. « M. testa turritâ, aplce
subtruncatâ^ solidâ, rufo-fuscescente; costulîs longitud'maUbus tu-
berculato-asperatis ; striis transversis acutis costiilas decussantibus :
anfractibus convexis; suturis coarctato-excavatîs.
Hab. Riv. Amer, mérid. f Mon cabinet. Son dernier tour est un peu
ventru. Longueur environ 22 lignes. »
Lamarck ne possédait qu'un seul échantillon de cette espèce aujour-
d'hui si répandue dans les collections; il a été nguré assez exactement
par Delessert (Eecueil, etc., pi. 30, f. 8) et par Chenu (Illustr. Conch., pi. 2,
f. 12). C'est une coquille solide, turriculée, tronquée à l'extrémité, et
présentant 6 Va tours de spire très-convexes, séparés par une suture
simple, ornée de stries longitudinales élevées, inégales, au nombre de G
sur les tours supérieurs et de 12 sur le dernier ; ces stries sont croisées
par des plis transversaux qui les rendent un peu granuleuses, surtout la
troisième qui est plus saillante et régulièrement crénelée. Les tours su-
périeurs devaient poi'ter des côtes transverses régulières dont on voit
encore des traces sur le pi'emier tour conservé. Lamarck dit : suturis
coarctato-excavatis ; en l'éalité la suture est simple, et les tours de spire
ont une convexité régulière, mais la saillie de la carène tuberculeuse si-
mule un étranglement de leur partie supérieure. L'ouverture est ovale-
arrondie ,• le bord droit légèrement sinueux s'avance près de la base qui,
par suite, est un peu versante. Toute la coquille est d'un noir enfumé uni-
forme; les dimensions sont: ait. 22; lat. 9; ouverture, ait. 7; lat. 4 Va
lignes.
Lamarck indique comme patrie de son espèce les rivières de l'Améri-
((^ue du Sud, avec un point de doute; c'est évidemment une erreur, la
il/, asperata habite les Philippines. La collection Delessert possède un
certain nombre d'échantillons tout à fait semblables à celui de Lamarck
et provenant de Manille.
La M. Phïlipinnarum Sow {ïnquinata Defr. partim ^) n'est autre chose
que la M. asperata Lam. typique ; la M. pagodulus Reeve me paraît être
une variété très-voisine de ce type, ou plutôt une simple anomalie acci-
dentelle. Quant aux grandes Mélanies rapportées des Philippines par
Cuming, et figurées par Reeve sous le nom de M. asperata Lam., quoi-
que assez diflférentes au premier coup d'œil à cause de leur grande taille,
de leur spire intacte, de leurs tubercules très-développés, souvent squa-
miformes et formant deux ou trois séries parallèles, elles se rattachent au
type par une foule de formes intermédiaires, et ne peuvent en être sé-
parées; il en est de même de M. pulchra v. d. Busch. Jesuis, par contre,
moins disposé à lui réunir la coquille de Bornéo que Reeve avait d'abord
figurée sous le nom de M. cïrcumstriata Metc. (Icon., f. 18) et qu'il
suppose plus tard dans son Errata être une variété de M. asperata;
cette forme que je n'ai du reste jamais vue en nature, me paraît, d'après
la figure citée, présenter des caractères suffisamment marqués (ses grosses
côtes arrondies, sa suture marginée, ses tours excavés à leur partie
supérieure) poiir motiver son maintien comme espèce distincte.
M. dadijlus Lea, quoique évidemment voisine de certaines variétés de
M. asperata^ se reconnaît toujours facilement à ses côtes transverses plus
nombreuses et persistant sur un plus gi'and nombre de tours, croisées par
des stries longitudinales nombreuses et serrées.
2. M. TRUNCATA (Mélauie tronquée). PI. 1, f. 1. « M. testa turritâ, apice
truncatâ^ solïdâ^fusco-nvjricante^ costulis long'itudlnalihus\ supterio-
ribus eminentioribus ; striis transversis crebris costulas decussantî-
bus I avfractibus jylcino-convex'is.
Bidimus ater Richard, Ad. Soc. Ilist. nat. Paris, p. 126, n^ 18.
Melaiiia semïplicata. Encijcl., pi. 458, f. 5, a. b.
Hab. Riv. de la Guyane (LeblondJ. Mon cabinet. Long. 22 lignes. »
Les quatre échantillons que possédait Lamarck sont conservés sur le
carton original ; ils sont tout à fait semblables entre eux, sauf pour la
taille. Cette Mélanie est solide, de forme cylindracée, d'un brun de suie
uniforme, fortement décollée; les tours despiresont aplatis, subimbriqués;
ils sont tous régulièrement striés longitudinalement sur toute leur surface,
les tours supérieurs étant en outre ornés de côtes transverses régulières,
un peu arquées, égales à leurs intervalles. Le plus grand échantillon
correspond exactement aux dimensions indiquées par Lamarck , 22
lignes de hauteur; ses trois premiers tours sont ornés de côtes transverses
• La M. fnquinata fossile d'Epernay et d'Angleterre est une espèce toute difierente,
comme l'a très-bien démontré Sowerby. (Mal. Conclu Magaz. I.)
- 9 —
qui disparaissent sur les deux suivants, tandis que le dernier présente
des plis in-éguliers partant de la suture. L'intérieur de l'ouverture laisse
voir par transparence des rangées de taches brunes allongées, disposées
en séries transversales irrégulières sur un fond olive-verdâtre. Le bord
droit de l'ouverture est mince et tranchant, et la base forme un angle
aigu qui est moins prononcé dans les individus plus petits, dont le bord
est légèrement épaissi.
La figure citée de l'Encyclopédie représente bien le plus grand échan-
tillon dont je viens de parler; celle du Manuel de Conchyliologie de
Chenu (f. 1989) est moins bonne, le dernier tour est relativement trop
ventru, l'ensemble de la coquille n'est pas assez cylindrique, et la forme
de l'ouverture est mal rendue; la figure du Dict. d'Hist. nat. de d'Orbi-
gny (pi. 12, f. 1,2) représente assez bien l'espèce de Lamarck, cependant
les tours despire sont trop convexes et trop lâchement enroulés. Deshayes
fait observer que cette espèce avait été nommée Bulimus ater par lii-
chard et, par conséquent, doit conserver le nom de Melania atra. Il m'a
été impossible de me procurer la description originale de Richard, pu-
bliée dans les Act. Soc. d'Hist. nat. de Paris; je le regrette d'autant plus
que les auteurs me paraissent confondre sous le nom de lilelania atra
deux formes distinctes : l'une, celle que Lamarck décrit sous le nom de
M. truiicata, et qui est figurée dans l'Encyclopédie sous le nom de 31. se-
miplîcata, dans le Dictionnaire de d'Orbigny sous celui de 31. atra, dans
le Manuel de Conchyliologie de Chenu sous le nom de 31. truncata,
et à laquelle je rapporte la 31. nîcotiana Heeve ; l'autre est celle que
figure Reeve sous le nom de 31. atra, et qui se trouve sous ce nom dans la
plupart des collections ; cette seconde forme me paraît très-distincte de
la première par sa spire moins cylindi'acée, plus turriculée, son dernier
tour plus renflé, bulbeux, ascendant vers l'ouverture, son ouverture sub-
transversale, fortement épaissie intérieurement, sa sculpture plus régu-
lière, ses côtes transverses plus écartées : elle est généralement d'une
taille plus forte, cependant j'en possède une petite variété qui ne dé-
passe pas 35 mill. de hauteur. Reeve lui assigne comme localité la ri-
vière Esequibo dans la Guyane et aussi le Birman, ce qui me semble
extrêmement douteux. J'ai donné à cette seconde forme le nom de
3L (DoryssaJ Lamarckiana dans le Catal. of rec. Spec. 3Iel. publié par
les soins de l'Académie de Philadelphie et dans l'Americ. Journ. of Con-
chology, vol. V.
3. M. coAiiCTATA(Mélaniestrangulée). PI. 1, f. 10. « 31. testa turritâ, so-
lidâ, fuloo-rufescente, strils longitudinallhus confertis] anfractïhus
— 10 -
convexïa^ nnjierne coarctcdo-planif; , prope suturas plicato-fimbr'iatïs',
ulHmo anfractu longitudtnalïter jylicato^transversïmque str'iato.
Encyd.^ pi. 458^ f. 5, a. h.
Ilah.... Riv. de V Inde f Mon cabinet. Coquille rarissime. Long, près de
2 pouces. »
Un seul échantillon assez frotté et défraîchi , et dont l'onverture
est endommagée ; il paraît avoir été originairement recouvert d'une
croûte brune ferrugineuse dont il existe encore des traces çà et là, et
surtout sur les tours supérieurs. C'est une coquille turriculée, très-solide
et épaisse, de couleur corné-roussâtre, qui pouvait avoir environ 11
tours de spire, mais dont le sommet est rongé de sorte qu'il en reste
seulement 8 environ; ils sont convexes, étranglés à leur partie supérieure
en forme de gouttière, finement, mais irrégulièrement striés transversale-
ment, avec quelques plis irréguliers peu saillants et assez indistincts qui
font paraître l'angle inférieur de la gouttière un peu crénelé. La suture
est marginée, en forme de bourrelet étroit. Le dernier tour présente à la
base un cei-tain nombre de lignes élevées très-peu distinctes. Avec l'aide
de la loupe on découvre en outre des traces de stries fines, longitudi-
nales, qui peut-être seraient plus visibles si l'échantillon était en meil-
leur état de conservation. L'ouverture est malheureusement bi'isée ; elle
paraît avoir été ovalaire, à base arrondie, légèrement versante, avec un
bord droit non avancé vers la base; la colnmelle est un peu tordue.
Je ne connais pas d'autre spécimen de cette espèce intéressante qui
paraît être aujourd'hui aussi rare dans les collections qu'elle l'était du
temps de Lamai'ck. Sa position dans la série des Mélanies est difficile à
préciser; on serait tenté de la rapprocher des espèces de l'Amérique
centrale et en particulier de la M. suhnodosa de Pliilippi, en raison de
la forme générale, et de l'épaisseur du test, mais l'ouverture paraît avoir
été arrondie à la base, et le mode de sculpture consistant en stries trans-
versales, l'éloigné de ce groupe dans lequel on observe généralement
des stries fines longitudinales ; les quelques traces de stries incisées,
écartées, qu'on découvre à la loupe sur le dernier tour de l'échantillon
de Lamarck, ne doivent pas être confondues avec la striation serrée et
comme tremblée des Mélanies de l'Amérique centrale. Je ne peux pas
davantage la rapprocher des M. hastula ou asperata. Lamarck indi-
que comme patrie de son espèce les rivières de l'Inde, avec doute: je
considère en effet cette indication comme peu probable, la forme de
l'ouverture n'ayant aucun rapport avec celle des grandes Mélanies
indiennes. La seule espèce qui me paraîtrait pouvoir être rapprochée
de la M. coarctata^ estla Jf. agrestîs Reeve, dont la diagnose s'applique
— 11 —
bien cà la coquille de Lamarck; cependant la ligure de l'Iconographie
est plus conique, moins élancée; le dernier tour est plus élargi, gibbeux
à la base, la columelle paraît être plus tordue, et la base de l'ouver-
ture plus prolongée et subanguleuse.
La figure citée de l'Encyclopédie est assez fidèle, sauf les plis trans-
versaux qui sont un peu exagérés ; celle de Chenu (Man. Conch.,
f. 1967) est faible; elle est trop courte, l'ouverture restaurée me paraît
du reste assez conforme à l'idée que je m'en fais. La figure que je
donne ici, n'est malheureusement pas à l'abri de tout reproche, les plis
paraissent trop tranchants, et la base de la coquille présente une ap-
parence de fascies qui n'existe nullement dans l'oi'iginal ; elle est du
reste juste pour l'ensemble.
4. M. PUNCTATA (Mélanie ponctuée). PI. 1, f. 14. « 31. testa turritâ, apice
acutâ ^ glàbrâ ^ albïdâ] ultimo anfractu inferne punctïs spadiceïs
transverslm serîatîs cincto ; ,spirâ macidis longitudirialibus angulato-
Jlexuosis spadiceis ornatâj anfractibus convexiusculis.
Hab.... Mon cab. Jolie coquille qui me paraît inédite. Long. 21 lignes
et demie. »
Un seul échantillon très-usé, et dont l'ouvertui-e est fortement endom-
magée: il possède 10 tours de spire (le sommet est cassé) presque plats,
dont les deux premiers portent des plis transversaux réguliers ; les sui-
vants sont assez usés pour qu'il soit difficile de dire s'ils étaient ou non
striés, cependant la base du dernier tour présente une dizaine de stries
élevées rapprochées. La coloration générale est d'un blanc jaunâtre,
avec des points rougeâtres allongés, disposés en séries transversales irré-
gulières ou en forme de flammules. L'ouverture est ovale- allongée ,
aiguë au sommet; la columelle est à peine tordue, le bord droit et le
bord basai sont brisés.
Malgré le mauvais état de conservation de cette coquille, il est facile
de reconnaître son identité avec M. albescens Lea, qui par conséquent
devra passer au rang de synonyme. La figure des 111. Conch., pi. 2, f. 14
est juste pour la forme de la spire et le dessin de la surface, mais le
dernier tour est trop renflé et oblique; la figure 1987 du Manuel de
Conchyl. présente aussi une forme d'ouvertui'e purement imaginaire.
Les dimensions de l'échantillon de Lamarck sont: ait. 21 ^/g, lat. 7;
apert. ait. 7 '/o, lat. 3 Va lignes.
5. M. coRRUGATA (Mélanie froncée). PI. 1, f. 11. «il/, testa turrito-acutâ,
superne longitudinaliter plicato-rugosâ.,fuscâ; anfractibus convexis^
ad suturas obsolète fimbriatis.
- 12 -
Hab.... Mon cah. La moitié inférieure de celle-ci n^ offre que de fines
stries longitudinales et d'autres transverses a sa hase, en sorte que ,
la coquille n'est froncée que dans sa moitié supérieure. — Long. 19
lignes et demie. »
Un écliantillon en bon état de conservation. Coquille snbulée, à spire
un peu concave, légèrement tronquée à l'extrémité, possédant 11 tours
environ, un peu convexes, striés longitudinalement, surtout à la base et
aux tours supérieurs , avec des intervalles légèrement fi'oncés. Les quatre
premiers tours sont ornés de côtes transvei'ses régulières qui, sur les
deux tours suivants, deviennent des plis n'atteignant pas la base du tour;
les deux derniers présentent des stries d'accroissement pliciformes assez
régulières et serrées, croisées par deux ou trois stries longitudinales
écartées. La suture est filo-marginée, surtout celle des derniers tours. La
plus grande convexité du dernier tour est placée assez bas, sur la ligne
suturale qui est marquée par une^strie imprimée profonde. L'ouverture est
ovale, aiguë en haut, arrondie et assez versante à la base; la colnmelle
est très-tordue et excavée; le bord droit, très-légèrement excavé, s'avance
un peu vers la base. Toute la coquille a une couleur olive-enfumée,
plus claire sur la spire ; l'épidermeest lisse et brillant. Long. 19 Vgi Ï3,t.
5 Vsi apert. ait. 5 Vai ^^^- 4 lignes.
C'est bien la coquille figurée dans les lllustr. Conch., f. 18 ; cepen-
dant le dernier tour est un peu trop ventru à la base ; la figure du Ma-
nuel de Conchyliologie de Chenu, f. 1951, un peu réduite est plutôt plus
exacte. Je ne connais pas, parmi les Mélanies plus récemment décrites,
d'espèce qui puisse se confondre avec la AL corrugata] elle ressemble
un peu pour le genre d'ornementation à M. canalis Lea et semiornata
Brot, mais les tours de spire sont moins convexes et la suture est moins
canaliculée.
6. M. suBULATA(Mélanie subulée).Pl. 1, f. 12. € M. testa tnrrito-Sïihulatâ,
glahrâ., longitudinaliter tenuissime striatâ, superne castaneofuscâ.,
inferne squalide rifescente, fasciisque albidis cinctâ ; anfr. planulatis.
Hab.... Mon cab. Sa spire est effilée, tres-aiguë. Long, environ 18 lignes.'»
Le cai'ton de la collection Delessert auquel est jointe l'étiquette ori-
ginale de Lamarck, porte 4 Mélanies, tandis que l'auteur ne possédait
qu'un seul échantillon de sa 3L sidmlata ; du reste une seule de ces
Mélanies me paraît correspondre complètement à la description et aux
dimensions indiquées. Elle est snbulée, aiguë, d'un brun violacé à la
partie supérieure de la spire, moins foncée sur les derniers tours, et ornée
- 13 —
(le lieux fascies blancliâtres assez larges, peu visibles à l'extérieur, mais
bien distinctes à l'intérieur de la bouche, placées l'une à quelque dis-
tance de la base, la seconde un peu au-dessous de la suture. La surface
du test est assez lisse (un peu frottée) avec quelques stries longitudinales
serrées et régulières sur les premiers tours et à la base du dernier, moins
distinctes sur les tours médians, et séparées par des intervalles un peu
crispés transversalement. Je compte environ 12 à 13 tours despire
aplatis, séparés par une suture en bourrelet filiforme (la spire est légère-
ment tronquée)' L'ouverture est petite, ovale, aiguë au sommet, arrondie
à la base; la columelle est assez tordue et excavée. La ligne suturale
est marquée sur l'avant-dernier tour par un sillon fortement imprimé, ce
qui semblerait indiquer que l'échantillon n'est pas tout à fait adulte.
Long. 18 lignes , diam. max. 4 lignes; ouverture 3 ^j.j sur 2 lignes.
Quant aux trois autres coquilles fixées sur le même carton, deux d'entre
elles me paraissent être des M. suhidata Lam., variété sans fascies;
elles sont de couleur corné uniforme; l'une d'elles porte écrit à l'inté-
rieur un n^ 6 correspondant au numéro d'ordre de cette espèce dans
l'Hist. des animaux sans vertèbres, ce qui semblerait la désigner comme
l'échantillon de Laraarck, mais elle ne répond pas tout à fait à la dia-
gnose originale, pour la coloration et la longueur qui n'est que de 16
lignes. La quatrième coquille appartient à un tout autre groupe; elle
est du reste en très-mauvais état; sa spire est extrêmement atténuée en
alêne et déviée à gauche, elle a 13 lignes et demie de hauteur sur 4 '/^
diam. max.; l'ouverture a 4 ^/g lignes de hauteur, le boi'd droit est brisé.
C'est peut-être une M. sobria Lea déformée. Dans les Illustr. Conch.
nous trouvons (fig. 19) sous le nom de M. subulata Lam. une coquille qui
n'a pas grand rapport avec la diagnose originale ; elle est très-atténuée,
à spire déviée à droite, et ne correspond à aucune des coquilles du car-
ton de la collection Delessert. J'avais cru d'abord qu'elle pouvait avoir
été dessinée d'après l'échantillon déformé dont j'ai parlé en dernier
lieu, mais la déviation de la spire est dans la direction opposée; je crois
qu'elle est plutôt le résultat d'une combinaison arbitraire des quatre
formes fixées sur le carton ; cette figure doit être complètement suppri-
mée, il n'y a aucune Mélanie semblable dans la collection. Dans le Ma-
nuel de Conchyliologie M. Chenu figure sous le nom de M. .subulata
une toute autre espèce dont l'original se trouve dans la collection, et
qui présente bien quelques-uns des caractères indiqués par Lamarck,
les stries longitudinales, la coloration et les fascies blanchâtres, mais dont
la hauteur atteint 2 pouces, sur un diam. max. de 6 lignes et demie, pour
12 à 13 tours ( spire intacte); ces tours sont d'ailleui's légèrement con-
vexes et non aplatis ; l'ouverture est plus grande relativement à la
- 14 -
loagucur totale. Cette belle coquille me paraît inédite, je ne peux la
rapporter à aucune des espèces qui me sont connues, et je la décris
plus loin sous le nom de M. Chenui.
La M. subulata Sow. (Gen. of Shells, f. 3.) a une forme analogue à celle
de l'espèce de Lamarck, mais elle est plus grande, et paraît avoir une
coloration différente; elle est probablement synonyme de terebrav. d. B.
La M. subulata Sow, du Man. Conch., f. 313, est une espèce complè-
tement différente.
(La fascie brune qui environne la base sur ma figure a été mal ren-
due par le dessinateur; elle est trop foncée et trop étroite.)
7. M. LAEViGATA (Mélanie lisse). PI. 1, f. 8, 9. « M. testa turritâ^ ajnce
subtruncatâ, lœvi^ albâ^ auperne pallïde fulcâ; anfr. planulatis ;
suturis vïx excavatis.
Hab. dans les rivîh^es de Vile de T'cmor. Mon cabinet. Long. ,15 à 16
lignes. »
Trois échantillons dont le plus grand (fig. 9), complètement fruste et
dépourvu d'épiderme, a été figuré dans Delessert (Rec. Coq., pi. 30, f. 12)
et Chenu (111. Conch., pi. 2, f. 20) ; c'est du reste celui que déci'it La-
marck. Les deux autres moins adultes sont en bon état, et entièrement
recouverts d'une croûte épaisse d'un dépGt grisâtre qui en masque com-
plètement la forme. J'en ai aisément nettoyé un (fig. 8) en faisant sau-
ter la croûte au moyen d'une pointe, et j'ai constaté qu'il ne diffère pas
spécifiquement de l'échantillon figuré par Delessert et Chenu. Cette espèce
est turrito-subulée, un peu tronquée à l'extrémité, présentant 8 - 9 tours
de spire aplatis, entièrement lisses, sauf à la base du dernier tour où se
voient quelques stries imprimées. A l'aide de la loupe on découvre ce-
pendant sur les premiers tours quelques traces de stries longitudinales
avec des intervalles crispés. La suture est simple. L'ouverture est étroite,
ovale-allongée, atténuée à la base, aiguë au sommet ; la columelle est
presque droite. L'échantillon ([ue j'ai nettoyé a une couleur corné-clair
et est orné de petits points rouges allongés formant des flammules trans-
versales ; cette ornementation est très-pâle et n'est guère visible qu'à
la loupe, cependant on en retrouve des traces sur le grand échantillon
qui est du reste entièrement blanc. La couleur fauve pâle du sommet
dont parle Lamarck est due à la présence de lambeaux d'épiderme et
aux traces de lignes ponctuées dont j'ai parlé.
L'échantillon figuré par Delessert a: ait. 14 Va? ^^^' ^ lignes ; les deux
autres: ait. 13-15, lat. 4-4 Ys lignes.
La M. lœv'igata appartient au groupe de 31. aïbescens Lea, et paraît
- 15 —
avoir du rapport avec M. angusta Phil., espèce que je n'ai du reste
jamais vue et que je connais seulement par la description et la figure
des Ahhïldungeii de Philippi.
8. M. CLAvus (Mélanie clou). PI. 1, f. 17. «iH. testa abbrevîato-fMrrîtâ^ apïce
atteiiuato-obtusâ, superne longitadinalïter plicato-rugosâ^ înferne
striîs longitudhialïbus reniotiuscuUs distlnctâ^ fulvâ ; anfract. pZa-
nulatîs.
Ilab... Mon cab. Elle est distincte de M. corrugata ainsi que des autres
de ma collection. Long. 11 lignes. »
Un seul échantillon malheureusement un peu usé et dont le bord
droit est endommagé. Cette coquille est tronquée à l'extrémité et possède
7 tours de spire aplatis (elle pourrait en avoir 10 à 11 si elle était intacte).
Les quatre tours supérieurs sont ornés de côtes obliques régulières très-
marquées ; les trois derniers sont complètement lisses, sauf quelques
stries d'accroissement un peu saillantes (c'est ce que Lamarck appelle
striœ longitudinales remotiusculœ) j couleur fauve très-claire. L'ouver-
ture est étroite, atténuée aux deux extrémités, surtout à l'angle supérieur;
les sutures sont simples. Long. 11 lignes, diam. max. 4 lignes; ouver-
ture, ait. 4, lat. 2 lignes. Les figures de Delesscrt (t. 30, f. 13) et de
Chenu (t. 2, f. 21) représentent bien la même coquille, mais avec une
forme trop allongée. Cette coquille fait évidemment partie du groupe de
la M. acuminata Dkr. (aczis Lea) dont les espèces portent toutes des
côtes transverses à leurs premiers tours; seulement dans la coquille de
Lamarck ces côtes s'étendent sur un plus grand nombre de tours ; mal-
gré cela, je ne crois pas qu'il soit possible de séparer spécifiquement la
M. acus de la M. clavus. Un échantillon de ma collection que je rap-
porte à l'espèce de Lamarck provient des Philippines ; il né diffère du
type que par la présence de fascies brunes qui envahissent presque
toute la coquille (on en voit des traces aux tours supérieurs de la co-
quille de Lamarck) et par ses côtes du sommet qni s'arrêtent un tour
plus tôt.
9. M. DECOLLATA (Mélauie décollée). PI. 1, f. 4. « M. testa cylindraceâ.,
apice decoUato-truncatâ^ glabrâ, fusco-nigricante; anfractibus con-
vexiusculis ; ultimo obsolète plicato.
Hab. dans les rivières de la Guyane {Richard). Mon cab. Coquille
courte et grosse, qui nUt que trois tours comptlets et la moitié du
quatrième. Long, près de 10 lignes.»
- 16 -
Lamarck ne possédait qu'un seul échantillon de son espèce, le car-
ton de la collection Delessert en porte deux ; le plus grand est mar-
qué d'un numéro 9 à l'intérieur de l'ouverture, et a été figuré par Deles-
sert (f. 14) et Chenu (111. Conch., f. 25); il a 4 tours et demi et environ 13
lignes de longueur, ce n'est donc pas celui que l'auteur avait devant les
yeux pour sa description. Le second est plus conforme aux termes de
la diagnose originale, c'est celui que j'ai figuré; il a trois tours complets
pour une longueur de 10 lignes. Sa forme est presque cylindrique. Les
tours de spire sont un peu étranglés à leur partie supérieure et légère-
ment convexes dans leurs deux tiers inférieurs; ils sont un peu imbriqués
par suite de leur insertion au-dessous delà ligne suturale. La surface du
test est lisse à l'oeil nu, le dernier tour seul présente en arrière du bord
droit quelques plis transversaux indistincts, restes de péristomes anté-
rieurs; c'est là ce que Lamarck désigne parles mots: ulthno obsolète j^li-
cato. A l'aide de la loupe on reconnaît que toute la surface du test est
couverte de stries ondulées, très-fines et serrées.
Les figures de Chenu et de Delessert repi'ésentent évidemment la
même espèce, ainsi que celles de Philippi (Abbildg., II, f. 7), Potiez
Michaud (Gai. Moll., pi. 27, f. 7, 8), Reeve (Conch. Icon., f. 78) et
Hanley (Conch. Mise, f. 36). Philippi prétend que c'est là la M. erosa
Lesson; c'est possible d'après la description; mais je n'oserais l'affirmer,
car je n'ai jamais vu d'échantillon authentique, et les descriptions de
Lesson sont en général peu claires ; en revanche Philippi reconnaît
l'espèce de Lamarck dans une coquille figurée à la planche III, f. 1 des
Abbïldungen^ coquille qui ne me paraît pas bien conforme à la description
originale. Il me semble que les objections de Philippi n'ont pas grande
valeur. D'abord quant au nombre des tours qui serait plus grand dans la
figure citée de Chenu, je reconnais que l'individu figuré par cet auteur
n'est pas celui qu'a décrit Lamarck, mais qu'il soit plus ou moins dé-
collé, cela n'a pas grande importance, la coquille pourrait même se
présenter avec une spire intacte que ce ne serait pas moins la même
espèce. 2» La coquille de Chenu porte des stries transverscs, c'est vrai,
mais elles sont si fines qu'elles échappent complètement à Fœil nu , et
que personne ne penserait à appliquer l'épitliète de strlata à une
coquille pareillement unie et brillante, pas plus que Sowerby, en dé-
crivant sa M. lœvissima^ ne l'a appelée striée quoiqu'elle présente des
stries microscopiques analogues. En résumé. Chenu a eu le tort de ne
pas figurer l'échantillon de Lamarck, mais il en a figuré un autre qui
appartient incontestablement à la même espèce; cette espèce est peut-
être la 31. erosa Lesson, mais en tout cas c'est certainement la M. decol-
lata Lam., à en juger d'après le petit échantillon de la collection Delessert.
— 17 -
La coquille à laquelle Philippi donne le nom de M. decollata Lam. est
une espèce différente, et pourrait bien être une M. lœvissima^ ou une
corvina, d'après la forme de l'ouverture. Je n'ai trouvé dans la collec-
tion Delessert aucune Mélanie qui lui ressemble, même de loin, mais
je possède dans ma collection des individus de 31. lœvissima., à spire
fortement décollée, qui pourraient avoir servi de modèle à la figure
des Ahhïldungen. Je considère quant à moi la question d'identité de
l'espèce comme entièrement éclaircie, reste celle des habitats dont j'ai
parlé dans mes Matériaux (II, p. 21) et dont quelques-uns me pa-
raissent absolument invraisemblables. Je regarde la M. decollata comme
une espèce de l'Amérique méridionale, et les auteurs qui Tindiquent
comme habitant la Guyane me paraissent être dans le vrai. Les échan-
tillons de ma collection sont du reste de localité inconnue. Je ferai
observer à cette occasion que certaines formes anormales de M. nigri-
tîna Morelet, pourraient facilement être confondues au premier coup
d'œil avec la M. decollata- je possède des échantillons de cette espèce,
qui par leur couleur, leur forme cylindracée, leur forte décollation
et même la forme de l'ouverture, jouent à s'y méprendre la M. decol-
lata ; mais l'incertitude cesse si l'on a recours à la loupe qui fait re-
connaître de fines stries granuleuses serrées, au lieu des stries ondulées
simples de la M. decollata. — La M. sculptilis Reeve me paraît être une
variété sans pigment noir de la M. decollata.
10. M. AMARULA (Mélanie thiare). PI. 1, f. 16. « M. testa ovato-conoîdeâ,
solidâ, longitudinaliter costulatây transverse striatâ, fusco-nîgri-
cante; costulis in spinas rectas porrectis ; anfractïbus superne an-
gulato-planis ; angulo margine spinoso ; spirâ exsertâ; aperturâ
albo-cœrulescente.
Hel. amarula Lin. Gmel.^p. 3656, no 126. — Buccinum amarula Mull.
Verm., p. 137, no 330. — Lister, Conch., 1. 1055, f. 8. — Rumph,
Mus., t. 33, f. FF. — Petiver, Amb., t. 4, f. 3. — D'Argenv.,
Conch., pi. 27, f. 6 — Favanne, Conch., pi. 61, f. G. 2 — 8éba,
Mus., 3, t. 53, f. 24, 25. — Chemn. Conch., 9, t. 134, f. 1218,
1219. — Bulimus amarula var. B. Brug. Dict., n» 19. — Alelania
amarula, Encycl., pi. 458, f. 6. a. h.
Hab. les grandes Indes, Madagascar, Vile de France, etc., dans les
rivières. Mon cab. Long. 16 lignes. 7>
Lamarck devait posséder dans sa collection six échantillons, dont
trois seulement sont fixés sur le carton authentique, entre autres évi-
demment celui qui a servi de type pour la description originale. C'est
— 18 -
une coquille de 16 lignes de hauteur sur 8 Vg de largeur max., en
partie recouverte d'une croûte noire assez épaisse; toutes les parties
découvertes sont d'un brun noirâtre. La spire est presque entière et se
compose de 6 à 7 tours croissant assez rapidement, lisses, sans autres
stries que celles d'accroissement ; le dernier tour porte à la base un cer-
tain nombre de stries élevées longitudinales, et les deux ou trois pre-
miers tours présentent au-dessus de la suture une côte élevée qui les
rend bianguleux. Tous les tours sont anguleux à leur partie supérieure,
concaves au-dessous des sutures et ornés d'épines assez longues, minces,
aiguës, droites, dirigées obliquement en dehors et terminées àleur base par
une côte plicif orme qui n'atteint pas la suture du tour suivant; ces épines
sont surtout développées sur les tours médians et diminuent de longueur
sur le dernier, où elles sont courtes mais plus rapprochées ; elles sont
brisées sur les premiers tours. L'ouverture est ovalaire, rétrécie en haut ;
la columelle assez large se recourbe gradnellement pour se joindre au
bord basai qui est largement versant ; le bord droit est régulièrement
arqué, non sinué, presque vertical.|Les deux autres échantillons fixés
sur le carton sont semblables au précédent pour la forme générale, mais
l'un a toutes ses épines brisées, l'autre paraît les avoir eues naturelle-
ment très-courtes.
Jj' Hélix amarula L. a été figurée très-souvent, seulement les anciens
auteurs donnaient à leur espèce une extension plus grande que les mo-
dernes, de sorte que les figures qu'ils en ont données ne se rapportent
pas toutes à la M. amarula telle qu'on la comprend aujourd'hui. Aussi
les citations de Rumph, Favanne, Lister et d'Argenville me paraissent
devoir être laissées de côté, comme trop incertaines. Dans les ouvrages
plus récents, les figures de Reeve (Icon., f. 177), Chenu (Man. Conch.,
f. 1941), Chenu (Leçons élém., p. 248, f. 928), Sowerby (Gen. of
Shells , f. 1) et probablement Woodward (Man. Conch., VIII, 25)
me paraissent appartenir à l'espèce de Lamarck. — La figure du Dict.
Hist. Nat. (Blainville) me paraît représenter M. thiarella, de même que
les deux figures 8 et 11 de la planche IX de Schrôter (Fluss Conch,);
celle du voyage de la Bonite (XXXI, 2) et la figure au trait dans Guérin,
Mag. Zool., 1844, pi. 43, représentent M. cornuta Lea.
11. M. THiARELLA (Mélauic thiarellc). PI. 1, f. 2. « M. testa oblongâ, tenui
glabrîusculâ, dîaphanâ^ albidâ, costulis longitudinalihus obsoletis ;
spirâ conico-acutâ] anfractlbus superne angulato-planis ; angulo
denticulis instructo.
Born. Mus.^ t. 16, f. 21. — Bulimus amarula var. C. Brug, Dict.
n°19.
- 19 —
Hah. les grandes Indes dans les rivières. Mon cab. Elle est tres-dis-
tincte de la précédente tant par les proportions de sa spire comparée
à son dernier tour que par les petites dents qui la couronnent. Long.
1 pouce. »
Un seul échantillon, malheui'eiisement très-avarié et complètement
dépourvu d'épiderme. Coquille oblongue, mince, à spire intacte, de cou-
leur corné-claire, composée de 8 tours étages; les premiers tours pré-
sentent une ou deux lignes élevées longitudinales, les suivants sont
lisses, sauf la base du dernier qui porte quelques stries indistinctes ; ils
sont anguleux et creusés en gouttière au-dessous de la suture, et ornés
de petites épines très-courtes, verticales et nombreuses (13 sur l'avant-
dernier tour) qui vont disparaissant sur la seconde moitié du dernier tour ;
ces épines ne sont pas ou presque pas prolongées à leur base. Les stries
d'accroissement sont assez visibles. Quant à l'ouverture, elle est trop
incomplète pour pouvoir être décrite, cependant la columelle qui est
assez épaisse et élargie à la base paraît se recourber insensiblement
pour se joindre au bord basai. Long. 1 p. ; diam. raax. 5 lignes environ;
ouverture ait. 5 V31 lat. 2 '/^ lignes. Cette espèce n'a pas été figurée par
Delessert, ni par Chenu dans les 111. Conch. La figure 1939 du Manuel de
Conchyliologie de Chenu, quoique grossière, donne assez bien l'idée des
proportions générales de l'échantillon de Lamarck ; cependant les tours
despire du sommet ne sont pas assez étages et l'ouverture est mauvaise.
Cette espèce restera probablement toujours un peu douteuse, à cause
du mauvais état de conservation du seul échantillon authentique.
J'ai figuré sous le nom de M. thiarella (Mater., II, pi. 3, f. 10) une co-
quille qui au premier abord paraît assez difi"ér ente du type de Lamarck,
mais je possède dans ma collection d'autres échantillons intermédiaires,
de sorte que je considère comme fondée l'appréciation de l'espèce telle
que je l'ai pi-ésentée alors (p. 35).
12. M. spiNULOSA (Mélanie spinuleuse). PI. 1, f. 15. € 3L testa ohlongâ,
scàbriuscalâ, longitudinaliter costulatâ.i transverse striatâ , fusces-
cente: spirâ ultimo anfractu longiore; anfractïbus numerosis^
superne angulato-spimdosis.
Uab. dans les rivières de Vile de Timor. Mon cab. Celle-ci est remar-
quable x>ar sa spire bien plus allongée que le dernier tour. Long,
environ 10 lignes. »
Lamarck possédait trois échantillons de cette espèce, tandis que le
carton de la collection Delessert en porte six, du reste assez semblables
- 20 -
entre eux; le plus grand correspond bien aux dimensions indiquées et
doit par conséquent être considéré comme le type de l'auteur; il appar-
tient aux grandes variétés de ilf. sp'mulosa. C'est une coquille assez mince,
de couleur corné-claire uniforme; la spire est intacte, composée de 10
tours anguleux à leur partie supérieure et ornés jusqu'au dernier d'épines
courtes (brisées à l'extrémité) dirigées obliquement en dehors, au nombre
de 12 environ sur le dernier tour; les plis transversaux sur lesquels elles
sont placées sont peu marqués au-dessus de l'angle des tours, mais
assez saillants au-dessous, et atteignent à peine la suture inférieure; ils
sont presque verticaux, sauf sur le dernier tour où ils sont assez obliques.
Toute la coquille est couverte de lignes élevées longitudinales, nom-
breuses et inégales; l'ouverture est ovale, assez largement versante à la
base, le bord droit à peine sinué, presque vertical; la columelle est un
peu épaissie et plus arquée que d'habitude dans la M. spinulosa, et en
particulier que dans les 5 autres échantillons du carton, qui sont d'une
taille un peu inférieure, et peut-être moins adultes. L'échantillon que
je décris se rapproche par la forme de son ouverture de ce que j'ai
considéré jusqu'à présent comme étant M.cochlea Lea; il n'en diffère que
par ses épines moins nombreuses, ses plis transversaux moins obliques,
le bord droit de l'ouverture moins sinueux, et la forme conique et non
convexo-conique de la spire.
Des 5 autres échantillons du carton , 2 seulement devaient appar-
tenir à Lamarck, les trois autres ont été ajoutés après lui; ils sont du
reste tout à fait semblables entre eux, sauf que dans l'un l'avant-
dernier tour poi'te des épines grêles et allongées ; ils sont moins grands
que celui que j'ai décrit et présentent une columelle plus droite, et une
ouverture moins largement versante à la base; en outre , la spire est un
peu moins élevée par rapport au dernier tour.
L'échantillon figuré par Delessert et Chenu est bien le même que
celui que j'ai décrit et figuré. Je dois observer que ma figure n'est pas
parfaitement satisfaisante; l'augle des tours est placé trop bas.
13. M. GRANiFERA (Mélauie granifère). PI. 1, f. 3. « AL testa ovato-acutâ^
striis transversis crassiusculis granosis cinctâ, luteo-virescente ; ul-
timo anfractu ventricoso ; sp'irœ, anfractibus plants ; aperturâ alhâ.
Encyd.^pl. 458, f. 4, a-h.
Hab. dans les rivières de l'île de Timor. Mon cab. Coquille singulière
par les granulations dont elle est 2^ a r tout chargée. Long. 11 lignes. »
Quatre échantillons remarqi;ablement ventrus, avec une spire aiguë
un peu concave. Ils mesurent: long. 11-12 lignes, diam. max. 6 lignes;
- 21 —
ouverture , 6 lignes sur 2 Yg. L'ouverture est ovale - aiguë , atténuée
aux deux extrémités, le bord droit est faiblement sinué ; chaque tour de
spire est légèrement débordé par le suivant, mais d'une manière peu
sensible, de sorte que la spire est beaucoup moins étagée que dans les
espèces voisines, la M. lateritia par exemple. Les tours supérieurs sont
plats et entièrement recouverts de granules, le dernier tour n'est granu-
leux que dans sa partie supérieure. Les 4 échantillons ont une couleur
uniforme corné-claire, sans traces de fascies. Toutes les figures qui ont
été pt;bliées de cette espèce , sont assez mauvaises ; celle du Voyage
de l'Astrolabe est trop allongée, celle de Hanley (Concli. Mise, f. 13)
également, en outre les sutures sont trop marquées en gradins: elle
représente plutôt une variété de M. lateritia Lea. Les figures de
Reeve (Conch. Icon., f. 225) et Potiez Michaud (Galer., t. 27, f. 11-12)
sont très-mauvaises. Chenu (Man. Conch., f. 1946) donne une figure
assez bien réussie, mais plutôt un peu moins ventrue que l'original.
La coquille que figure Lea(Obs. Gen. Unio, XI, pi. 22, f. 19) sous le
nom de 31. Mauiensis, me paraît être une variété un peu moins ventrue
de la 31. granifera Lam.; elle doit provenir des îles Sandwich. M. Pease
m'a envoyé sous le même nom des Mélanies des îles Sandwich qui sont
certainement la véritable 31. granifera Lam. Je possède d'autre part
des échantillons de 31. 3Iauiensis ., provenant soit de la collection
Bellknap, soit de M. Anthony, qui diffèrent notablement de la figure
citée et des échantillons de M. Pease, par leur forme beaucoup plus
étroite et leur granulation beaucoup moins marquée. Y aurait-il ici
deux espèces confondues ?
14. M. cARiNiFERA (Mélanic carinifère). PI. 1, f. 6. < 31. testa ovato-
oblongâ.1 longiticdinaliter suhrugosâ, fusco-nïgrïcante ; anfractibus
medio transverse carïnatis ; sp'irœ carinis em'inentïorïbus.
Hab. dans V Amérique septentrionale, i^ays des Chérokées, dayis un
ruisseau qui se jette dans la rivière d'Estan-Alley (De Beauvoir).
3Ion cdb. La spire est un peu plus longue que le dernier tour; ses
carènes sont tres-prononcées et ses sutures sont légèrement granu-
leuses. Long. 7 lignes et demie. »
Deux échantillons conformes à la diagnose de Lamarck, fortement
carénés aux tours supérieurs, dernier tour simplement anguleux. La
carène existe sur le milieu des tours, la partie située au-dessus est va-
guement plissée transversalement et porte dans son milieu une double
série de petites granulations allongées situées sur les plis. C'est ce ca-
ractère que Lamarck a en vue quand il dit que les sutures sont légère-
- 22 -
ment granuleuses. Le dernier tour ne présente pas de plis ni de granu-
lations, ou du moins elles deviennent obsolètes et se transforment en une
ligne élevée continue. Cette espèce est du reste bien connue, et ses
variétés ont reçu plusieurs noms différents; elle doit passer dans la nou-
velle famille des Strepomatidœ, genre Goniohasis. Tryon (Synon. of
Strepom., p. 38) établit sa synonymie comme suit : Groniobasis carinifera
Lam. (Melania). Syn. : M. bella Conrad, perangulata Conr., percari-
nata Conr., nebulosa Cour., bella-crenata Hald., raonilifera Anth.
15. M, TRUNCATULA (Mélanie troncatulée). PI. 1, f. 13. « M. testa
ohlongo-conicâ, apice truncatâ, longitudînaliter costulatâ^ transverse
striatâ, nïgrâ; anfractïbus quînque convexis, primario dîmidiato;
suturis impresso-cavis.
Hab. dans les rivières de Vile de Timor. Mon cabinet. Long. 7 lignes
et demie. »
Deux échantillons un peu encroûtés, complètement noirs. Spire dé-
collée ayant environ 5 tours convexes, entièrement couverts de stries
longitudinales ; les deux ou trois premiers sont en outre très-obscuré-
ment plissés transversalement, au moins sur l'un des échantillons. Long.
7 lignes environ; diara. max. 3 lignes. Ces deux coquilles ne présen-
tent absolument aucun caractère qui les sépare de M. tuberculata Miill.;
la couleur noire est simplement due au pigment étranger qui les re-
couvre, et la décollation de la spire est un caractère accidentel qui se
rencontre fréquemment dans certaines variétés de 31. tuberxulata. La
coquille figurée sous le nom de 31. truncatula dans le Voyage de l'As-
trolabe est également, suivant Morelet, une simple variété de 31. tubercu-
lata Mull.
16. M. fasciolata(M. flammulée). PI. l,f. 7, « i¥. testa oblongo-subulatâ^
basi ventricosâ^ tenui, diajjhanâ, tenuissime decussatâ, albidâ, flam-
mulis longitudinalibus luteolis ornatâ; anfractïbus convexis., subde-
nis, suturis impresso-cavis.^ spirâ peracutâ.
3Ielanoides fasciolatus Oliv. Voy. pi. Sl.^/. 7.
Hab. en Egypte dans le canal d' Alexandrie. 3Ion cab. Long. x>res de 8
lignes. »
Deux échantillons de petite taille, et de couleur corné-claire uniforme;
la spire est intacte et se compose de 11 tours convexes, séparés par une
suture imprimée. Les premiers tours sont ornés de côtes transversales
croisées par des lignes élevées longitudinales serrées qui s'élargissent
- 23 —
et s'aplatissent sur le dernier tour, de manière que la surface paraît
simplement sillonnée longitudinalement avec des intervalles un peu
crispés. Ces deux échantillons appartiennent à la petite forme qui
se trouve en Egypte. Haut, 7 lignes, largeur 3 lignes. Comme le fait
observer Deshayes, cette espèce doit porter le nom de M. tuberculata
Mull.
Genre PIRENA.
1. p. TEKEBRALis (Pirène térébrale). « P. testa turrito-subulatâ^ lœvi^
nïgrâ; anfractibus planulatis ; aperturâ alhâ.
Stromhus ater Lin. Gmel., p. 3521, n^ 39. — Nerïta atra Mull. Verm.^
p. 188, n^ 375. — Lister Conch., 1. 115, f. 10. — Rumph Mus., t. 30.,
f. R. — Petiv. Amb., t. 13, f. 16. — Seba. Mus., 3. t. 56, f. 13, 14.
— Favanne Conch., pi. 61^ f. H, 11. — Chemn. Conch., 9, t. 135.
f. 1227. — CeritMum atrum Brug. Dlct. nP 18.
Hab. dans les eaux douces des grandes Indes et des Moluques. Mon
cab. Le sommet de la spire est souvent un peu rongé. Elle a environ
quatorze tours. Long, près de 3 pouces, »
Lamarck possédait 5 échantillons dont 3 seulement sont fixés sur le
carton original ; ils ont les tours régulièrement aplatis et les su-
tures simples, et sont entièrement recouverts de pigment noir, sauf un
individu non adulte dont l'épiderme est libre, couleur marron-clair ,
peint de lignes blanchâtres transverses, ondulées, très-serrées, égales
à leurs intervalles ; les deux dernières sutures sont légèrement canali-
culées. Le bord droit de l'ouverture s'avance fortement en forme de
langue et sa surface externe est marquée de nombreuses stries longitu-
dinales; sur un échantillon on découvre des traces de ces stries sur tous
les tours de spire ; sur un autre, les tours, malgré le pigment noir qui
les recouvre, paraissent obliquement striés en travers, d'une manière ser-
rée et assez régulière. Cette espèce, telle qu'elle est représentée dans la
collection de Lamarck, n'a pas grand rapport avec la figure de Reeve
qui est finement subulée; elle est plus robuste, plus uniformément pyra-
— 24 —
midale. C'est à la figure de Potiez Michaud (Gai., pi. 31, f. 8) que je
pourrais le mieux la comparer, cependant son dernier tour est beau-
coup moins élevé. Elle doit conserver le nom de P. atra L.
2. P. SPINOSA (Pirène épineuse). « P. testa turritâ, crassâ^ nigrâ, apice
rufescente ; anfractibus superne tuherculato-sjnnosis; spinis ascen-
deritibus; spirâ eroso-truncatâ.
Pirena Madagascariensts. Encycl.^ pi. 458, f. 2, a. h.
Hab. dans les rivières de Vile de Madagascar. Mon cab. Espèce tres-
remarquable. iSon dernier tour est ventru et offre a sa base des stries
concentriques légèrement tuberculeuses ; ouverture blanche marginée
de fauve à l'intérieur. Long. 2 j^ouces 8 lignes. »
Deux beaux écliantillons, l'un de 3 pouces de long sur 1 p. 3 lignes
diam. max., l'autre de 2 pouces 8 lignes environ, très-encroûtés d'un
dépôt ocreux qui masque l'épiderme. Environ 9 tours, tous régulièrement
épineux ; les épines sont courtes, aiguës, dirigées parallèlement à l'axe
et surmontent des côtes qui traversent les toursj elles s'espacent gra-
duellement et deviennent plus fortes en se rapprochant du dernier tour
sur lequel elles sont irrégulièrement distribuées. La base du dernier
tour porte environ 6 lignes élevées tuberculeuses ; l'ouverture est ar-
rondie et les deux bords sont réunis par une lame libre qui la rend
continue et laisse derrière elle une espèce d'ombilic. Dans le grand
échantillon le milieu du bord droit s'avance en forme de langue.
La figure de l'Encyclopédie est grossière et ses tours de spire sont
trop renflés. La figure deReeve (Conch. Icon., 9) est très-bonne ; celle de
Chenu (Man. Conch., f. 2082) représente un peu réduit un individu de la
collection Delessert dont la spire est dans un état de conservation très-
remarquable et très-rare dans l'espèce; malheureusement l'ouverture est
endommagée.
Je possède dans ma collection deux individus tout à fait semblables
à ceux de Lamarck, quoique plus petits, qui proviennent des sources
chaudes de la rivière Eanomafan à Madagascar; leur épiderme n'est
pas recouvert d'oxyde de fer et montre des stries longitudinales irrégu-
lières et un peu crispées, surtout sur les tours supérieurs et dans l'espace
au-dessus des épines. Il n'est pas bien certain que cette espèce soit dis-
tincte de la P.fluminea Gm. (in Reeve).
3. P. AURiTA (Pirène muriquée). « P. testa turritâ, muricatâ, rufescente:
anfractibus medio tuberculis compressis, obtusis, semipatentibus,
cinctis; aperturâ albâ.
- 25 -
Nerita aurita Mull. Verm.^ p. 192, n^ 379. — Lister Conch., t. 121,
f. 16. — Chemn., Conch., 9, t. 136. f. 1265, 1266. — Bulîmus auri-
tus Brug. Dict. n^ 58. — Strombus auritus Gmel., p. 3522., n» 43.
Hab. en Afrique., dans les rivières. lion cabinet. Le sommet de la
spire est un peu rongé. La coquille offre quelquefois une fascie
blanche près de chaque suture. Long. 20 lignes et demie. »
Deux échantillons, l'un jeune, de 1 pouce environ, à spire intacte,
rougeâtre, orné d'une fascie blanchâtre sur la ligne des tubercules qui
eux-mêmes sont blanchâtres ; l'autre adulte, correspondant aux dimen-
sions ci-dessus, de couleur uniforme brun-rougeâtre. Cette espèce est
assez connue pour qu'il soit inutile de la décrire plus au long. Elle doit
porter le nom de Vibex auritus Mull.
L'échantillon de Lamarck appartient à la forme que je considère
comme typique, qui n'est que faiblement striée longitudinalement et dont
la spire est conico-turrita (et non anguste turrita).
4. P. GRANULOSA (Pirèue granuleuse). PI. 1, f. 18. « P. testa turritâ,
rufâ; costulis longitudinalibus undatis granosis; striis transversis
costulas decussantibus ; anfractibus convexîs, aperturâ albâ.
Hab.... Mon cabinet. Elle a 8 tours. Long. 16 lignes. »
Un seul échantillon, mais bien conservé. C'est une coquille pyrami-
dale un peu rongée au sommet, ayant 8 à 9 tours aplatis, ou tout au plus
paraissant légèrement convexes à la partie inférieure par le fait de l'in-
sertion des tours un peu au-dessous de la ligne suturale, séparés par
une suture imprimée ; le dernier est très-légèrement étranglé à la partie
supérieure, subanguleux à la périphérie. Toute la coquille est ornée de
côtes transversales sinueuses, croisées par des sillons longitudinaux
réguliers et profonds qui les découpent en granules. Ces granulations
sont moins régulières sur le haut du dernier tour, dont la partie infé-
rieure est simplement sillonnée de lignes élevées alternativement plus
fortes. L'ouverture est étroite, allongée, atténuée aux deux extrémités ,
aiguë au sommet, étroitement canaliculée à la base ; la columelle est
presque droite, assez épaissie; le bord droit fortement sinueux est
largement avancé à son tiers inférieur; la base de la columelle et l'inté-
rieur du bord droit sont colorés en rouge orangé vif.
Cet échantillon est celui qui est figuré dans Delessert, Recueil de
Coquilles (pi. 31, f. 1). Comme on peut le voir en comparant ma descrip-
tion avec celle de Lamarck, l'échantillon que j'ai sous les yeux ne cor-
respond pas exactement à la diagnose originale ; car Lamarck dit : anfrac-
— 26 —
tïbus convexîs et aperturâ albâ, et indique 16 lignes de hauteur au lieu
de 14. C'est peut-être ce désaccord qui a engagé M. Chenu à figurer
dans son Manuel de Conchyliologie sous le nom de P. granulosa une
tout autre coquille, la Pirena plicata Reeve. Cette substitution ne me
paraît pas heureuse, car cette dernière n'est nullement granuleuse. La
question d'identité de l'espèce de Delessert avec celle de Lamarck
reste donc un peu douteuse, quoiqu'il y ait grande probabilité pour l'af-
firmative. L'avant-dernier tour paraît à la rigueur un peu convexe par
suite de l'insertion du dernier tour au-dessous de la ligne suturale ; la
coloration de l'ouverture peut avoir échappé, elle n'a d'ailleurs aucune
valeur spécifique et tient uniquement à des circonstances locales acci-
dentelles.
Cette coquille n'est pas une Pirène, c'est un Vihex parfaitement
caractérisé et très-voisin de V. halteatus Phil. var. sans tubercules, si
elle n'est pas la même espèce, car elle ne diffère que par sa taille plus
forte.
NOTICE
QUELQUES ESPÈCES DE MÉLANIES NOUVELLES
IMPAEFAITEMENT CONNUES
Cette notice est le résultat d'une revue générale des Mélanies de ma
collection , faite en vue d'un travail monographique que je prépare depuis
longtemps. Je possède des échantillons authentiques de quelques
espèces décrites depuis longtemps mais non figurées, par conséquent
le plus souvent méconnues par les auteurs, et j'ai pensé rendre service
aux conchyliologistes en les faisant dessiner. Les anciennes espèces,
quoique décrites souvent avec soin et même figurées, comme par
exemple celles du Voyage de l'Astrolabe, du Sulphur, etc., sont encore
aujourd'hui généralement mal comprises, soit parce que les voyageurs
n'ont plus rapporté d'échantillons pris dans les localités indiquées, et
que, par conséquent, on ne les rencontre plus dans les collections récen-
tes, soit surtout parce que les descriptions sont aujourd'hui insuffisantes,
ou parce que les figures ne sont pas exécutées avec toute l'exactitude
désirable. J'ai cru reconnaître un certain nombre de ces espèces et j'ai
fait figurer les échantillons de ma collection qui m'ont paru devoir leur
être rapportés. Enfin j'ai trouvé naturellement bon nombre de Mélanies
indéterminées ou douteuses, parmi lesquelles quelques-unes m'ont paru
suffisamment caractérisées et distinctes des espèces voisines, pour pou-
voir être décrites comme nouvelles.
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M, (melanella) BREVicuLA H. Aclams. PI. IV, f. 8. (Proc. Zool. S. Lond,
1870, p. 379, pi. 27, f. 12.) T. globoso-ovata, solidmscula, olïvacea,
nonnunquam ohsoletissime bifasdata; spira brevis, valdeerosa;
anfr. persist. 3 convexîuscidî, ultîmus maximus sublœvîgatus^ striis
incrementi crébris irregularibus, Me ïllic varidformibus etfuscis^ et
fascïis obscuris duabus angustis obsoletissimis^ unâ infra suturam^
alterâinfra médium ptosîtis, ornatus. Apertura ampla, ovata,superne
acuta^ basi pauhdum attenuata, vix effusa, rotundata^ margine dex-
tro regulariter arcuato^ oblique paulo recedente^ versus basîn subpro-
ducto, columellâ parum tortâ^ incrassatâ^ arcuatâ.
Alt. 16, lat. 11; apert. ait. 11^ lat. 6 mill. (anfract. 3J.
Habit. 1. Hainan (Chine.) (Geale vend*.)
Je décris cette petite espèce d'après des échantillons reçus de Geale.
Elle est bien caractérisée par sa forme générale et ne peut guère
se confondre avec les espèces voisines. Elle est plus globuleuse , plus
raccourcie que M. glans^ l'ouverture est moins allongée, plus arrondie à
la base par suite de la courbiire plus grande de la columelle; ses dimen-
sions sont d'ailleurs plus petites. La M. zonata., qui s'en rapproche peut-
être davantage, est plus allongée et son ouverture est plus atténuée à
la base; sa spire est plus élevée, et les tours sont moins convexes. La
31. pisum Brot lui ressemble un peu au premier coup d'œil par sa forme
générale et sa taille, mais elle en diffère complètement dans les détails et
en particulier par la forme de l'ouverture. La M. brevicula est presque
lisse, sauf des stries d'accroissement peu marquées, nombreuses, irrégu-
lières, dont quelques-unes sont un peu plus fortes et colorées, formant
des fascies transverses noirâtres, comme dans la M. glans. A la loupe on
découvre quelques traces de lignes élevées, fines, longitudinales, très-
indistinctes et irrégulièrement espacées. L'ouverture est grande, assez
largement ovale, la columelle est tordue et arquée, le bord basai ar-
rondi, mais un peu atténué et avancé.
Ma planche était déjà faite quand j'ai eu connaissance de la descrip-
tion originale accompagnée d'une figure, publiée dans les Proceed. Zool.
Soc. Voici en quels termes M. H. Adams la décrit: T. ovoidea, decollata,
solidida, longitudïnaliter oblique sfriata, et lîneis nonnidlis vix élevatis
cincta, olivaceo-fusca, interdum nigro-castaneo fasdata ; spira anfr.su-
perst. 3, convexiusculis, sutura impressa; anfr. idtimo inflato ; apertura
ampla, pyriformi, antice producta, testœ longitudinis-j^ œquante, intus
cœridescente ; columellâ callosa, alba. Long. 17, lat. 10 millim. Hab.
Amoy, China. (Swinhoe.)
- 29 —
M. HELLEEiiParreyss. PI, IV, f. 1. T. elate ovato-conica^ crassa, rufo-
olivacea^ obscure brunneo strîgata, lœvjgata, sub lente lineîs crispatis
exilîssbnis creberrhnîs ornata, superficialïter plerumque eroso-polîta
fprœsertîm in parte ventralij. Anfr. 9-10 siibplanulati, ulthno de-
mum desceiiclente ; apertura ovaia, superne obtuse acumînata, basî
late rotundata, nec protracta, valde încrassata ; paries aperturalîs
callosa.
Alt. 54, lat. 14 ; apert. ait. 20, lat. 12 mill.
Habit. Amérique centrale.
Cette espèce n'a, à ce que je crois, jamais été décrite ni figurée, et a
été généralement réunie à la M. lœvissima; elle en diffère par une forme
plus allongée dans son ensemble, une ouverture plus arrondie, moins
aiguë au sommet, qui est généralement rétréci encore par des couches
d'accroissement superposées, serrées, et un callus épais. La columelle est
moins prolongée, et se recourbe plus rapidement à droite pour former
un bord basai arrondi, non avancé ; le dernier tour de spire descend
près de l'ouverture, La surface de la coquille est généralement très-usée
et polie, surtout sur la face ventrale. La M. planensis Lea se distingue
de la M. Hellerii par son ouverture presque régulièrement elliptique et
par sa forme fusiforme.
M. ŒiisTEDTii (Pacbychilus) Morch. PI, III, f. 10, « T. decollata., sub-
cylindrica., anfract. plano-convexis., ultime pr ope suturam leviter
coarctato, epidermide nigerrimâ, sub lente subtilissime granulosa vel
spiraliter obsoletissime striata; striis incrementi obsoletis ; sub epi-
dermide alba brunneo-strigata et fiammulata; apert. inriformis, lactea
faucibus interdum castaneis ; pariete aperturali callo tenui obtectâ.
Long. 37, lat. 17 ; diam. decoll. 9 mill.
Zeitsch. Malac.y 1860, p. 79. Hab. Segovia. » (M)
Je figure cette espèce d'après un écliantillon que je dois à la généro-
sité de l'auteur ; il se rapporte bien à la description que je viens de citer,
sauf que sa forme est plutôt ovato-turrita que cylindrica ; mais j'en
connais un second exemplaire également authentique et qui est plus
cylindracé que le mien. Ces deux échantillons ressemblent tout à fait,
sauf un peu plus d'aplatissement des tours de spire, à deux Mélanies
que j'ai reçues de Cuming sous le nom de M. mexicana Reeve; aussi
j'avais jusqu'ici considéré les deu$: espèces comme n'en faisant qu'une
seule, mettant sur le compte du jeune âge les différences qu'elles pré-
sentent avec la figure de l'Iconographie, M. Morch de son côté m'écrit
- 30 -
qu'il maintient son espèce comme parfaitement distincte de la M. mexi-
cana; comme il a pu baser son opinion sur l'étude d'exemplaires plus
nombreux et peut-être plus adultes que ceux que j'ai eus à ma dispo-
sition, je me range volontiers à sa manière de voir. La M. Œrstedtii
différerait donc de M. mexicana par ses tours plus aplatis, et sa colu-
melle moins tordue, plus régulièrement arquée ; son dernier tour est
plus ovoïde, et sa plus grande convexité est placée plus haut que dans
la M. inexïcana. Elle diffère de M. chri/salis m, par sa taille moindre,
sa forme moins turriculée, sa columelle moins droite, ses tours encore
plus aplatis; au reste, il ne faut pas se dissimuler que ces différences
pourraient très-bien être individuelles ou dépendre de l'âge de la co-
quille, et que les M. Œrstedtïi^ mexicana et clirysalis sont extrêmement
voisines les unes des autres.
M. Morch n'a malheureusement rien dit dans sa description de la
forme de la columelle et de l'ouverture en général.
Mon échantillon a ses tours obscurément plissés en travers d'une
manière assez serrée mais irrégulière ; ce caractère est probablement
individuel.
M. CHRYSALis (Spec. nova). PI. II, f 5. T. (valde decollataj subcy-
lindracea, crassa, intense olivaceo-fusca. Ânfractus 4 ^/g incolumes,
vix convexiusculi, sutura exilîssime marginatâ divisî, longitudina-
liter tenuissime crispato - striati ; ultimo magno ^ infra suturam
leviter constricto. Apertura elongato - ovata, superne acuta , basi
producta, rotundata ; columella parum arcuata, suhtorta, margine
dextro parum arcuato, paulo recedente, versus basinproductiusculo,
Opercid. spiratum ; spîris circa 3, nucleo sinistro^ laterali, ad Y3
altitudims partem, posito.
AU. 52, làt. max. 23; apert. ait. 23 Va? l<^t. 12 mill.
Habit. Isthme de Tehuantepec. (Geale vend^.J
Coquille robuste, fortement décollée, réduite à 4 ou 4 ^-2 tours de spire
presque plats, dont le dernier est un peu resserré à sa partie supérieure;
d'un brun olivâtre uniforme, entièrement dépourvue d'ornementation à
l'œil nu, finement striée à la loupe. J'ai reçu cette espèce sous deux
noms différents: 31. planensîs et mexicana, qui ne lui conviennent ni l'un
ni l'autre; elle diffère de la M. planensis par sa forme plus cylindracée,
et ses tours aplatis un peu étranglés au-dessous des sutures; de la M.
mexicana par sa forme plus élevée, moins élargie à la base et par la
direction presque verticale de l'ouverture; sa columelle est moins exca-
vée et son bord di'oit beaucoup moins convexe. Elle aurait plus de rap-
- 31 -
port de forme avec la M.panucula figurée dans Reeve, f. 131, mais la
direction de la coluraelle est tout autre, presque verticale, tandis qu'elle
est très-fortement excavée dans la figure citée, comme dans la AL mexi-
cana.
M. RADix (Spec. nova). PI. II, f. 16. T. pyramïdalis , solida, luteo-
olivacea. Spira subîntegra, apice superficialïter erosa; anfractus
9 ^/g, convexiusculî^ lœvigati, sub lente tenuissîme striati, sutura sîm-
plici dîvisî; xdtimo magno^ regidarïter convexo^ lineis longîtudina-
lïhus elevatîs nonnullis obsoletîs distîncto. Apertura mediocris, ovata
superne acutiuscula, basi angustata, columellâ subtortâ^ callosâ,
angulatim cum margine basalî conjunctâ, margine dextro regu-
lariter arcuato, haud sinuato subverticali; callo parictali tenui.
Alt. 42, lat. max. 18; apert. ait. 16, lat. 8 ^j.2 mill.
Hab. Amérique centrale. (Beyerlé vend'.)
Je ne possède qu'un seul échantillon de cette espèce qui me paraît
bien distincte de toutes celles qui ont été décrites des mêmes parages.
Je ne connais malheureusement pas sa provenance exacte. C'est une
coquille assez solide, pyramidale, sans aucun ornement sauf les fines
stries ondulées microscopiques qu'on retrouve dans toutes les Mélanies
de l'Amérique centrale. Les tours sont un peu convexes, le dernier est
grand, un peu globuleux, régulièrement convexe. L'ouverture est mé-
diocre et atténuée aux deux extrémités, très-peu avancée à la base.
M. siNENSiS Reeve (var. minor mihi). PL III, f. 5. T. brevîter ovoîdeo-tur-
rita^ solidîuscula, luteo-olivacea, nitîda, obscure trifasciata, fascïis
parum conspicuis, prima suturali, altéra medianâ^ tertiâ subbasali.
Spira decollata; anfr. persist. 4, vix convexiusculi, sutura filo-mar-
gïnatâ divisi, longîtudînaliterj sub lente, obsolète, et tenuîssime irregu-
lariter striati. Anfract. ultimus oblongus, regulariter convexus, basi
liris nonnullis elevatîs, obsoletîs ornatus; apertura mediocris, ovoidea,
superne acuta^basi paululum producta et rotundata, parum effusa;
margine dextro paulo recedente.^ versus basin productiusculo.
Alt. 16-19, lat. 7-9; apert. ait. 9-9 % lat. 4-4 Va mill.
Hab. I. Hainan. (Geale vend'.)
Je possède 4 échantillons de cette jolie petite Mélanie ; celui que j'ai
fait figurer est plus grand et un peu plus cylindracé que les trois
autres. Elle ne se distingue de M. sinensîs que par sa petite taille et le
brillant de son épiderme. M. Geale me l'avait envoyée sous le nom de
— 32 -
M.japonîca] elle lui ressemble en effet pour la forme et la coloration,
mais elle en diffère essentiellement par la forme de son ouverture
arrondie à la base.
M. HAiNANENSis (Spec. Hova). PI. III, f. 11. T. subfus'iformis, soUdula,
rufescente-olivacea, unïcolor; spira decollata; anfr. persisf. 4 ^/g,
dedivo-planulati , sutura distinctâ dîvîsi, loagitudinaliter obsoîetis-
sime elevato-liratiy liris hasi paulo magls conspicms. Anfr. ultimus
magnus, medio obtuse angulatus, versus hasin attenuatus. Apertura
magna, subrhomhoîdea, superne acuta, basi producta, paulo effusa^
obtuse angulata; columella levîter contorta, vix hicrassata, margine
dextro tenui, simplîci, paido recedente, versus bas'in producto,
Alt. 35^ lat. 11 ; apert. ait. 19, lat. 9 ^1^2 mill. (anfr. 4J.
Hab. 1. Hahian. (Geale vend*.)
Cette Mélanie m'a été envoyée par M. Geale sous le nom de M. shiensis
qui ne me paraît pas pouvoir lui convenir; elle diffère de cette espèce
par son ouverture plus grande, prolongée et subacuminée à la base,
son dernier tour anguleux, relativement plus grand, ses tours de spire
non convexes. Elle aurait plus de rapport de forme avec M. japonîca^
qui a cependant une ouverture relativement moins grande et un
dernier tour non anguleux.
M. ANGULiFERA (Spec. nova). PI. II, f. 9. T. ovato-turrïta, crassiuscula,
lœv'is, olivaceo-fusca. Spira apice erosa; anfractus 6 persistentes.,
convexiusculi, lœvigati, sutura simplici divisi; ultimi très înfra sutu-
ram obtuse angulati, ultimus basi linds elevatis nonnullis circum-
datus. Apertura ovata, basi paululum producta^ subangulata; colu-
mella crassa^ subtorta.
Alt. 33, lat. max. 14 ; apert. ait, 14, lat. 7 mill.
Hab. Java fPetitJ.
Cette espèce, que j'ai reçue autrefois de M. Petit de la Saussaye sous
le nom de M. testudinaria v. d. B., me paraît distincte. Elle est entière-
ment lisse et luisante, sauf à la base où l'on remarque quelques lignes
élevées, quelquefois indistinctes ; les tours supérieurs sont rongés, les
trois derniers présentent à leur partie supérieure un angle assez distinct,
quoique arrondi, rendu plus visible par l'absence d'épiderme sur cette
partie. L'ouverture est un peu avancée à la base, la columelle est tordue,
et la paroi aperturale est revêtue d'un callus assez épais. Cette Mélanie
est plus ventrue que la M. testudinaria et ses tours sont plus convexes j
— 33 —
l'ouverture est la même. La coloration paraît être d'un brun olivâtre uni-
forme, sans flammules,
M. FŒDA Lea. PI. III, f. 4. « T. lœvis^ conoidea, suhcrassa, tenébroso-
fusca, rufo nébulosa; spira suhelevata^ suturis subim près sis ; anfr.
10^ planulat'is ; opertura eUîptîca^ subcontracta, 'ad basin subangu-
lata^ inths tenebroso-castanea, labro marghie cœrulescente.
Long. 1. 6, dîam. 0, 5 poil. Apert. = ^j^ long.
Hab. Java. » (L)
Proc. Zool. Soc. Lond., 1850.
L'auteur ajoute que dans les adultes le bord de l'ouverture est blanc
bleuâtre, l'intérieur plus ou moins brun | la columelle toujours blanche.
Toute la coquille est recouverte d'un dépôt d'oxyde de fer. On remar-
que à la base 7-10 stries indistinctes.
L'échantillon que je figure ici n'a aucun caractère d'authenticité,
mais il s'accorde si bien avec la description de Lea que je ne crois pas
me tromper en lui attribuant le nom de M. fœda; je l'ai i-eçu il y a
longtemps de M. Petit de la Saussaye sans nom, mais comme prove-
nant de Java. Cette espèce n'est du reste peut-être qu'une variété de
M. testudînaria v. d. B. Je dois faire observer que le dessinateur a figuré
des flammules transversales foncées qui n'existent réellement pas sur
l'échantillon ; la coquille ayant été imparfaitement nettoyée et raclée,
ces flammules ne sont que des restes du dépôt ferrugineux qui la recou-
vrait.
M. ASPERATA Lam. (var.). PI. IV, f. 6. T. turrîta, solïdula, fuscata.
Spira decollata; anfractus superstïtes 6 convexi lineis elevatls care-
nîformibus duabus ornatî, striis incrementi plïdformibus crebrîs
subdecussati., apertura rotundata^ typica.
Alt. 37, lat. max. 17; apert. ait. 12 Y^, Icii- 9 milL
Hab.?
Cette jolie variété a tout à fait la forme typique de la M. asperata
Lam., mais les deux lignes élevées principales qu'on remarque presque
toujours plus ou moins dans cette espèce, sont ici plus saillantes et exis-
tent seules (sauf deux sti-ies élevées faibles au-dessous de la suture) ;
en outre les plis transversaux manquent. Il est probable cependant
qu'ils devaient exister sur les tours initiaux. M. pagodidus Reevc me
paraît être une forme anormale de cette même variété, dans laquelle
les carènes longitudinales commencent à être tuberculeuses par suite
- 34 —
du développement de plis transversaux irréguliers. J'ignore la prove-
nance de cette coquille dont je ne possède qu'un seul exemplaire.
M. ASPERATA Lam. (var.). PI. IV, f. 5. T. turrita, temncula, fusco-oUva-
cea. Spira decollata; anfractus j^ersîstentes 5-7 conuex'mscuU, lineis
elevatis ïnœqualtbus longîtudinalibus crebris oriiati (interstitus mi-
nute crïspulo-striatlsj , transverse costato-jylicati, costis angustîs sub-
dîstantïbus, nonnunqiiam uni-vel biseriatim tuberculato-asperatis.
Âpertura expansîuscula, subrotundata^ fulvescens, basîeffusa, mar-
gbie superîore superne everso-simoato, deînde antrorsiim producto,
calloso-incrassato.
AIL 39-47, lat. max. 19-20. Apert. ait. 19, lat. 11 V3 mill
Hab. ?
Cette forme élégante, dont je possède 5 échantillons, diffère assez du
tvpe pour que j'aie beaucoup hésité à la réunir j la variété dont je viens
de parler est caractérisée par l'absence de côtes trans verses et le petit
nombre des lignes élevées longitudinales, celle-ci au contraire se distin-
gue par ses stries longitudinales très-nombreuses et par ses côtes nette-
ment accusées, minces, écartées j les deux lignes élevées longitudinales,
principales, qui dans le type de Lamarck forment des épines ou des
tubercules en croisant les plis transversaux, manquent ici, et leur place
est tout au plus quelquefois simplement indiquée par une ou deux ran-
gées de très-petits tubercules spiniformes; les tours sont moins convexes,
la texture de la coquille est mince et légère, L'ouverture est évasée, très-
sinueuse, et rappelle celle des Pirènes ; le sinus supérieur produit par
un renversement du bord de l'ouverture, faiblement indiqué dans le
type, est ici très-accentué; le bord droit s'avance ensuite fortement pour
former à la base un second sinus plus faible; l'ouverture est abondam-
ment recouverte à l'intérieur d'une couclie d'émail fauve-brillant.
La M. dactylus présente un ensemble de caractères assez analogues
à ceux . que je viens d'énoncer, mais les stries longitudinales sont
plus fines, beaucoup plus régulières, les côtes transversales sont beau-
coup plus i-approchées, enfin elle est plus solide, plus élancée, son
ouverture est moins évasée, moins arrondie et moins sinueuse.
M. IRAWADICA Blanf. PI. IV, f. 12, 13. « T. elongato-turrïta, tenuis,
fusco-olivacea, decollata; aiifr. circa 7, prinii erosi; 3-4 superstïtes
convexi, sujjeri seriebus duabus spiralîbus nodorum confertorum
circumdati, ultimus spïraliter lîratus, nodis fere omnino obsoletis;
apert. rhomboïdeo-ovata, antice subeffusa, peristoma tenue, margine
- 35 -
externo subrecto, h asal'i antïce p or recto, coluraeUar'i sinuato. Opère?
Long. spec. rnaj. decoll. 25, dlarn. 15; opert. obliq. long. 13^ lat. 8.
Hab. Flum. Irawadi supjer. ad Malè et Bhamo. » (B)
Proc. Zool. Soc. LoncL, 1869, p. 445.
Je figure cette jolie espèce d'après des écliantillons reçus de M. Lan-
dauer. Les premiers tours de spire sont lisses à l'œil nu ; peu à peu se
développent deux lignes élevées longitudinales, dont la supérieure
d'abord et bientôt après aussi l'inférieure, se transforment graduellement
en deux rangées de petits granules très-réguliers; au-dessous de ces deux
lignes on en voit sur le dernier tour une troisième placée sur la ligne su-
turale, mais non granuleuse. La base du dernier tour est ornée de lignes
élevées subéquidistantes au nombre de 5 environ. Cette espèce présente
quelquefois deux fascies brunes peu marquées, à la base, et quelque-
fois une troisième subsuturale visible dans l'ouverture; elle ressemble
beaucoup pour la forme et ria-nomeutation h M. ILjdeï OoxiY.fGonïo-
basïsj^ mais appartient réellement au groupe de M. variabilis Bens.
M. Zeleborii (Spec. nova). PI. II, f. 13, 14. T. subulata, soUda, fusco-
nigra, j^^lita ; spïra eroso-decollata fspeclm. adult.J; anfract. 5-6
incolumes subplanulati , lœvigatl, sutura suhcanaliculatâ , auguste
marginatâ divisi, ultimo magno , basi obtuse angidato^ circa colu-
mellam striato. Apertura piriformis^ supernie acute angulata, basi
2Jroducta, late effusa, columellâ tortâ, margine dextro recto., basait
arcuato. Opercul. subsph^atum, nuclèo basait^ marginalï.
Testa juvenilis sp'irâ sid)'mtegrâ , colore fusco-corneo ; anfr. ultîmus
ba,si angulatus, parte medianâ fusco tinctus. Anfr. circa 11^ supremi
long'dudraaliter crebre striati, strlis sensim evanescentîbus.
Dim : specim. adidt. decollati fanfr. 5-6J, ait. 54, lat. max. 13. Apert.
ait. 18, lat. 10 mill. Specim. juvenil. favfr. circa 11)., ait. 37, lat.
max. 8 mill.
Habit. 1. Nicobar. fZelebor., du Voyage de la Novara.J
J'ai reçu cette Mélanie de M. Zelebor sous le nom de M. aculeus Lea,
et c'est jïrobablement la même que Frauenfeld cite sous le même nom
dans ses Beitrdge zur Fauna der Nicobaren., III, p. 43 ; cette détermina-
tion est évidemment erronée. La M. Zeleborii est bien caractérisée par sa
surface lisse, brillante, ses tours aplatis, le grand développement en hau-
teur du dernier tour, qui est aplati dans sa partie supérieure et présente
un angle arrondi dans la région delà ligne suturale. Dans la 3f. aculeus
et les espèces voisines {cremdata Pesh., fulgida Rceve, blatta Lea) le
— 36 —
dernlei" tour présente une convexité uniforme, et par suite le bord droit
de l'ouverture est régulièrement arqué, tandis qu'il est presque rectili-
gne dans la M. Zelehorn. Les M. aspirans Hinds et Scipio Gould ont
une forme plus eylindracée et ne présentent pas non plus d'angle à la
base du dernier tour.
Je possède deux échantillons de cette espèce, dont l'un est adulte et
décollé, lisse, brillant, presque noir ; l'autre plus jeune a une spire pres-
que intacte, terminée, comme on le voit dans quelques autres espèces,
par une épine noire aiguë qui semble sortir de l'axe de la coquille et
n'est que le reste de la columelle subsistant seule après la destruction
des parois extérieures des tours ; ses tours supérieurs sont striés d'une
manière régulière, mais ce caractère disparaît promptementj la colora-
tion est plus claire que dans l'adulte , d'un corné enfumé | le dernier
tour est anguleux à la base, régulièrement strié au-dessous de cet angle;
la partie située au-dessus présente quelques stries longitudinales très-
indistinctes, avec des intervalles froncés; elle est plus foncée que le
reste de la coquille, à l'exception d'une bande étroite le long de la suture.
M. MACîLENTA Menke. PI. IV, f. 2. T. turrïto-subulata^ solïdula, suh
epïdermïde roseo-alhida, infra suturas hreuiter ruhro-Jiammulata
(epidermïs omiiino deestj. Sp'ira eroso - decollata ; anfr. persist.
7-8, suhplanulatï , sutura impressâ divisi , longitudinaliter con-
fertim tenue striati; apert. ovato-acuta, columellâ valde contortâ
(margo dexter deestj.
AU. (spec. decoU. anfr. 7.J 57, îat. 16 ; apert. ait. 19, îat. 9 m'dl.
Habit. ?
Menke, Synops. Metli., p. 43.
Je possède deux échantillons de cette espèce, tous deux en très-mau-
vais état, mais qui proviennent de la collection même de Menke, ce qui
leur donne un certain intérêt historique; ils sont accompagnés de l'éti-
quette suivante de la main de l'auteur : « M. macUenta mihi. Hélix
maculata Born (spira apice cariosa) sub nomine Helicis trifascïatœ in
museo Ebelliano. »
Cette espèce a beaucoup de rapport avec M. jiavimulata van d. Busch,
telle qu'elle est figurée dans les Ahhilduagen de Philippi, et pourrait
bien êti-e la même chose; d'un autre côté, je ne peux pas l'assimiler à la
figure de Reeve qui doit représenter un échantillon authentique de la
collection van den Busch, mais dont le dernier tour est beaucoup moins
allongé. Les deux figures de Philippi et de Reeve appartiennent, à ce
qu'il me semble, à deux espèces distinctes.
- 37 —
M. CUSPIDATA Menke. PI. IV, f. 4. T. turrito-subulata, solïdula, cornea,
superne palUdïor; spira subiategra; anfr. 11 planulatï^ sutura
impressâ dli-isi^ omaes longitudincditer sulcati, striîs incrementi
crebrls et in anfract. superioribus plicis transversis îrregidaribus,
obscure granoso-decussatî. Anfr. ultimus elongatus^ superne paulb
constrïctus, plicis transversis obsoletis. Apert. ovato-acuta^ superne
acuta, basi effusa et rotundata, colurnellâ valde contortâ.
Alt. 46, lat. 11 ; apert. ait. 13, lat. 6 mill.
Habit, f
Cette coquille est encore nu échantillon original de la collection
Menke provenant, d'après l'étiquette autographe de l'auteur, de la col-
lection de C, Pfeiffer. J'ignore si cette espèce a été décrite quelque part;
elle est du reste probablement le jeune âge, ou une petite variété
de M. crenulata Desh. Toute sa surface est sculptée de sillons réguliers
un peu écartés, dont les intervalles peu saillants sont croisés sur les tours
supérieurs et médians par des plis transversaux qui les découpent en
granules carrés.
M. Chenui (Spec. nova). PI. II, f. 15. T. subulato-turrita, nitida, rufo-
fusca. Spira acutissima; anfr. 12, rapidh crescentes, convexiusculi,
sutura obliqua impressâ divisi., sujjremi longitudinaliter confertîm
sulcati^ sequentestransi-ersim crispati (sulcis longitudinalibus parum
conspicuisirregularibus)^ superne ad suturam anguste basi auternlate
sed minus consjncue, nigro fasciati; anfr. idtimus pauVo major, elon-
gatus, sub lente obsolète transversim plicatulus, basi longitudinaliter
crebre sulcatus , obscure trifasciatus, fasciâ superâ ad suturam
angustâ, altéra supra-medianâ et tertiâ basali latissimis, intervallo
angusto pallido separatis. Apert. ovato-acuminata., superne acuta,
basi late effusa.^ rotundata ; columella vakVe contortâ, basi ohlique
descendens, fasciis ïntus vix conspicuis.
Alt. 56, lat. 15; apert. ait. 16, lat. 9 mill. fSpecim. e coll. Delessert.)
M. subulata Lum. in Chenu 31an. Conch., f. 1988 (non Lamarck.J
Habit, f
Coquille subitlée, turriculée, régulièrement atténuée, de couleur en-
fumée, ornée de trois fascies dont les deux inférieures sont très-larges
séparées par une étroite bande claire, et la supérieure étroite bordant
la suture. Les tours supérieurs sont ornés de stries serrées régulières,
qui disparaissent peu à peu sur les suivants, avec des intervalles froncés
irrégulièrement, La suture est imprimée, subcanaliculée et assez oblique.
— 38 -
Cette Mélanie, qui appartient à la collection Delessert, a été figurée par
Chenu clans son Manuel de Conchyliologie sous le nom de M. suhulata
Lam. qui ne peut évidemment pas lui convenir. La M. Clienui a 26 lignes
de hauteur tandis que l'espèce de Lamarck en a seulement 18 ; elle est
moins effilée et ses tours croissent beaucoup plus rapidement, puisque
pour le même nombre de tours elle a 8 lignes de longueur en plus.
Cette espèce ressemble un peu à la M. albovïttata Brot, mais elle en
diffère par sa spii'e plus élevée et ses tours beaucoup moins convexes.
La M. cincta Lea qui a une forme de spire semblable et des tours éga-
lement peu convexes, présente sur ses tours supérieurs des côtes transver-
sales très-saillantes, et paraît en outre avoir une ouverture plus oblique,
prolongée à droite et un dernier tour relativement moins élevé.
M. TURKis (Spec. nova). PL II, f. 11. T. anguste turrito-suhulata,
acutîssima, teniiicula, subpellucida , cornea , maculis brunneis et
Jîammidis transversîs angustis raris obsoletissïmis picta. Spira in-
tégra ; anfr. 17 convexiusculi, infra suturani paululum coarctati,
omnes longitudïnalUer strïati, medïani tantum regulariter trans-
verse costulato-plicatt, pdïcis verticalibus. Sutura angusfé canalicu-
lata^ jilo-margïnata. Aj^ertiira 'p^^^vida , sujjerne acuta, basî late
effusa^ columellâ tortâ, margine dextro regulariter arcuato.
Alt. 59, lat. max. vix 10 mill. Aptrt. ait. 10, lat. o \'^ mill.
Habit, f
Je possède deux échantillons de cette espèce, malheureusement sans
indication de localité ; elle est très-atténuée et étroite, d'une couleur
corné uniforme j c'est à peine si l'on découvre quelques traces de flam-
mules transverses étroites sur le dernier tour et quelques points bruns
au-dessous des sutures. Toute la surface est couverte de stries fines,
serrées sur les tours supérieurs, plus espacées sur les derniers, sauf au-
dessous des sutures où elles restent serrées. A partir du huitième tour
de spire on voit apparaître des plis costuliformes transverses, régu-
liers, qui rendent la suture supérieure un peu crénelée, mais n'atteignent
pas l'inférieure ; ils disparaissent entièrement sur les trois derniers
tours. L'ouverture est relativement petite, élargie à la base; la columelle
est très-tordue, blanche, un peu calleuse.
La M. turris ressemble par sa forme générale et l'acuité de sa spire
à M. terebrlformis Brot {terebra v. d. Busch), mais cette espèce a des
tours de spire aplatis et son dernier tour est relativement plus élevé. La
M. hastula Lea lui ressemble pour la sculpture, mais elle est moins
étroitement subulée.
- 39 -
M. ACicuLA (Spec. nov.). PI. III, f. 8, 9. T. acïcularis, solidiuscula, unï-
color, rubro-fusca velfusco-cornea^ fascîâ hasali hrunneâ ornata;
spira ap'ice paulb erosa; anfr. persist. c'irca 10, convexiusculi, sutura
impressâ et filo-marghiatâ divisi^ supremi lirîs elevatis crebrîs,
ultimi striîs longitudinalibusmcisis^ inœqualihus ornatt] ultimus basi
subangulatus, infrà aagulum crebre et conspïcue liratus. Apertura
p>arvula^ superne acuta, basi rotundata, effusa; columella callosa,
contorta.
Alt. 30-34, lat. 6-8 Va ; apert. ait. 7-9, lat. 3-5 mill.
Hab. I. Labuan. (Geale vendKj
Cette Mélanie ne présente aucun caractère bien tranché, sauf sa forme
très-effilée j cependant en la comparant avec les autres espèces du
même groupe de ma collection, il m'est impossible de la réunir à au-
cune; je ne trouve pas davantage de figure qui lui convienne dans
Reeve. Le grand échantillon (fig. 8) n'a pas de localité pi-écise, il doit
provenir des Philippines; je le considère comme pouvant être la forme
adulte de l'espèce, les échantillons de Geale n'ayant évidemment pas
encore atteint leur entier développement; le dernier tour perdrait alors,
comme cela arrive souvent, l'angle basai qui distingue les jeunes indi-
vidus. Dans la figure 9, le bord droit paraît présenter un angle à sa
partie supérieure, qui est dû seulement à ce que ce bord est un peu
cassé dans sa partie inférieure ; la forme de l'ouverture de la figure 8
est la forme réelle.
M. PLiCATiLis Mousson. PI. IV, f. 9, 10, 11. « T. acute subulata, arcte
spïrata , striata, olivaceo-nigra , interdum supra et infrà obscure
fasciata; spira truncata.! acutîssima; sutura gradata, submarginata;
anfr. persist. 7-9 fere pdani, superne spiraliter sulcati, et valide
plicato-costulati ; sequentes undulatim striati ; ultimus lœvigatus,
sulcis raris, ad areain basalem parvam distinctis, ornaius. Apert.
subverticalis (5^ cum axij, arcte et acute ovata, non dilatata, inths
violacea. Peristoma rectum, acutum; margine dextro acute inserto,
plane curvato, inferne vix producto, columellari lente excavato., non
patulo, teniii, sensim in basalem vix effusum transeunte.
Long. 44, diam. 9. Rat. apert. 2 : 1 mill.
Hab. Ovalan. » (M)
Journ. Couch., 1870, p. 204.
Le petit échantillon (f. 9) me vient de Godeffroy, à Hambourg, et
représente la vraie M. plicatilîs de Mousson. Les deux plus adultes
- 40 —
(f. 10 et 11) étaient déjà dans ma collection et appartiennent incontes-
tablement à la même espèce," ils ne possèdent naturellement pas les
plis costiforraes du sommet, qui ne se voient que dans les individus plus
jeunes j le plus âgé (fig. 10) présente accidentellement des sutui*es
très-obliques. Ces deux écliantillons proviennent des îles Fidji et
m'ont été vendus autrefois parWessel, de Hambourg. Je les ai jusqu'ici
considérés comme étant la AL Phitonis Hinds, et c'est sous ce nom
que j'ai reçu cette forme soit de Wessel, soit plus tard du D^" Dolirn.
M. Mousson paraît donner le nom de Plutonïs à une autre forme, au
moins si je m'en rapporte aux écliantillons reçus de GodefFroy (ce qui,
pour le dire en passant, ne serait pas toujours bien sûr) qui ont des
tours un peu plus convexes , et un dernier tour beaucoup plus court
avec une ouverture moins allongée et arrondie à la base. Ces échan-
tillons me paraissent identiques avec la M. suhfasciata Mousson reçue
de la même source. La question est du reste difficile à résoudre, car la
description de Hinds ne me paraît pas très-conforme à la figure du
Voyage du Sulpbur, et si d'un côté la M. Flidonis de GodefFroy et de
Mousson s'accorderait assez avec les mots de Hinds : Anfr. paulisper
rotundatïs, ulfîmo magno rotundato, d'autre part la figure citée s'ac-
corde mieux avec les écliantillons de Wessel et de Dobrn qu'avec ceux
de Godefifroy. Quoi qu'il en soit, il est incontestable que les trois
coquilles que j'ai figurées appartiennent à une seule et même espèce
des îles Fidji, qu'on veuille l'appeler Plutonïs ou p?icafi??s; je lui
laisse provisoirement le nom de M. 2^licatUis Mousson.
M. LEPiDA (Spec. nova). PI. II, f. 12. T. turrita, lœte luteo-olivacea,
nitida^ flammuUs angustls rubris subinterruptis ornata^ apice paulb
erosa; anfr. superst. 1, convexiusculi ; supremi 4 eleganter arcua-
tim costulati, obsolète distanter et irregularîter înciso-striati, costis
in anfract. sequentibus evanîdîs. Anfractus ultwius sublœvlgatus
superne leviter constrîctus, basï usque ad lineam suturalem distincte
liratus. Sutura canaliculata et marginata. Apertura j^iriformis, su-
2)erne acuta, bosi mediocriter effusa^ margîne dextro sinuato^ colu-
mellâ tortâ.
Alt. 22, lat. 8. Apert. ait. 8 Va , lat. 4 mill.
Habit. Madagascar?
Coquille lisse et luisante, olive-jaunâtre, élégamment peinte de flam-
mules brunes, étroites, souvent interrompues; ornée sur les tours supé-
rieurs de côtes arquées régulières, croisées par quelques stries longitu-
dinales très-indistinctes et irrégulières. Les côtes n'atteignent pas tout
- 41 —
à fait le tour suivant, mais s'arrêtent brusquement sur i;ne ligne élevée
longitudinale qui borde la suture. Les deux derniers tours sont dépour-
vus de côtes et présentent seulement quelques traces de stries longi-
tudinales; le dernier tour est légèrement resserré à sa partie supérieure,
fortement strié dans toute sa partie inférieure jusqu'à la ligne suturale.
L'ouverture est piriforme, aiguë au sommet, versante à la base avec
un bord droit sinueux. Cette Mélanie, lisse et brillante, est très-élégam-
ment ornée j je ne connais pas d'autre espèce à laquelle je puisse la
comparer.
M. HERBACEA (Spec. nova). PI. II , f. 6. T. turrîta, solida , unîcolor
olivaceo-viridîs. Spira valde erosa ; anfr. cîrca 8-9 convexi, strîîs
incrementi irregularibus crehrïs plicato-striàti, lineis elevatls rarîs
longitudinalibus^ subobsoletîs prœdîtî; idtîmo magno^ ovoideo^ basi
lineis elevatis nonmdUs indistincHs circumdato ; sidura canalîculata.
Apertura elongato-piriformis^ basi effusa; columellâ subtortâj tnar-
gine dextro regulariter arcuato, non sinuato, callo parietali ienuï.
Alt. 52 1/2, lat. max. 21. Apert. ait. 20, lat. 9 mill.
Habit, f
Coquille solide quoique légèrement transparente dans l'ouverture, re-
couverte d'un épiderme vert olivâtre, rendu rugueux par des stries d'ac-
croissement irrégulières, et quelques lignes longitudinales élevées très-in-
distinctes. Le sommet delà spire jusqu'à l'avant-dernier tour est fortement
rongé et carié, et se termine en forme de tire-boucbon. L'ouverture est
ovale, peu aiguë au sommet, versante à la base ; le bord droit est régu-
lièrement, mais médiocrement convexe, un peu avancé à la base. Cette
espèce malheureusement sans localité, que je tiens de M. Beyerlé, de
Paris, ne peut guère être rapprochée que de 31. Javanica v. d. B., mais
cette dernière a des tours de spire plus convexes, dont le dernier est
plus globuleux; l'ouverture est moins allongée, le bord droit plus con-
vexe, enfin la columelle est beaucoup plus tordue et se recourbe plus
rapidement vers le bord basai.
M. Labuanensis (Spec. nova). PI. II, f. 3, 4. T. acuto-pyramidata,
solidiuscida, lutescens, flammulis transversis irregularibus ornata;
spira subintegra, acuminata ; anfractus 8-9 incolumes, subplanulati,
iïifrh suturam levissime coarctati; omnes longitudinaliter crebre et
regulariter inciso-striati, interstitiis planis, nonnunquam crispatis;
sutura marginata. Apertura piriformîs, superne acuta, basi paulu-
- 4â -
lum dilatata^ vix effusa, columellâ levissime tortâ, margine dextro
planiusculo^ hasalï arcuato.
Alt. 28-32, Jat. max. 9-10 1/3. ^per<. ait. 9-10 Va, lat. 5-6 mïll.
Var. a). Testa fusco-cornea, brunneo trivittata, vittîs latiusculis., unâ
hasalï.! altéra medianâ, tertiâ subsuturali.
Var. b). Testa unicolor pallide lutea ; anfractîbus planulatis, ultimo
basi obtuse angulato (f. 3).
Hab. I. Labuan. (Geale vendt.J
J'ai reçu cette jolie Mélanie de M. Greale, de Londres. Elle ressemble
un peu à première vue à certaines variétés de M. tuberculata^ mais
elle s'en distingue par ses tours moins convexes, son dernier tour
plus allongé, moins globuleux, son ouverture plus étroite, moins élargie
à la base, enfin parla forme de ses stries qui sont profondément incisées
avec des intervalles plats, tandis que dans la M. tuberculata la sculpture
consiste plutôt en lignes élevées rapprochées. La suture est bordée par
un bourrelet étroit.
La variété a) ne diffère du type que par sa coloration disposée en
fascies longitudinales, au nombre de trois. Sur un échantillon la fascie
médiane est divisée en deux lignes étroites distinctes. La variété b)
(fig. 3) est un peu plus éloignée du type; ses tours sont presque entière-
ment plats, et par suite la partie supérieure du dernier tour étant aplatie,
la région de la ligne suturale paraît subanguleuse. La sculpture et la
forme de l'ouverture ne présentent rien de particulier, mais la colora-
tion est plus claire et uniforme.
J'ai reçu dernièrement de nouveaux échantillons de cette espèce
parfaitement semblables à ceux que j'ai décrits, mais passablement
plus grands : Alt. 43, lat. 12 mill. pour 10 tours de spire conservés.
M. TEREBRA Lessou. PI. III, f. 14. (Voy. de la Coquille, II, p. 354.) T.par-
vula^ turrita, pallide fulva ; spira satis attenuata, subintegra, anfr.
8. persist. (intégra cïrca 9-10), subconvexi, sutura impressâ, sub-
margïnatâ divisi; oinnes confertim longitudinaliter sulcato-striati ;
ultimus paululum elongatus ; apertura parva, oblongo-ovata, su-
perne acuta^ basi p>arum effusa et rotundata ; columellâ torta,basi
arcuata, margine dextro parum arcuato, simplici.
Alt. 19 ^j. 1.1 lat. 6 ; apert. ait. 6', lat. 2 Va mill.
Hab. Nouv. Guinée., au Havre Dorey (LessonJ.
Je décris cette espèce d'après un échantillon unique qui se trouve
dans la collection Delessert avec une étiquette portant qu'il a été reçu
- 43 —
de Lesson eu 1831; il s'accorde bien avec la description originale.
C'est une petite coquille qui ne présente pas de caractères tranchés,
mais qui diffère cependant de toutes les formes analogues avec les-
quelles j'ai pu la comparer. Elle est entièrement couverte de stries
incisées spirales, et ses tours sont enroulés d'une manière un peu lâche,
aussi sont-ils assez convexes. Elle se distingue des espèces voisines
surtout par l'allongement de son dernier tour.
M. Oahuensis Pease. (MSS. ?) PI. III , f. 2. T. elato-turrlta, solidîus-
cula, fusco-cornea ; spîra decollata ; anfr. persîst. 5-6' convexiusculï
fsuhplano-convexij, sutura impressâ canalïculatâ dïvïsl, longitudina-
lïter creberrime ïnciso-strîatï, interstitns crispidis ; striœ incrementi
confertœ^ hîc illic obsolète plïcif ormes; apert. ellijytica , superne
acutiuscida (marg'ine dextro arcuathn insertoj , basi non ampliata^
rotundata'^ columeUn'modïch arcuata.
Alt. 31, lot. 11; apert. ait. 11^ lat. 5 mill.
Hab. Oaliu (Pease^ teste Thompson). Molokaï fRèmy absq. nom. ; ex
sehedul. Mus. Paris.).
J'ai reçu cette espèce de la Société Malacologique allemande sous
le nom indiqué, et comme provenant indirectement de l'auteur; j'ignore
si elle a été décrite quelque part. Elle me semble bien difficile à séparer
de M. Newcombïi Lea; les échantillons que j'ai reçus sous ce dernier nom
de l'Académie de Philadelphie, ne diffèrent que par des tours un peu plus
régulièrement convexes (ceux de V Oahuensis étant un peu piano- con-
vexes) et la présence d'un pigment noirâtre mince sur le test. Je consi-
dère la M. contigua Pease (Am. Journ. Conch., VI, p. 7) comme étant
simplement une variation locale de Jf. Oahuensis.i dans laquelle les tours
de spire sont un peu moins convexes que dans la M. Neweomhn., mais
d'une convexité régulière ; je tiens mes échantillons de M. Pease lui-
même. M.paulla Dkr. MSS. (fide Hohenacker) n'est que le jeune âge
de M. Oahuensis.
M. Pease envoie sous le nom de 31. Newcombïi une Mélanie qui ne
peut pas porter ce nom, car elle est distinctement plissée en travers, tan-
dis que Lea, en décrivant son espèce, dit positivement qu'elle est dépour-
vue de plis transversaux; je considère cette forme comme se rapportant
à M. indejinita Lea. Reeve paraît avoir reçu la même coquille égale-
ment sous le nom de Newcombii ; il la réunit à la M. indefinita et dé-
clare ne trouver aucune différence entre la M. indefinita des Sandwich et
celle des Philippines. Cette espèce diffère de M. Newcombii.^ indépendam-
ment des plis transversaux dont je viens de parler, par sa forme plus rapî-
— 44 -
dément atténuée, et l'accroissement plus rapide de ses tours de spire. La
M. /fauaïensis Pease (Am. Journ. Conch., VI, p. 7, t. 3, f. 6) me paraît
être une simple variété de taille.
Si l'on compare ces différentes formes des I. Sandwich entre elles et
avec les formes analogues de Taliiti et des Fidji, on reconnaît bien
vite que les différences qui les séparent sont de peu d'importance et
qu'il est bien difficile de les distinguer si l'on n'a pas d'indications
de localités. Il me paraît probable que nous avons ici affaire à une
espèce unique, répandue sur la plus grande partie des îles du grand
Océan et succédant à la M. tuberculata à l'est | cette dernière espèce
s'étendrait depuis l'Europe, à travers l'Afrique et l'Inde, jusqu'à Java
peut-être, où nous commençons à trouver des formes un peu douteuses,
et serait remplacée plus à l'est par une autre forme tout aussi variable
dans les détails, mais aussi constante comme faciès, et jouissant d'une
distribution géographique tout aussi étendue ; elle comprendrait :
10 M. lutosa Gould. Syn. Grœffei, interposUa Mousson, Vainafa Mous-
son Can Gould?). 2» M. corporosa Gould. Syn. blcolor Brot , Tahitensis
Dkr., luteola Dkr., nnîcolor Tryon, incisa Eeev. 3» 31. Newcomhii Lea
(non Pease). Syn. Oahuensis Pease,^JrtwiZa Dkr., contigua Pease.
Toutes ces Mélanies ont la même forme d'ouverture, et sont caracté-
risées par une suture canaliculée et des stries incisées longitudinales
plus ou moins régulières et serrées ; elles ne se distinguent que par leur
taille plus ou moins grande et par quelques légères différences dans le
degré de convexité des tours et dans les proportions de la spire, diffé-
rences qui, à mon avis, ne permettent guère de les déterminer avec
quelque certitude si l'on ne connaît pas en outre la provenance des
échantillons. La réunion de ces espèces n'est du reste basée que sur
l'inspection de ma collection et demande à être confirmée par des obser-
vations plus complètes; je ne la propose ici qu'à titre de simple supposi-
tion.
M. MoLUCCENSis Quoy. PI. III, f. 1. T. suhulato-turrita^ apice truncata,
sub strato ochraceo pallide olivacea. Anfractus ïncolumes 5-6 planu-
lati, omnes longitudinaliter distanter lirati, interstitiis convexis. Su-
tura parum conspicua. Apertura elongata, angusta^ apice acutis-
sima, basi rotundata et effusa; columella torta.
Alt. 29, lat. tnax. 10 ferosa., anfr. 6). Apert. ait. 11, lat. 5 % '"^'î^^-
Hab. Ilalmaeira fMoluquesJ. (Landauer vendKj.
Elle a quelques rapports de forme avec M. Papuensis; l'ouverture
est semblable, sauf que la columelle est plus tordue et la base un peu
- 45 -
plus versante. Mes échantillons proviennent de Halmaeira, d'après Lan-
dauer ; ils sont recouverts d'une couche tenace d'oxyde de fer, sauf
près de l'ouverture où l'épiderme est à découvert et montre une couleur
olive-claire. Toute la coquille est sillonnée longitudinalement, avec des
intervalles convexes; je compte environ 11 sillons éc[uidistants sur le
dernier tour, et 5 sur l'avant-dernier. Cette Mélanie s'accorde mieux
avec la description qu'avec la figure du Voyage de l'Astrolabe, mais
cette dernière me paraît très-imparfaite ; elle est trop ventrue. Si elle
était exacte, on ne comprendrait pas trop comment l'auteur peut com-
parer sa coquille à M. fascïolafa Oliv. D'ailleurs à l'occasion de sa
M. Celebensis, il dit qu'elle ressemble tellement à la Moluccemis que c'est
avec hésitation qu'il la sépare ; évidemment on ne pourrait pas s'en
douter en comparant les deux figures dans l'Atlas du Voyage. Il existe
dans la collection Delessert, sous le nom de M. Moluccensîs, des échan-
tillons qui me paraissent avoir une certaine authenticité et qui ne diffè-
rent absolument pas des miens.
M. Papuensis Quoy. PI. III, f. 3. T. subulato-turrita, pallide oUvaceo-
virens^ punct'is elongatïs ricbris sparsis nonnunquam infascïas trans-
versas flamniulatas ordinatîs^ picta. Spira acuminata, suhintegra ;
anfr. 8-10 incolumes (integrœ 12 ?J, plano-convexi^ lœvigati^ longîtu-
dînalîter tenue incîso-striati, striis raris, sœpe omnino deficîentibus ;
ultimo elongato^ basî sœpius multistriato ; sutura tenuissime mar-
ginata. Apertura angusta , apice acutissîma^ basï latïuscula , ro-
tundata^ margine dextro recto, columellâ levîter tortâ.
Alt. 27-37, lat. max. 8-10 Va/ ape)± ait. 9-12, lat. 4-5 mill.
Hab. Nouv. Guinée (Quoy) , Moluques (LandauerJ , S. Cliristoval
(DamonJ, Upolu (Greffe).
Cette espèce en général méconnue est cependant assez facile à recon-
naître ; elle est turriculée-subulée, formée de tours presque plats et à
peu près complètement lisses, dont le dernier est assez allongé. La su-
ture est légèrement bordée d'un petit filet en relief. L'ouverture est
allongée, très-aiguë au sommet, arrondie à la base ; la columelle est
légèrement tordue. La couleur générale est un vert-olivâtre sur lequel
les points et les flammules rouges se distinguent difficilement. J'ai reçu
cette espèce de différentes localités qui indiqueraient (si elles sont toutes
exactes) une aire d'habitat assez étendue. Godeffroy, de Hambourg,
me l'a envoyée comme venant d'Upolu, sous le nom de M. 8amoensis
qui ne lui convient pas; Damon, de Weymouth, me l'a vendue comme
provenant de S. Christoval (Iles Salomon), enfin des échantillons
- 46 -
reçus de Landauer sont censés venir des Moluques. MM. Quoy et Gai-
mard indiquent pour leur espèce la Nouvelle Guinée. Je ne sais ce qu'il
faut croire sous le rapport des localités, mais ce qui est positif, c'est que
mes échantillons des Moluques, d'Upolu et de S. Christoval sont abso-
lument identiques, et qu'ils s'accordent très-bien avec la description, et
jusqu'à un certain point avec la figure du Voyage de l'Astrolabe.
MM. Quoy et Gaimard comparent cette espèce à leur M. untformis et
cette comparaison me paraît très-juste. Au reste, leur description étant
très-courte, j'en ai donné une tracée d'après mes échantillons.
M. ciLiATA (Spec. nova). PI. II, f. 10. T. ohlongo-ovoidea, nitida^ fusco-
olivacea^ anfractu ulthno infrà suturam maculis rufis indistinctîs
ornato, solïda^ decollata; aiifr. super st. 4 ^/g planulati, subgradatî,
sutura canaliculatâ dîvisi; sicpremi longitudînalîter crehre striati^
înterstitiis elevatis^ epidermide hispidulo vestitîs; ultimus magnus
suhlœvigatus^ superne levîter constrîctus, ad suturam lineïs elevatis
duabus approxïmatïs, epidermide dense ciliato ohtectis^ ornatus.
Apertura acute piriformis, angulo superiore valde angustato et acu-
tissiyno^ basi effusa; margo dexter sinuatus^ medio antrorsum arcua-
tus; columella suhiyicrassata tortaque; callus parietalis tennis.
Alt 21, lat. 10; apert. ait. 11 Vs, diam. 4 mill.
Habit. ?
Jolie coquille lisse et luisante, fortement décollée et réduite à 4 Vg
tours de spire dont les supérieurs sont couverts de lignes élevées, serrées,
recouvertes d'un épiderme squameux. Ces lignes disparaissent pres-
que entièrement sur le dernier tour, à l'exception de deux qui accompa-
gnent la suture et sont revêtues d'un épiderme cilié, simulant une sorte
de double collerette. Le dernier tour est lisse, de couleur olive-enfumée,
traversé par quelques lignes brunes, traces d'anciens péristomes, un peu
étranglé à sa partie supérieure et orné en cet endroit de taches d'un
brun rougeâtre, espacées, étroites et allongées parallèlement aux stries
d'accroissement, très-peu apparentes.
Cette espèce est voisine de ma M. D amortis.^ cependant elle s'en dis-
tingue facilement par l'absence de côtes transverses, et la forme sinuée
du bord droit. En outre, aucun des nombreux échantillons de M. Da-
moni^que j'ai eus entre les mains ne présentait des stries serrées sur
les tours supérieurs, ni aucune trace d'épiderme squameux. La M. ci-
liata a aussi du rapport avec M. impura Lea, mais cette dernière
espèce a une spire plus élevée, un dernier tour relativement moins
grand ; l'ouverture est moins allongée, beaucoup moins aiguë et pro-
— 47 —
prolong'ée au sommet, le bord droit est plus arqué; enfin les tours sont
beaucoup plus fortement géniculés le long- des sutures.
M. LiRATA Benson, var. PI. III, f. 6, 7.
Je figure ici deux formes remarquables de M. lïrata^ caractérisées
par le grand développement des granules qui occupent toute la partie
des tours située au-dessus de la ligne suturale, formant trois et même
quatre rangées. Ces deux coquilles ne diffèi-ent du reste pas autrement
du type et possèdent en particulier les ligues colorées longitudinales
qui caractérisent l'espèce. J'ignore leur provenance.
M. PSORiCA Morelet. PI. IV, f. 3. « T. cylindraceo-turrita, truncata, solïda^
striata^ pallide olivacea ; anfr. superst. 4 plano-convexi, sutura pro-
fundâ constricti, costis longitudïnalïbus , in medio anfr. tdtimi
ecanescentïbas , et liris paucis decurrentihus, tuherculoso-rugata,
h asi spir aliter costulata; apert. ovato-acuminata, parva.
Long. 18, lat. 6 mïll.
Hahit. Madagascar. » (M)
Journ. Conch., 1864, p. 287.
L'échantillon figuré m'a été donné par l'auteur ; il est un peu plus
petit que les dimensions indiquées ci-dessus, mais du reste parfaitement
typique. Cette espèce est bien caractérisée, et ne peut guère se con-
fondre avec aucune autre. Quelquefois les plis sinueux sont assez
marqués et la coquille est moins tuberculeuse; les stries d'accroissement
sont fines et légèrement crispées par les stries longitudinales. La colu-
melle est tordue, et le bord droit sinueux. L'opercule que j'ai retrouvé
dans un de mes échantillons est: Suhunispiratum, radiatim rugoso-
striatum, nucleo basali., sinistrorso, submarginali.
M. PAGODA Lea, var. PI. III, f. 12.
Cette Mélanie me paraît être une variété à épines courtes de M. pa-
goda Lea; l'échantillon figuré doit provenir de Maurice ; je l'ai reçu,
avec quelques autres, de l'Académie de Philadelphie. Cuming a recueilli
l'espèce type aux Philippines. M. Humbert en a rapporté de Ceylan
de nombreux échantillons qui présentent tous les degrés, depuis les
formes les plus épineuses aux formes simplement denticulées, et en
outre passent insensiblement à la M. spinidosa. La M. pagoda est en
effet une forme raccourcie et ventrue de la M. spinulosa Lam., et tous
les autres caractères sont communs aux deux espèces. Reeve remarque
- 48 -
qu'elle se relie évidemment à la M. scahra Desh. , qui n'est elle-même
qu'une forme de la M. spïnulosa.
M, cocHLEA Lea. PI. III, f. 13. « T. subspinosâ, turritâ, costato-striatâ^
tenui, fulvâ^ maculis badiis ; spira scalariformis^ ovato-acuminata^
apîce acuta, sutura lïnearï. Anfr. 10 inferne subconvexis, superne
angulatis et concavis; costîs obliquïs longitudinalibus^ anfractuum in
angulo elevatîs et acute mucronatis^ superne vix obsoletis^ striis
transversis minutis^ aliquando obsoletis^ anfr. ultimo parvo^ ad basin
striato ; apertura ovata^ superne acuta, inferne effusa.
Long. 1, diam. 0, 4 poil.
Hab. ? » (L) ,
Proc. Zool. Soc. Lond., 1850.
Cette Mélauie n'est peut-être comme la précédente qu'une variété de
M. .<ipîriulosa Lam., et comme je l'ai dit dans ma Notice sur les Mélanies
de Lamarck, les échantillons originaux de M. spïnulosa semblent s'en
rapprocher beaucoup. Les 5 échantillons de ma collection sont tous
semblables et se distinguent facilement de toutes les formes de spïnulosa
que je possède, par leur spire moins régulièrement pyramidale, un
peu convexe, leurs côtes transverses plus nombreuses, extrêmement
marquées , plus prolongées, et dirigées très - obliquement ; la colu-
melle est moins droite que dans la M. spïnulosa et se recourbe plus
graduellement pour passer au bord basai. L'ensemble de la coquille
est très-élégant, les côtes épineuses régnant avec la plus grande régula-
rité depuis le sommet de la spire jusque sur le dernier tour.
La figure que je donne ici est malheureusement peu satisfaisante
et donne une idée tout à fait imparfaite de l'espèce , et en particu-
lier des caractères qui peuvent la distinguer de la M. spinulosa^ le
dessinateur ayant justement confondu sur les épreuves photographiques
que j'en avais fait faire, la M. spïnulosa avec la M. cochlea. Les côtes
sont trop peu nombreuses, trop peu marquées, et la spire est trop régu-
lièrement pyramidale.
M. suBSPiNULOSA(Spec. nov.). PI. II, f. 7, 8. T. ovato-turrita., spïnulosa^
solidula, subpelluclda^ haud nitens^ fusco-cornea, sparsïm indistincte
rufo-maculata^ luto atro tenui sœpîus obscurata. Spira intégra acu-
minata ; anfractus 8-9 longitudinaliter striaii, superne angulati^
infrà suturas concave coarctati^ costis transversis ad angulum. spi-
nulosis in anfractu ultimo nonnunquam obsoletis, ornati. Apertura
ovato-acuta, basi dilatata^ paululum effusa, columellâ arcuatâ, cal-
- 49 -
loso-încrassatâ in marginem basalem senshn transeunte, margîne
dextro sinuoso^ antrorsum arcuato.
Alt. 15-18, lot. max. 7-8 mîll. Apert. ait. ^-7, îat. 3 ^1^-4 mill.
Habit. Zanzibar fMoreletJ.
Je dois cette petite espèce à l'obligeance de M. Morelet. Malgré la res-
semblance incontestable qu'elle offre avec M. spinulosa Jjam.^ elle me
paraît devoir en être séparée à cause de la forme de son ouverture
plus évasée à la base et non étroitement versante^ et de l'épaississement
de la columelle qui est arquée et se continue presque insensiblement
avec le bord basai, au lieu d'être droite (;t subtronquée comme dans la
M. spinuîosa. Le test est peut-être un peu plus solide, et les épines sont
très-courtes et forment plutôt des denticulations. J'ai trouvé dans l'inté-
rieur de qiielques coquilles, déjeunes individus de trois millimètres de
longueur pour 5 à 6 tours de spire, qui présentent tous les caractères de
l'adulte. Si l'on voulait réunir cette forme à la M. spinuîosa, elle devrait
en tout cas être distinguée comme variété. Les 10 échantillons que j'ai
devant les yeux sont tous semblables ; cependant quatre d'entre eux
présentent une déviation de l'axe de la spire qui est courbé comme on
le voit dans quelques espèces du genre Eulime. Cette particularité pui*e-
ment accidentelle est assez curieuse en ce qu'elle paraît se rencontrer
également dans d'autres espèces de Zanzibar; ainsi la M. Zengana la
présente souvent.
Il me semble que la M. siib spinuîosa se comporte, vis-à-vis de
M. spinuîosa^ un peu comme M. Zengana Mor. vis-à-vis de M. Tamsii
Dkr.; les deux espèces de Zanzibar sont évidemment très-voisines des
deux autres auxquelles je les compare, mais elles sont plus grossières
pour ainsi dire, plus rudes à l'extérieur,; elles ont toutes deux l'appa-
rence de coquilles qui se sont développées dans un milieu qui n'est pas
tout à fait celui qui leur conviendrait; toutes deux ont aussi, comme je
l'ai dit, la même tendance à présenter une déviation de l'axe de leur
spire.
M. (doryssa)lamarckiana Brot. T. turrita, clavœformis, solîda, atrofusca;
spira decollata; anfr. persist. circa 5, frarius subîntegra anfr. ad 10
' persist.) convexiusculi, sutura impressâ divisi, longitudinaliter crebre
elevato-lîrati, transverse regulariter plicati et decussati, plicis angus-
tis, subdistantibus, in anfractu ultimo sœpihs nidlis. Anfr. idtimus
subinjiatus, bulbosus., versus aperturam ascendens. Apertara valde
obliqua, ovata, superne acuminatai et calloso-coarctata, basi rotun-
data, valde effusa; columella torta, parum excavata, margine dextro
7
- 50 —
incrassato , rotundato , versus basin producto et uncïnato: callo
parietali crasso, mdh peristoma cont'muum.
Alt. 50, lat. 21; apert. (ohliqve) 18, hit. 11 mïll. fanfr. ô'^/ç^J.
Dori/ssa Lamarckiana Brot. Catal. o£ rec. Sp. Mel., p, 305.
M. atro (Rich.) Reeve. Conch. Icon., f. 195, a, b.
Philippi Abbilclg, t. 5, f. 2.
Habit. Guyane. Esequibo Bh-. Œeeve).
Var. minor. PI. III, f. 17.
AU. 35, lat. 14; apert. Cohlique) ait. 11 '/s, /«<• 7 mill. fanfr. 6.,)
Habit. Guyane (Wessel vendK).
Cette belle Mélanie est géuéralemeut répandue dans les collections
sous le nom de M. atra Rich. (Bidimus ater Ricb., M. truncata Lam.)
Elle me paraît en toiit cas distincte de la il/, truncata Lam. telle qu'elle
est conservée dans la collection Delessert (je ne connais pas la des-
cription originale de il/, atra), par sa forme moins cylindrique, renflée
et bulbeuse à la base, ses plis transversaux plus réguliers, plus distants,
son dernier tour ascendant vers l'ouverture , son ouverture plus obli-
quement transversale, très-épaissie intérieurement. Reeve figure une
forme remarquable par sa faible décollation, comme provenant de
Burmah; c'est évidemment une erreur.
La petite variété que je figure ici est tout à fait la miniature de la forme
typique, et présente absolument les mêmes caractères. Un autre échan-
tillon également de ma collection est plus fortement décollé, et ne
présente plus que 3 ^/g tours de spire. Cette petite forme est extrê-
mement voisine des M. aqualUis Reeve du Rio Branca, et Macapa
J. Moric. (Charpentîeri Dkr. ) de l'Amazone; cependant ces deux
espèces sont plus fusiformes , moins bulbeuses au dernier tour ; la
M. aquatilis a des tours plus convexes, une sculpture plus élégante,
plus granuleuse; la M. Macapa a des côtes plus écartées. Dans la
M. Lamarckiana la sculpture est un peu empâtée par un dépôt noirâtre
ferrugineux, tandis qu'elle est nette dans les deux autres espèces.
M. (Doryssa) inconspicua (Spec. nova). PL IV, f. 14. T.turrita, solidula,
olivaceo-fusca. Spira decoUata; anfract. persist. 5 ^j^ declivi-conve-
xiusculî, .sutura distinctâ divin, sidcis longitudinalibus crebris, et
plicis transversîs angustis, arcuatis, irregxdar'iter decussatuli. Aper-
tura acuminato-ovata, intus sœpe macuUs atro-purpureis trans-
verse subseriatim ordïnatis distinctâ, basi effusa ; columellâ contortâ
margine dextro tenui, sinuato, versus basin uncinatim producto.
Alt. 28, lat. 12; apert. ait., 12, lat. 6 Va 'mïll.
Habit. Brésil. (Geale vendKj
— 51 —
Voisine des M. Macapa et aquatiUs^ mais beaucoup moins élégamment
sculptée ; au lieu des cordelettes élevées qui passent par-dessus les côtes
transversales dans ces deux espèces, elle ne présente que des sillons
irréguliers qui croisent en les incisant des plis peu élevés, un peu comme
dans M. Nicotiana Reev. Les plis transversaux sont très-arqués, géné-
ralement obsolètes sur le dernier tour. L'ouverture est moins largement
arrondie à la base, la columelle se prolongeant davantage. Sans présen-
ter de caractères distinctifs bien tranchés, cette espèce ne me paraît pas
pouvoir être réunie à aucune autre.
M. (Doryssa) capillaris (Spec. nova). PL IV, f. 15. T. elate-turrita, soli-
clula, olivaceo-fusca, macidls atro-purpureîs transversim îrregula-
riter seriotis ornata^ plerumque omnino atro-fusca, macidis inths
tantum j)erlucent\hus. Spira decoUata ; anfr. persïst. 9 2>l<^nidati^
subimbricati, longïtudïnaliter sulcatï^ jdicïs subarcuatîs tenuîbus et
confertissimis decussati. Anfract. ultbnus convex'ior^ bidbosus, ver-
sus aperturam fnrwd ascendeiis, plicis transversis obsoletis. Apertura
obliqua^ ovata, hasï effusa; columellâ brevissimâ, rnargine dextro
subtenuif ve7'siis basin uncinathn valde producto. Opercul. circulare,
mulûspiratum, nucleo centrait.
Alf. 40, lat. 13 Va/ apert. ait. fobliquej 13 ^j^^ lat. 7 mîll.
Habit. Amer, méridionale. (Geale vend'.J
Cette coquille est ornée de plis transversaux étroits, serrés et très-
nombreux, croisés par des sillons longitudinaux peu profonds, sauf les
deux ou trois premiers au-dessous de la suture qui découpent en gra-
nules les plis transversaux. Les tours de spire sont presque plats et un
peu in;briqués; le dernier est plus convexe et bulbeux • la colnmelle
est remarquablement courte, ce qui rend l'ouverture subtransversale |
le bord droit se termine à la base par un cuilleron très-marqué. L'in-
térieur de l'ouverture est abondamment tigré de taches brun-pourpre,
disposées en séries transversales interrompues et irrégulières. Cette jolie
espèce diffère de 31. (Doryssa) Nicotiana Reeve {M. atra Lam. mihi)
par sa forme moins cylindrique et son dernier tour bulbeux, et de D. La-
marckiana mihi (M. atra Lam. in Reeve) par ses dimensions beaucoup
moins fortes, ses plis transversaux serrés et étroits, et-^g mi dornior -feottr
uun ascendan t vers l'ouvertur e-. Un échantillon jeune présente, outre
les sillons longitudinaux, des stries très-fines et serrées qui leur sont pa-
rallèles. L'opercule est multispiré, à nucléus subcenti'al ; il est d'une
forme presque régulièrement circulaire et remarquablement petit rela-
tivement aux dimensions de l'ouverture.
- 52 -
PiRENA (melanatria) Lamarei (Spoc. iiova). PL II, f. 1, 2. T. acute
2}yramîdata , solïdula, rufo-fusca; spïra subintegra; anfr. persist.
11 (ïntegr. circa 13) planulaû, sutura distînctâ divîsi, longitudïna-
îiter crehre Inciso-striati, transverse costatî, costis angustis^ acutis^
paulb arcuatis, hi anfractu ultivio evanklis. Apjertura parvula, sinu
superîore latlusculo scd vîx profundo, hasali magis expresso, nor-
malî ; columella brevissima, vîx arcuata, suhahrupte terminata;
margine dextro sinuato^ sîmplici, acuto^ callo parietalî continuo,
mediocrî. Opercul. suhspiratwm, nucleo basait, suhmargïnalï.
Alt. 28, lat. max. 8 ^/ç/ apert. ait. 8, lot. 4m.ïll.
Habit, f (probablement Madagascar.)
Var : T. auguste turrita ; anfr. 9 j)^'^^^^^- (integr. circa 13-14) laxe
couvoluti, superuep)lanulati,inferneconvexiores ; sculptura typica.,
sed costis flexuosis.1 usque ad anfr. ultimum conspicuîs (fig. 2).
Alt. 34.1 lat. max. 9 !/._,; apert. ait. 8, lat. 4 mill.
Habit, cum forma typicâ.
Les deux seuls échantillons que je posède, et que je figure ici, sont
accompagnés d'une étiquette imprimée portant: Mus. d'iiist. nat. Coll.
Lamare-Piquot 1865, sans indication de localité; ils présentent des
proportions assez différentes pour qu'au premier coup d'œil, et d'après
la seule inspection des figures que j'en donne, on puisse être tenté de les
séparer spécifiquement; cependant en les examinant avec soin et au
moyen de la loupe, je me suis bien vite convaincu qu'ils appartiennent
bien certainement à une seule et même espèce, le plus grand échan-
tillon étant évidemment une modification scalaire du type. La coquille
que je considère comme typique a une forme pyramidale aiguë ; ses
tours de spire sont plats, ornés de côtes transverses étroites, un peu
tranchantes, obliques, droites sur les tours supérieurs, arquées sur les
suivants et un peu sinueuses sur l'avant-deruier ; ces côtes sont incisées
par des stries longitudinales nombreuses, irrégulières. La variété ne
diffère du type que par Tenroulement plus lâche de ses tours de spire
qui s'insèrent au-dessous de la ligne suturale, de sorte qu'ils parais-
sent convexes à leur partie inférieure; les côtes sont plus distincte-
ment sinueuses en forme d'S renversé sur l'avant- dernier tour. La
forme de l'ouverture est la même dans les deux échantillons ; le sinus
supérieur est très-peu marqué, large mais très-peu profond, le bord droit
présentant simplement une forme sinueuse comme celle qu'on observe
dans quelques Mélanies proprement dites; le sinus delà base est bien
caractérisé et tout à fait semblable à celui de P. Madagascariensis Grat.
et P.plicata Reev. La coluraelle est très-courte, peu arquée, terminée
— 53 -
un peu brusquement. Le bord droit étant mince et tranchant, il est pos-
sible que le péristome et en particulier le sinus supérieur n'ait pas
encore atteint sou entier développement. La variété présente bien le
faciès des Melanatria et ressemble en particulier beaucoup aux petites
formes de P.pUcatn Reev,; le type, par contre, a beaucoup plus l'appa-
rence d'une Mclania, mais avec une forme d'ouverture qui ne se ren-
contre dans aucun des groupes de ce genre, et qui ne permet pas de le
placer ailleurs que dans le genre Melanatria.
L'opercule q^ue j'ai trouvé dans l'intérieur d'un de mes échantillons
encore adhérent à quelques restes desséchés du mollusque et qui me
paraît bien lui appartenir, présente une structure assez anormale et
bien différente de celle qu'on observe dans la Melanatria jlmmnea^
par exemple ; il est ovale, un peu atténué à la partie supérieure, sub-
spiré, avec un nucléus basai et submarginal, au lieu d'être distincte-
ment spiral avec un nucléus subcentral, comme dans l'espèce que je
viens de citer. (Je ne connais malheureusement pas l'opercule des
espèces plus voisines P. plicata Eeev., :;ahhnbrïcata Phïl.) Une pareille
forme d'opercule me laisserait quelques doutes sur la place que
j'assigne à mon espèce, si j'avais la parfaite certitude que cet opercule
appartient bien réellement à la coquille qui le contenait et qu'il n'y
a pas été introduit accidentellement ; il est difficile de croire que des
espèces aussi voisines entre elles que les P. fluminea, plicata, subim-
hricata et Lamarel ne possèdent pas des opercules construits sur un
type iiniforme.
Hemisinus Gealei (Spec. nova). PI. IV, f. 7. T.fusiformi-turrita,soli-
dula^ unicolor paUid'e olivacea ; sjyîra truncata : anfr. j^ersist. quin-
que convexi, longitudinaliter elegantissime jiloso-Jîrafi,, intervallis
striis incrementi crehris decussatis. Anfractus ultimus valde elonga-
tus, versus basiïi sensim attenuatus. Apertura fasiformi-ohlonga,
hasi exciso-canaliculata; columellâ leviter contortâ, subrectâ, mar-
gine dextro sïmplici, haud siniiato^ regidariter arcuato. OpercuU
Alt. 33, lat. 11; apert.alt. 15^ lat. 5 mïll.
Habit. Nouv. Grenade. (Geale vend'.J
La sculpture de cet Heinisinus ressemhle tout à fait à celle de H. Wes-
selii Brot, et consiste en cordelettes étroites, très-saillantes, séparées
par des intervalles plus larges, croisées par des stries d'accroissement
serrées, visibles surtout dans les intervalles. Sur le dernier tour on
voit apparaître entre les cordelettes primitives, de petits cordons moins
- 54 —
élevés qui sont souvent découpés en granules par les stries d'accrois-
sement.
Les tours de spire sont très-convexes, comme étranglés par la suture;
le dernier est très-allongé et graduellement atténué vers la base. J'ai reçu
cette jolie espèce de M. Geale, de Londres, auquel je suis redevable de
beaucoup d'autres formes intéressantes et je me fais un plaisir de la lui
dédier.
Philopotamis violaceus Layard. PI. III, f. 16. T. parvula^ globoso-
turrita, solîdula, olivaceo-fusca ; spira hreviter exserta, decollata ;
anfr. persist. 2-3 convexi, longitudînaliter striati, striis subdistan-
tibus, crispidis, sœpe evanidis vel infrà suturam tantum conspicuis ;
lineis hicrementi crebrîs. AjJert. ovata., siqjerne acumhiata^ basi
rotundata ; coliimella lata, planidata ^ modïce arcuato^ castaneo-
îhnbata; margîne dextro acuto, arcuato. Apert. hiths violaceo-fusca,
obscure strlgata. Ojyercid. subspiratum, nucleo dextrorso, subbasalî,
margînali.
Alt. 15, lat. 12 ; apert. ait. 11, lat. 7 mill. fanfr. 3.J
Habit. Ruisseaux au pied du pic d'Adam^ Ceylan fLayard).
Tanalia violacea Layard. Ann. Mag. N. H., 1855.
Blanford. Trans. Lin. Soc. Lond., XXIII, p. 605.
Layard et Blanford classent cette coquille dans les Tanalia; l'oper-
cule a son nucléus placé à droite prôs de la base ; il a une apparence
lamelleuse, mais en réalité il me paraît être subspiré, et par conséquent
semblable à celui de Philopotamis. La forme générale de la coquille
la rapproche d'ailleurs davantage de ce dernier genre. Je tiens mes
échantillons de M. Blanford, par conséquent ils peuvent être considérés
comme authentiques.
Philopotamis regalis Layard. PI. III, f. 15. T. globoso-turrita, rufes-
cens, transverse profuse brunneo strigata. Spira exserta, decollata;
anfr. persist. 3 convexi, superne angulati, ad angidum spinulis
squamœformibus acutis uniseriatim coronati, longitudînaliter crebre
lirati, liris angustis planis, striis transversis minute decussati. Aper-
tura înths alba, subrotundata, superne biangulata; colmnella alba.,
callosa., subplanulata, arcuata ; margine dextro valde arcuato, mi-
nute ci'enulato. — Opercul. ?
Alt. 25, lat. 20; apert. ait. 17, lat 11 mill. fanfr. 3.J
Habit. Ceylan fLayard).
Ann. Mag. N. H., 3865.
— 55 -
Coquille globuleuse, très-remarquable par l'élégance de sa sculpture
consistant en lignes élevées, étroites, régulières et seri'ées, croisées par
des stries transversales fines, avec une couronne de petites épines squa-
meuses au-dessous delà suture; Blanf'ord pense que cette espèce poux'-
rait bien être une variété épineuse de Ph'd. sulcatus avec lequel elle
a en effet beaucoup de rapport de forme et de sculpture ; cependant elle
est plus globuleuse, sa columelle est plus élargie, plus aplatie, et je lui
trouve au total plus de ressemblance avec un Tanalia et en particulier
avec T. Reevei Layard. L'opercule n'ayant pas été décrit, la solution
de la question reste nécessairement indécise. Je figure cette espèce
d'api'ès un échantillon de ma collection provenant de Cuming; elle
doit être rare, car Blant'ord dit ne Tavoir pas vue dans la riche collection
du major Skinner à Ceylan, mais seulement dans la collection Cuming.
Ce fait d'être rare dans la localité même viendrait bien à l'appui de
l'opinion qui considèi'e cette espèce comme une variété de quelque
autre type.
MM. Quoy et Gaimard ont figuré dans le Voyage de l'Astrolabe sons
le nom de M. setosa Swainson une coquille qui, d'après leur description
n'est pas une Mélanie, mais qui de plus ne me paraît pas différer de
Phil. rer/alîs. Voici leur description: T. ovata, fruncata, transverse strîata,
tenuiter longitucUnaMter plicata^ fusco-virescente: anfr. postlce spinosïs,
aperturâ albîdo-cœrulescente. Ils ajoutent que V opercule est ovalaire^
allongé, à lames appliquées, non spire. La figure de l'Atlas ressemble
tout à fait à Phil. regalis, sauf, il est vrai, pour la forme de la columelle
qui pourrait bieia avoir été mal rendue par le dessinateur. Si ma sup-
position est fondée, le Phil. regalis ne serait pas un Philopotamis, mais
bien un Tanalia puisque l'opercule ne serait pas spiral. La coquille du
Voyage de l'Astrolabe est censée provenir des rivières d'Amboine.
PLANCHE I.
FiG.
1
Melania
truncata Lam.
Page 8.
2
-
thiarella Lam.
»
18.
3
-
granifera Lam.
»
20.
4
-
decollata Lam.
>;
15.
5
-
asperata Lam.
»
7.
r>
-
carinifera Lam.
»
21.
7
-
fasciolata Oliv.
»
22.
8-9
-
Isevigata Lam.
»
14.
10
-
coarctata Lam.
»
î).
11
-
corrugata Lam.
»
11.
12
-
sulnilata Lam.
»
12.
13
-
truncatula Lam.
»
2 2.
14
-
punctata Lam.
»
11.
15
—
spiuulosa Lam.
»
19.
16
-
amarula Lam.
»
17.
17
—
clavus Lam.
»
15.
18
PlBENA
granulosa Lam.
■»
25.
PL.I.
Cat>sne,del et hth
Imp Filet et Cou^na.ri
PLANCHE II.
FiG. 1-2 PiREXA Lamarei nov. sp
>> 3-4 Melania Labuanensis nov. sp
— chrysalis nov. sp.
— lierbacea nov. sp.
— subspinulosa nov. sp
— angulifera nov. sp
— ciliata nov. sp.
Melania turris nov. sp.
— lepida nov. sp.
— Zeleboriî nov. sp
5
6
7-8
9
10
11
12 ,
13-14
15
16
Chenui nov. sp.
radix nov. sp.
Page
52
sp
»
41
»
30
»
41
sp
»
48
»
32
»
43
»
38
»
40
).
»
35
»
37
»
31.
PL.II
Cabane del et lith.
Imp Rlet et Cou^nard
PLANCHE m.
FiG. 1 Melania Moluccensis Q. G.
» 2 — Oahuensis Pease
» 3 — Papuensis Q. G.
» 4 — fœda Lea
>^ 5 — Sinensis Reev., var.
« 6-7 — lii-ata Bens. var.
>■> 8-9 — acicula nov. sp.
» J — Oerstedtii Morcli
>> 11 — Hainanensis nov. sp,
>> 12 — pagoda Lea var.
« 13 — cochlea Lea
» 14 — terebra Lesson.
>■> 15 Philopotamis regalis Layard
» 16 — violaceus Layard
Page
44.
»
43.
»
45.
»
33.
r »
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PL. m
Càiane, âel etlith
PLANCHE IV.
FiG. 1 Melania Hellerii Parr. . .
» 2 — macilenta Menke
)> 3 — psorica Morelet . .
» 4 — cuspidata Merke
» 5 — asperata Lam. var. ?
» 6 — asperata Lam. var.A
» 7 Hemisinus Gve?lei nov. sp.
» 8 Melania orevicula Ad.
« 9-11 — plicatilis Mousson .
» 12-13 — Irawadiea Blanf.
« 14 DoRYSSA inconspicua nov. sp.
» 15 — capillaris nov. sp.
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PL. IV
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